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 Messa da requiem - Verdi

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Bel Canto
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MessageSujet: Messa da requiem - Verdi   Messa da requiem - Verdi Empty2009-11-07, 16:11

La Messa da requiem (ou Requiem de Verdi) est une messe de Requiem pour quatre solistes (soprano, mezzo-soprano, ténor et basse), (double) chœur et orchestre de Giuseppe Verdi composée en 1874.

Genèse de l'œuvre

Pour le compositeur, elle devait à l'origine signifier la fin et le couronnement de sa carrière. Après avoir connu le succès avec l'opéra 'Aïda' en 1871, Verdi composa la Messa da Requiem comme si elle devait être sa dernière œuvre, en mémoire de son défunt compatriote Alessandro Manzoni mort en 1873. Verdi fut si ébranlé par la mort de Manzoni qu'il ne put se joindre au cortège funèbre. Manzoni, comme Verdi, s'était engagé pour l'unité italienne au sein du Risorgimento, pour les idéaux de justice et d'humanité. L’œuvre a pour origine une commande passée à plusieurs compositeurs italiens pour écrire une messe de requiem à la mémoire de Gioacchino Rossini (mort le 13 novembre 1868). Des treize pièces de ce Requiem, Verdi écrit la treizième, le Libera me. La Messa per Rossini n’est jamais exécutée, mais Verdi envisage rapidement de composer un requiem entier à partir de sa première pièce, ce sera la "Messa da Requiem".
Verdi offrit à la ville de Milan la composition d'une Messe qu'il devait créer un an après le décès de Manzoni. La ville accepta l'offre avec empressement. C'est pourquoi la Messe fut à l'origine appelée « Requiem de Manzoni ».
La création eut lieu le jour du premier anniversaire de la mort de Manzoni le 22 mai 1874 en l'église San Marco de Milan sous la direction du compositeur lui-même. Le Requiem fut accueilli avec un grand enthousiasme et trois autres exécutions furent réalisées au théâtre de la Scala, où la foule se pressa. Verdi dirigea aussi le Requiem huit jours après à Paris, à l'Opéra Comique, et en 1875 à Londres et à Vienne. En Allemagne les premières ont eu lieu en décembre 1875 à Cologne et à Munich.
« Un opéra en robe d'ecclésiastique » ironisa un chef allemand lors de la première. Cet aphorisme est à prendre à la lettre : le Requiem ressemble par de nombreux traits à un opéra avec ses contrastes (le sombre Mors Stupebit et le gai Sanctus, le pianissimo de la fin du Libera me et le violent Tuba Mirum…) et sa musique fortement expressive. Les moyens employés par Verdi font en effet penser à une œuvre lyrique : trompettes cachées, quatuors vocaux, arias lyriques, fugues des chœurs (notamment dans le Sanctus), pauses entre les différentes parties… Le Requiem de Verdi ne serait-il qu'un opéra dédié à la Mort plus qu'à un grand écrivain ?

Structure

Le texte et la structure de l'œuvre correspondent presque parfaitement à la Liturgie catholique romaine du service des morts. Les écarts sont marginaux : Verdi a seulement renoncé à l'adaptation musicale du Graduel et du Trait, a toutefois ajouté le répons (Libera me). La distribution correspond à celle d'un orchestre d'opéra de 100 exécutants (similaire à celle de Don Carlos) avec quatre solistes et un chœur.

1. Introït : Requiem aeternam - Te decet hymnus - Kyrie (soli, chœur)
2. Séquence („Dies irae“) :
2.1 Dies irae - Quantus tremor (chœur)
2.2 Tuba mirum - Mors stupebit (B, chœur)
2.3 Liber scriptus - Dies irae (2.) (M, chœur)
2.4 Quid sum miser (S, M, T)
2.5 Rex tremendae - Salva me (S, chœur)
2.6 Recordare - Quaerens me - Juste Judex (S, M)
2.7 Ingemisco - Qui Mariam - Preces meae - Inter oves (T)
2.8 Confutatis - Oro supplex - Dies irae (3.) (B, chœur)
2.9 Lacrymosa - Pie Jesu (Soli, chœur)
— Pause —
3. Offertoire : Domine Jesu - Hostias - Quam olim Abrahae (Soli)
4. Sanctus (double chœur)
5. Agnus Dei (S, M, chœur)
6. Communion : Lux aeterna (M, T, B)
7. Répons : Libera me - Dies irae (4.) - Libera me (S, chœur)

L'ensemble dure une heure et demie environ.

