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 Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg

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Snoopy
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Date d'inscription : 10/08/2006

MessageSujet: Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg   Mer 8 Nov - 1:27

Die Meistersinger von Nürnberg, en français Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg, WWV 96, est un opéra de Richard Wagner créé en 1868.
Septième des dix opéras de maturité de Wagner dans l'ordre
d'achèvement, il est le seul à être une comédie. C'est également le seul à s'inscrire dans un contexte historique et géographique précisément situé plutôt que dans un cadre mythique ou légendaire. Durant près de cinq heures et demi avec les entractes, c'est l'un des plus longs opéras parmi ceux régulièrement joués aujourd'hui.

Personnages

Hans Sachs, cordonnier (basse)
Veit Pogner, orfèvre (basse)
Kunz Vogelgesang, pelletier (ténor)
Konrad Nachtigall, ferblantier (basse)
Sixtus Beckmesser, greffier municipal (basse)
Friz Kothner, boulanger (basse)
Balthasar Zorn, étameur (ténor)
Ulrich Eisslinger, épicier (ténor)
Augustin Moser, tailleur (ténor)
Hermann Ortel, savonnier (basse)
Hans Schwarz, bonnetier (basse)
Hans Foltz, chaudronnier (basse)
Walther von Stolzing, jeune chevalier de Franconie (ténor)
David, apprenti d'Hans Sachs (ténor)
Eva, fille de Pogner (soprano)
Magdalene, nourrice d'Eva (mezzo-soprano)
Un veilleur de nuit (basse)
Bourgeois et femmes de toutes les corporations, compagnons, apprentis, jeunes filles, peuple de Nuremberg

Acte I

À l'intérieur de l’église Sainte-Catherine.

Scène 1. Eva, fille du riche bourgeois Veit Pogner, et Magdalene, sa nourrice, assistent à la messe. Walther von Stolzing, jeune chevalier, lance des regards fougueux dans la direction d'Eva, qu'il a rencontrée la veille dans la maison de son père. Ils sont tombés éperduement amoureux l'un de l'autre. Walther apprend qu'elle est promise au gagnant du concours de chant qui se tiendra le lendemain. Malheureusement, Walther ignore tout de cet art.

Scène 2. David, jeune apprenti chez le poète et cordonnier Hans Sachs, prépare l'église pour la prochaine réunion des Maîtres Chanteurs. Magdalene, dont David est amoureux, lui promet monts et merveilles s'il apprend à Walther les règles des Maîtres. David, après une ode aux Maîtres, se lance dans une énumération des styles et des genres reconnus par la Guilde des chanteurs. David apprend à Walther qu'un Maître doit à partir de ces modes composer une nouvelle mélodie et des vers. Chaque erreur vis-à-vis de ces modes est sanctionnée par le marqueur. Un candidat ne peut faire que sept fautes.

Scène 3. L'assemblée se prépare, Beckmesser, greffier de la ville, presse Pogner de l'aider à obtenir la main de sa fille. Walther, quant à lui, fait part au père d'Eva de sa volonté de participer au concours. D'emblée Beckmesser s'en méfie.
Walther doit chanter devant l'assemblée qui l'autorisera ou non à participer au concours du lendemain. Beckmesser est désigné marqueur, et humilie Walther en l'arrêtant au beau milieu de son chant : il n'a plus la place sur son ardoise pour noter les erreurs du jeune chevalier.
Hans Sachs enjoint ses confrères à ne pas rejeter le chant sous prétexte qu'il n'est pas familier, et encourage Walther à poursuivre son ode. Mais le tumulte grandit, le chant est refusé car « sans grâce ».

Acte II

Une rue étroite, deux maisons sur la scène, celle de Pogner, l’autre de Sachs devant laquelle est planté un grand tilleul. Sereine nuit d’été, la nuit tombe progressivement.

Scène 1. Les apprentis célèbrent la nuit de la Saint-Jean et raillent l'application de David. Celui-ci apprend l’échec de Walter au concours à Magdalene, qui lui en fait le reproche. Il est alors appelé par Sachs.

Scène 2. Entre Eva avec son père ; elle lui demande si elle sera obligée de se marier avec le gagnant. Pogner lui rappelle qu’elle épousera « le Maître de son choix ». Magdalene entre et apprend l'échec de Walther à Eva, qui décide d’aller chercher conseil auprès de Sachs.

Scène 3. Hans Sachs, rêvant à l'étrange séduction du chant de Walther, regrette l'attitude des Maîtres.

Scène 4. Eva apparaît, invoque la longue amitié qui les lie, et Hans confirme que le jeune chevalier n'a aucune chance de gagner. Magdalene demande à Eva de rentrer et comprend à son humeur qu'elle est amoureuse. Il faut donc trouver un stratagème. Sachant que Bekmesser a décidé de chanter lui sa sérénade ce soir même, Eva convainc Magdalene de prendre sa place sur le balcon.

