Forum sur la musique classique
 
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 Jean-Sébastien Bach (1685-1750)

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Snoopy
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MessageSujet: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Mar 15 Aoû - 14:31

Jean-Sébastien Bach (Johann Sebastian Bach en allemand) était un compositeur et organiste allemand, (21 mars 1685, à Eisenach - 28 juillet 1750, à Leipzig)

Compositeur de l'époque baroque dont il symbolise et personnifie l'apogée, il eut une influence majeure et durable dans le développement de la musique occidentale ; les plus grands compositeurs, tels que Mozart et Beethoven, reconnurent en lui un maître insurpassable.

Son œuvre est remarquable en tous points : par sa rigueur et sa richesse harmonique, mélodique ou contrapuntique, sa perfection formelle, sa maîtrise technique, sa pédagogie, la hauteur de son inspiration et le nombre de ses compositions. Elle échappe à la gradation traditionnelle avec la formation, la période de maturité puis le déclin : la qualité des œuvres de jeunesse égale celle des compositions plus tardives.

Bach naît le 21 mars 1685 dans une famille de musiciens exerçant depuis plusieurs générations comme musiciens de cour, de ville ou d'église dans la région de Thuringe (Allemagne). Il se situe à la cinquième génération depuis le premier ancêtre connu, un certain Veit Bach qui serait venu au XVIe siècle de Hongrie, meunier et musicien amateur. À sa naissance, les Bach qui pratiquent la musique sont plusieurs dizaines ; il s'agit de la plus importante famille de musiciens connue dans toute l'histoire de la musique occidentale.

La date du 21 mars est celle du calendrier julien alors en usage à Eisenach, la date selon le calendrier grégorien serait le 31 mars (c'est la date grégorienne qui est retenue pour son décès à Leipzig). Il est le dernier des huit enfants de Johann Ambrosius Bach (1645-1695), musicien de ville et trompettiste de cour, et de son épouse Elisabeth née Lämmerhirt. Il est baptisé dans la confession luthérienne dès le 23 mars à l'église Saint-Georges (Georgenkirche).

Son enfance se passe à Eisenach ; il reçoit sa première éducation musicale de son père Johann Ambrosius Bach, violoniste de talent. Il est aussi initié à la musique religieuse et à l'orgue par un cousin de son père, Johann Christoph Bach qui est l'organiste de l'église Saint Georges. Il fréquente, à partir de ses huit ans, l'école de latin des dominicains d'Eisenach.

Sa mère meurt le 3 mai 1694. Le 27 novembre suivant, son père se remarie avec une veuve, Barbara Margaretha Bartholomäi née Keul, mais il décède aussi quelques semaines plus tard, le 20 février 1695. À l'âge de dix ans, ayant ainsi perdu sa mère puis son père, il est recueilli par son frère aîné qui en a 24, Johann Christoph, élève de Johann Pachelbel et organiste à Ohrdruf. Dans cette ville, Jean-Sébastien fréquente le lycée, acquérant une culture plus approfondie que ses aïeux ; il y a pour camarades de classe l'un de ses cousins, Johann Ernst Bach et un ami fidèle, Georg Erdmann. Johann Christoph poursuit son éducation musicale et le forme aux instruments à clavier. Jean-Sébastien se montre très doué pour la musique et participe aux revenus de la famille en tant que choriste. Il aime à recopier et étudier les œuvres des compositeurs auxquelles il peut accéder, parfois même contre la volonté de son aîné.

Le 19 janvier 1700, Georg Erdmann quitte Ohrdruf pour Lunebourg ; Jean-Sébastien Bach le rejoint dès le 15 mars suivant : le désir de retrouver son ami et d'alléger la charge de son entretien par l'aîné, qui est marié et père de famille, le décident probablement à ce changement décisif.

Les ressources de son frère, qui était déjà marié et chef de famille sont limitées : vers 1700, Jean-Sébastien parvint à se faire admettre dans une manécanterie (la Michaelisschule) à Lunebourg, ville située à 200 km vers le nord et qu'il rejoignit à pied en compagnie d'un camarade. Outre la musique, il y apprit aussi la rhétorique, le latin, le grec et le français. Il fit la connaissance de Georg Böhm, musicien de la Johanniskirche et élève du grand organiste de Hambourg Johann Adam Reinken. Celui-ci l'initia au style musical de l'Allemagne du nord. Il côtoyait aussi à Lunebourg des musiciens français émigrés, notamment Thomas de la Selle, élève de Lully : c'était l'approche d'une autre tradition musicale ; il recopia intégralement l'œuvre d'orgue de Nicolas de Grigny, et entama peut-être une correspondance avec François Couperin.

