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 Attila (Verdi, 1846)

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Bel Canto
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MessageSujet: Attila (Verdi, 1846)   Lun 8 Mar - 23:59

Attila est un opéra en un prologue et trois actes de Giuseppe Verdi, sur un livret de Temistocle Solera tiré de la tragédie de Zacharias Werner, Attila, König der Hunnen, et créé au Teatro la Fenice de Venise le 17 mars 1846.

Personnages

Attila, roi des Huns (basse) - Ezio, général romain (baryton) - Odabella, fille du seigneur d'Aquileia (soprano) - Foresto, chevalier aquiléen (ténor) - Uldino, jeune breton esclave d'Attila (ténor) - Leone, vieux romain (basse)

Argument

Prologue
À Aquileia, autour de la moitié du Ve siècle. Odabella, fille du seigneur de la ville, a perdu sa famille lors du pillage perpétré par Attila et entend se venger en le tuant (Santo di patria indefinito amor). Le général Ezio propose à Attila une alliance pour sauver l'Italie, mais Attila refuse.

Acte I
Les Huns sont aux portes de Rome, prêts à la piller. Odabella invoque l'image de son père et rejoignant son amant Foresto, l'informe de son plan de vengeance. Pendant ce temps, Attila rencontre le pape Leone venu le trouver avec toute la population de Rome et renonce au pillage.

Acte II
Attila offre un banquet en l'honneur d'Ezio qui propose à nouveau l'alliance. Odabella, entre temps, a appris que Foresto veut empoisonner le roi. Elle prévient Attila, non par pitié, mais pour avoir le privilège de le tuer. Attila pardonne Foresto, annonce son mariage avec Odabella qui vient de le sauver et proclame qu'il n'envahira pas Rome.

Acte III
Attila est arrêté par Odabella, Foresto et Ezio qui veulent le tuer. Le roi des Huns leur rappelle qu'il a épargné Rome, a concédé sa grâce à Foresto et est sur le point d'épouser Odabella, mais ses fautes éclipsent les faveurs qu'il a accordées. Odabella satisfait sa soif de vengeance en le tuant pendant que Huns et Romains s'affrontent.
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: Attila (Verdi, 1846)   Mar 9 Mar - 0:11

J'aime vraiment beaucoup cet opéra qui se situe dans la première partie des compositions de Verdi.
Dans la lignée des Nabucco, Ernani ou Macbeth, même s'il est moins connu ou joué, cet opéra allie airs de bravoure et soli d'envergure ... je ne l'ai vu qu'une fois sur scène et dans une très mauvaise mise en scène 'pseudo-moderne' gâchant largement le plaisir de la musique !
J'ai cet enregistrement que je vous recommande et que vient de ressortir EMI :



Je copie ici la critique de 'Classica' - J Rousseau car c'est vraiment ce que je pense de ce CD :
Lorsqu'il grave Attila de Verdi en 1989, R Muti règle la question de cet opéra. Grâce tout d'abord à Samuel Ramey qui, du héros verdien possède le format, le volume, la noirceur, avec ce brillant dans le timbre, mais aussi l'indispensable souplesse d'un rôle très belcantiste ; sa longue expérience scénique traverse aussi cette incarnation souveraine. Plus ardue encore est la partie d'Odabella, aux écarts coupants. Sans être la voix idéale, Struder est poussée à bout par Muti dans les scènes guerrières et apporte sa lumière propre dans les moments d'élégie. Si Foresto ne figure pas parmi les meilleurs emplois de Neil Shicoff et si Ezio laisse Giorgo Zancanaro assez indifférent, les voix répondent à chaque sommation du chef, qui capte l'attention dès le prélude, avec un geste altier, urgent et à une hauteur de vue qui effacent toutes les petits faiblesses de l'opéra - et il y en a.
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: Attila (Verdi, 1846)   Mar 9 Mar - 0:49

http://www.youtube.com/v/1cU_pXncZj0
(c'est cet extrait qui est proposé sur le 'choc' classica de ce mois)

http://www.youtube.com/v/snOJHvMy1EI  I love you  I love you  I love you
(un des morceaux souvent repris au répertoire des basses ou barytons-basses)

http://www.youtube.com/v/feeR6M-hDJY I love you  I love you  I love you


Dernière édition par Bel Canto le Mer 1 Mar - 21:19, édité 1 fois
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Attila (Verdi, 1846)   Mar 9 Mar - 9:10

Attila, roi des Huns...et des autres Hehe
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MessageSujet: Re: Attila (Verdi, 1846)   Lun 28 Juin - 21:25

Cet opéra est excellent, je l'ai vu à Bastille il y a plusieurs années et entends volontiers en CD la bonne interprétation de 1973 de Raimondi, Deutekom, Bergonzi, Milnes, tous excellents. L'acte 3 ne comporte que des airs magnifiques.
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calbo

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MessageSujet: Re: Attila (Verdi, 1846)   Mer 10 Aoû - 16:38

CDs





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Bel Canto
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MessageSujet: Re: Attila (Verdi, 1846)   Mer 1 Mar - 13:38



Sources : recherches personnelles, site 'Forum Opéra'  et livret du CD EMI "Attila" – Riccardo Muti – Scala

Attila (1846) se situe dans la première partie des opéras écrits par Verdi  : Nabucco  (1842) – Ernani (1844) – Jérusalem(1847) et est de la même veine : chœurs grandioses, solos de haute voltige et chants à plusieurs voix héroïques.  Les voix sont mises à l'honneur tandis que la dramaturgie est peu fouillée.  C'est avec Macbeth (1847) et Luisa Miller (1849) que Verdi va structurer ses œuvres de manière plus dramatique et donner à l'orchestre un rôle plus prépondérant… Rigoletto (1851), Trouvère (1853) et Traviata (1853) vont définitivement tourner Verdi vers un registre où intrigue dramatique et univers musical ne feront plus qu'un !  

