Forum sur la musique classique
 
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  Peter SCULTHORPE (1929-2014)

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joachim
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MessageSujet: Re: Peter SCULTHORPE (1929-2014)    Peter SCULTHORPE (1929-2014) - Page 2 Empty2014-08-10, 09:52

Auteur de quelque 380 opus dans tous les genres, il a composé jusqu'en 2012. Je vais essayer de faire un catalogue, pas complet, mais au moins des oeuvres les plus marquantes.



et aussi

https://www.youtube.com/watch?v=N2qqj1_ILyA

https://www.youtube.com/watch?v=ucgYOMS7Kro
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Icare
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MessageSujet: Re: Peter SCULTHORPE (1929-2014)    Peter SCULTHORPE (1929-2014) - Page 2 Empty2014-08-10, 15:50

Très bonne initiative! Voilà quelqu'un qui utilise son temps de retraite utilement!  Hehe 
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MessageSujet: Re: Peter SCULTHORPE (1929-2014)    Peter SCULTHORPE (1929-2014) - Page 2 Empty2015-01-15, 19:00

Je n'ai jamais autant apprécié la musique de chambre de Peter Sculthorpe qu'aujourd'hui, lorsque l'heureuse idée me prit de réécouter l'album ...Spirits of Place, réunissant dix compositions: From Irkanda III - 1961-99 pour violon, violoncelle et piano, Mountains - 1981 pour piano, From Saibai - 1993 pour violon et piano, Night Pieces - 1970-71 pour piano, Djilile - 1986 pour violoncelle et piano, Little Passacaglia - 2004 et Sometimes when i'm dreaming - 2002 pour piano, Irkanda I - 1955 pour violon, Four little pieces - 1979 pour deux pianos et Night song - 1995 pour violon, violoncelle et piano. Aucune de ces oeuvres ne m'a ennuyé, pas même la pièce pour violon seul Irkanda I qui frise quand même les dix minutes. From Irkanda III pour violon, violoncelle et piano et From Saibai pour violon et piano sont peut-être les deux pièces qui m'ont le plus captivé dans l'absolu, bien que j'aime beaucoup les pièces pour piano, notamment For little pieces pour deux pianos qui contient de délicieuses mélodies ainsi qu'une belle manière de les développer.

Ema Alexeena: violon
David Apellàniz: violoncelle
Ananda Sukarlan: piano
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Henri



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MessageSujet: Re: Peter SCULTHORPE (1929-2014)    Peter SCULTHORPE (1929-2014) - Page 2 Empty2015-09-06, 00:26

Je place ici la suite d'une discussion débutée dans le topic "didgeridoo" où j'ai dit quelques mots à propos de Peter Sculthorpe alors que je ne me souvenais plus de son nom, ni d'ailleurs de grand chose de sa musique comme on va le voir.

La pièce de Sculthorpe où je croyais me souvenir que le didgeridoo jouait seul au début et n’intervenait plus après est Earth Cry. En fait, on l’entend à nouveau à partir de la 3ème minute jusqu’à 4’ 40 mais toujours seul, sauf une petite percussion probablement obtenue par le joueur de didgeridoo en tapant sur le tube pendant qu’il souffle dedans (à vérifier). Il intervient à nouveau à 6’ 40, maintenant accompagné par l’orchestre, et on l’entend par épisodes jusqu’à la fin du morceau. Donc faux souvenir de ma part, mais à quoi est-il dû ? Peut-être au fait que j’ai probablement entendu une version sans didgeridoo ? A vérifier également *. Je confirme en tout cas qu’à mon avis le didgeridoo n’apporte rien d’essentiel à la musique dans ce morceau et que la partition de l’orchestre seul suffit à transmettre ce “cri de la Terre”.

Le didgeridoo s’intègre mieux dans Music for Japan qui ne contient aucun thème mélodique, au contraire de Earth Cry. La musique est essentiellement harmonique et rythmique, et de ce fait s’adapte mieux aux sons non mélodiques de l’instrument australien. Pourtant, l’usage qui en est fait ici est plus réduit et plus discret que dans la pièce précédente où j’ai l’impression que le didgeridoo a été ajouté après la composition de la musique.