C'est surtout seul qu'il analysa avec rigueur les partitions des musiciens connus. Sa passion et sa curiosité étaient telles qu'il n'hésitait pas à faire des dizaines de kilomètres à pied pour aller écouter des musiciens, tels Böhm, Reinken et Lübeck, et même plusieurs centaines pour le grand Buxtehude.

En 1703, il devint organiste à Arnstadt. Il se fit rapidement une réputation de virtuose et d'improvisateur de musique.

De 1707 à 1708, il était organiste à Mühlhausen. Il y écrivit sa première cantate, prélude à une œuvre liturgique monumentale à laquelle se rajoutera l'œuvre pour orgue, témoins les plus révélateurs du génie, de la profondeur et de la beauté pure dont Bach s'est fait le plus grand interprète de tous les temps. Il composera sa vie durant des cantates pour cinq années complètes de cycle liturgique, soit plus de trois cents. Plusieurs dizaines de ses compositions sont perdues, dont une grande partie date de cette période. C'est aussi dans cette ville qu'il épouse sa cousine Maria Barbara dont il admirait le teint de soprano. Il doit se battre pour constituer une dot convenable et pour donner à sa femme une place dans les représentations (les femmes n'étant pas admises à la tribune d'honneur jusqu'au XIXe siècle).

De 1708 à 1717, organiste et premier violon solo à la chapelle du duc de Weimar, il disposait de l'orgue mais aussi de l'ensemble instrumental et vocal du duc. Cette période vit la création de la plupart de ses œuvres pour orgue, de ses cantates, de ses pièces pour clavecin inspirées des grands maîtres italiens. Mais il voulait quitter cette ville où il s'ennuyait. le Duc de Weimar apprit la nouvelle et l'emprisonna. Il fallut que le Prince Léopold d'Anhalt-Coethen vienne le libérer pour le nommer musicien de chapelle à sa cour de Coethen.

De 1717 à 1723, il est maître de chapelle à la cour du prince Léopold de Anhalt-Cöthen. Le prince est musicien, attentionné et calviniste. Cette période heureuse de la maturité est propice à l'écriture de ses plus grandes œuvres instrumentales pour luth, flûte, violon (Sonates et partitas pour violon solo), clavecin (premier livre du « Clavecin Bien Tempéré »), violoncelle (Suites pour violoncelle seul), et les Six concerti brandebourgeois. Cette cour lui offre tout le confort pécuniaire et amical désiré. Mais un événement va faire basculer la vie de Bach : la mort de sa femme Maria Barbara. Il en est d'autant plus bouleversé qu'il n'apprend la mort et l'enterrement de Maria Barbara qu'à son retour de Dresde. Il songe ainsi à quitter cet endroit empli de souvenirs et trois motifs vont provoquer son départ : il ne pouvait composer de musique sacrée dans une cour calviniste, ce qui lui manque énormément, la deuxième femme du Duc semble être une "amusa" et Leipzig, où le poste de Cantor est vacant, lui permet une plus grande renommée en Saint Empire mais aussi en Pologne et en France (le duc de Saxe est roi de Pologne et a fréquenté la cour de Versailles avec laquelle il garde de bonnes relations). Il obtient le poste de Cantor et compose la Passion selon Saint Jean, première œuvre à venir, avec ardeur à Cöthen.

