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  Armand AMAR

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laudec

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MessageSujet: Re: Armand AMAR    Armand AMAR - Page 2 Empty2020-07-04, 00:15

De la musique, celle d'Armand Amar pour ces images sublimes de Yann-Arthus-Bertrand, "HUMAN"  Armand AMAR - Page 2 333455  Armand AMAR - Page 2 395622





https://youtu.be/uog4eCZTUX4


"Les musiques traditionnelles m’ont accaparé, elle me touchent, elles ont un rapport direct avec l’émotion. Pour HUMAN, mon idée était de construire une sorte de résonance des interviews par un chant qui délivrerait la même émotion. J’avais envie que les choses s’ouvrent, que le cœur s’ouvre, que la tristesse s’ouvre, de ne pas avoir de retenue. HUMAN a été un des rares moments dans ma vie de compositeur de musiques de film, où j’ai pu exprimer toutes ces cultures différentes : être aussi bien dans des musiques minimalistes que dans des rencontres avec tous ces musiciens et chanteurs venus d’ailleurs. Quelle note m’est venue en premier ? C’était plus une vision globale, un univers en osmose avec le film, où il était question de partage et de rencontre, qui ont été mon point de départ. D’ailleurs, pour moi ma composition faite pour les images de la Mongolie résume particulièrement l’univers que j’ai voulu pour ce film. Avec Yann, j’ai une place particulière en tant que compositeur, différente de celle que me donnent les autres réalisateurs. Entre lui et moi, il y a une amitié profonde, nos échanges sont complices. C’est quelqu’un de généreux. Son instinct assez fantastique fait qu’on arrive à le suivre, je peux me permettre de donner mon avis dans la construction du film, parce que je suis dans le fond, le premier public."



Armand Amar, compositeur de la musique de HUMAN.
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MessageSujet: Re: Armand AMAR    Armand AMAR - Page 2 Empty2021-09-19, 23:02

J'entame un nouveau cycle qui suit le même principe que le précédent sauf qu'il s'articule évidemment autour d'un autre compositeur, par douze albums, pas un de moins, pas un de plus. Si j'en ai écouté douze de Pascal Gaigne, c'est parce que j'en ai pas davantage...pour le moment... D'Armand Amar, j'en ai un peu plus et j'aurais pu en avoir davantage encore si je n'avais pas laissé passer certains titres. Je le suis depuis plus longtemps. Armand Amar n'est pas un compositeur très apprécié dans le petit monde des béophiles. les raisons sont multiples et je peux éventuellement comprendre certaines d'entre elles - sans les partager pour autant... C'est un musicien fasciné par les musiques traditionnelles du monde entier et pas uniquement issues du Moyen-Orient; les voix, les instruments... Forcément, lorsqu'il signe pour un film qui lui permet d'exprimer cette passion - en est-il même devenu au fil du temps un spécialiste et une référence dans ce domaine - il n'hésite pas et je pense même que certains cinéastes ne font pas appel à lui par hasard, mais précisément pour ces raisons. Cette approche ne plait pas à tout le monde, mais à moi si! Et même beaucoup! C'est sans aucun doute parce que je partage avec lui, la créativité en moins, la même passion pour les voix et les instruments du monde entier. D'autres lui reprochent de faire trop souvent du "sous Philip Glass". Ce reproche me laisse perplexe et m'amuse par la même occasion, non pas que sa musique n'ait pas ci et là un caractère minimaliste et robotique qui puisse évoquer sans équivoque Philip Glass, sauf que pour quelqu'un comme moi qui, justement, est si peu sensible à la prose sonore du répétitif américain, la musique d'Armand Amar, même lorsqu'elle "cède" au minimalisme et robotisme, m'interpelle davantage, m'est bien plus viscérale sur le fond et sur la forme. C'est la preuve à mes oreilles qu'il se passe quelque-chose de différent, de plus intense, dans sa musique que dans celle de Glass...même si bien sûr les contre-exemples doivent exister, chez l'un comme chez l'autre...



