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 Johannes Brahms (1833-1897)

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Icare
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MessageSujet: Re: Johannes Brahms (1833-1897)   Mer 30 Mai - 20:03

Icare a écrit:
Icare a écrit:
Mais revenons à la Symphonie n°2 par Charles Munch: D'un point-de-vue sonore, ce n'est évidemment pas parfait: il y a un peu de souffle, quelques toussotements au début, puis quelques bruits sourds ci et là. L'enregistrement date quand même de 1965 au Théâtre des Champs-Elysées. Néanmoins, il n'y a rien qui m'ait déconcentré de cette imposante symphonie, surtout pas de son magnifique premier mouvement qui est aussi le plus long en durée. Les premiers qualificatifs qui ressortent de cette écoute à propos de cette symphonie sont: ample, généreuse, lyrisme exacerbé, dominatrice... Cette musique domine l'espace, encercle l'auditeur, l'étreint, l'étreint émotionnellement si on en croit la ruée d'applaudissements, juste après la note finale. Pour ma part, je ne suis pas totalement aux nues, juste un peu quand même parce que c'est une musique énivrante avec un grand souffle lyrique. Mais disons que c'est surtout le premier mouvement qui m'étreint, un peu moins les trois autres.

Une chose est sûre, la Symphonie n°2 ne sera pas ma préférée du compositeur. Je la place bien derrière la N°3 et derrière la N°1. J'aurais quand même dû la prendre dans un enregistrement plus récent. J'aime bien le premier mouvement, je le trouve même très beau, en revanche, le quatrième, chargé et bavard, m'a assommé lors de cette nouvelle écoute. J'avais finalement hâte qu'il se termine. No Demain, je vais réécouter la N°4.

Première impression plutôt enthousiaste, seconde impression déjà plus mitigée et troisième impression (celle d'aujourd'hui) qui est sans aucun doute la plus heureuse des trois. J'ai été transporté de la première note jusqu'au tonnerre d'applaudissements, même si le premier mouvement qui touche au somptueux demeure le point culminant de cette symphonie! Brahms est un très grand et arrive à me toucher autant que Mozart et Beethoven.
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Icare
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MessageSujet: Re: Johannes Brahms (1833-1897)   Ven 1 Juin - 17:39

Icare a écrit:
La Symphonie n°4 me plait déjà plus que la N°2 mais pas au point de détrôner la N°3 qui demeure ma préférée. Mais, ce matin, j'ai écouté une autre oeuvre de Brahms que j'adore. Il s'agit du Concerto pour piano n°1. J'adore le caractère dramatique et déterminé de l'ouverture, avant même que le piano de Maurizio Pollini entre en scène, un aspect saisissant qui m'a ramené à celle de la Symphonie n°3. Comme pour cette troisième symphonie, j'aime tout, j'en aime tous les mouvements, j'en aime chaque mesure, chaque note, rien ne m'apparaissant comme trop bavard ou superflu...

Jusqu'ici, je n'ai abordé la quatrième symphonie de Brahms que par le "Deutsches Symphonie-Orchester Berlin" sous la direction de Kent Nagano. La symphonie se compose de quatre mouvements, le premier étant le plus long et dépasse les douze minutes, le troisième étant le plus court avec ses six minutes et des poussières. Deux moments magnifiques en ressortent en particulier, en fait tout le premier mouvement qui est dominé par un thème mélodique que je trouve obstiné et porteur d'une belle mélancolie: il serait tiré ou inspiré d'une cantate de J. S. Bach, la BWV 150...? et un superbe passage avec flûte solo dans le quatrième mouvement. Le second n'est pas mal non plus et contiendrait aussi un thème secondaire qui ressemblerait à un thème d'une aria de la cantate BWV 149, cette fois. Sur le disque que j'ai en ma possession, cette Symphonie n°4 de Brahms est couplée avec les Variations pour Orchestre, Opus 31 de Schoenberg et voilà ce qui est écrit:

<<Un peu plus de quarante années séparent la quatrième symphonie de Brahms des Variations op. 31 de Schoenberg: c'est peu lorsqu'on met côte à côte deux univers sonores aussi différents! Et pourtant, la volonté d'un certain classicisme dans le traitement de la variation (la chaconne chez Brahms, un sérialisme totalement équilibré chez Schoenberg) et une seule et même affiliation - BACH! - relient ces deux chefs-d'oeuvre du romantisme et du dodécaphonisme. Une rupture, quelle rupture?>>
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JosefK

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MessageSujet: Re: Johannes Brahms (1833-1897)   Ven 1 Juin - 18:09

