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 The magic flute

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Snoopy
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MessageSujet: The magic flute   Jeu 4 Jan - 0:11

A la veille de la Première Guerre mondiale, Tamino, en quête d'amour, de paix et de lumière, s'engage dans un dangereux périple. En compagnie de ses hommes paralysés par l'angoisse, il attend l'ordre de partir au combat.

Au cours du chaos qui s'ensuit, Tamino se retrouve projeté dans un univers crépusculaire, entre rêve et cauchemar, où trois infirmières militaires lui sauvent la vie... Lorsque Papageno, gardien des canaris utilisés pour détecter la présence de gaz dans les tranchées, apparaît en prétendant avoir sauvé Tamino, les Soeurs décident de les envoyer sur une mission périlleuse.

Ils doivent retrouver la trace de Pamina, la ravissante fille de la Reine de la Nuit, enlevée par le redoutable seigneur Sarastro.

Deux jeunes gens qui s'aiment parviendront-ils à influer sur le sort des nations et la vie de millions d'êtres humains ?



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Dernière édition par le Sam 6 Oct - 15:32, édité 1 fois
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Snoopy
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MessageSujet: Re: The magic flute   Dim 23 Sep - 20:04

Kenneth Branagh réenchante la Flûte de Mozart

par Alban Deags et Stéphanie Bataille
 
Kenneth Branagh réenchante la Flûte de Mozart

D'emblée, une recommandation initiale pour éviter toute ambiguité avec ce qui suit: à l'encontre d'un film d'opéra, il convient par intégrité intellectuelle de considérer l'oeuvre produite pour ce qu'elle est: un film donc une création cinématographique. Pas un opéra.

Les critiques -souvent haineux- qui recherchent à comparer l'opéra de Mozart et ce qu'en a fait Branagh se trompent.

Il s'agit simplement de recevoir cette adaptation comme un scénario certes inspiré d'un ouvrage lyrique, mais un scénario cinématographique. Si l'ensemble de la critique voulait reconnaître ce présupposé, beaucoup de malentendus seraient de facto écartés. Or donc, un cinéaste, de surcroît shakespearien dans l'âme, s'intéresse ici à l'un des derniers chefs d'oeuvre de Mozart.

Aucune transgression dans le principe: même chanté en anglais, le chef d'oeuvre mozartien survit aux nouveaux dialogues réécrits (par l'insolent autant que brillant Stephen Fry, enrôlé dans l'aventure par Branagh) dans le contexte spécifique de la Première guerre mondiale (vers 1916). La volonté d'historicisation (à défaut d'une véritable actualisation à notre époque), le désir de rendre vivant et contemporain La Flûte, restent en conformité avec l'esprit de cette oeuvre populaire créée dans un théâtre des faubourg de Vienne pour le peuple de la rue, pas pour l'élite de la Cour par ailleurs gavée de serias italiens.

Sur le plan des choix esthétiques et des références visuelles, Branagh a-t-il détourné l'oeuvre de sa force première? Absolument pas. La Flûte n'ambitionne pas la vraisemblance. C'est un conte féerique et symbolique qui doit fonctionner selon les clés  offertes à la compréhension du spectateur. Et de ce point de vue Kenneth Branagh ne manque pas d'idées, trouve des formules souvent justes, certes parfois simplistes, mais indiscutablement efficaces.

Il n' a ni la fibre poétique liée à l'enfance d'un Bergman, ni la sensibilité esthétique d'un Milos Forman. Mais son discours simple, qui utilise des effets tirés du dessin animé (Tex Avery par exemple) sont des options recevables parce qu'elles fonctionnent.

Au final, voici une succession de tableaux fleuris (c'est à dire d'un kitsh typically british), qui jonglent avec la fantaisie et l'humour, tout en portant ce message d'amour et de fraternité auquel était si attaché Mozart l'humaniste. Sans jamais épuiser la magie intrinsèque à la partition, les drôleries de Branagh n'aspirent qu'à une chose: pousser le drame vers la facétie faussement légère, rendre vivant ce conte enchanteur hérité des Lumières, nous toucher tout simplement. La verdeur de certains chanteurs (la distribution est en majorité constituée de jeunes comédiens et chanteurs inconnus) étant compensée par la fort belle allure du Sarastro de René Pape, acteur né qui passe naturellement le pas des planches à l'écran, font partie de la proposition. Que l'on aime ou non, ensuite,... l'apparition de la Reine de la nuit traitée en hystérique belliqueuse, ... cette bouche immense dans laquelle se perd Papageno (assez libidineux), n'est que broutille.

Grâce à Kenneth Branagh qui n'avait jamais abordé d'opéra jusque là, Sir Peter Moores, directeur de la fondation éponyme et commanditaire du film, tient son film sous un regard neuf.  Une production dont la magie et la sincérité s'adressent d'abord à tous ceux que le nom de Mozart attire. Les spécialistes et mélomanes plus conservateurs s'enfuiront, choqués par une telle licence. Au pupitre, James Conlon, ex directeur musical de l'Opéra de Paris, dirige le Chamber Orchestra of Europe. Sans être d'une articulation transcendante, la baguette du chef se montre efficace, comme elle le fut pour une autre production filmique d'après un opéra, Madama Butterfly  de Puccini, réalisé par Frédéric Mitterand. Qu'en sera-t-il des ventes du dvd? Le film quant à lui, même en période de Noël, n'avait guère suscité l'engouement escompté (décembre 2006).

