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 Double, triple, quadruple...concertos.

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Icare
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MessageSujet: Double, triple, quadruple...concertos.   Ven 24 Fév - 16:48

Il y a un moment que je souhaitais ouvrir un Topic autour des concertos ou des symphonies concertantes employant plusieurs solistes, allant de deux (les plus nombreux) à cinq (ou plus) comme, par exemple, le Concerto pour flûte, hautbois, clarinette, basson, harpe et orchestre (1949) de Paul Hindemith. Toutes les périodes y sont invitées. Biensûr, l'ouverture de ce topic correspond au cycle que je viens d'entamer sur le sujet avec le New York Concerto, triple concerto pour saxophone, violoncelle, piano et orchestre de Christian Lauba par:

__Henri Demarquette (violoncelle)
__Richard Ducros (saxophone alto)
__Jonas Vitaud (piano)
Orchestre Philharmonique de Mulhouse dirigé par Daniel Klajner

<<Pour Christian Lauba, New York est le résumé idéal des cultures les plus exotiques. Par son orchestration, ses rythmes, ses dynamiques et ses modes, ce concerto est une véritable suite pour orchestre comme pouvait l'être celles de Jean-Sébastien Bach qui stylisait dans ses pièces à plusieurs mouvements les cultures les plus différentes, (allemande, sarabande, gigue, etc...), cela pour varier le discours mais tout en donnant par son esprit de synthèse, une incroyable unité stylistique. C'est également un Concerto Grosso où les trois solistes s'intègrent naturellement en répondant à l'orchestre sans pour cela se détacher particulièrement, sauf dans la cadence virtuose. Le lever du jour sur China Town inaugure une journée complète qui se termine sur les trépidations nocturnes de Broadway.>>

Il y a dans ce triple concerto de Christian Lauba comme une lutte intestine entre ses différentes parties, une mobilité immobile ou quelque-chose qui s'y apparente. Il ne joue pas la carte d'une virtuosité excessive ni d'un antagonisme entre les trois solistes. C'est peut-être même ce qui me plaît. Cependant, l'intensité est là: elle le parcourt sur ses six mouvements; "China Town/Bronx Bridge/Central Park/Little Tokyo, Little Egypt/5th avenue (cadence)/Broadway". La présence fantomatique du jazz et son caractère urbain lui confèrent un certain charme, un certain magnétisme. J'y suis réceptif et chacune de mes expériences confirme mon attirance pour ce triple concerto. Outre la combinaison gagnante entre le violoncelle (Henri Demarquette), le saxophone alto (Richard Ducros) et le piano (Jonas Vitaud), c'est toute une structure sonore en un mouvement perpétuel, pendant environ 25 minutes, qui m'est assez fascinante. Je ne sais pas si j'y vois des buildings, de larges artères embouteillées, des rames de métros, une ville, la nuit, illuminée et bruyante...Sincèrement, je ne vois rien de tout cela mais le plaisir est là.
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Icare
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MessageSujet: Hindemith   Ven 24 Fév - 19:33

Après avoir réécouté le triple concerto d'un compositeur actuel (Christian Lauba), j'ai poursuivi l'aventure avec le double concerto de Paul Hindemith qui associe la trompette et le basson. Que pouvais-je rêver de mieux qu'un concerto qui réunit ces deux instruments auxquels je suis si familiarisés? L'association trompette/basson n'est pas si courante dans une oeuvre musicale, notamment dans un concerto. On peut dire que les timbres respectifs du basson et de la trompette s'y conjuguent ou s'y confrontent habilement. Le double-concerto se divise en trois mouvements. J'aime bien le thème lancinant du premier mouvement et le caractère plus dramatique du second. Il est interprété par Reinhold Friedrich (trompette), Carsten Wilkening (basson), le "Radio-Sinfonie-Orchester Frankfurt" sous la direction de Werner Andreas Albert. Néanmoins, je trouve encore plus d'attrait dans son Concerto pour flûte, hautbois, clarinette, basson, harpe et orchestre, quintuple concerto, par Walter Büchsel (flûte), Liviu Varcol (hautbois), Ulrich Mehlhart (clarinette), Carsten Wilkening (basson), Charlotte Cassedanne (harpe), le RSOF, sous la direction de W. A. Albert. Les solistes y entrecroisent leur jeu respectif dans une belle harmonie d'ensemble. C'est fluide, coloré, limpide, radieux, une musique qui vit et respire, l'eau chantante d'un torrent en plein mouvement...L'entrée de la harpe vers le début du premier mouvement et son duo avec la flûte solo propose, par exemple, une douce rêverie naturalistique. La harpe, à elle-seule, a un apport fondamental dans la beauté de ce quintuple concerto.
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joachim
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MessageSujet: Re: Double, triple, quadruple...concertos.   Ven 24 Fév - 19:52