Traits marquants

Verdi utilise dans son Requiem, un peu comme dans ses opéras, des contrastes violents pour émouvoir le public. Citons, entre autres passages :
Les premières mesures pianissimo de l'Introït, lugubres, effrayantes.
Le célèbre Dies Irae, représentant la catastrophe de la fin du monde.
Le Tuba Mirum, annoncé de façon inquiétante par des trompettes cachées aux yeux du public, se déclenche dans un immense fortissimo de cuivres.
Un Sanctus bref et très gai, contrastant avec le reste de l'œuvre.

source : wikipedia
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MessageSujet: Re: Messa da requiem - Verdi   Messa da requiem - Verdi Empty2009-11-07, 16:13

Discographie

L’œuvre a été enregistrée plusieurs fois par Herbert von Karajan, Claudio Abbado et Georg Solti, et une fois par Arturo Toscanini, Victor de Sabata, Ferenc Fricsay, Sergiu Celibidache,John Eliot Gardiner, Leonard Bernstein, Riccardo Chailly, Valery Gergiev, Victor de Sabata et Michel Plasson. Voici quelques versions de référence :

Orchestre philharmonique de Berlin, dirigé par Herbert von Karajan et Les Chanteurs de Vienne, dirigés par Helmuth Froschauer, avec Mirella Freni, soprano - Christa Ludwig, contralto - Carlo Cossutta, ténor - Nicolai Ghiaurov, basse - DG (1972).
Orchestre Philharmonia et chœur, dirigé par Carlo Maria Giulini avec Elisabeth Schwarzkopf, Christa Ludwig, Nicolaï Gedda, Nicolaï Ghiaurov. EMI (1963) (version de référence selon le guide Alain Duault du disque compact classique, ed. Plon [1994])
Orchestre de la Scala de Milan et chœur, dirigé par Herbert von Karajan avec Leontyne Price, Fiorenza Cossotto, Luciano Pavarotti, Nicolaï Ghiaurov. Enregistrement DG, 1967.
Orchestre philharmonique de Vienne et Chœur de l'opéra national de Vienne, dirigé par Georg Solti avec Luciano Pavarotti, Joan Sutherland, Marilyn Horne et Martti Talvela. Decca (1990, enregistrement de 1967).
Orchestre symphonique d'Atlanta et chœur, dirigé par Robert Shaw Telarc (1990).
Orchestre symphonique de Chicago et chœur, dirigé par Georg Solti. RCA (1993, rééditi on d'un enregistrement de 1977 distingué par un Grammy award - Le Dies Irae du même enregistrement avait été réédité sur CD par RCA en 1990 à l'occasion du centième anniversaire de l'orchestre).
Orchestre symphonique de Londres, dirigé par Leonard Bernstein Sony
Orchestre Revolutionnaire et Romantique avec le Monteverdi Choir, dirigé par John Eliot Gardiner . Polygram Records (1995).
Orchestre symphonique de Milan Giuseppe Verdi avec le Chœur symphonique de Milan Giuseppe Verdi, dirigé par Riccardo Chailly. L'enregistrement Sacred Works (Œuvres sacrées) comprend également le Libera Me de la Messe pour Rossini (version de 1869). Decca (2001).
Orchestre et chœur de Kirov, dirigé par Valery Gergiev avec Renée Fleming, Olga Borodina, Andrea Bocelli et Ildebrando D'Arcangelo. Decca - (2000).
Orchestre philharmonique de Berlin, dirigé par Claudio Abbado avec Angela Gheorghiu, Daniela Barcellona, Roberto Alagna et Julian Konstantinov. EMI (2001)
Orchestre de La Scala de Milan, dirigé par Victor de Sabata, enregistrement live avec Renata Tebaldi, 1951

source : wikipedia
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MessageSujet: Re: Messa da requiem - Verdi   Messa da requiem - Verdi Empty2009-11-07, 16:34

Messa da requiem - Verdi 50999611

Cet enregistrement vient de paraître chez Emi Classic sous la direction d'Antonio Pappano.

Critique dans L'express
Une nouvelle mouture du Requiem de Verdi, après les versions de référence de Karajan, de Giulini ou de Muti ? Oui, c'est possible. A la tête du choeur et de l'orchestre de l'Académie Sainte-Cécile de Rome, à la densité impressionnante, et d'un quatuor vocal exceptionnel (Villazon, Pape, Harteros, Ganassi), Antonio Pappano vient de relever ce défi. Et de proposer une autre lecture, ouvertement mystique, de ce chef-d'oeuvre dont on croyait connaître les moindres facettes. Ce nouveau Requiem, d'une ardeur sombre, évite en effet le sentimentalisme complaisant et les épanchements faciles que l'on entend trop souvent. Il brûle d'un feu ardent, qui consume autant qu'il console.

