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 Jesus de Monasterio (1836-1903)

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joachim
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MessageSujet: Jesus de Monasterio (1836-1903)   Sam 4 Nov - 20:24

Jesús de Monasterio y Agüeros (Potes (Cantabrie), 21 mars 1836 - Casar de Periedo (Cabezón de la Sal - Cantabrie), 28 septembre 1903) est un violoniste et compositeur espagnol. Un des deux conservatoires de Santander, Cantabrie porte son nom (l'autre porte le nom de Ataúlfo Argenta).

À côté de Pablo de Sarasate, il est un des plus importants représentants de l'école violonistique espagnole.

Fils de Jacinto de Monasterio, un amateur enthousiaste de musique, une passion pour la musique est née chez lui, quand il avait seulement quatre ans : un jour que son père jouait du violon, il a vu que son garçon était plein de larmes et, lui en demandant la cause, il a répondu qu'il pleurait la musique. Après cela, il ne voulut pas s'opposer à une vocation si décidée, et aussitôt il rencontra l'organiste de la cathédrale de Palencia, et plus tard il eut un autre professeur, Ortega qui, en plus du solfège, lui apprit le violon.

Déplacé à Madrid, alors qu'il n'avait que sept ans, il fut présenté à Espartero, qui était alors régent du Royaume, et qui fut tellement enchanté qu'il lui donna un violon de l'infant Francisco et lui assigna une pension modeste. Il a ensuite reçu des leçons des maîtres les plus distingués de Madrid, et a bientôt visité les principales villes de l'Espagne, applaudit avec enthousiasme alors qui n'avait que neuf ans.

Quand son père est mort en 1845, il a dû retourner dans sa ville natale, où il aurait ensuite probablement vécu il dans l'obscurité, mais Basilio de Montoya, un ami de son père et homme de culture, ainsi qu'une personne de grand cœur et qui, comprenant le brillant avenir qui était réservé à cet enfant, l'emmena à Bruxelles, et dans le conservatoire de cette ville il étudia le violon avec Bériot, l' harmonie avec Lemmens, et le contrepoint avec Fétis, ainsi que les conseils de Gevaert. Il y écrit un Nocturno en 1852, dédicacé à sa mère, Isabel de Agüeros.
Puis il a entrepris une brillante carrière de virtuose en Europe avant de revenir s'installer en Espagne pour enseigner et animer la vie musicale. À Madrid il a été: directeur du Conservatoire National de Musique, musicien de la Chapelle royale de Madrid et académicien fondateur de la Section de Musique à la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando. Comme enseignant, il a formé la majeure partie des violonistes espagnols actifs au début du xxe siècle. A 33 ans, il épouse Casilda de Ràbado avec laquelle il aura deux filles, Antonia et Isabel.

Il a participé au courant musical espagnol appelé alhambrismo qui faisait la synthèse entre la musique populaire et une musique néo-arabe. Son action a été fondamentale pour l'introduction des œuvres de Wagner dans la vie musicale espagnole. Il a été un des plus importants diffuseurs de la musique de chambre. Avec le pianiste Juan María Guelbenzu, il a fondé en 1863 la Sociedad de cuartetos de Madrid. En 1866, avec Barbieri et Gaztambide, il a fondé la Sociedad de Conciertos de Madrid, orchestre essentiel pour la musique en Espagne, avec lequel il s'est consacré à la promotion de la musique symphonique allemande, et spécialement des symphonies de Ludwig van Beethoven.
En 1880, il était également directeur de la Société des professeurs de Barcelone.

Dans ses dernières années, il a consacré tout son temps à l'enseignement de la musique, jetant les bases de l'école de violon espagnole. En 1887, il a créé au Conservatoire de Madrid la classe de Perfectionnement de Violon et de Musique Instrumentale de Chambre, en laissant sa place dans la classe de violon. À cette classe n'avaient accès que les élèves qui avaient obtenu des premiers ou seconds prix de violon dans les concours publics de l'École de Musique, les lauréats des concours des autres pays, ou ceux qui réussissaient à l'examen de sélection pour entrer dans cette classe. Dans la liste de ceux qui ont suivi cette classe, on peut citer Manuel Pérez, Manuel Pardo, Julio Casares, Juan Antonio Espino, Pedro Urrutia, Eduardo Fernández Murrió, Francisco Torres, Teodoro Ballo, Enrique Fernández Arbós, Andrés Goñi, Julia Rogel, Andrés Gaos o Julio Francés, parmi les violonistes, ou Juan Ruiz Casaux et Pablo Casals, parmi les violoncellistes.
En 1894, il a succédé à Arrieta en tant que directeur du Conservatoire, qu'il a développé jusqu'en 1897. Il était membre et président de la section de musique de l'Academia de San Fernando et conseiller de l'instruction publique, etc.