De 1723 à 1750, soit plus de vingt-cinq ans à Leipzig, Bach succède à Johann Kuhnau, comme cantor de l'église luthérienne saint Thomas. Il s'y installe avec sa deuxième femme Anna Magdalena, fille d'un grand musicien et choriste de la cour de Coethen qu'il a épousée à Coethen. Il enseigne la musique, le catéchisme et le latin dans les deux écoles ecclésiastiques de la ville : St Thomas pour les "pauvres" et St Nicolas pour les "riches", mais doit aussi fournir de très nombreuses partitions pour les églises, une cantate pour chaque dimanche et jour de fête. Il n'y a qu'une seule répétition pour les Cantates, mais le Cantor bénéficie de solistes instrumentaux brillants (les trompettistes) ou d'excellent niveau, solistes de passage et étudiants du Collegium Musicum. Les choeurs, dont on ne connait pas l'effectif exact, sont apparemment capables de chanter des parties difficiles. Bach se heurte souvent à la jalousie de ses confrères qui forcent notamment les élèves à boycotter ses leçons de musique. Il mène une vie riche en connaissances, constituant une bibliothèque spécialisée en bibliologie, théologie et mystique. Sa femme l'aide beaucoup dans sa fonction de Cantor en recopiant toutes ses partitions. Sa fonction de Director Musices lui permet d'assister à des réunions musicales organisées au Café Zimmermann pour des bourgeois amateurs de musique et de participer aux débats à l'Université. Il ne manque pas une occasion d'aller à l'opéra de Dresde où son fils est organiste. C'est à Leipzig qu'il compose la majorité de ses œuvres sacrées. Il écrit plus de 200 cantates à ce poste, dont il reste 126. A Leipzig, il écrit également les chefs-d'oeuvre que sont la Klavier-Uebung, le 2ème livre du Clavier bien tempéré, l'Offrande Musicale, l'Art de la Fugue, laissé légèrement inachevé, un colossal corpus pour orgue, mais également 4 Passions (dont une à deux choeurs, la célèbre Matthäus-Passion), un Magnificat, 3 oratorios, et son Testament musical, écrit de 1723 à 1749: la Grande Messe en si mineur.

Avec Jean-Sébastien, la musique baroque atteint à la fois son apogée et son aboutissement. Dès sa disparition, le musicien génial est quasiment oublié parce que passé de mode, comme le contrepoint qu'il a porté à une perfection inégalée.

Les fils qu'il a formés Wilhelm Friedemann, Carl Philipp Emanuel, Johann Christoph Friedrich, Johann Christian vont suivre des chemins différents que Bach avait déjà devinés en disant « Carl Philipp Emmanuel est comme le bleu de Prusse, il sera connu mais s'évaporera vite. Seul Wilhelm Friedeman réussira à percer durablement même s'il mettra du temps avant de réussir ». Se basant sur l'excellente éducation musicale inculquée par leur père, les quatre fils se lanceront vite sur la voie du courant pré-classique qui prend alors le pas sur le Baroque.

Wolfgang Amadeus Mozart lui-même ne faisait pas exception, jusqu'au jour où le baron Van Swieten, un passionné de musique baroque qui possédait une bibliothèque musicale très riche, lui fit découvrir avec enthousiasme une partie de l'œuvre de Bach et les Oratorios de Handel. Mozart réussit à assimiler cet immense héritage, sa manière de composer fut changée en quelque chose, comme enrichie, sans qu'il ait eu besoin pour cela de renoncer à son style personnel : on pense notamment à son Requiem, à la symphonie « Jupiter », dont le quatrième mouvement est une fugue à cinq voix écrite en contrepoint renversable, à certains passages de La Flûte enchantée, etc.

Ludwig van Beethoven connaissait très bien l'œuvre pour clavecin de Bach et, jeune, il en jouait une grande partie par cœur. Il a pris exemple sur les Variations Goldberg pour composer ses Variations pour piano. Vers la fin de sa vie, Beethoven étudia aussi la grande Messe en si mineur du Cantor de Leipzig. Ainsi, Beethoven s'inspirera de l'art du contrepoint de Bach pour composer sa Missa Solemnis, œuvre dont il parlait comme étant « sa plus grande ».

Ce n'est qu'en 1829 que Mendelssohn, l'un des successeurs de Bach à Saint Thomas de Leipzig, fit rejouer la Passion selon Saint Matthieu à l'Église Saint Thomas. Il permit ainsi à beaucoup de gens de redécouvrir, au XIXe siècle, le génie du compositeur oublié. Les romantiques, d'abord allemands, ont alors repris cet héritage, en l'adaptant aux goûts du XIXe siècle, et particulièrement Brahms à Vienne.