J'ai donc décidé de lui consacrer une nouvelle série d'écoutes, ne serait-ce déjà de me donner l'occasion de réécouter des albums que je n'ai pas remis dans mon lecteur depuis longtemps ou que j'estime n'avoir pas suffisamment approfondis. J'ai choisi pour démarrer ce nouveau cycle un album qui ne contient pas, à-priori, ses travaux pour l'image. J'écris "à-priori" parce que je n'en suis pas totalement sûr: aucune indication sur l'origine des treize morceaux sélectionnés, tous composés entre 1992 et 1994 et réunis sous le titre La Traversée (1998). Armand Amar a sollicité différentes voix; celle de Djely Moussa (Guinée), Hamza Shakkur (Syrie), Rosas Maloumian (Arménie), Alix Quoniam (France), Cecilia Pitino (Sicile), Sheikh Ahmad Barrayn et Les Musiciens du Nil (Egypte). Puis, il y a le violon, l'alto, le piano, la percussion japonaise, la clarinette, le ney, le didjeridoo, la guitare et même le chalumeau! Sans aucun doute essentiel dans une musique qui cherche à souder des gens de différentes cultures et religions, au sein d'une même émotion musicale.Very Happy  Avec Armand Amar, si à l'aise avec ses propres méthodes de composition et la musique qu'il aime confectionner, le dépaysement autant que l'enivrement ont lieu: c'est comme des petites fenêtres qui s'ouvrent et se referment sur le monde en autant de notes de musique qu'il en faut pour ça, pas davantage. C'est aussi la rencontre entre musiciens et chanteurs qui ont le plaisir de jouer et chanter ensemble. Je pense que l'extrait qui m'émeut le plus est celui qui conclut l'album, "Waati" (1992) - chant traditionnel arrangé par Armand Amar - avec la superbe voix de Djely Moussa (Guinée), la flûte Peul d'Ali Wagué et les percussions de Joël Grare.
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MessageSujet: Re: Armand AMAR    Armand AMAR - Page 2 Empty2021-09-22, 07:59

Les trois bandes originales que j'ai réécoutées dernièrement constituent le noyau dur de mon intérêt pour l'oeuvre d'Armand Amar:
___Amen, un film de Costa-Gavras (2002)
___La Terre vue du Ciel, un long-métrage de Renaud Delourme, d'après les photos de Yann Arthus-Bertrand (2004)
___Le Couperet, un film de Costa-Gavras (2005)

 Armand AMAR - Page 2 Costa-gavras_large

Souvent, il m'arrive d'être fasciné par des bandes originales appartenant à des films que je n'ai jamais vus. Certes, il me plairait beaucoup de voir certains d'entre eux, je pense notamment à Lasa & Zabala de Pablo Malo, sur une musique de Pascal Gaigne dont le sujet m'attire vraiment... Dans le cas des deux films de Costa-Gavras, il se trouve que je les ai vus à l'époque de leurs sorties en salle et que ce sont deux films que j'aime énormément, comme en général le cinéma de ce cinéaste. Je dois avoir neuf de ses films en DVD et j'ai revu tout récemment Etat de Siège (1973), Section Spéciale (1975) et Clair de Femme (1979). Chez Costa-Gavras, je regrette juste certains choix de compositeurs; Vangelis sur Missing (1982), Jean Musy sur Clair de Femme et je n'ai pas été marqué non plus par la partition de Gabriel Yared sur Hanna K. (1983). En revanche, que ce soit dans Amen ou Le Couperet, j'ai été saisi au vif par l'approche musicale d'Armand Amar, même si, hors contexte, ces deux partitions conservent toute leur force et autonomie. Osmose et efficacité, c'est ce que j'avais pu observer à l'image, mais il y a l'émotion purement musicale, celle qui se poursuit sur l'album. J'avais d'ailleurs apprécié la musique de Amen avant de voir le film de Costa-Gavras, B.O. qui bénéficie de deux éditions discographiques, une, seule, et une autre en complément de celle pour Le Couperet. J'ai une préférence pour la première car elle contient en conclusion une plage additionnelle de 9'30" que je trouve exquise et qui n'est pas retenue dans la seconde édition. Il y a comme ça des morceaux de musique qui, chez Armand Amar, parviennent à me procurer le frisson, c'est-à-dire une émotion forte et durable, de celle qui me motive toujours dans l'approfondissement d'un artiste... Il en va ainsi avec le dernier extrait de La Terre vue du Ciel et ce violon viscéral qui s'en détache. A noter que l'album de La Terre vue du Ciel possède un chouette fascicule magnifiquement illustré des images du film-documentaire.

D'après ce que j'ai pu glaner ci et là, Armand Amar et Costa-Gavras ont collaboré à deux autres reprises, en 2009 sur Eden à l'ouest et en 2012 sur Le Capital°°. Je ne connais ni les films ni les musiques, du moins pas encore...