Comme compositeur, il a écrit des œuvres destinées fondamentalement au violon. Parmi celles-ci:

Fantasía original española (1853), pour violon et orchestre.
Adiós a la Alhambra (1855), pour violon et piano, appartenant au mouvement alhambriste, pièce de virtuosité violonistique pour les salons, avec une belle ligne mélodique. Il en a tiré également une version orchestrale.
Grande Fantaisie Nationale (1855), pour violon et orchestre.
Concerto en si mineur pour violon et orchestre (1859; 2e version en 1880), œuvre écrite avec une bonne technique (violonistique surtout, car l'orchestre tient un rôle secondaire), avec une structure similaire à celle du Concerto pour violon de Mendelssohn et qui est le seul concerto pour violon écrit en Espagne à cette époque, et également dans tout le siècle. Il est dans la ligne des concertos romantiques de violon que composaient les grands virtuoses de ce temps, comme Henri Vieuxtemps ou Henryk Wieniawski, avec une partie de violon soliste d'une grande virtuosité.
Marcha fúnebre y triunfal (1864).
Scherzo fantástico, composé à Madrid en novembre 1865, corrigé à Potes en septembre 1866, et créé le 15 mars 1868 par la Sociedad de Conciertos de Madrid, sous la direction de Barbieri. Selon la Revista y Gaceta Musical (23 mars 1868), le Scherzo «a produit une vive sensation dans le public, qui a fait bisser la pièce, réclamant l'auteur par des applaudissements nourris et prolongés» et pour Peña y Goñi, «il a toute la saveur d'une pièce classique imprégnée d'une saveur moderne, car il faut dire, à l'honneur de cet artiste, qu'il ne connaît aucun exclusivisme esthétique et qu'il adore la beauté où qu'il puisse la trouver».
Mélodie pour orchestre (1872).
Mélodie pour violon ou violoncelle et piano (1874), dédiée à son ami Victor de Mirecki.
Estudio de concierto en si bémol (1875), pour harpe, hautbois, clarinette, trompette et orchestre à cordes.
Sierra Morena (1877), pour violon et orchestre.
Veinte estudios artísticos de concierto, pour lesquelles, le 21 octobre 1878, il reçoit, à l'Exposition universelle de 1878 de Paris, la Médaille d'argent dans la catégorie "Organisation et matériel d'enseignement supérieur".
Andantino expresivo (1881), pour orchestre à cordes.
Andante religioso, pour orchestre à cordes.



Catalogue complet par catégories


Orchestre

Adiós a la Alhambra op 12 (1855)
Andante Melódico
Marcha Fúnebre y Triumfal (1864)
Scherzo Fantástico (1865, rev, 1866)
Andante Religioso (1872)
Estudio de concierto en si bemol (1874)
Melodía para orquesta en sol menor (1876)
Andantino expresivo (1881)


Violon et orchestre

Fantasía original española (Fantasía característica española) (1853, revisé en 1881)
Adiós a la Alhambra. Cantiga morisca para violín y orquesta (1855)
Grande Fantasie Nationale sur des Airs Populaires Espagnoles pour violin avec accompagnement d’Orchestre ou de Piano (1855)
Concierto para violín y orquesta en si menor (1859, rev. 1880)


Violon et piano

Nocturno (1852, revised 1874)
Adiós a la Alhambra op 12 (1855)
Adieu. Romance sans paroles, pour violón avec accompagnement de piano op 12 (1855)
Grande Fantasie Nationale sur des Airs Populaires Espagnoles pour violin avec accompagnement d’Orchestre ou de Piano (1855)
Pequeña fantasía de de salón para Violín con acompañamiento de Piano op 24 (1860)
Fiebre de amor (1867)
Melodía para violín o violonchelo y piano (1874)
Sierra Morena. Serenada para violín con acompañamiento de piano (1877-1883, revisé en 1894)


Piano solo

La violeta (1849)
Tristeza. Romanza sin palabras para piano (1861, rev. 1893)
Scherzo fantástico (4 hands) (1875)
Adiós a la Alhambra (1897)


Oeuvres religieuses

Ave verum corpus. Motete a tres voces
Salve a 4 voces con acompañamiento de órgano (o piano) op. 30
salve a 4 voces con acompañamiento de orquesta op. 30
Plegaria a la Santísima Cruz (1872)
Véante mis ojos (1882)
Requiescat in pace (1882)
Álbum de la S.A.R. la Srma. Sra. Infanta Dª. Isabel de Borbón (1883)
O vos omnes (1883)
Cántico a la Santísima Virgen a dos voces con acompañamiento de órgano o piano (1884)
Plegaria a 4 voces solas. (1886)
O sacrum Convivium, Motete al Santísimo Sacramento para tenor con acompañamiento de órgano (1897)
Invitatio Christum Regem saeculorum (1903)


Oeuvres vocales profanes

Le retour des Matelots (1855)
El regreso a la patria (1860)
Amor de madre (1870)


Voix et piano

La violette et le camélia (1855)
Las dos hermanas. dúo para canto op 16 (1857)
Acuérdate de Mí (1857)
El cautivo (1860)
El trueque (1861)
Salve para tiple y contralto (1863)
El cristiano moribundo (1867)
Desconsuelo de una madre (1867)
Sí, recuerdo (1868)


Travaux didactiques

Veinte estudios artísticos de concierto (1878)




https://www.youtube.com/watch?v=Xz2JttfCROA


Adios a la Alhambra

https://www.youtube.com/watch?v=-Rqi40FXUV0
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