Depuis, son œuvre, insensible à l'évolution des goûts, reste la référence incontournable et inégalée de l'ensemble de la musique occidentale. Il semble même que l'enthousiasme gagne l'Asie, et particulièrement le Japon. Dans les années 1930 à Leipzig, une nouvelle approche de la lecture des œuvres de Bach va être initiée par Karl Straube avec des effectifs instrumentaux et choraux moins imposants que ceux des interprétations du XIXe siècle ; Straube va aussi jouer les œuvres dites théoriques comme L'art de la fugue (avec orchestre toutefois). L'aboutissement de ce « renouveau baroque » se retrouvera à partir des années 1950, avec des interprètes tels que Gustav Leonhardt et ses nombreux disciples, ou Nikolaus Harnoncourt. Gustav Leonhardt et Nikolaus Harnoncourt seront les premiers à enregistrer l'intégrale des cantates. On se doit également de citer John Eliot Gardiner, qui est depuis les années 70 à la tête du Monteverdi Choir et des English Baroque Soloists qu'il a créés. Il a réalisé en 2000 à l'occasion du 250e anniversaire de la mort de Bach une première mondiale : l'interprétation en concerts à travers le monde de l'intégralité des cantates sacrées (plus de 200 subsistent) au cours de l'année. Un des personnages les plus importants actuellement est bien sûr aussi Philippe Herreweghe, qui dirige l'orchestre de La Chapelle Royale et le Collegium Vocale à Gand. Harnoncourt, Leonhardt, Gardiner et Herreweghe sont parmi les chefs les plus appréciés pour la musique du Cantor de Leipzig, tant par la précision et la virtuosité technique que par richesse de l'interprétation et leur expressivité.

Glenn Gould révélera également tout le génie de Bach en mettant l'accent sur la sensibilité , ainsi que sur la rythmique, grâce à ses interprétations au piano. Glenn Gould arrivera à l'apogée de son alchimie musicale dans le deuxième enregistrement des Variations Goldberg en 1981.

Cette musique, même mal interprétée, revisitée (Jacques Loussier ou Wendy Carlos), transposée d'un instrument à un autre, voire adaptée en rythme de jazz, garde ses propriétés esthétiques, comme si la richesse de sa structure rendait le reste accessoire.

Marcel Dupré jouait l'œuvre intégrale de Bach pour orgue par cœur, de même que Helmut Walcha, le grand organiste allemand qui, aveugle dès son adolescence, l'apprit par une écoute attentive.

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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Ven 25 Mai - 21:04

Issac Stern - Bach - Concerto pour violon No 1

http://www.dailymotion.com/video/xvnhn_bach-concerto-violon-1-isaac-stern

Coco
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Sam 26 Mai - 3:30

Snoopy a écrit:
Glenn Gould révélera également tout le génie de Bach en mettant l'accent sur la sensibilité


Là les bras m'en tombent, je vais apoplexire, je trouve Gould d'une froideur dans Bach incroyable, voire maniéré au possible. et comme dit plus bas, il représente pour moi cette adaptation de la musique de Bach à n'importe quelle sauce et qui "fonctionne" quand même. Joué comme à la machine à écrire (Gould) ou à l'harmonica on reste séduit.


Citation :
Cette musique, même mal interprétée, revisitée (Jacques Loussier ou Wendy Carlos), transposée d'un instrument à un autre, voire adaptée en rythme de jazz, garde ses propriétés esthétiques, comme si la richesse de sa structure rendait le reste accessoire.

Oui, pour Vivaldi et un peu Mozart c'est aussi le cas, l'orgue Bontempi réussit à rendre hommage à Bach. Laughing
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Sam 26 Mai - 10:22

vartan a écrit:
Snoopy a écrit:
Glenn Gould révélera également tout le génie de Bach en mettant l'accent sur la sensibilité


Je te rassure, c'est pas moi qui le dit mais Wikipédia... Wink
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Sam 26 Mai - 10:47

Oui bien sûr, mais on peut avoir un autre avis.

Et puis il y a beaucoup de gens aux goûts tout à fait sûrs qui en raffolent. Personnellement j'aime bien Scherchen dans Vivaldi, on peut aimer Gould dans Bach c'est franchement moins pervers au bout du compte.
Mais c'est surtout ce qualificatif de "sensibilité" qui me fait avaler mon chapeau. Qu'il ait un point de vue rectiligne et carré dans Bach, oui, mais dire qu'il tire Bach vers la "sensibilité" je trouve ça comique.
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MessageSujet: Jean Sébastien Bach   Sam 26 Mai - 15:20

Je ne prétends pas avoir le goût trés sûr, mais j'adore JS BACH joué par Glenn GOULD, dois-je mettre mon armure pour parer aux attaques ?