°°Sur le DVD du film Le Capital que je ne me suis pas encore procuré, c'est Gabriel Yared qui y est crédité, mais je pense qu'il s'agit d'une erreur et qu'en réalité c'est bien Armand Amar qui en a fait la musique...?...  Armand AMAR - Page 2 1521897346
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MessageSujet: Re: Armand AMAR    Armand AMAR - Page 2 Empty2021-09-22, 17:39

Je n'apprécie pas systématiquement une bande originale en fonction de sa relation avec les différentes scènes du film pour lequel elle fut imaginée et conçue, même si c'est le processus d'appréciation qui peut paraître le plus logique, le plus normal, dans l'absolu. Sauf que l'appréciation d'une oeuvre musicale n'obéit pas forcément à une logique plutôt qu'à une autre, sinon je connaîtrais tous les films auxquels se reportent les bandes originales que j'apprécie, ce qui est loin d'être le cas: il y a des bandes originales qui me passionnent et ont été composées pour des films que je ne connais pas et même pour des films que je n'ai pas aimés. Il y a aussi des films que j'aime mais dont la bande originale me laisse plus ou moins indifférent, comme celle de Gabriel Yared pour Hanna K. de Costa Gavras. Concernant la collaboration entre Armand Amar et Rachid Bouchareb sur Indigènes (2006), c'est l'expérience d'un film et d'une musique et de son rapport avec celui-ci, notamment sur une scène précise où la relation musique-images provoqua une émotion assez particulière. Le film est évidemment de caractère dramatique en vue du thème qu'il développe. Il réunit à l'affiche Samy Naceri, Roschdy Zem, Jamel Debbouze, Bernard Blancan et Sami Bouajila.

 Armand AMAR - Page 2 Indigenes-AFFICHE-CINEMA-ORIGINALE

L'histoire: En 1943, après le débarquement des Américains en Algérie et au Maroc, l'Armée de la Libération se constitue depuis les colonies françaises d'Afrique du Nord. Le film raconte la découverte de la guerre et de l'Europe, de l'Italie jusqu'aux portes de l'Alsace, par trois tirailleurs algériens et un goumier marocain : Abdelkader, Saïd, Messaoud et Yassin. La guerre leur apporte la désillusion face aux discriminations mais aussi l'émergence d'une conscience politique et l'espoir.

Ce sujet méritait bien un film et je l'ai trouvé plutôt réussi. Même Debbouze que je ne supporte pas d'habitude, je l'ai trouvé juste dans son rôle de tirailleur algérien. Mais ça, c'est le film. Contrairement à Amen, j'ai vu le film avant de connaître la musique d'Armand Amar, une partition pour orchestre, sollicitant aussi, à plusieurs reprises, les choeurs, une partitions tendue, bien évidemment de caractère sombre et dramatique, de laquelle transparaît si peu d'espoir mais bien plus de désillusion. La musique sollicite aussi quelques solistes dont les tambours japonais par Mariko et John Boswell. Quelques solos qui me furent particulièrement émouvants: un à l'alto, un à la viole d'amour et un autre au violoncelle. Je me souviens d'une scène - je crois me rappeler que l'action se déroulait dans un bois - où la musique m'accapare complètement, des cordes assez hypnotiques dans mon souvenir qui créait une ambiance presque irréelle... Malheureusement, il y a très longtemps que je n'ai pas revu ce film. Tout est flou dans mon souvenir sauf l'émotion ressentie à ce moment-là, intacte quant à elle et qui se retrouve bien sûr sur le disque, bien que lors de cette nouvelle écoute, ce sont d'autres passages qui ont le mieux retenu mon attention, ceux qui justement emploient un des instruments solos mentionnés.
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MessageSujet: Re: Armand AMAR    Armand AMAR - Page 2 Empty2021-09-23, 08:12

Hier soir, j'ai réécouté une bande originale d'Armand Amar qui m'a autant ému qu'elle me fit voyager, un voyage dans des déserts imaginaires (entre autres), sans que je n'ais à souffrir d'une chaleur torride ou de la soif, un voyage purement virtuel, assis confortablement dans mon canapé:

__Bab'Azîz, le prince qui contemplait son âme (2005), un film de Nacer Khemir, Avec Parviz Shahinkhou, Maryam Hamid, Golshifteh Farahani.

Synopsis: Perdues dans un océan de sable, deux silhouettes cheminent: Ishtar, une petite fille pleine d'entrain, et son grand-père Bab'Aziz, un derviche aveugle. Elle le guide vers la grande réunion des derviches qui a lieu tous les trente ans, mais pour trouver cet endroit secret, il faut "écouter le silence infini du désert avec son coeur". Leur voyage à travers l'immensité brûlante les amène, tel un jeu de pistes, à la croisée d'autres destins...