Le spectateur séduit tirera bénéfice des bonus dont un documentaire habile qui suit le processus de fabrication depuis l'écriture des dialogues, la sélection des chanteurs, les premières répétitions, le tournage. Evoqué du point de vue du réalisateur, Kenneth Branagh, le propos gagne en piquant car comme depuis un certain Don Giovanni de Mozart réalisé par Joseph Losey, rien n'est plus improbable que le mariage des faiseurs d'images et des musiciens... Or ici comme là, le résultat semble avoir nettement passé l'épreuve des oppositions stériles, même si parfois il y eut quelques tensions... fécondes.

Mozart, La Flûte Enchantée. Réalisation, scénario : Kenneth Branagh.Livret original : Emanuel Schikaneder. Adaptation anglaise : Stephen Fry. Joseph Kaiser (Tamino), Amy Carson (Pamina), Benjamin Jay Davis (Papageno), Lyobov Petrova (La Reine de la nuit), René Pape (Sarastro) et Silvia Moi (Papagena). Chamber Orchestra of Europe. James Conlon, direction musicale. Coffret dvd comprenant le film (2h13mn), le documentaire sur la genèse de la production cinématographique, le cd audio de l'histoire de La Flûte, récitée par Kenneth Branagh (1h19 mn), France Télévision éditions.
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calbo

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MessageSujet: Re: The magic flute   Lun 24 Sep - 17:35

Tu as enfin réussi à voir le film on dirait. Qu'as tu pensé des chanteurs?
Je pense que je me ferai offrir le DVD pour noël pour le seul plaisir de revoir René pape en Sarastro.
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Snoopy
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MessageSujet: Re: The magic flute   Mar 25 Sep - 20:18

calbo a écrit:
Tu as enfin réussi à voir le film on dirait. .

Hélas non, ce résumé n'est pas de moi. Je n'ai même pas eu la présence d'esprit lors de mon court séjour en France de regarder s'il était à la Fnac! Rolling Eyes
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joachim
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MessageSujet: Re: The magic flute   Mar 25 Sep - 20:22

La Flûte en anglais dans les tranchées, ça m'étonnerait que ça me plaise. Je suis assez puriste.
Si je ne vois pas des opéras mozartiens avec des perruques poudrées, je suis mal à l'aise Wink
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MessageSujet: Re: The magic flute   Mar 25 Sep - 20:51

joachim a écrit:
La Flûte en anglais dans les tranchées, ça m'étonnerait que ça me plaise. Je suis assez puriste.
Si je ne vois pas des opéras mozartiens avec des perruques poudrées, je suis mal à l'aise Wink

La flûte n'est pas précisément un opéra sensé se situer au XVIII° dans la haute société. Personnellement je n'ai jamais vu de Flûte dans cet esprit. C'est le seul opéra de Mozart à mon avis qui autorise toutes les fantaisies puisque c'est un conte. J'aime bien les Cosi, DG et autres Noces sans décalage d'époque mais j'ai vu récemment le DG de Robert Carsen déplacé dans les années 20 en Argentine et ça passait très bien.
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joachim
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MessageSujet: Re: The magic flute   Mar 25 Sep - 20:57

vartan a écrit:

La flûte n'est pas précisément un opéra sensé se situer au XVIII° dans la haute société. Personnellement je n'ai jamais vu de Flûte dans cet esprit. C'est le seul opéra de Mozart à mon avis qui autorise toutes les fantaisies puisque c'est un conte. J'aime bien les Cosi, DG et autres Noces sans décalage d'époque mais j'ai vu récemment le DG de Robert Carsen déplacé dans les années 20 en Argentine et ça passait très bien.

C'est vrai, il peut facilement être transposé, mais dans certaines limites quand même, dans les tranchées, c'est bizarre.
Enfin j'en dirais plus si je le vois un jour
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MessageSujet: Re: The magic flute   Mar 25 Sep - 21:25

En tout cas ce qu'on entendais sur la bande-annonce (l'Anglais) semblait tout à fait agréable à l'oreille. Je ne crois pas que ça soit un non-sens dans un sinspiel de modifier la langue. Et l'Anglais se chante bien.
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Snoopy
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MessageSujet: Re: The magic flute   Mar 25 Sep - 21:30

vartan a écrit:
. Et l'Anglais se chante bien.

A défaut de se parler... Laughing
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MessageSujet: Re: The magic flute   Mar 25 Sep - 22:18

Snoopy a écrit:
vartan a écrit:
. Et l'Anglais se chante bien.

A défaut de se parler... Laughing

Euh oui, c'est pas mon truc ça ! Embarassed
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MessageSujet: Re: The magic flute   Mar 25 Sep - 23:11

L'ai pas vu, mais il est évident pour moi qu'un film n'a pas à retranscrire la vérité, qu'il parle de n'importe qui ou de n'importe quoi. Sinon ce n'est plus un film, mais un documentaire.

Tiens, d'ailleurs si j'avais fait un film sur Beethoven, je l'aurais marié à Cécile en l'an 3000 sous les feux d'artifice pour qu'ils soient tous les deux contents Laughing Laughing Laughing

L'affiche est magnifique !

Coco
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calbo

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MessageSujet: Re: The magic flute   Mer 26 Sep - 20:59

joachim a écrit:
La Flûte en anglais dans les tranchées, ça m'étonnerait que ça me plaise. Je suis assez puriste.
Si je ne vois pas des opéras mozartiens avec des perruques poudrées, je suis mal à l'aise Wink

J'étais à peu près dans le même état d'esprit que toi quand je suis allée voir The magic flûte l'an dernier. J'ai cependant été agréablement surprise par le résultat. Il me semble que j'ai mis un compte rendu quelque part sur le forum mais je ne me rappelle plus ou exactement.
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