Les goûts et les couleurs sont différents, heureusement d'ailleurs, le monde trouverait encore moyen de se bagarrer, ainsi va le MONDE
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Sam 26 Mai - 15:30

Ludwig a écrit:
Je ne prétends pas avoir le goût trés sûr, mais j'adore JS BACH joué par Glenn GOULD, dois-je mettre mon armure pour parer aux attaques ?

Sûrement pas Ludwig, il n'y a rien de plus incertain que le goût Laughing

D'ailleurs si je chope le premier qui a dit cette ânerie ... d'un goût douteux Laughing Laughing Laughing

Ceci dit je n'adore pas Gould non plus. J'avais un pote prof de piano qui ne jurait que par Bach et que Par Gould et qui devait probablement harceler tous ses élèves pour qu'ils deviennent des clônes gouldiens un jour.

Mais c'est vrai que je n'ai jamais écouté un CD en entier alors je m'accorde le droit de changer d'avis.

Sais pas pourquoi, je préfère nettement Bach au violon ou violoncelle. Définitivement pas pianistique pour moi cette musique.

Coco
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MessageSujet: Jean Sébastien BACH   Sam 26 Mai - 16:33

J'ai seulement répondu à VARTAN, mais il n'était pas question de moi, mais chaque fois que l'on parle de Gould, je prends sa défense, une vieille histoire, j'ai toujours eu cette manie de défendre ceux qui sont attaqués (dirai-je), mais sans m'énerver bien sûr, car je comprends que chacun ait ses propres ressentis.

Je suis comme toi, je préfère Bach dans ses concertos, qu'ils soient pour violon ou pour piano (j'ai ces derniers d'ailleurs par Gould) et je n'ai pas encore écouté ceux du coffret, j'ai un mal fou à me diriger dans les coffrets des intégrales BACH et MOZART, habituée que je suis aux n° d'opus.

D'ailleurs je me dirige bien dans le coffret de Haydn qui lui utilise aussi les opus.

Tu sais je plaisantais en ce qui concerne l'armure, c'est pour apporter un peu grain de fantaisie dans ma morosité du jour.

C'est peut-être cette régularité presque mathématique de Bach dans ses oeuvres pour piano qui fait que tu préfères les concertos.

Il m'arrive parfois d'écouter ses fugues et ses préludes toute une soirée dans mon lit, il y a une telle régularité, je n'attends rien, je n'ai aucune surprise si tu veux, comme j'en ai avec Beethoven, avec qui je passe de la tempête à l'adagio le plus triste et le plus doux.

Bon j'ai débité mes sottises de mélomane, je ne peux pas vous suivre dans vos explications de musiciens avertis que vous êtes
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Sam 26 Mai - 20:47

En tout cas pour ceux qui aiment, j'ai vu chez mon disquaire aujourd'hui l'intégrales des Bach de Glenn Gould en 12 CD pour 30 € !!!
Il ne faut pas s'en priver à ce prix là.
Je ne sais plus par quel label, mais ça doit être facile à trouver sur Amazon.

Pour le goût, quand je dis qu'il est "bon", je fais plus référence à la capacité que quelqu'un peut avoir à étayer et comparer ce qu'il aime et pourquoi et à le communiquer. On peut aimer ce qu'on veut, on ne se trompe jamais par rapport à son goût c'est sûr.

Pour Bach, c'est peu "pianistique" au sens du piano romantique c'est sûr, ça cherche à mettre en valeur un art contrapuntique et pas les capacités de timbre de cet instrument.

Mais alors allons voir du côté du clavecin, et on n'est pas déçu ici. Les variations Goldberg par Hantaï (son deuxième enregistrement) ou Scott Ross qui a la réputation d'avoir fait un superbe travail dans Bach (moi j'ai moins aimé mais je ne l'ai entendu qu'une fois il y a plus de dix ans).
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Sam 26 Mai - 20:49

Ludwig a écrit:
Je ne prétends pas avoir le goût trés sûr, mais j'adore JS BACH joué par Glenn GOULD, dois-je mettre mon armure pour parer aux attaques ?

