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 Johann Rudolph Zumsteeg (1760-1802)

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joachim
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joachim

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MessageSujet: Johann Rudolph Zumsteeg (1760-1802)   Johann Rudolph Zumsteeg (1760-1802) Empty2011-07-09, 13:35

Johan Rudolf Zumsteeg est un musicien allemand de la seconde moitié du XVIIIe siècle, né à Sachsenflur, dans l'Odenwald, en Bade-Wurtemberg le 10 janvier 1760 – mort à Stuttgart le 27 janvier 1802) .

Johan Rudolf Zumsteeg manifesta dès son enfance de grandes dispositions pour la musique. Néanmoins son père, qui était valet de chambre du duc de Wurtemberg, le fît élever à l'école militaire, comme le destinant au service, et ensuite prit le parti d'en faire un sculpteur. La vocation du jeune Zumsteeg triompha de l'une et de l'autre de ces déterminations, et enfin il lui fut permis de s'abandonner exclusivement à son goût pour l'art musical.

Poli, Borani et Mazzanti, maîtres de la chapelle ducale, lui donnèrent successivement des leçons. A une pratique constante, l'élève joignait l'étude de la théorie et méditait pendant la nuit les ouvrages de Mattheson, de d'Alembert et de Marbourg. Il n'avait point encore achevé ses cours de chant que déjà il osait s'essayer à la composition, et qu'il faisait des cantates pour les fêtes de la cour. La plupart sont restées manuscrites dans les cartons de l'auteur, mais d'autres ont été gravées et se font remarquer par un chant noble et suave.

Parmi celles-ci on recherche surtout Lolotte (Lottchen) à la cour, Tamira, Zaalor, Armide. Admis au nombre des musiciens du duc, Zumsteeg se fit applaudir comme violoncelliste, et montra son talent comme compositeur par des pièces d'un genre plus large et plus difficile que celui auquel il s'était borné jusque-là. C'était tantôt une messe à grand orchestre, tantôt un chant pour la fête du printemps de Klopstock, tantôt des airs pour les chœurs des Brigands de Schiller, son ancien camarade de classe. Aussi l'admiration des dilettanti lui fit-elle, lors de la retraite de Poli, confier le titre de maître des concerts de la chapelle de Wurtemberg, place qu'il occupa jusqu'à sa mort, arrivée à Stuttgart, le 27 janvier 1802, à la suite d'une attaque d'apoplexie foudroyante.

Sans cette fin prématurée, il est probable que ce musicien aurait produit des chefs-d'œuvre. On peut même dire que quelques-uns de ses ouvrages sont dignes de ce titre. Tels sont particulièrement sa Plainte d'Agar, Colma, le Chant mélancolique, Lénore, paroles de Burger, et surtout l'ile des Esprits, paroles de Gotter. Dans tous ces morceaux on trouve un chant moelleux et large, gracieux et sublime. Zumsteeg excellait à rendre les impressions solennelles et graves, pathétiques et douces. Ily a dans l'ensemble comme dans les détails de son harmonie quelque chose de grandiose et de continu qui élève l'âme sans la faire sortir d'un calme auguste et plein de noblesse. Par un artifice trop rare de nos jours, sa musique satisfait à la fois le savant qui aime à voir le compositeur se jouer au milieu dès difficultés musicales, et le dilettante novice, encore inhabile à dégager le fond de la forme et l'idée musicale de la broderie qui l'enveloppe et la varie. Quelquefois l'auteur se plaît à attaquer et à vaincre une autre sorte de difficulté : il place des notes sous toute une ballade, quelquefois sous un récit, et essaye d'accompagner la muse épique avec le chant qui ordinairement ne songe guère à rivaliser qu'avec la muse lyrique.

Les papiers et les manuscrits de Zumsteeg furent achetés à sa mort par le prince héréditaire de Weimar, qui y trouva, entre autres fragments encore informes, un opéra en trois actes, intitulé Arzace et Mirza, Le sujet en est tiré d'un roman de Montesquieu.

On peut consulter sur ce musicien :
la Gazette d'Allemagne, 1802, n° 30, où le journaliste donne une esquisse biographique, imprimée depuis à part, avec un éloge funèbre et quelques morceaux de poésies sur la mort de Zumsteeg ;
le Musée des musiciens célèbres, avec gravure, etc., du professeur Siebigke, Breslau, Les gazettes musicales ordinaires donnent le recensement de ses œuvres.


Parmi ses oeuvres :

Operas  et assimilés

Das tatarische Gesetz, Singspiel (1780)
Der Schuss von Gänzewiz oder Der Betrug aus Liebe, Singspiel (1781)
Le Delizie o Ippolito e Aricia (1782)
Le Feste della Tessaglia (1782)
Zalaor (1787)
Armide (1788)
Tamira, mélodrame (1788)
Airs du Divertissement, donné par ses Enfans, à Son Altesse Royale Madame la Duchesse Regnante de Wirtemberg (Vicomte de Wargemont), französische Operette (1796)
Le chant des parens éloignés de leurs enfans (Vicomte de Wargemont), französische Operette (1796)
Die Geisterinsel (1798)
Das Pfauenfest (1801)
El Bondocani (1803)


Musique de scène pour Les Brigands, Lanassa (1784), Hamlet (1785), Macbeth (1785)


Musique sacrée

Messe solennelle n° 1 (1789)
Messe solennelle n° 2 (1792)
14 cantates sacrées à 4 voix et orchestre


Musique vocale avec orchestre

Aria "Misero genitor" pour voix et orchestre
Die Frühlingsfeier, pour récitant et orchestre (1777)
16 Cantates de circonstance


Ballades

Leonore (1798)
Des Pfarrers Tochter von Taubenhain (1791)
Hagars klage in der wüste bersaba (1797)
Die Büßende (1797)
Die Entführung (1794)
Das Lied von der Treue (1803)
Ritter Toggenburg
7 Livres de "Kleine Balladen und Lieder" (170 en tout) entre 1800 et 1805


Lieder

Die Gesänge aus dem Schauspiel die Räuber, cycle (1782)
7 Gesänge der Wehmut (1797)
12 Lieder (1797)
3 Gesänge (1801)


Orchestre

Symphonie en ré majeur
5 Pièces pour instruments à vent
2 Ouvertures de concert
Ouverture pour "Der Mönch von Carmel" (1787)
Variations symphoniques
10 Concertos pour violoncelle et orchestre (dont la majeur, 1780)
2 Concertos pour flûte et orchestre
Concerto pour 2 flûtes et orchestre


Musique de chambre

3 Duos pour 2 violoncelles
2 Sonates pour violoncelle et clavier
Terzetto pour 3 violoncelles (1785)
3 Duos pour flûte et violoncelle (1800)


Dernière édition par joachim le 2019-06-24, 18:10, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Johann Rudolph Zumsteeg (1760-1802)   Johann Rudolph Zumsteeg (1760-1802) Empty2011-08-15, 17:51

Voici un opéra dont le style rappelle un peu le Fidelio de Beethoven ou encore un peu le Schubert des opéras.

Zumsteeg, encore un qui devrait sortir de l'oubli; Very Happy

Johann Rudolph Zumsteeg (1760-1802) Zumste10

Ce qui me chagrine un peu, c'est que comme dans Fidelio ou la Flûte, ce sont des dialogues parlés entre les airs...

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