Icare a écrit:
Jusqu'ici, je n'ai abordé la quatrième symphonie de Brahms que par le "Deutsches Symphonie-Orchester Berlin" sous la direction de Kent Nagano. La symphonie se compose de quatre mouvements, le premier étant le plus long et dépasse les douze minutes, le troisième étant le plus court avec ses six minutes et des poussières. Deux moments magnifiques en ressortent en particulier, en fait tout le premier mouvement qui est dominé par un thème mélodique que je trouve obstiné et porteur d'une belle mélancolie: il serait tiré ou inspiré d'une cantate de J. S. Bach, la BWV 150...? et un superbe passage avec flûte solo dans le quatrième mouvement. Le second n'est pas mal non plus et contiendrait aussi un thème secondaire qui ressemblerait à un thème d'une aria de la cantate BWV 149, cette fois. Sur le disque que j'ai en ma possession, cette Symphonie n°4 de Brahms est couplée avec les Variations pour Orchestre, Opus 31 de Schoenberg et voilà ce qui est écrit:

<<Un peu plus de quarante années séparent la quatrième symphonie de Brahms des Variations op. 31 de Schoenberg: c'est peu lorsqu'on met côte à côte deux univers sonores aussi différents! Et pourtant, la volonté d'un certain classicisme dans le traitement de la variation (la chaconne chez Brahms, un sérialisme totalement équilibré chez Schoenberg) et une seule et même affiliation - BACH! - relient ces deux chefs-d'oeuvre du romantisme et du dodécaphonisme. Une rupture, quelle rupture?>>

Le thème sur lequel sont fondées les Variations opus 31 de Schönberg contient effectivement une référence aux quatre notes qui, en allemand, forment le nom de Bach (si bémol/la/do/si bécarre).

Pour ce qui est de la Quatrième de Brahms, il me semble que c'est le thème qui sert de base aux variations du quatrième mouvement qui est ici de la Cantate BWV 150 de Bach. Quant au deuxième mouvement, il "n'est pas mal non plus", je crois qu'on peut le dire sans trop de crainte...

Enfin, j'ai beaucoup d'estime pour Kent Nagano, mais le romantisme n'est généralement pas son répertoire d'élection. Une version flamboyante, parmi tant d'autres, est celle de Carlos Kleiber avec le Philharmonique de Vienne au début des années 1980.
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Icare
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MessageSujet: Re: Johannes Brahms (1833-1897)   Ven 1 Juin - 20:22


Je n'ai pas encore une très grande culture des chefs d'orchestre mais, à l'occasion, j'écouterai cette quatrième symphonie par Carlos Kleiber que je ne connaissais même pas de nom. Embarassed
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Jean

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MessageSujet: Re: Johannes Brahms (1833-1897)   Ven 1 Juin - 23:29

On ne peut pas tout connaître...et je ne veux pas ..."enfoncer le clou"...Mais s'il est UN chef "légendaire" c'est lui! dommage qu'il n'était pas un "fan" des studios d'enregistrement...comme Karajan Wink
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Icare
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MessageSujet: Re: Johannes Brahms (1833-1897)   Ven 8 Juin - 17:25

Icare a écrit:
Il s'est écoulé des années et des années avant que je réécoute enfin le Concerto pour violon et orchestre Op.77 de Brahms. Il en ira de même lorsque je vais réécouter celui de Beethoven. La raison? J'avais découvert ces deux concertos sur une même cassette-audio, par Yehudi Menuhin, il y a plus de vingt ans, et je les ai écoutés tant que mon appareil me le permit. Ensuite, j'ai toujours tardé à les racheter en cd et n'ai jamais essayé de les réécouter d'une manière ou d'une autre. J'étais passé à d'autres horizons. Le réécouter fut une redécouverte totale. Ce n'est pas la même interprétation. celle-ci, Vengerov/Barenboim, m'a paru également de très bonne facture, mais surtout, j'ai redécouvert une oeuvre classique porteuse de grands thèmes. Il y a dans le premier mouvement une superbe mélodie et j'aime beaucoup aussi les deux autres mouvements. A l'époque, j'avais une préférence pour celui de Beethoven. Je me demande si aujourd'hui il en sera encore ainsi. Je le saurai bientôt. Ce qui me paraît évident c'est que le Concerto pour violon de Brahms figurera dans mon top 13. Tu peux donc être rassuré, mon cher Joachim, il n'y aura pas que du contemporain dans ma liste préférentielle. Je sais déjà que la plupart des époques y seront représentées.