En garde Ludwig ! Very Happy

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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Sam 26 Mai - 21:14

Snoopy a écrit:
... Glenn Gould révélera également tout le génie de Bach en mettant l'accent sur la sensibilité , ainsi que sur la rythmique, grâce à ses interprétations au piano. Glenn Gould arrivera à l'apogée de son alchimie musicale dans le deuxième enregistrement des Variations Goldberg en 1981.
C'est parfois un peu déjanté, Wikipedia... Les pro-Gould et anti-Gould doivent se partager le "champ de bataille" à égalité et c'est pas demain que ça changera. Perso, je préfère Bach au clavecin qu'au piano car j'adore le son du clavecin lorsqu'il est bien enregistré. Le piano, je le préfère dans des oeuvres plus modernes et, en tout état de cause, écrites pour cet instrument. Quant au son du cor le soir au fond du bois, j'vous dis pas... Sleep Sleep
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Sam 26 Mai - 21:20

robert45 a écrit:
Quant au son du cor le soir au fond du bois, j'vous dis pas... Sleep Sleep

T'as quelle version ? Very Happy
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MessageSujet: Jean Sébastien BACH   Sam 26 Mai - 21:25

Non Vartan, je ne suis pas combattive du tout, la seule chose qui compte pour moi, c'est de pouvoir servir Beethoven dans mes engagements vis à vis de mon Association , jusq'au bout de ma vie.

Je te remercie pour les renseignements que tu as fournis concernant l'intégrale de BACH par Glenn GOULD
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Dim 27 Mai - 0:00

Wink
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MessageSujet: JS BACH   Dim 27 Mai - 0:04

Very Happy Rolling Eyes Very Happy Rolling Eyes Very Happy Rolling Eyes
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Jean

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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Dim 27 Mai - 11:10

Je ne prétends pas apporté des arguments pour ou contre Gould ou pour ou contre le piano dans JS Bach...d'autant plus que j'aime Gould...et Richter ou Parahia ou Fazil Say ...et bien d'autres mais aussi Hantai, Blandine Verlet...,(sans oublier (pour les Golberg) la version pour orgue et plus encore celle pour trio à cordes) sans avoir aucun argument qui justifie mes "amours" peut être contradictoires!?
Certes personne ne peut prétendre que Bach pensait au piano en écrivant ses oeuvres..pour le clavecin.
Quand j'ai "plongé" dans la musique classique (çà fait environ 47ans!) j'ai tout de suite beaucoup aimé le clavecin...et peu le piano (voir très peu!) comme sonorité d'instruments (sans parler de répertoire!) . J'avais donc en plus les arguments "historiques"..pour détester (le mot est surement trop fort!) Bach joué au piano. Et puis, les années passant et mon horizon musicale s'élargissant je me suis mis à beaucoup aimé aussi le piano, déjà comme instrument, puis dans son propre répertoire, et finalement dans la musique baroque aussi (donc Bach, Rameau, Couperin et d'autres )...A tel point que maintenant j'avoue écouter plus souvent Bach au piano qu'au clavecin...
Je n'en ai aucune "explication" et n'en tire aucune conclusion ou argumentation pour justifier plus un instrument qu'un autre!..C'est comme çà!
Et quand je lis ou écoute les "arguments" des "spécialistes" (musicologues, critiques, instrumentistes) ...il y a longtemps que j'ai constaté qu'il n'y avait pas UNE vérité dans ce domaine...et que la musqiue est une "alchimie" qui échappe souvent aux arguments "intellectuels".
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Dim 27 Mai - 16:08

Jean a écrit:

Certes personne ne peut prétendre que Bach pensait au piano en écrivant ses oeuvres..pour le clavecin..

Ca me semble évident puisque le piano n'existait pas encore à l'époque de Bach Wink
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Dim 27 Mai - 18:56

Snoopy a écrit:
Jean a écrit:

Certes personne ne peut prétendre que Bach pensait au piano en écrivant ses oeuvres..pour le clavecin..

Ca me semble évident puisque le piano n'existait pas encore à l'époque de Bach Wink

Moi-même, je me suis fait avoir il n'y a pas longtemps...
Si, si le piano-forte existait en Allemagne dès 1725..., les premiers remontent même au début du XVIII° !

http://it.wikipedia.org/wiki/Pianoforte
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Dim 27 Mai - 19:14

Exact mais j'entendais par là, le piano tel que nous le connaissons aujourd'hui avec sa puissance, sa fluidité, sa technique etc...