Bien sûr, cher ami, tu commences avec les contemporains Hehe

Des concertos multiples et symphonies concertantes multiples (il y en a aussi à un seul soliste comme celle de Prokofiev), il en existe à foison, depuis JS Bach et ses fils, Haydn et Mozart, Beethoven, Brahms, Enesco, F. Martin, etc etc

Inutile de préciser que mes préférés sont classiques : le concertone et les deux symphonies concertantes de Mozart, celle de Joseph Haydn et naturellement le merveilleux Triple Concerto de Beethoven (que notre amie Cécile adorait)...
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Icare
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MessageSujet: Mozart   Ven 24 Fév - 22:56

Bien sûr, cher ami, tu commences avec les contemporains!  Hehe

Je me dois de rester fidèle à ma réputation.

Inutile de préciser que mes préférés sont classiques.

Sans blague! Qui l'aurait cru? Je n'en reviens pas. Ca c'est un scoop! Ptdr

Mais, je vais te faire plaisir car, ce soir, j'ai justement réécouté deux oeuvres de Mozart; le Concerto pour flûte, harpe et orchestre - K.299 par Jiri Valek (flûte), Hana Müllerova (harpe) et la Symphonie concertante en mi bémol majeur - K.297b par Jiri Krejci (hautbois), Vaclav Kyzivat (clarinette), Zdenek Tylsar (cor), Jiri Seidl (basson), le tout avec le "Capella Istropolitana" sous la direction de Richard Edlinger. C'est une acquisition qui date de 1990 et autant dire que je connais ces deux opus depuis longtemps. Le second mouvement du concerto pour flûte, harpe et orchestre m'est toujours aussi séduisant, mais je pourrais le dire pour le concerto en entier. Dans la Symphonie concertante, c'est, à mon oreille, le hautbois en premier lieu qui illumine toute l'oeuvre, même si, biensûr, la clarinette, le cor et le basson y jouent un rôle important.
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Jean

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MessageSujet: Re: Double, triple, quadruple...concertos.   Sam 25 Fév - 0:00

un concerto , me semble t'il, peu connu de Mendelssohn, son double concerto pour violon et piano; ...composé en 1822, il avait 13 ans...(une précocité comparable à celle de Mozart!) ; près de 40 minutes de charme , d'exubérance joyeuse (le 3eme mouvement!!)



https://www.youtube.com/watch?v=x8Wu3mTENSQ
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Icare
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MessageSujet: Brouwer/Krieger   Sam 25 Fév - 18:18


Il est prévu dans mes futures écoutes, Jean. Wink

Aujourd'hui, pour changer un peu, je suis revenu vers les contemporains et j'ai réécouté deux double-concertos que j'aime beaucoup, le Concerto pour guitare, violon et cordes "Hommage à Paganini" (1994-95) de Leo Brouwer par les solistes Costas Cotsiolis (guitare) et Isel Rodriguez Trujillo (violon), et Concerto pour deux guitares et cordes (1994) d'Edino Krieger par les guitaristes Sergio & Odair Assad, les deux oeuvres avec l'"Orquesta de Cordoba" sous la direction de Leo Brouwer.

<<D'après Leo Brouwer, le double concerto pour guitare, violon et cordes - "Hommage à Paganini" est fait de "lieux communs", de clichés, de topiques. On peut y observer la présence intentionnelle d'une série d'éléments propres à la technique du violon et de la guitare que le bon goût conseillerait plutôt d'éviter, usage en est fait au point de friser par moments l'hommage au kitsch. Que l'auditeur se prépare à l'ironie ou à la farce, ...ou à tout le contraire! Parfois, une séquence tout à fait prévisible se termine par des sonorités brutales, une sorte de "dé-composition", une dissection du cliché. L'orchestre joue à la manière de Vivaldi pendant que les solistes pratiquent leurs exercices dans le style de Paganini.>>

