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 Julius Benedict (1804-1885)

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shanessean

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MessageSujet: Julius Benedict (1804-1885)   Ven 6 Jan - 15:39

Le concerto pour piano, populaire dans le Londres victorien, fut souvent au programme des concerts orchestraux mixtes de l’époque. Mais le public attendait que les grands noms du pianoforte vinssent du continent. Et c’est ce que fit Julius Benedict (1804–1885), un Allemand qui s’installa à Londres en 1835, venant grossir les rangs de tous ces compositeurs européens qui, après avoir achevé leur formation et expérimenté dans un grand nombre de capitales, finirent par atterrir dans cette ville, où les opportunités de concerts et de publication étaient sans égales et où le public, loin de privilégier les compositeurs britanniques comme William Sterndale Bennett, était bien disposé en faveur des continentaux. En fait, la carrière de Benedict ressemble fort à celle de Haendel, un bon siècle auparavant. Nés et élevés en Allemagne, tous deux complétèrent leur formation en Italie (Haendel pendant quatre ans, Benedict pendant neuf ans) avant de s’installer à Londres où ils menèrent une longue et prospère carrière de virtuose du clavier, de chef d’orchestre et de compositeur. L’analogie va plus loin encore car l’opéra italien fut au cœur de leur style musical, mais, peu à peu, ils se mirent à comprendre et à satisfaire les goûts anglais. Le plus grand succès de Benedict fut, et de loin, son opéra anglais The Lily of Killarney (1865).
Benedict était né à Stuttgart le 27 novembre 1804. Son premier professeur fut le grand pianiste tchèque Johann Nepomuk Hummel et ses premiers succès furent essentiellement pianistiques. En 1828, il avait déjà publié cinq œuvres pour piano à Leipzig et à Vienne, dont un Rondeau brillant en la bémol majeur, op. 5, avec accompagnement orchestral, qui termina peut-être la fin d’un concerto dans la même tonalité. Mais la seule partie qui nous en reste est un mouvement d’ouverture: selon la page de titre du manuscrit, cette pièce fut jouée à Milan, au Teatro del Fondo, le 26 mai 1827. Hofmeister (Leipzig) la publiera un peu plus tard sous la forme du Concertino,  op. 18. En 1836, le premier mouvement, voire le concerto entier, fut exécuté lors d’un concert de bienfaisance au King’s Theatre de Londres, avec le compositeur au clavier.
(Hyperion). Benedict meurt à Londres le 5 juin 1885.

Je laisse le soin à Joachim de mettre la liste de ses oeuvres Hehe
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joachim
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MessageSujet: Re: Julius Benedict (1804-1885)   Ven 6 Jan - 17:40

Faut tout faire ici Laughing


Oeuvres principales

Musique instrumentale

Symphonie en sol mineur op 101 (1873)
Symphonie en ut majeur (1874-76)
Ouvertures de concert : Festival op 42 (1850) - Octoroon (1862) - Le Menestel, op 76 (1865) - The Tempest, op 77 (1865) - La selva incantata (1868)
2 concertinos pour piano, op 18 (1827) et op 19 (1837)
3 concertos pour piano : n° 1 en ut mineur op 45 (1837) n° 2 en mi b majeur op 89 (1850, rev 1867) n° 3, op 90 (1867)
Andantino pour petit orchestre et piano (1858)
Marche pour le mariage du Prince de Galles (1863)
Quatuor à cordes en ut mineur, op 87 (1875)
Sonate pour violon et piano en mi majeur op 88 (1870)
de nombreuses oeuvres pour piano, dont Sonate en mi majeur op 2 (1825), Rêverie op 39, Galop brillant, op 41, Marche des Templiers op 56


Cantates profanes et musique religieuse

L'Amor timido, cantate (1822)
Undine, cantate (1860)
Richard Coeur de Lion, cantate (1863)
The Legend of Santa Cecilia, oratorio (1866)
Sint Peter, oratorio (1870)
Graziella, cantate (1882)
Mary Stuart's Farewell, scène pour contralto et orchestre (1883)


Opéras

Giacinta ed Ernesto (1827)
I Portoghesi a Goa (1830)
Un anno ed un giorno, opérette (1836)
The Gipsy's warning (1838)
The Brides of Venice (1844)
The Crusaders (1846)
The Lily of Killarney (1861)
The lake of Glenaston (1862)
The Bride of Song, opérette (1865)
Romeo and Juliet, musique de scène (1882)


Biographies

Mendelssohn (1850)
Weber (1881)


Dernière édition par joachim le Sam 14 Avr - 13:07, édité 1 fois
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shanessean

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MessageSujet: Re: Julius Benedict (1804-1885)   Sam 7 Jan - 12:36

Merci chef, c'est gentil.
Je savais que je pouvais compter sur toi.
J'ai téléchargé le Piano Concerto In C Minor, Op. 45 où vous savez Hehe
Mais je ne l'ai pas encore écouté. C'est certainement bien.
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shanessean