Puisque c'est avec ce "repère" là que nous comparons tout aujourd'hui.Donc, même si le piano existe depuis 1725 ( et encore, certainement plus sous forme de clavicorde que de piano au sens propre ), je pensais au piano du XIXème siècle pour sa conception.
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joachim
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Dim 27 Mai - 19:18

vartan a écrit:


Moi-même, je me suis fait avoir il n'y a pas longtemps...
Si, si le piano-forte existait en Allemagne dès 1725..., les premiers remontent même au début du XVIII° !

http://it.wikipedia.org/wiki/Pianoforte

Dans ces conditions, on peut admettre que Bach connaissait le pianoforte, et que néanmoins il a composé pour le clavecin (ou quelquefois le clavicorde).

Ceci apporte de l'eau ou moulin à ceux qui, comme moi, n'aiment pas Bach interprété au piano.
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Jean

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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Dim 27 Mai - 19:28

joachim a écrit:
vartan a écrit:


Moi-même, je me suis fait avoir il n'y a pas longtemps...
Si, si le piano-forte existait en Allemagne dès 1725..., les premiers remontent même au début du XVIII° !

http://it.wikipedia.org/wiki/Pianoforte

Dans ces conditions, on peut admettre que Bach connaissait le pianoforte, et que néanmoins il a composé pour le clavecin (ou quelquefois le clavicorde).

Ceci apporte de l'eau ou moulin à ceux qui, comme moi, n'aiment pas Bach interprété au piano.

Joachim tu n'aimes pas Bach au piano...tu n'es pas le seul...et c'est ton droit; (bien que le "droit" n'a rien à voir la dedans) mais vouloir justifier ...cet "apauvrissement" de ton écoute (dirais je pour te taquiner!) avec ce qu'en aurait pensé ou voulu Bach...me parait bien téméraire; d'autant qu'il était le premier à jouer au clavecin ce qui avait été écrit pour le violon...(par exemple ,parmi bien d'autres!)
Et quand j'entend les pianoforte de son époque...là oui, moi aussi je préfère de loin le clavecin!
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MessageSujet: Piano forte   Dim 27 Mai - 19:34

D'aprés wikipédia, le piano forte existait depuis 1758 construit par CE Friederich
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Dim 27 Mai - 19:41

Et le problème est que Bach est mort en 1750. Aussi je ne pense pas qu'il pouvait "composer" pour piano d'autant que les préludes et fugue du clavier bien tempéré par exemple datent de 1722 pour le premier recueil et 1740 pour le second. Donc bien avant la création du piano comme on le conçoit aujourd'hui.
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lou

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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Dim 28 Juin - 22:18

Bach... le meilleur, peut-être, en tout cas l'un des meilleurs pour moi ! I love you I love you I love you

... mais aussi le plus difficile !! ... quelque soit l'instrument sur lequel je le joue !

... mais tellement le plus beau !!! Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad


Je viens de découvrir une version clavecin de La fugue en do majeur du CBT et une des Goldberg. J'aime beaucoup. Plus qu'au piano. Je trouve ça plus logique. Que ça coule plus de source. C'est du vrai baroque... Peut-être parce que je suis influencée par le fait que Bach ait composé ces oeuvres pour clavecin, mais le fait est que je trouve que ça convient mieux. Ca donne une idée de Bach à son époque. Je veux dire de ce qu'il avait dans les oreilles et de ce qu'il a donné à entendre. Et ça me semble plus beau, indépendamment du son : une plus belle émotion. Ce qui ne m'empêche pas d'adorer littéralement les versions piano que j'ai dans ma discothèque ! Et puis, c'est peut-être tout simplement le bonheur de la découverte... Embarassed !
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   Dim 28 Juin - 22:23

lou a écrit:

... mais aussi le plus difficile !! ... quelque soit l'instrument sur lequel je le joue !

Ca dépend des morceaux.

Citation :

Je viens de découvrir une version clavecin de La fugue en do majeur du CBT

J'ai une version intégrale du CBT au clavecin.

Citation :
et une des Goldberg. J'aime beaucoup. Plus qu'au piano. Je trouve ça plus logique. Que ça coule plus de source. C'est du vrai baroque...

Certes, mais perso, je préfére largement la version piano.
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MessageSujet: Re: Jean-Sébastien Bach (1685-1750)   

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Jean-Sébastien Bach (1685-1750)
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