<<Selon Edino Krieger, le concerto pour deux guitares et cordes est une oeuvre de virtuosité extrêmement difficile pour les deux solistes. J'ai cherché à exploiter au maximum la diversité de l'univers sonore des guitares. Dans le premier mouvement, "Toccata", l'aspect dynamique et rythmique des instruments solistes prédomine, souligné par des traits de percussion. Musicalement, j'utilise des éléments issus de la rythmique afro-brésilienne et quelques accentuations caractéristiques de la bossa-nova brésilienne. Dans le second mouvement, "Sonares", je mets l'accent sur la beauté du timbre et sur l'expressivité de la guitare comme instrument soliste. Dans ce mouvement, j'utilise des gammes modales et des "touches instrumentales" caractéristiques de la musique populaire du Nordeste du Brésil; je les traite dans une atmosphère contemplative, dans un tempo libre et de caractère improvisé, ponctué de figures minimalistes ou clusters d'appui des cordes, créant ainsi une espèce de voyage sonore suspendu dans l'espace. Dans le mouvement final, "Volatas", j'exploite l'extrême mobilité digitale de la guitare, capable de produire des figures vertigineuses mais toujours claires et précises dans leurs contours. Une section intermédiaire évoquant à nouveau le "Nordeste", sur un motif de baiao, interrompt momentanément ce vertige, une cadence des solistes lui succède jusqu'à ce que le rythme vertigineux reprenne et conduise au final.>>
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Musica Enchiriadis

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MessageSujet: Re: Double, triple, quadruple...concertos.   Sam 25 Fév - 18:44

Une pièce étonnante dans le genre double concerto est celui de C.P.E. Bach : le double concerto pour clavecin et pianoforte, H.479.

Il date de 1788, et met quasiment en scène le passage de relais entre l'ère du clavecin et celle du piano. C'est très surprenant à l'écoute, comme si nos repères timbre/époque étaient faussés ! Je suis plus preneur de ses symphonies, mais ça vaut le détour. Amusant Wink

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MessageSujet: Piazzolla/Bacalov   Dim 26 Fév - 17:45

Je ne connais pas ce double concerto mais le concept "entre deux ères" me plait bien. Very Happy

En attendant de devoir remonter le temps, je me suis appliqué, hier soir, à réécouter le Double concerto pour guitare, bandonéon et cordes (1985) d'Astor Piazzolla, en trois mouvements, par Eduardo Isaac (guitare), Marcelo Nisinman (bandonéon) et l'"Orquesta de Cordoba" sous la direction de Leo Brouwer. En général, j'aime beaucoup le style rythmé et mélancolique de Piazzolla, mais, je ne sais pas trop pourquoi, avec cette oeuvre, la magie opère un peu moins bien. J'y retrouvai pourtant tous les éléments qui constituent son style et qu'il répèta sur chacun de ses concertos, ayant un peu l'impression amusante qu'il écrivit à chaque fois la même oeuvre, or, cette fois, si le savoir-faire du maître argentin se vérifie sans peine, je ne suis pas sûr qu'il s'agisse de son opus le plus inspiré. J'ai donc apprécié ce Double concerto pour guitare & bandonéon comme quelqu'un qui aime habituellement le style d'Astor Piazzolla, sans ce plus que j'espérais.

Heureusement, le Triple concerto pour bandonéon, piano, soprano et orchestre (2003) du compositeur argentin Luis Enriquez Bacalov, interprété par Juanjo Mosalini (bandonéon), Luis Bacalov (piano), Virginia Tola (soprano) et le "Santa Barbara Symphony" sous la direction de Gisèle Ben-Dor, m'a davantage captivé et plus particulièrement ému, notamment dans sa partie la plus douce, lorsqu'une harpe entre en scène. La soprano intervient dans les second et quatrième mouvements. Elle n'est pas employée comme un instrument, ne jouant que de vocalises. Elle porte un texte écrit par le compositeur. Je perçois cette oeuvre davantage comme un double concerto pour bandonéon, piano et orchestre avec soprano. Cependant, par moments, se distinguent d'autres solistes comme le violon solo: peut-on parler d'un soliste invité lors d'une partie du concerto, toujours est-il que le charme opère. Conquis!