____________________________
* peut-être bien celle-ci :
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MessageSujet: Re: Peter SCULTHORPE (1929-2014)    Peter SCULTHORPE (1929-2014) - Page 2 Empty2015-09-06, 18:09

Earth Cry fait partie de mes pièces favorites de Peter Sculthorpe. J'en ai d'ailleurs trois versions; une première pour orchestre, une version abrégée et une version pour orchestre avec didjeridoo. Il s'agit du même interprète que pour le concerto de Sean O'Boyle, c'est-à-dire William Barton. Ce qu'il faut savoir c'est que Earth Cry n'a pas été composé à l'origine pour le didjeridoo à la manière d'un concerto et c'est vrai que dans la troisième version il fait un peu "pièce ajoutée", enfin dans le souvenir que j'en ai. C'est vrai que la version pour orchestre seul se suffit à elle-même, toutefois, quitte à l'avoir en doublon, autant que ce ne soit pas à l'identique et cette version avec didjeridoo me satisfait malgré tout.  En fait, Peter Sculthorpe semble avoir très peu composé pour le didjeridoo si ce n'est la pièce que j'ai évoquée sur le fil dédié à cet instrument et dont le titre m'échappe pour le moment. Le didjeridoo réapparaît toutefois dans son Requiem sans y jouer un rôle majeur, toujours par le même interprète, à croire que même en Australie les grands joueurs de didjeridoo ne courent pas les rues. On le retrouve effectivement dans Music for Japan sauf que cette fois l'interprète est Mark Atkins. J'essaierai de trouver l'oeuvre où Sculthorpe faisait un usage vraiment recherché de cet instrument: à priori, c'est un compositeur tout-à-fait apte à innover et à explorer des sonorités inhabituelles dans ses musiques qui sont généralement encrées dans une portée davantage poétique et très en communion avec la nature.

<<Le didgeridoo s’intègre mieux dans Music for Japan qui ne contient aucun thème mélodique, au contraire de Earth Cry. La musique est essentiellement harmonique et rythmique, et de ce fait s’adapte mieux aux sons non mélodiques de l’instrument australien.>>

Parce que l'oeuvre a été pensée et conçue avec et pour le didjeridoo.

<<Pourtant, l’usage qui en est fait ici est plus réduit et plus discret que dans la pièce précédente où j’ai l’impression que le didgeridoo a été ajouté après la composition de la musique.

Pour Earth Cry je pense que ce fut le cas suite à une demande mais je n'ai aucun détail sur ce point...peut-être pour le besoin d'un film...ou à l'occasion d'une manifestation musicale arborigène...???...Ce dont je suis sûr c'est que cette pièce a d'abord été pensée et écrite pour l'orchestre.
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Henri



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MessageSujet: Re: Peter SCULTHORPE (1929-2014)    Peter SCULTHORPE (1929-2014) - Page 2 Empty2015-09-06, 19:58

Citation :
Ce qu'il faut savoir c'est que Earth Cry n'a pas été composé à l'origine pour le didjeridoo à la manière d'un concerto
C'est en effet ce que Sculthorpe dit dans le texte qui accompagne le disque.

Citation :
<>

Parce que l'oeuvre a été pensée et conçue avec et pour le didjeridoo.
ça se sent vraiment à l'écoute. La différence avec Earth Cry sur ce point est nette.
Donc j'avais raison, mais j'avais tort de généraliser à partir de cette seule pièce.
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Henri



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MessageSujet: Re: Peter SCULTHORPE (1929-2014)    Peter SCULTHORPE (1929-2014) - Page 2 Empty2015-09-09, 10:58

Finalement, après avoir écouté plusieurs pièces de Peter Sculthorpe pour didgeridoo et orchestre, je reste assez dubitatif sur l’intérêt de l’utilisation de cet instrument, en tout cas chez ce compositeur, dont la musique est par ailleurs tout-à-fait à mon goût. Je me demande si son introduction, qui me semble souvent artificielle, n’est pas destinée avant tout à faire plaisir à son ami William Barton (puis-je présumer qu’il est son ami ?). En tout cas, je trouve que le son de cet instrument, à mi-chemin entre l’aboiement du roquet et le cri du crapaud en mal d’amour, est souvent mal venu dans la musique plutôt pleine de délicatesse de Sculthorpe, comme notamment dans les si belles “Songs of Sea and Sky”, totalement gâchées à mon avis par les interventions intempestives de l’engin. Existe-t-il une version sans tous ces coassements ?...
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MessageSujet: Re: Peter SCULTHORPE (1929-2014)    Peter SCULTHORPE (1929-2014) - Page 2 Empty2015-09-09, 17:40

La version d'origine fut écrite pour clarinette et piano mais j'ignore s"il en existe une version pour orchestre sans didjeridoo. Sinon, je n'ai pas le souvenir d'interventions intempestives de cet instrument dans Songs of Sea and Sky. Ceci peut s'expliquer de deux façons: a) Il y a trop longtemps que je n'ai pas réécouté la chose. b) Le didjeridoo est un instrument qui me fascine suffisamment pour ne pas avoir été dérangé par ses "coassements". Laughing  Lorsque je déciderai de revenir sur l'oeuvre de ce grand compositeur australien, je serai plus apte à émettre une opinion précise à ce sujet. Ce n'est toutefois pas pour maintenant. Beaucoup de choses à écouter avant, notamment des cantates de Bach qui me sont toujours inédites et la préparation d'un long cycle consacré au jazz. Wink
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JosefK