Critique Classica
Le disque rend compte aussi d’un des choix décisifs de Pappano : le quatuor vocal. Frappe d’abord son homogénéité, car tous ont dans la voix quelque chose qui a la fermeté et la couleur du bronze mais reste malléable. Tous ont la probité de récitants et d’orants, sans pathos. Le rayonnement de Anja Harteros n’a jamais été capté de façon aussi précise. Sa voix rayonne à partir d’un noyau central couleur d’or sombre, et elle construit avec cela des sonorités lumineuses, aériennes, d’une fluidité et d’une flexibilité hors pair. Il est heureux que l’on ait enfin saisi au disque ce qui fait d’elle une voix d’exception. René Pape, lui, arbore la gravité sacrée d’une voix pouvant tonner et murmurer, sans aucune enflure de pseudo-prophète. On est frappé de la jeunesse de cette voix. Il n’est pas accablé du tourment des ans, mais prie et célèbre avec la vigueur d’un jeune pèlerin. Sonia Ganassi invente avec une science vocale rare des reflets communs avec ses partenaires, au lieu de tirer vers un mezzo poitriné qui déséquilibrerait l’ensemble. Rolando Villazón enfin, alors entre deux phases de repos, livre une interprétation dont la flamme ravageuse ne recourt à aucun histrionisme. Tout se passe comme s’il avait concentré ses forces pour laisser trace de sa foi personnelle. Son Ingemisco n’a pas la grâce céleste d’un Gigli, mais il est habité comme rarement, vécu sans théâtre (jusque dans le frémissement du simple mot "reus").
C’est enfin l’orchestre qui impressionne. Anonio Pappano en tire des couleurs mordorées et une palpitation fiévreuse, à tous les pupitres. L’orchestre sous sa conduite est un brasier dont peuvent sortir le repentir comme la malédiction. Pas d’épanchements superflus : tout va droit au but, sans détour, vers un appel au pardon et au salut qui s’offre dans tout son dénuement. Parce que le Requiem est l’œuvre d’un compositeur qui n’était pas pratiquant ni peut-être même croyant au sens le plus strict, on a cru qu’on pouvait y introduire tout un théâtre, en vertu de l’idée que Giuseppe Verdi se serait fait de la religiosité — en somme, une sorte d’exacerbation sentimentale. Cela nous a valu bien des versions confondant intériorité et sentimentalisme, ou transport religieux et grand spectacle. C’est le contre-pied de cette vision que prend Antonio Pappano. Pour ce faire, il ramène tout à lui, tenant fermement dans sa main les solistes, le chœur, l’orchestre, afin d’en effacer toute suture, de verser tout cela dans un creuset dont il domine seul la température et dont il compose seul l’alchimie. Qu’on écoute à cette aune le Sanctus : combien de fois y entendit-on une pompe un peu ridicule ! Pappano, dans ces pages sans doute plus difficiles à doser qu’un Dies Irae forcément prenant, impose un phrasé et des nuances sans édulcoration aucune. Dans l’Agnus Dei, il observe une rigueur qui tient de la discipline du madrigal ou du motet. Il est assez seul dans cette démarche : Karajan, dans ses deux versions, a toujours préféré une solennité un peu pesante ; Giulini, avec toutes ses beautés, n’est pas exempt d’un rien de complaisance sentimentaliste ; Muti prend délibérément le parti d’une œuvre théâtrale. C’est vers De Sabata qu’il faut regarder pour trouver à Pappano une ascendance plausible. L’on parvient ainsi au cœur de la religiosité propre de Giuseppe Verdi, qui était plus mystique que rituelle, plus ascétique et pessimiste que nourrie d’espérance. C’est là un Requiem d’une ardeur sombre et puissante, où la main du divin fait plier, au moment où il meurt, l’esprit le plus rebelle — celui de Manzoni, du peuple italien, et de Verdi même.

Je viens d'en écouter des extraits et cela me semble vraiment très bien, en effet.
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MessageSujet: Re: Messa da requiem - Verdi   Messa da requiem - Verdi Empty2009-11-07, 17:00

Une autre version, plus ancienne, mais qui me paraît aussi très intéressante avec une distribution idéale.
Je viens aussi d'en écouter des extraits et, même si cela me paraît difficile à juger sur des extraits ... cela me paraît supérieur quant à la qualité du chant.

Messa da requiem - Verdi 00777710
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