Dernière édition par Icare le Dim 26 Fév - 22:54, édité 2 fois
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Icare
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MessageSujet: Orbon   Dim 26 Fév - 19:20

Voilà ce que j'avais écrit en mars 2015 à propos du Concerto Grosso pour quatuor à cordes et orchestre du compositeur hispano-cubain Julian Orbon:

<<(...)Je ne me souvenais plus que l'oeuvre était aussi tonale et lyrique. En dehors du fait que le son me paraissait un peu faiblard - question d'enregistrement sans doute - l'oeuvre ne m'a ni ennuyé ni enchanté. Un impression plutôt tiède. Je préfère le "Moderato" et l'"Allegro" au "Lento". Le quatuor à cordes se fond souvent dans l'orchestre pour ensuite s'en détacher et apporter une atmosphère plus chambriste et chaleureuse. J'aime bien l'apport du piano dans le troisième mouvement. Dans le premier, j'aime assez les ponctuations par des cordes dans le grave qui donnent à la musique un côté solennel (...) >>

Ce qui est intéressant à la relecture de ce que j'avais écrit à l'époque: "J'aime bien l'apport du piano dans le troisième mouvement." (c'est vrai que l'intervention minimaliste du piano y est subtile) ET "Dans le premier mouvement, j'aime assez les ponctuations par des cordes dans les graves qui donnent à la musique de Julian Orbon un côté solennel." c'est que ces deux éléments m'ont touché encore un peu plus cette fois-ci, comme si les différents aspects du concerto grosso qui m'avaient moyennement conquis lors de l'écoute précédente avaient pris plus d'ampleur. C'est tellement vrai que je n'ai jamais autant apprécié ce concerto qu'aujourd'hui alors que celui de Piazzolla, mentionné dans le message précédent, m'a laissé une impression plus tiède que d'habitude...d'où l'utilité des réécoutes...Peut-être ai-je été dans les dispositions idéales mais j'ai vraiment été captivé alors que j'avais hésité avant d'y revenir...fichu préjugé d'un passable souvenir... J'ai eu raison d'aller au-delà.


Dernière édition par Icare le Dim 26 Fév - 22:56, édité 2 fois
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Icare
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MessageSujet: Meyer   Dim 26 Fév - 22:36

J'ai quitté l'Amérique latine pour remonter plus au nord avec deux oeuvres du compositeur américain Edgar Meyer, tout d'abord le Double concerto pour violoncelle, contrebasse et orchestre de chambre par Yo-Yo Ma (violoncelle), Edgar Meyer (contrebasse), "The Saint Paul Chamber Orchestra" placé sous la direction de Hugh Wolf et The Melody of Rythm, triple concerto pour banjo, tabla, contrebasse et orchestre. Comme toujours, j'ai cette récurrente impression - j'irai même jusqu'à dire que c'est davantage qu'une impression - que la musique d'Edgar Meyer est habitée par l'esprit de la danse, que le geste et le mouvement ont une importance cruciale dans la gestation et le développement d'une idée musicale, aussi simple soit-elle lorsqu'elle s'articule autour d'un motif mélodique bien troussé et accrocheur. C'est une caractéristique de son Double concerto pour violoncelle, contrebasse et orchestre de chambre qui se compose de trois mouvements. Chacun d'eux s'articule autour d'une idée thématique originale et forte qui magnétise l'attention. Le second mouvement oscille entre puissance et fragilité, véhémence et retenue, l'une des parties les plus douces ayant un vague parfum de musique ancienne et prenant un caractère religieux. D'un point-de-vue plus global, ce double concerto a la concision et l'incisivité d'un concerto baroque.  

The Melody of Rhythm est la réunion improbable entre trois musiciens de culture différente, une musique plus physique et sensuelle que cérébrale...Presque obsessionnelle par moments, elle vante ou transcende les gestes joyeux des trois solistes. Ils projettent beaucoup d'énergie par leurs jeux respectifs, parfois chacun leur tour, parfois en duo, parfois en trio, associant ainsi, au sein d'un orchestre qui sait autant se montrer généreux que plus discret, trois instruments de forte personnalité: le banjo est irrésistible, le tabla respire l'Inde et la contrebasse d'Edgar Meyer promène sa bonhomie sans écraser personne. Ils sont tous les trois au service d'un même chant d'amour prolongé par l'orchestre symphonique. Béla Fleck au banjo, Zakir Hussain au tabla, Edgar Meyer à la contrebasse et l'"Orchestre Symphonique du Détroit" sous la direction de Leonard Slatkin.
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Icare
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MessageSujet: Mendelssohn   Lun 27 Fév - 19:09