La critique très positive d'un anonyme: <<J'ai adoré ce film. Non seulement pour sa très grande beauté (magnifiques nuits américaines sur les dunes, superbes séquences de figuration au flambeau, décors et costumes chatoyants), mais aussi pour son scénario riche d'une spiritualité profonde et à la portée des enfants. Le mieux, c'est que le film vous laisse libre de plonger dans son univers, sans vous forcer la main. Ecoutez simplement les histoires de bab aziz, laissez vous envelopper par la musique originale d'Armand Amar, suivez le sentier d'ishtar dans le désert, vous sortirez du cinéma apaisé et grandi. Allez le voir, absolument. Et au fait: n'écoutez pas la plupart des critiques qui disent qu'on se perd dans les méandres du scénario. L'histoire est formidable et limpide, c'est juste les critiques qui n'y comprennent rien.>>

La musique sollicite plusieurs solistes dont le joueur de duduk Levon Minassian, musicien formidable avec lequel Armand Amar a beaucoup collaboré. Ce dernier lui consacra d'ailleurs un album entier. On y rencontre aussi le ney et le tampur de Haroun Teboul, le zarb de Kevan Chemirani, le violon de Gaël Derdeyn, le kamentche de J. P. Nergararian, le sitar de Michel Guay, les percussions de John Boswell, un nom qui m'est devenu familier, notamment dans l'oeuvre d'Armand Amar. Et n'oublions pas les voix magnifiques de Hamza Shakkur, Sharmila Roy, Haroun Teboul, Nusrat Fateh Ali Khan et Solar Aghili. En complément de la bande originale, un autre album contient un lot de musiques traditionnelles.
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MessageSujet: Re: Armand AMAR    Armand AMAR - Page 2 Empty2021-09-23, 16:25


Aujourd'hui, j'ai réécouté des extraits musicaux composés par Armand Amar pour quatre films et un ballet:

__La faute à Fidel! (2006), un film écrit et réalisé par Julie Gavras d'après l'oeuvre de Domitilla Calamai; Tutti colpa di Fidel. 7 extraits
"Paris, 1970. Anna, 10 ans, et son petit frère François, 6 ans, vivent une vie aisée et équilibrée dans une maison bourgeoise avec leurs parents, Marie, une journaliste sensible à la cause féminine et Fernando, un avocat espagnol ayant fui l'Espagne franquiste. Pourtant un jour, la tante et la cousine d'Anna, Marga et Pilar, viennent se réfugier en France à la suite de la disparition de Quino, le mari de Marga et militant communiste. Cette arrivée va bouleverser le petit quotidien de la famille. Fernando se sentant désormais impliqué, décide de s’engager dans la politique militante et de changer ses habitudes « bourgeoises ». En effet, ils quitteront leur grande maison pour un petit appartement, Anna sera dispensée des cours de catéchisme de son école catholique et d'étranges individus barbus vont investir leur appartement pour se lancer dans de long débats politiques sur le partage et le soutien au régime de Salvador Allende au Chili."

__Inanna (2006), un ballet de Carolyn Carlson, avec Chinatsu Kosakatani, Isido Micani, Sara Orselli, Sonia Rocha, Cristina Santucci, Sara Simeoni, Alessandra Vigna. 5 extraits
"Une chorégraphie pour sept femmes en hommage à une déesse sumérienne."

__Comme ton père (2007), un film de Marco Carmel avec Richard Berry, Gad Elmaleh et Yaël Abecassis. 4 extraits
"En 1968, la famille Maïmon : Félix, Mireille et leurs deux enfants, Eric et Michel, débarquent à Marseille. Quelques années plus tard, à peine installé à Belleville, Félix fait la connaissance de Serge, un parrain local avec qui il se lie d'amitié. Serge entraîne Félix sur les chemins du grand banditisme, jusqu'à ce que celui-ci se fasse prendre par la police et décide d'endosser, à la place de Serge, la responsabilité de chef de bande. Mireille, honteuse, raconte à ses enfants que leur père est rentré pour combattre en Israël. Michel et Eric passent leur temps libre à jouer dans un terrain vague à côté de l'appartement, où Michel découvre une cachette abandonnée emplie d'objets de la guerre, dont un vieux projecteur de cinéma. Mireille prend la famille à bras le corps et tente de protéger ses enfants de l'influence de Serge."

__Mon colonel (2006), un film de Laurent Herbier d'après l'oeuvre de Jean-Claude Grumberg, adaptée par Costa-Gavras et Jean-Claude Grumberg lui-même. 3 extraits
"En 1993, à Paris, le colonel en retraite Raoul Duplan est trouvé mort chez lui, une balle dans la poitrine. Une lettre anonyme est envoyée aux enquêteurs : « Le colonel est mort à Saint-Arnaud ». En 1957, à Saint-Arnaud, dans l'est de l'Algérie, un jeune officier juriste, Guy Rossi, prend ses fonctions auprès du colonel Duplan. La machine des pouvoirs spéciaux et de la torture institutionnalisée se met en route. Elle fera du jeune juriste un bourreau et elle rattrapera Duplan quarante ans plus tard."