L'œuvre de Verdi peut se diviser grosso modo en trois périodes, la première étant ce qu'il a nommé lui-même ses " années de galère ", qui commence avec Oberto en 1839 et se termine avec Stiffelio en 1850.
Galère, galère…c'est un peu vite dit…tout n'est pas rose dans la vie musicale du jeune Verdi, de sa vingt-sixième à sa trente-septième année, il y eut quelques fiascos (un giorno di regno ne tint qu'une soirée), beaucoup de travail (quatorze opéras en dix ans, c'est beaucoup, mais c'est bien moins que la moyenne de la production de Donizetti), mais aussi des succès (deux mois après sa création, Ernani est mis à l'affiche de plus de vingt théâtres), et même des triomphes (Nabucco). Pendant ces années, Verdi devient le plus connu des compositeurs italiens vivants, une figure de l'identité nationale, l'emblème du patriotisme et de l'aspiration à l'unité italienne.

Un certain doute subsiste sur la date à laquelle le musicien a manifesté pour la première fois son intérêt pour cet Attila.  Avril 1844 ou avril 1845, quelque soit la date retenue, tout commence par une lettre de Verdi à Piave.  … Ce premier projet n'aura pas de suite et Piave se consacrera au livret de I due Foscari d'après le drame de Byron.  Attila réapparaît lors d'une commande officielle de la "Présidence du Théâtre de la Fenice qui veut programmer pour le printemps 1846 tout à la fois un nouvel opéra de Verdi et une reprise d'Ernani dont le succès ne s'est jamais démenti.
Piave cède le pas à Solera qui est resté pour Verdi l'homme de Nabucco et des premiers succès milanais.  Solera ne terminera pas son ouvrage : nommé conseiller intime de la reine Isabelle d'Espagne,  il mettra tant de cœur à se nouvelles fonctions qu'il en oubliera les engagements pris auprès de Verdi.  C'est à Piave qu'il appartiendra de mettre la dernière main au livret.
… Malgré ces difficultés initiales, le livret d'Attila présente des qualités réelles : simplicité, découpage précis, personnages dessinés de main ferme. Toutefois, un certain manque d'unité apparaît dans le dessin d'ensemble, conséquence directe du changement de librettiste.
… Parmi les opéras des "années de galère", Attila mérite une place à part.  Opéra à sujet politique, il ne présente pas le caractère glorieusement patriotique du Nabucco ou des Lombards.  Le chœur, figure idéale du peuple n'y est pas aussi présent ; malgré son enthousiasme pour le texte de Werner (poète allemand, auteur du livret initial), il semble que Verdi ait un moment envisagé de se passer complètement d'un personnage collectif assez encombrant, dont il pensait avoir tiré, dans ses opéras précédents, tout le parti possible.  Dans Attila, le chœur n'est jamais qu'un témoin de l'action ; c'est tout normalement qu'il s'exprime de façon simple et homophonique.  Son utilité reste grande, mais elle n'est plus de même nature.  Dans la liste de protagonistes, il a perdu la première place qui revient à des personnages individualisés, tels Odabella, Attila ou Ezio.  De leur côté, ceux-ci présentent une vitalité et une énergie psychologique qui faisait entièrement défaut aux héros des tout premiers opéras verdiens. … L'œuvre marque un progrès technique certain sur celles qui l'ont précédée.  Verdi y continue une démarche qui l'éloigne définitivement du bel-canto à la Donizetti.  Arias moins ornés, plus courts et plus tendus, soumis à l'impératif de l'expression dramatique ; suppression des traits inutiles, à l'orchestre comme pour les voix ; le maître cherche sa fortune dans la simplicité.
… A la première représentation, Attila a été tièdement reçu, faux-semblant d'échec qui marquera au cours des temps de nombreuses premières verdiennes.  Dès la seconde représentation, le public a réagi avec passion, faisant au maître une conduite triomphale jusqu'à son hôtel, déchirant Venise endormie du son des fanfares, de la lueur des torches, de vivats et de chants enthousiastes.
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calbo

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MessageSujet: Re: Attila (Verdi, 1846)   Mer 1 Mar - 20:32

Bel Canto a écrit:
http://www.youtube.com/v/1cU_pXncZj0
(c'est cet extrait qui est proposé sur le 'choc' classica de ce mois)

http://www.youtube.com/v/snOJHvMy1EI  I love you  I love you  I love you
(un des morceaux souvent repris au répertoire des basses ou barytons-basses)

http://www.youtube.com/v/feeR6M-hDJY I love you  I love you  I love you

Les liens sont invalides Crying or Very sad . Dommage j'aurais volontiers réécouté les extraits
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: Attila (Verdi, 1846)   Mer 1 Mar - 21:18

Il y a encore beaucoup d'extraits accessibles sur YT mais ils ne sont pas tous de mêmes qualités !
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calbo

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MessageSujet: Re: Attila (Verdi, 1846)   Mer 1 Mar - 21:44

C'est sur que la prise de son est rarement bonne sur YT Wink
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MessageSujet: Re: Attila (Verdi, 1846)   

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