Jean a écrit:
un concerto , me semble t'il, peu connu  de Mendelssohn, son double concerto pour violon et piano; ...composé en 1822, il avait 13 ans...(une précocité comparable à celle de Mozart!) ; près de 40 minutes de charme , d'exubérance joyeuse (le 3eme mouvement!!)



https://www.youtube.com/watch?v=x8Wu3mTENSQ

Je suis bien d'accord avec toi! Je viens de réécouter cette oeuvre aujourd'hui - Comme ça, Joachim ne pourra pas dire que je n'écoute que les contemporains - Mozart n'est pas loin dans cette oeuvre et, effectivement, pas de réelle faiblesse durant les presque 40 minutes de musique, le charme opérant sur chacun des trois mouvements, le premier atteignant les vingt minutes à lui-seul! Je ne l'ai pas réécouté dans la même interprétation que celle de la vidéo que tu présentes ci-dessus. J'ai réécouté la version que j'ai en complément du Concertino n°2, opus 13 d'André Mathieu et du Concerto pour piano n°1 en do mineur de Chostakovitch, par Alain Lefèvre (piano), David Lefèvre (violon) et le "London Mozart Players" sous la direction de Matthias Bamert.
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joachim
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MessageSujet: Re: Double, triple, quadruple...concertos.   Lun 27 Fév - 19:53

Icare a écrit:
Comme ça, Joachim ne pourra pas dire que je n'écoute que les contemporains -

Et pourtant, combien de classiques-romantiques parmi ceux que tu présentes ?


Blague à part, j'aime beaucoup aussi ce double concerto de Mendelssohn, tellement mozartien

Toujours dans sa jeunesse, il a également composé deux beaux concertos pour 2 pianos (1823-1824), pour lui-même et sa soeur Fanny, excellente pianiste.
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laudec

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MessageSujet: Re: Double, triple, quadruple...concertos.   Lun 27 Fév - 21:30

Comment un enfant si jeune est-il capable d'écrire une musique aussi belle déjà , le deuxième mouvement est très émouvant, c'est comme du surnaturel pour moi quand je vois mes vagabonds de 12-13 ans s'amuser d'un rien, quel décalage Shocked
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Icare
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MessageSujet: Piotr Moss   Lun 27 Fév - 22:44

Après un petit passage par Mendelssohn, je me suis autorisé un petit retour vers le vingtième siècle, tout d'abord avec le Concertino pour deux violons, deux quatuors à cordes et contrebasse en quatre mouvements (1984) d'un compositeur polonais que j'ai pas mal approfondi, ces dernières années. Il s'agit de Piotr Moss. Ce genre de formation instrumentale, atypique ou du moins pas si courante que ça, a tout pour me séduire. De plus, la musique est tarabiscotée, torturée, énigmatique et cela ne va pas me décourager pour autant. Au contraire, les cordes tourmentées, je les affectionne en général, je les affectionne beaucoup, sauf que pour le coup je ne suis pas sûr d'accrocher plus que ça; des petits moments ci et là mais guère au-delà, une musique qui me caresse dans le sens du poil dans l'absolu mais qui ne me transmet rien de plus. Il y va d'une toute autre émotion avec son fantastique Voyage - Concerto pour deux harpes et orchestre (2000) en un mouvement, du même compositeur. Il y a des oeuvres comme ça où il se passe quelque-chose de magique entre elle et l'auditeur. On a tendance à dire à tort ou à raison qu'elle est inspirée ou "habitée" et c'est exactement ce qui s'est produit entre ce double concerto et moi, avec ses nombreuses trouvailles timbriques, ses fulgurances, les combinaisons fructueuses des deux harpes, l'une jouée par Grazyna Strzeszewska et l'autre par Anna Sikorzak-Olek. Ce Voyage s'agrémente aussi d'une dimension naturalistique avec notamment des imitations de chants d'oiseaux. Du moderne comme j'aime!
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Icare
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MessageSujet: Re: Double, triple, quadruple...concertos.   Mar 28 Fév - 18:28