Un chef d'oeuvre, ce concerto pour violon!
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joachim
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MessageSujet: Re: Johannes Brahms (1833-1897)   Ven 8 Juin - 17:34

Que ce soit le concerto de Beethoven ou celui de Brahms, je suis comme toi, cher ami : il y bien longtemps que je les ai écoutés, et comme toi encore, je me demande si celui de Beethoven restera mon préféré des deux.
Autres incontournables romantiques : Mendelssohn et Tchaïkovski. Ces quatre là devraient toujours figurer dans mon top 10 des concertos pour violon.
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Icare
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MessageSujet: Re: Johannes Brahms (1833-1897)   Ven 8 Juin - 18:48

J'ai beaucoup écouté Brahms ces deux dernières semaines, ce qui est aussi vrai pour J. S. Bach, sauf que pour ce dernier je me suis exclusivement focalisé sur ses cantates: une intégrale à approfondir oblige... Very Happy Avec Brahms, mes écoutes sont passées par les deux concertos pour piano, les quatre symphonies, le concerto pour violon avant de se terminer avec la Sonate pour violon et piano n°3 - Opus 108 par Maxim Vengerov et Daniel Barenboim. J'ai en ma possession d'autres opus du compositeur que je n'ai pas réécoutés cette fois-ci pour la bonne raison que je les avais davantage approfondis les années passées - ce sera lors d'une autre occasion - mais j'aime bien pénétrer ainsi l'univers d'un compositeur, de m'en imprégner en profondeur. les prochains compositeurs classiques visés sont Schubert et Boccherini. Entre Brahms et Bach, je me suis aussi imprégné des univers respectifs de quatre contemporains, Angelo Illarramendi, Claus Ogermann, Ross Edwards et Per Norgard; pour ce dernier, fortement représenté sur mes étagères, j'ai surtout focalisé sur son oeuvre vocale. J'ai adoré ce chassé-croisé entre ces différents compositeurs que j'apprécie beaucoup mais j'aimerais revenir sur la Sonate n°3 de Brahms que je n'ai peut-être jamais autant "approchée" qu'aujourd'hui, ne me rappelant pas d'un premier et second mouvements aussi émouvants. C'est toujours la surprise qui arrive au moment où je ne l'attendais pas forcément. Je crois connaître une oeuvre, pense en connaître le degré de plaisir qu'elle va me procurer, puis c'est la surprise: une émotion plus forte que la précédente s'installe et transforme cette écoute en un moment intimement magique entre la musique et moi. Brahms ou plutôt sa musique, de chambre ou symphonique, concertante ou vocale, a cette particularité, mais c'est aussi vrai pour les autres compositeurs susmentionnés.

Ce que nous dit Peter Jost: <<La troisième sonate pour violon est explicitement caractérisée par le caractère passionné des premier et dernier mouvements et par leur exigences sur le plan de la virtuosité. Une fois de plus, Brahms modifie la forme-sonate de façon très personnelle, avec un développement et une réexposition dont les fonctions semblent se rejoindre. Le mouvement lent est fortement expressif lui aussi dans sa simplicité, tandis que le "Presto-Scherzo" vit tout entier de sa verve rythmique typique. Cette Sonate en ré mineur, conçue non pour la sphère privée mais bien pour la salle de concert, rencontra dès les premières exécutions un succès unanime auprès du public et de la critique et trouva très vite sa place dans le répertoire de musique de chambre. On ne devrait pas trop sous-estimer ses difficultés techniques; Brahms et Joachim eux-mêmes en firent l'expérience à Berlin, en octobre 1882: ils avaient négligé de la jouer une fois en entier avant le concert, et se perdirent dans le quatrième mouvement.>>
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Icare
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MessageSujet: Re: Johannes Brahms (1833-1897)   Mar 19 Juin - 23:32


La seconde oeuvre qui m'a émerveillé ce soir, après le Divertissement à la hongroise de Schubert est Liebeslieder - Chants d'amour - Opus 52, valses pour choeur et piano à quatre mains de Brahms par le "Coro della Radiotelevisione Svizzera", Gabriela Montero & Martha Argerich sous la direction de Diego Fasolis.

https://www.youtube.com/watch?v=n0DWRwbL08s


Ce ne fut pas immédiat d'après mon souvenir mais ce soir sûr que je fus dans le bon jour. Je n'ai pas trouvé du premier coup sur Youtube une version aussi dynamique et pleine de vitalité que celle de mon coffret. Sur ce type de pièce vocale et dansante où les thèmes sont courts et où le piano joue un rôle important, s'affirme par sa présence, une présence à quatre mains, j'aime être aussitôt saisi par l'énergie qui en émane et emporté par le rythme de la valse qui démarre.
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MessageSujet: Re: Johannes Brahms (1833-1897)   

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