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 Le ballet

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Snoopy
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Date d'inscription : 10/08/2006

MessageSujet: Le ballet   Sam 14 Oct - 0:12

Le ballet est un genre dramatique dont l'action est figurée par des pantomimes et des danses.

Selon les époques, les pays et les courants, le spectacle chorégraphique peut intégrer de la musique, du chant, du texte, des décors, voire des machineries.

Comme l'opéra, il peut être organisé de deux manières, soit en une succession de « numéros » ou « entrées », soit « en continu ». La structure du ballet « à entrées » est la plus ancienne : des danses s'enchaînent les unes aux autres comme autant d'épisodes distincts.

Le ballet existe en tant que pièce autonome, mais peut aussi s'intercaler entre les scènes d'un opéra ou d'une pièce de théâtre, à titre de divertissement. Le ballet de cour français, à la fois instrumental et vocal, est contemporain des premiers essais de monodie dramatique à Florence (les « intermèdes », à la fin du XVIe siècle). C'est de la tradition du ballet de cour que sont issus les opéras-ballets et les comédies-ballets de Lully et Molière.

Le ballet intercalaire inséré dans un opéra devient ensuite une spécificité de l'art lyrique français. On peut le voir en assistant à des représentations des tragédies lyriques de Lully et Rameau. La réforme de Noverre (ballet d'action) et celle de Gluck conservent également cette pratique. Au XIXe siècle, le public français et italien s'attend toujours à voir un ou plusieurs épisodes dansés lorsqu'il se rend à l'opéra.

Le ballet moderne comprend une succession d'épisodes qui s'enchaînent de manière continue. Ce type de ballet se développe à la fin du XIXe siècle dans un cadre autonome. En effet, les conceptions wagnériennes rendent caduque la pratique du ballet intercalaire.

Au XXe siècle, le ballet peut être le lieu de toutes les expérimentations. Ainsi, le 29 mai 1913, Le Sacre du printemps d'Igor Stravinsky, sur une chorégraphie de Vaslav Nijinsky, provoque l'un des plus grands scandales de l'histoire de la musique et de la danse.

Le ballet moderne peut reposer cependant sur un langage plus classique (Maurice Ravel, La Valse, 1920), voire sur la stylisation d'un matériau plus ancien en reprenant alors les conceptions du ballet classique « à entrées » (Richard Strauss, suite de danses du Bourgeois gentilhomme ; Igor Stravinsky, Apollon musagète).

Héritière de la « belle danse » pratiquée en Europe occidentale depuis le XVIIe siècle, la danse classique a pour principes fondateurs l'« en dehors » et l'aplomb, la rigueur et la netteté. Sa technicité n'a cessé de se développer depuis l'Académie royale de Danse et son vocabulaire s'est enrichi sans cesse, toujours en français. Avec La Sylphide (1832), un grand tournant s'opère : l'idéal romantique submerge la scène et la danse devient aérienne, précise, élaborée, et essentiellement féminine. La danseuse est au centre de tous les ballets, les partenaires masculins servant davantage de « faire-valoir » et de « porteurs ». L'aplomb, le pas de deux et l'élévation en symbolisent les nouvelles qualités techniques. Le mot « classique » fait son apparition avec les Ballets russes (1910) et ne quittera plus la danse.

Depuis la fin du XVIIe siècle, le ballet est organisé de façon hiérarchique, eu égard à la qualité technique et à l'ancienneté du danseur dans la troupe. Chacun y tient un rang déterminé, une fonction particulière.
Maître de ballet : directeur de la troupe des danseurs, chargé de la chorégraphie, des répétitions, de l'organisation de la troupe, parfois même de la musique des ballets. Cette fonction a considérablement changé puisque, de nos jours, le terme ne désigne plus que le répétiteur quotidien, le reste du travail étant souvent confié à un « directeur artistique ».

Danseur (danseuse) étoile : titre suprême accordé aux meilleurs premiers danseurs de l'Opéra de Paris depuis 1938.

Premier danseur, première danseuse : rôles de soliste. Au XVIIIe siècle, on distingue les premiers danseurs « nobles », « demi-caractère » et « comiques » (voir Ballet d'action).

Coryphée : terme grec désignant le chef des chœurs. Danseur ou danseuse du corps de ballet, auquel on confie momentanément un rôle de soliste, puis qui rentre dans les rangs du chœur.

Danseur figurant : membre du corps de ballet, n'ayant aucun rôle de soliste, mais qui met en valeur celui-ci.

Danseur surnuméraire : danseur en surnombre, c'est-à-dire qui n'est pas encore figurant titularisé.

Quadrille : ensemble de huit ou seize danseurs figurants.
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