La Symphonie Concertante pour flûte, piano et orchestre de Piotr Moss rompt avec la forme classique des symphonies concertantes de Mozart que j'aime beaucoup aussi. Autre époque, autre approche, autre temps, autres moeurs. La rupture est depuis longtemps consommée et je ne m'en plaindrai pas car, au fond, ce qui est fascinant en art, c'est que chaque période a sa spécificité, sa caractéristique. Elles forgent des sensibilités ou les rallient à elles lorsqu'elles révèlent d'évidentes prédispositions. Il est incontestable que j'ai toujours eu des prédispositions pour la musique moderne, tout comme j'en ai toujours eu pour la musique ancienne et baroque. Dans la Symphonie concertante de Moss, la première particularité qui m'a séduit et même ému, c'est un contraste de ton ou d'humeur entre des parties atonales plutôt brutales et conquérantes et de relativement brefs oasis de "musique tonale...très mélodique" d'une infinie douceur. Tout cela indique une oeuvre versatile dans laquelle un paysage sonore que je traduirais d'exagérément chaotique serait parsemé de petits points d'une eau très pure, surtout représenté par la flûte solo et avec laquelle le piano peut aussi prendre une allure vaguement romantique. C'est principalement vrai dans les deux "Lento", me semble-t-il. J'aime l'idée du thème infiniment doux et fragile qui s'immisce au coeur des turbulences, à la manière d'une fine lueur d'espoir venue troubler la domination du chaos. On retrouvera aussi dans cette oeuvre ce même rapport à la nature que dans son Voyage pour deux harpes et orchestre.

Elzbieta Gajewska: Flûte
Barbara Haiska: piano
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Icare
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MessageSujet: Baird   Mar 28 Fév - 22:35

Il n'est guère surprenant que Piotr Moss me conduise à un autre compositeur polonais que j'aime beaucoup et qui se nomme Tadeusz Baird, d'autant plus que son oeuvre Scene for Cello and Harp with Orchestra (1966/67) par Helga & Klaus Storck, le "Polish Radio National Symphony Orchestra, Katowice", sous la direction de Wojciech Michniewski, correspond au thème de mon cycle. Leur musique est celle de compositeurs qui acceptent et assument avec conviction les deux écoles de Vienne. S'ajoute certainement l'influence d'un Lutoslawski, ce qui n'empêche pas que, chez l'un et l'autre, il est appréciable d'y déceler un style personnel et reconnaissable, hormis une inspiration et une intensité qui ne faiblissent presque pas d'une oeuvre à l'autre. C'est le cas de la "Scène pour violoncelle et harpe avec Orchestre" qui démarre par un violoncelle grave et langoureux. Le style est moins changeant, moins versatile et "détailliste" que chez Moss...enfin, c'est ainsi que je le perçois...Baird semble prendre le temps de poser ses idées et les contrastes sont sans doute moins brutaux. Pourtant, ils existent. Il nous en offre un beau spécimen avec ce duo pas si fréquent entre le violoncelle et la harpe, deux instruments très charismatiques qui se confrontent avec une évidente complicité plutôt qu'il ne s'affronte sous l'emprise d'un orchestre belliqueux. Lui aussi m'apparaît davantage comme un partenaire peu contrariant, et cela même dans les passages les plus violents de ce qui semble être malgré tout un concerto sans en avoir l'air.
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Icare
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MessageSujet: Ugoletti   Mer 1 Mar - 18:42

<<Et bien voilà, le suspens est éclaté car je viens de découvrir le Concerto pour accordéon, guitare et orchestre à cordes de Paolo Ugoletti aujourd'hui-même. Le concerto est tonal, lyrique, me fait assez nettement penser à une écriture proche de celle d'Astor Piazzolla, sauf que le bandonéon est ici remplacé par l'accordéon. Sinon on est bien dans cette forme de souffle musical continu qui me rappelle le lyrisme du compositeur argentin mais avec le grain de folie en moins, un moins qui banalise un style si caractéristique et unique chez le grand Astor. Pour ce qui est du rapport entre les deux solistes, je ne l'ai pas ressenti comme une confrontation...>>

C'est ce que j'avais écrit à propos du Double concerto pour accordéon, guitare et orchestre à cordes de Paolo Ugoletti. La comparaison avec Astor Piazzolla est compréhensible mais pas indispensable non plus. C'est vrai que je trouve toujours le concerto d'Ugoletti un peu trop sage et qu'en général j'aime le style mordant et très mélancolique de Piazzolla, néanmoins, ayant moyennement aimé son Concerto pour bandonéon, guitare et orchestre à cordes, celui que je mentionne quelques messages plus haut, l'oeuvre d'Ugoletti de même effectif m'est finalement plus touchant, ne serait-ce déjà pour son second mouvement.
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MessageSujet: Ferrero   Mer 1 Mar - 18:55