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MessageSujet: Re: Julius Benedict (1804-1885)   Lun 9 Jan - 10:22

Son opéra: The Lily of Killarney semble être excellent et très romantique, musique remarquable, seolon les critiques anglais.
Il est joué de temps en temps, tout de même, mais je n'ai pas trouvé d'enregistrement,
Quelques extraits très vieux, mais originaux, qui ne me permettrent pas de juger, d'autant plus que je ne suis pas un spécialiste
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shanessean

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MessageSujet: Re: Julius Benedict (1804-1885)   Ven 17 Fév - 14:49


Le Concerto pour piano en ut mineur op. 45 commence à la mode mozartienne avec un thème tendu, en rythmes pointés. On croirait un tutti orchestral, mais le piano apparaît bientôt sur un arpège de septième diminuée; plus tard, il entrera avec force dans le ton éloigné de mi majeur, sans même attendre que l’introduction orchestrale soit tout à fait terminée. Le second sujet, vivement mélodieux, est amorcé au piano seul, mais un violoncelle solo zigzague avant la paisible conclusion. Passé une longue démonstration solo via diverses tonalités, la réexposition est entendue tutta forza.
L’Andante pastorale utilise le ton de la sixte bémolisée (la bémol) privilégié par Beethoven dans son concerto en ut mineur et par nombre de compositeurs après lui. Un cor joue un premier air avec un bel accompagnement au piano et aux cordes en pizzicato, puis le piano reprend le fil de l’histoire. Un épisode commence en fa mineur, avant un changement totalement inattendu en Allegro, puis une surprise tonale avec de retentissants accords pianistiques et un autre mystérieux passage avec des phrases fragmentaires pour divers instruments. Si narration romantique il y a, elle est laissée à notre imagination. Le thème principal revient et le mouvement s’achève en un rêve séduisant.
Le finale (Allegro con spirito) s’ouvre sur un thème animé en fa mineur, mais il devient vite clair que c’est le triomphant ut majeur qui va donner le ton. Et Benedict a encore plus d’une surprise dans son sac: une section contrastive en mi majeur avant la cadence médiane en sol; un fugato, amorcé aux cordes; et une brève reprise de la mélodie de l’Andante, jouée au hautbois. Dans la course au finish, les triolets offrent une nouvelle bouffée d’excitation.
(extrait des notes rédigées par Nicholas Temperley © 2009)
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shanessean

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MessageSujet: Re: Julius Benedict (1804-1885)   Ven 17 Fév - 14:56

Le Concerto pour piano en mi bémol majeur op. 89 a un premier mouvement de la forme classique. On y trouve un imposant tutti initiale, premier thème paisiblement lyrique et ponctué d’inquiétants roulements de timbales, dont la conclusion est retardée par un changement tonal surprise (ré majeur). Le piano entre avec un solo tapageur. Trois éléments sont dans cette tonalité: un nouveau thème pointé pour l’orchestre, incorporant ensuite des effets spéciaux au piano (les notes les plus aiguës qui soient disponibles sont jouées una corda); une mélodie "chopinesque" pour le piano; et un gaillard thème conclusif. Une fois le piano sorti sur une cadence paroxystique, l’orchestre rappelle les rythmes pointés du tutti initial et le solo entame une longue préparation en vue de la réexposition en mi bémol, mais avec peu ou pas de modulation. Elle culmine en une «cadenza in tempo» écrite en toutes notes, également fondée sur les rythmes pointés. Mais la récapitulation du thème principal n’arrive jamais: on se retrouve à entendre la mélodie chopinesque dans le ton principal et, passé une plage bien plus filigranée, le mouvement s’achève sur un brusque tutti orchestral.
L’Andante utilise une forme sonate concise, avec les premier et second sujets menés par le soliste; et quand le premier sujet revient, c’est dans une variation ornée.
L’Allegro con spirito final est également de forme sonate. Après une introduction de seize mesures, le piano solo expose le thème principal, qui suggère fortement le galop, cette danse alors en vogue dans les salles de bal victoriennes et que bien des compositeurs exploitèrent, tel Liszt. À quatre mesures de rythmes pointés orchestrales répondent des phrases uniformes du piano. Passé un tutti et un second sujet, avec une séduisante diversion en sol bémol majeur, le coup d’«accélérateur» survient, façon Rossini. Bientôt, la tonalité passe à ré bémol majeur, où le thème du galop fait une nouvelle entrée. Comme dans le premier mouvement, la longue préparation à la dominante débouche sur le second sujet, cependant qu’une énigmatique série de modulations retarde la conclusion.
extrait des notes rédigées par Nicholas Temperley © 2009
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MessageSujet: Re: Julius Benedict (1804-1885)   Sam 14 Avr - 12:51

Il avait bien raison l'ami Shane, de nous parler de Julius Benedict.

Voici sa très belle symphonie n° 1, bien romantique comme je les aime



https://www.youtube.com/watch?v=pDapIX0JaOk
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MessageSujet: Re: Julius Benedict (1804-1885)   

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