__Cartouches gauloises (2007), un film de Mehdi Charef. 1 extrait
"À la fin de la guerre d'Algérie, deux enfants, Ali et son meilleur ami Nico, sont spectateurs des derniers événements avant l’indépendance. Alors que le départ des Européens semble inéluctable, les enfants refusent les changements de leur univers et se forcent à croire que Nico ne partira jamais."

Dans son album Moving Music qui contient les extraits musicaux des films plus un ballet cités ci-dessus, je suis toujours autant séduit par la construction de quatre morceaux en particulier: "Et le film a commencé" & "L'enterrement", tous deux issus de la partition assez inspirée qu'il composa pour le film de Marco Carmel; Comme ton père. J'ai retenu la dynamique "Danse des femmes du ballet Inanna.

Les sept extraits de La Faute à Fidel propose une musique fort sympathique qui se boit comme du petit lait, mais qui me paraît un peu routinière dans la forme, en fonction de ce que je connais et écoute de ce compositeur. En revanche, le synopsis du film de Julie Gavras titille fortement mon intérêt... Je trouve quce ce qu'Armand Amar composa pour Comme ton père propose quelque chose de plus pimenté, qui se démarque un peu d'une musique comme La faute à Fidel. Armand Amar semble affectionner l'arpegina, c'est un instrument qui revient souvent dans ses compositions. Il y en a un peu dans Indigènes, film de Rachid Bouchared.

Le quatrième extrait qui me touche beaucoup à chaque nouvelle écoute est "Les larmes", un extrait de la bande originale du film de Laurent Herbiet; Mon colonel. Il s'agit également d'un film que j'aimerais beaucoup voir. Pas étonné d'ailleurs de retrouver le nom de Costa-Gavras sur un tel sujet! Dans ce thème-là, outre l'emploi de l'arpegina, c'est le jeu très sensible du piano qui parvient à m'émouvoir: j'en aurais presque la larme à l'oeil, autant de mélancolie aussi finement distillée...

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MessageSujet: Re: Armand AMAR    Armand AMAR - Page 2 Empty2021-09-23, 22:55

Je connais à ce jour trois collaborations entre le cinéaste Rachid Bouchareb et le compositeur Armand Amar:

__Indigènes (2006), un film que j'évoque trois commentaires plus haut,
__London River (2009): "À Londres, au lendemain des attentats de 2005, deux personnes sans nouvelles de leurs enfants vont partir à leur recherche. Il s'agit d'Ousmane, musulman français et de Madame Sommers, habitante des îles Anglo-Normandes et chrétienne. Sortant de leur quotidien, ils vont se lancer dans cette quête commune et, malgré leurs différences, partager l'espoir de les retrouver vivants."
__Hors-la-loi (2009). Ce film fait suite au succès Indigènes qui avait reçu le Prix d'interprétation masculine lors du Festival de Cannes 2006, et est également sélectionné en compétition officielle pour le Festival de Cannes 2010. Il représente l'Algérie aux Oscars 2011 dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère. Le film créé une grande polémique médiatique et des manifestations en France en mai 2010 à cause de l'histoire des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata. "Hors-la-loi" est la traduction française du terme arabe fellaga ou "rebelle" qui a été employé en France pour désigner les combattants indépendantistes durant la guerre d'Algérie (1954-1962). (Wikipédia)
Synopsis: "À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, sur le front de l'Ouest, les manifestations pour l'indépendance deviennent de plus en plus fréquentes en Algérie, jusqu'aux massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, dans le Constantinois, à partir du 8 mai 1945. Les scènes finales évoquent le massacre du 17 octobre 1961 à Paris."

 Armand AMAR - Page 2 Hors-la-loi

De ces trois collaborations, je ne connais pas la musique qu'Armand Amar composa pour London River, un film qui, par ailleurs, par son sujet, m'intéresse. En revanche, je connais, outre ce qu'il composa sur Indigènes, la bande originale de Hors-la-loi. Je n'ai cependant pas encore vu ce film qui réunit la même affiche que Indigènes: Roschdy Zem, Jamel Debbouze, Sami Bouajila et Bernard Blancan. En dehors de "The City of Prague Philharmonic" sous la direction d'Adam Klemens, la partition sollicite quelques solistes:
Ibrahim Maalouf (Trompette) pour une émouvante et solennelle interprétation sur le thème de "La mort d'Abdelkader" qui conclut l'album,
Joël Grare aux percussions qui jouent un rôle assez important dans cette B.O. plus souvent proche de l'allegro que de l'adagio: je pense à un morceau comme "Sétif" dans lequel, parmi le tonnerre des percussions, s'immisce un mystérieux chant traditionnel ou encore prenant un caractère obsessionnel dans "L'attaque du convoi. Une autre danse villageoise s'insère dans le thème très répétitif de "La rafle". Elle apporte ainsi une physionomie un peu insolite à ce qui aurait pu n'être qu'une musique de tension ordinaire.
Henri Agnel qui joue des vièles, offrant une couleur un peu particulière, un peu ancienne,
Antonio Perez au charango,
Sarah Nemtanu (violon),
Grégoire Korniluk (violoncelle), instrument qui a une certaine présence, plus souvent nerveuse que langoureuse.