___Triple Concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre (1995) de Lorenzo Ferrero:
-Vaclav Remes: violon
-Michal Kanka: violoncelle
-Riccardo Caramella: piano
Slovenian RTV Symphony Orchestra/Anton Nanut

__Une oeuvre formidable en lyrisme et de thèmes mélodiques accrocheurs, ce qui n'empêche pas l'élégance ni une certaine profondeur du langage expressif. Je considère ce triple concerto comme un chef d'oeuvre. Le troisième mouvement est tout simplement extraordinaire. J'avais envie de le réécouter une seconde fois d'affilée! Les premier et second mouvements sont également très réussis.
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joachim
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MessageSujet: Re: Double, triple, quadruple...concertos.   Mer 1 Mar - 20:26

Pour changer des éternels contemporains  voici le double concerto pour hautbois et basson de Wagenseil

https://www.youtube.com/watch?v=p-xRa3iB6To



et pour continuer de contrarier Icare, cette superbe symphonie concertante de Haydn

https://www.youtube.com/watch?v=-GZI-bftm1c

Il me semble néanmoins que tu devrais apprécier cette oeuvre, il n'y a pas de menuet Mains

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Icare
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MessageSujet: Balada   Mer 1 Mar - 22:33

Pourquoi serais-je contrarié, voyons? Au contraire, vive la diversité!

Je garde tes liens au chaud, bien que j'ai mis le double-concerto de Wagenseil en fond pendant que j'écris ces lignes. Vers le passé, j'y retournerai, sois en sûr, par le biais de Bach, Mozart, Beethoven et Brahms. Mais pour le moment, c'est de contemporain qu'il fut question, ce soir, tout d'abord avec le compositeur espagnol Leonardo Balada. Je me suis encore délecté de son Concerto pour 4 guitares et orchestre (1976), une de ces oeuvres qui me captivent à chaque nouvelle écoute avec la même intensité. Le concerto est très original, ne serait-ce déjà par l'usage du quatuor de guitares qui, dans le premier mouvement, semble s'exprimer de façon autonome, sous les effets d'attaques récurrents de l'orchestre. La construction du second mouvement m'a semblé particulière, impalpable et pourtant si poétique et originale. Le troisième mouvement est sans doute le plus obsessionnel et captivant. Une oeuvre riche sur le plan timbral qui pousse parfois les guitares vers des sonorités inhabituelles. Avec le "Versailles Guitar Quartet".  

Le mouvement lent du double concerto de Wagenseil est très séduisant et le duo hautbois/Basson n'est pas pour me déplaire.
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Icare
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MessageSujet: Yusupov   Mer 1 Mar - 23:08

Après le quadruple concerto de Leonardo Balada, je me suis remis - longtemps que je ne l'avais pas fait - Nola - Concerto for various flutes and string orchestra de Benjamin Yusupov, compositeur qui nous viens tout droit du Tajikistan et qui est né en 1962. L'oeuvre qui se divise en deux mouvements pour une durée totale de 23'46" est interprétée par le flûtiste Matthias Ziegler, le "Dresdner Sinfoniker", le tout placé sous la direction de Michael Helmrath. Le premier mouvement démarre sur une sonorité lugubre et mystérieuse, pour ne pas dire étrange. De caractère lent et dramatique, les cordes apparaissent sous la forme de trémolos avant qu'une flûte parlante récite brièvement une sorte de prière. C'est un peu comme un vent lointain qui s'anime en douceur entre les flûtes et les cordes. Celles-ci finissent par gagner en consistance et par prendre l'allure d'un lamento. Elles diminuerons leur plainte sous le chant aérien et virevoltant d'une flûte ethnique. C'est un superbe voyage qui s'ouvre à moi, comme le chant d'amour d'un monde méconnu qui m'ouvre ses portes, un monde vaste aux étendues de verdures et de montagnes. Les cordes déploient alors un thème romantique qui devient entraînant, une danse du bonheur entre ciel et terre. La mélodie est entêtante, exclusivement destinée aux cordes et agrémentées de jets de flûtes. La danse devient une transe. Le second mouvement est encore plus étonnant, démarrant sur des flûtes basses et contrebasses et finissant par s'articuler autour d'une rythmique obsédante et implacable. C'est une autre danse qui entre en scène, peut-être plus tribale et primitive. Les flûtes et les cordes se déchaînent. Ce sont d'étranges flûtes gutturales et telluriques, c'est-à-dire qui semblent si proches de la terre, un peu à la manière du didgeridoo, qui assurent la partie rythmique, particulièrement obsessionnelle. J'adore cette musique! Si je l'ai retenu dans ce cycle, bien qu'il n'y ait qu'un seul soliste, c'est parce qu'à certains moments j'ai l'impression d'entendre plusieurs flûtes à la fois.
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Icare
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MessageSujet: Danielpour   Jeu 2 Mar - 11:52