Scène 5. Walther apparaît au pied de la maison, Eva descend, et cachés dans le tilleul, elle explique son plan pour s'enfuir. Sachs entend la conversation, il sort et éclaire les deux amants. Ils ne savent que penser de son attitude.

Scène 6. Beckmesser apparaît dans la ruelle. Aussitôt qu'il commence à chanter sa sérénade, Sachs entonne à tue-tête une ode à Ève expulsée du paradis, tout en s'accompagnant de son marteau. Magdalene, dans les habits d'Eva, apparaît sur le balcon tandis que Beckmesser désespère de ne pouvoir chanter, et demande à Sachs d’arrêter de travailler. Celui-ci lui propose un marché, Sachs jouera le rôle du marqueur à l’aide du marteau, souliagnant ainsi les fautes de Beckmesser. Beckmesser fait tant de fautes que Sachs fini une paire de chaussure durant le chant.
Le bruit a éveillé tout le voisinage. David, saisissant une massue, s'ten prend violemment au luth de Beckmesser, déclanchant ainsi une petite émeute dans tout le quartier. Durant le tumulte, Sachs garde un œil sur les deux amants. Lorsque ceux-ci veulent s'enfuir, il pousse Eva dans les bras de son père, et accueille Walther dans son échoppe.

Acte III

Dans l'échoppe de Sachs.

Scène 1. David entre tandis que Sachs est abîmé dans la lecture d'un grand livre. Il lui demande pardon d'avoir pris part aux émeutes de la veille, mais Sachs semble l'ignorer. Le jeune apprenti se rappelle que c'est aujourd’hui la Saint-Jean, il chante donc son propre chant. Puis préoccupé par ses espoirs de mariage avec Magdalene, il en vient à se demander si son maître ne songerait pas à épouser Eva. Sachs l'envoie se préparer pour le concours, et décide d'aider Walther.

Scène 2. Walther apparaît dans l'échoppe, et dit à Sachs qu'il a fait un rêve merveilleux. Ceci enthousiasme Sachs, qui lui déclare que l'art se nourri des rêves, et l'enjoint de lui composer son chant à partir de ce rêve, lui-même écrivant les vers et corrigeant les fautes. Walther, guidé par Sachs, chante deux couplets tandis que Sachs souligne leur respect des règles des Maîtres.
Ils sortent se préparer pour le concours.

Scène 3. Beckmesser, voyant le magasin vide, se risque à entrer. Il remarque le chant laissé sur la table. Il pense immédiatement que ces vers sont la déclaration d'amour de Sachs à Eva, et met le chant dans sa poche. Sachs revenant dans son échoppe, se rend compte de la disparition du chant. Beckmesser le brandit tout en l'accusant de vouloir séduire Eva. Mais Sachs, sans nier que qu'il soit de sa main – puisqu'il écrivait sous la dictée de Walther –, lui dit qu’il peut le garder, et même le chanter s'il le souhaite, pourvu qu'il trouve le ton juste.

Scène 4. Eva apparaît prétextant une paire de souliers douloureux. Walther entre à son tour. Les deux amants n'ont d'yeux que l'un pour l'autre, et Walther improvise le troisième couplet de son chant. Devant la gêne d'Eva envers lui, Sachs affirme qu'il n’a jamais eu l'intention de jouer les rois Marke vis-à-vis de l'Isolde d'Eva et du Tristan de Walther ; Wagner inclut dans ce passage de nombreux leitmotive issus de Tristan et Isolde.

David et Magdalene paraissent. Sachs fais David compagnon cordonnier, et baptise le chant de Walther Die selige Morgentraumdeut-Weise (Le Chant radieux du rêve matinal). Ils se rendent sur le lieu du concours.
Une grande prairie. Les citoyens sont en fête. Des tribunes et des estrades sont joyeusement décorées.

Scène 5. Une grande procession des guildes a lieu avant que le concours ne commence. Sachs, acclamé par le peuple, chante un hymne, pour lequel Wagner repend des vers du Hans Sachs historique.

Beckmesser est appelé à chanter. Il n'a pas trouvé le ton juste, déforme les paroles et se ridiculise devant l'assemblée. Furieux, il s'en prends à Sachs, à qui il attribue le chant. Mais Sachs proteste et reconnaît qu’il aimerait être l'auteur de ce chant magnifique. Il annonce que l'auteur de chant va se faire connaître ; Walther s’approche alors et entonne son chant. Il est proclamé vainqueur et remporte ainsi la main d'Eva.
L'assemblée l'acclame ; Pogner bénit le jeune couple, et décide de conférer à Walther le titre de Maître. Mais le jeune chevalier refuse. Sachs, l'arrêtant, expose la réelle fonction des Maîtres, la sauvegarde de l'art « noble et allemand » du chant. Walther accepte finalement l'honneur. Allégresse générale.
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