A savoir que le cinéaste Rachid Bouchareb a également collaboré sur plusieurs métrages avec Safy Boutella, un compositeur, arrangeur, musicien et metteur en scène algérien, diplômé du Berklee College of Music de Boston. On lui doit notamment l'album Kutché, avec Cheb Khaled, co-produit par Safy Boutella et Martin Meissonnier, l'album jazz Mejnoun, plus de soixante-dix musiques de film et la réalisation de 5 fresques musicales. Une autre collaboration, cette fois sur deux films et un téléfilm, s'est nouée avec Eric Neveux, auquel j'ai dédié tout récemment un topic sur ce forum.
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MessageSujet: Re: Armand AMAR    Armand AMAR - Page 2 Empty2021-09-24, 18:48

Ce que je peux ressentir en écoutant une partition de la trempe de AO, le dernier Néandertal (un film de Jacques Malaterre - 2010)? Je dirais dans un premier temps, comme ça à froid, c'est purement émotionnel tout en étant un véritablement voyage virtuel au coeur d'un vaste espace fait de glace, de montagnes, de plaines infinies, alors que l'homme n'était encore qu'un être primitif conditionné par son instinct de survie. D'une certaine façon, je ressens tout ça  dans sa musique, même si le titre m'a forcément influencé. J'y ressens cependant un monde sauvage, brutal et impitoyable. La musique d'Armand Amar exprime selon moi la puissance de la nature par une utilisation conséquente des grosses percussions, celles-ci étant d'une grande tension dramatique par endroits, trahissant sans doute des paysages hostiles, sauvages, inhospitaliers, des immensités de verdure ou de glace. Elle gravite entre ciel et terre tout en délayant les émotions du film, épousant les combats et les périples de l'homme préhistorique dans une sorte de chaos magnifique que peut être la nature lorsqu'elle est déchaînée. Des instruments parviennent très vite là aussi à se désolidariser de la chair orchestrale, le violon de Sarah Nemtanu, l'erhu de Gan Gao, le doudouk du fidèle Levon Minassian, les flûtes bansouri; basse et l'octobasse de Henri Tournier, le violoncelle de Grégoire Korniluk et bien sûr les percussions très présentes de John Boswell. Un autre élément important dans la partition de AO est la voix et plus précisément celles, bulgares, superbes et singulières, si proches d'une nature lointaine et si typées, du Cosmic Voices de Bulgarie sous la direction de Vanya Moneva, ces chants viscéraux qui jaillissent ainsi des entrailles de la terre et des créatures bipèdes qui ne sont que nos lointains...pas si lointains...ancêtres.

 Armand AMAR - Page 2 477113_a9df53

Synopsis: Pendant trois cent mille ans, les Néandertaliens ont occupé l'Europe, mais leur espèce tend à disparaître : elle ne compte qu’un seul représentant, Ao. Son clan ayant été anéanti par des Homo sapiens, Ao commence à errer, sans cesse poursuivi par la vision de son frère Oa et décidé à revenir dans son vieux clan paternel. Il est capturé par une tribu d’Homo sapiens hostiles et fait la connaissance d’Aki, une femme Homo sapiens prisonnière. Tous les deux réussissent à s'échapper et avec le temps, après la méfiance et la suspicion que la femme avait initialement éprouvé envers cet homme différent, Ao et Aki commencent à se connaître et à se comprendre. À la fin Ao découvre qu'il est le dernier des Néandertaliens, mais il lui reste sa compagne, Aki, et les fruits de leur amour : sa petite fille et un nouvel enfant qui s’annonce.  " Ao, le dernier Néandertal, est un film français réalisé par Jacques Malaterre, sorti en France le 29 septembre 2010. Il s'agit d'une adaptation du roman en 3 tomes de Marc Klapczynski, Ao l'homme ancien publié aux éditions Aubéron. (Wikipédia)
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MessageSujet: Re: Armand AMAR    Armand AMAR - Page 2 Empty2021-09-24, 23:08


Leylâ & Majnûn ou l'amour mystique:



Ce soir, toujours dans mon cycle consacré à Armand Amar, j'ai réécouté son oratorio mundi qui s'intitule Leylâ et Majnûn ou l'amour mystique. Je rappelle quelques précisions: l'oeuvre a été enregistrée en direct à la Salle Pleyel, à Paris, en 2014, et existe sur un double-album. Le premier est plutôt court puisqu'il ne dépasse pas les 17 minutes: il se compose des six Prologues instrumentaux avec à un moment donné un narrateur. Le second cd dépasse les 68 minutes et se compose de douze parties. Pour quelqu'un comme moi qui a déjà acquis une bonne connaissance des différentes approches musicales d'Armand Amar pour le Septième Art, sans compter sa musique pour le ballet Marco Polo et Inanna, je ne risque pas du tout d'être dépaysé par cet oratorio car je retrouve tout son attrait pour les musiques traditionnelles d'Orient et du Moyen-Orient, d'Asie aussi qu'il transformera ici dans un style dont il s'est fait un expert, un spécialiste. Et en même temps, je ne peux qu'être dépaysé par des musiques qui semblent provenir de contrées lointaines que je n'aborderai probablement jamais si ce n'est par la musique. Je suis amoureux de ces voix qui proviennent d'ailleurs et l'oratorio se trouve magnifié par celles de Gombodorj Byambajargal, Enkhajargal Dandarvaanchig dit "Epi", Salar Aghili, Ariana Vafadari, Raza Hussein Khan, Marianne Svasek, Naziha Meftah, Annas Habib, Bruno Le Levreur. Il sollicite une nouvelle fois le doudouk de Levon Minassian. Il y a décidément entre ces deux  musiciens une solide et durable collaboration, peut-on même évoquer une étroite complicité. J'apprécie dès "les Prologues" le jeu profond et très sensible de Minassian: c'est vraiment le doudouk des grands espaces dans des thèmes lents, quasi-méditatifs, très caractéristiques du compositeur, de ceux qui savent me rendre léger et aérien: je me sens transporté. Outre le doudouk, s'y déploie harmonieusement un instrumentarium qu'affectionne particulièrement Armand Amar: oud, flûtes, ney, viole d'amour, trompette, clarinette, percussions, plus l'ensemble de percussions de Shangai, pianos, claviers et guitare, auxquelles s'ajoutent les percussions de John Boswell, Joël Grare, deux autres musiciens qui lui sont visiblement fidèles, Maël Guezel et Nicolas Lamothe.
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MessageSujet: Re: Armand AMAR    Armand AMAR - Page 2 Empty2021-09-25, 18:35

Human est un film documentaire réalisé par Yann Arthus-Bertrand (2015). Il s'agit plus exactement d'un documentaire regroupant un ensemble de témoignages de personnes réparties sur l'ensemble de la planète Terre sur des situations de vie. Le réalisateur s'est appuyé sur des interviews de plus de 2 000 personnes dans 65 pays. Lors du montage, 110 interviews ont été choisies. Les thèmes abordés sont entre autres l'amour, l'agriculture, l'homosexualité ou l'immigration. Parmi les personnes interviewées, figurent parfois des personnalités célèbres comme Bill Gates, Ban Ki-moon ou l'ex-président uruguayen José Mujica, seul ce dernier figurant dans le montage pour la télévision. On y retrouve aussi le témoignage du nageur handisport Philippe Croizon. Les autres témoignages sont ceux de l'actrice américaine Cameron Diaz, et de la romancière française Frédérique Hébrard.

 Armand AMAR - Page 2 Human

Dans Human, Armand Amar réunit les voix de Asif Ali Khan, Divna, Ghada Shbeir, Gombodorj Byambajargal, Gülay Hacer Toruk, Youssou N'Dour..., utilise aussi, entre autres, un shakuhachi, un husuli, la jar harp, le Choeur d'Enfants de la Maîtrise des Hauts-de-Seine, les percussions de  John Boswell, l'incontournable John Boswell...C'était jusqu'ici la dernière composition d'Amar sur laquelle j'avais jeté mon dévolu. A vrai dire, le jour de l'acquisition, quelque-part entre janvier et décembre 2017, j'avais déjà une solide idée de la direction musicale prise par le compositeur, ce n'est pas très dur à deviner, notamment avec les titres des extraits et le nom des chanteurs et chanteuses. Je savais que je naviguerais en terrains connus mais avec des musiques ayant, en revanche, un parfum de terres inconnues. Malgré tout, je n'avais pas regretté cette acquisition car j'avais estimé qu'il s'était un peu surpassé et non enfermé dans un style "ethno-classique" qu'il maîtrisait déjà parfaitement à cette époque. Il y a effectivement quelque-chose de très beau dans cette bande originale, quelque-chose qui s'écoule certes sous une forme très fluide mais sans l'insipidité d'une eau tiède, quelque-chose de frais et parfumé, comme si j'étais traversé par toutes les saveurs de la vie et du monde en même temps.
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MessageSujet: Re: Armand AMAR    Armand AMAR - Page 2 Empty2021-09-25, 19:02