Richard Danielpour est un compositeur que j'ai toujours défendu. Quelqu'un lui reprochait de "composer en charentaises", sous-entendant par-là un compositeur qui écrirait une musique pépère et sans audace...Enfin c'est comme ça que je l'avais compris...???...Je ne suis pas d'accord. C'est un créateur parfaitement en phase avec son époque même s"il n'a pas mis les deux pieds dans les méandres de l'avant-gardisme et du "tout-sériel", privilégiant une approche néo-classique et n'excluant pas la mélodie ni le lyrisme. Je connais plusieurs oeuvres du compositeur américain et, s"il est vrai que je lui trouve moins de "mordant" que chez, par exemple, un John Corigliano, il y en a certaines qui sont vraiment très belles - voir son topic où j'en parle. Le double concerto pour violon, violoncelle et orchestre que je viens d'écouter pour la première fois aujourd'hui, sous le titre A Child's Reliquary (1999, orch.2006) entre dans cette catégorie d'oeuvre néo-classique belle et inspirée, et nul besoin d'être un mordu de contemporain pour l'apprécier. Le double concerto se divise en trois mouvements et chacun d'eux a son intérêt propre, sa force, sa capacité à captiver et à émouvoir. En tout cas, encore une fois je n'ai pas été déçu par une oeuvre de Richard Danielpour. Celle-ci est interprétée par Jaime Laredo (violon), Sharon Robinson (violoncelle), le "Vermont Symphony Orchestra" sous la direction de Sarah Hicks.
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joachim
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MessageSujet: Re: Double, triple, quadruple...concertos.   Jeu 2 Mar - 12:49

Voici un très beau concerto, peu connu, celui pour alto, clavecin et orchestre de Michael Haydn

https://www.youtube.com/watch?v=Ze6-jHLEAtE



Dernière édition par joachim le Jeu 2 Mar - 16:31, édité 2 fois
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Icare
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MessageSujet: Re: Double, triple, quadruple...concertos.   Jeu 2 Mar - 13:34

Hehe Hehe Hehe

Eh oui, je me suis gouré... c'est rectifié Laughing
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Icare
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MessageSujet: Ludwig   Jeu 2 Mar - 17:37

Tout comme pour A Child's Reliquary de Richard Danielpour, ce fut une autre réjouissante découverte avec le Concerto pour violon, violoncelle et orchestre (2008) de David Ludwig, sauf que là je ne connaissais pas le compositeur non plus et ce double concerto est la première de ses oeuvres que j'aurai écoutée jusqu'à présent. Vu l'enthousiasme qu'il m'a procuré, j'espère que l'aventure Ludwig ne s'arrêtera pas en si bon chemin. Je ne m'y attendais pas forcément. Déjà très enthousiasmé par le double concerto de Danielpour qui figure sur le même cd, je n'étais pas sûr que l'engouement se répéterait avec la même intensité. C'est pourtant le cas et cela dès le premier mouvement: à savoir que l'oeuvre se constitue de trois mouvements; "Con moto, Adagio, Con moto" et de deux interludes; "Calypso's Dance" et "Iseult's Alba, le premier mettant en scène le violon et les percussions uniquement alors que le second ne met en scène que le second soliste, le violoncelle, avec des interventions sporadiques de l'orchestre. Le premier mouvement a un caractère plutôt guerrier et conquérant, du coup le concerto bénéficie d'une excellente introduction, une captivante entrée en la matière qui ne sera pas une promesse en l'air. Le concerto tient en haleine en entier. L'Adagio offre une prestation passionnée entre le violon et le violoncelle et le troisième mouvement reprend une dynamique digne du premier "Con moto".
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Double, triple, quadruple...concertos.
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