Collaboration entre Yann Arthus-Bertrand et Armand Amar:

Elle débute en réalité, de manière plus indirecte, avec La Terre vue du ciel, un film documentaire qui fut cependant réalisé par Renaud Delourme en 2004, présentant la planète au travers d'images tant magnifiques qu'alarmantes sur l'avenir qui, elles, sont tirées des photos du livre éponyme de Yann Arthus-Bertrand. Ce dernier passera alors à la réalisation et sollicitera les talents musicaux d'Armand Amar. Je pense qu'avec lui il a trouvé son alter-égo musical, parce que sa musique évoque à sa façon une terre qui chante, pleure, respire, vue d'en haut:

__2006-2011: Vu du ciel, émission de télévision documentaire en 3 saisons de 4 épisodes de 120 minutes.
__2009: Home, film documentaire diffusé à la télévision et au cinéma.
__2012: Planète Océan, film documentaire diffusé à la télévision et au cinéma
__2015: Human, film documentaire diffusé du 12 au 22 septembre 2015 dans certaines salles de cinéma
__2015: L'Algérie vue du ciel, film documentaire diffusé sur France 2
__2015: Terra, film documentaire diffusé sur France 2  
__2019: Woman, un film documentaire d'Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand sorti au cinéma
Je n'ai noté que les titres pour lesquels je suis sûr de la collaboration d'Armand Amar.

 Armand AMAR - Page 2 Live-yann-arthus-bertrand-et-armand-amard-musique-human-instagram-carre-nl Armand Amar & Yann Arthus Bertrand.
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MessageSujet: Re: Armand AMAR    Armand AMAR - Page 2 Empty2021-09-25, 22:50

Belle et Sébastien: L'aventure continue est un film français réalisé par Christian Duguay qui est sorti en salle courant 2015. Il s'agit en réalité de la suite du film Belle et Sébastien réalisé par Nicolas Vanier et sorti en salle en décembre 2013. Paraîtra en 2017 une suite réalisée par Clovis Cornillac sous le titre Belle et Sébastien 3: Dernier Chapitre. Armand Amar a composé la musique des trois films. S"il y a eu, de mémoire, un album de la bande-son du premier chapitre réalisé par Nicolas Vanier, je ne possède (depuis peu) que celle du second que je viens d'écouter pour la première fois ce soir...

"La musique et la trame sonore ont été imaginée par Armand Amar. Je trouve que la mélodie apporte un vrai souffle et du panache au film. La grande force de ce compositeur réside dans le sens inné qu'il a de l'harmonie musicale, ce qui permet au public de s'attacher aux personnages et de s'investir dans les lieux. Il sait créer des émotions sans surligner les scènes." Christian Duguay, réalisateur.

C'est sur cette bande originale, qui m'était jusqu'ici inédite, que j'achève mon cycle exclusivement consacré à l'oeuvre d'Armand Amar. Outre une chanson de Daniel White interprétée par Zaz et très conforme à l'esprit du film, Amar ne prive pas sa musique d'un certain ton épique et lyrique, dotant celle-ci d'une instrumentation plus occidentale que dans l'opus précédent, Human, cité plus haut. La partition sollicite "The City of Prague Philharmonic Orchestra and Choir" sous la direction de Adam Klemens. Si à certains moments la musique de Armand Amar flirte avec les formes d'une musique de film plus "convenue/classique", elle retrouve aussi celles qui caractérisent son style, qu'il s'exprime par la mélancolie ou dans des accords plus nerveux et graves, mettant en marche une de ces mécaniques obsédantes qu'il a quand même du mal à réinventer. Quelques extraits attendrissants au piano, d'un romantisme bon enfant et si touchant, allant jusqu'à construire une mélodie du coeur qui touche par sa naïveté volontaire, des voix employées avec parcimonie, des passages animés sous tension qui trahissent les périples parfois périlleux d'une aventure qui, si on suit la chronologie des thèmes, démarre sur une note fleurie et pleine d'optimisme. Des sonorités cristallines sont comme des petites perles étincelantes qui titillent l'oreille à des moments précis durant l'écoute. Puis il y a cette petite voix d'enfant qui murmure presque une mélodie: peut-être rien d'exceptionnel d'un point-de-vue musical et pourtant...ce murmure mélodique m'émeut...
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