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MessageSujet: Re: Peter SCULTHORPE (1929-2014)    Peter SCULTHORPE (1929-2014) - Page 2 Empty2018-04-14, 17:28

Henri a écrit:
Finalement, après avoir écouté plusieurs pièces de Peter Sculthorpe pour didgeridoo et orchestre, je reste assez dubitatif sur l’intérêt de l’utilisation de cet instrument, en tout cas chez ce compositeur, dont la musique est par ailleurs tout-à-fait à mon goût. Je me demande si son introduction, qui me semble souvent artificielle, n’est pas destinée avant tout à faire plaisir à son ami William Barton (puis-je présumer qu’il est son ami ?). En tout cas, je trouve que le son de cet instrument, à mi-chemin entre l’aboiement du roquet et le cri du crapaud en mal d’amour, est souvent mal venu dans la musique plutôt pleine de délicatesse de Sculthorpe, comme notamment dans les si belles “Songs of Sea and Sky”, totalement gâchées à mon avis par les interventions intempestives de l’engin. Existe-t-il une version sans tous ces coassements ?...

Sculthorpe n'est hélas plus là pour nous répondre, mais j'ai tendance à penser que l'usage de cet instrument n'est pas seulement destiné à faire plaisir à un ami ou peut-être même à se faire plaisir.

A mon avis, ce n'est pas pour rien qu'un compositeur australien recourt à l'instrument emblématique de son pays, un pays à la recherche de ses racines non européennes, ignorées, pour ne pas dire combattues durant de longues décennies. Toute la musique de Sculthorpe est irriguée par son pays, mais ce n'est pas le "nationalisme" d'un Dvorak ou d'un Sibelius, et encore moins une jolie "carte postale" musicale: c'est le pays dans toute sa réalité historique, culturelle et géographique, plus proche de l'Asie que de l'Europe, dans toute sa dureté aussi, comme dans ce terrible cycle orchestre des "Sun Musics". Pas l'agréable soleil de la plage de Bondi mais celui, hostile, qui brûle dans le désert. Il suffit de commencer par "Sun Music II" (1969), qui n'a pas grand-chose à envier au Xenakis ou au Ligeti de l'époque.

Ensuite, le résultat esthétique de l'intégration du didgeridoo ou de l'évocation du désert est affaire de goût, mais la sincérité et la finalité de la démarche me paraissent assez évidentes.

Le cycle complet des "Sun Musics" vient enfin d'être mis en ligne sur YouTube. Absolument indispensable, selon moi, à la connaissance du compositeur:

https://www.youtube.com/watch?v=NU1p4uW1UQU
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laudec

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MessageSujet: Re: Peter SCULTHORPE (1929-2014)    Peter SCULTHORPE (1929-2014) - Page 2 Empty2018-04-14, 23:28

Je découvre ce compositeur avec intérêt, les Songs of Sea and Sky , le Earth Cry me parlent, les "Sun Musics" moins, plus arides Wink , la II qui me fait penser à un embouteillage à l'heure de pointe plutôt qu'au désert, un moment brûlant en tout cas No A réécouter très certainement.
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MessageSujet: Re: Peter SCULTHORPE (1929-2014)    Peter SCULTHORPE (1929-2014) - Page 2 Empty2019-04-25, 19:37

Je rejoins JosefK sur ce qu'il dit plus haut. Et à propos du didgeridoo, je viens d'écouter pour la première fois les Quatuor à cordes n°12 - "From Ubirr" en un seul mouvement et Quatuor à Cordes n°14 - "Quamby" qui se compose, quant à lui, de quatre mouvements, par le "Del Sol Quartet" et le "didgeridiste" Stephen Kent. J'écouterai les N°16 et 18 prochainement. "From Ubirr" eut sa première performance en 1994. L'oeuvre commence entre le violoncelle et l'alto dans un registre grave avant que les deux violons n'entrent en scène. Le didgeridoo s'impose alors avec ce son très caverneux qui le caractérise, sous le silence provisoire du quatuor à cordes. Lorsqu'il réapparaît, je reconnais aussitôt le thème principal de Earth Cry (1986) que je connais déjà dans deux versions pour orchestre, une avec didgeridoo et une autre sans. D'ailleurs, j'ai toujours un peu perçu la voix gutturale et tellurique de cet instrument comme une plainte de la terre, comme son souffle le plus profond et viscéral. Bien sûr, le didgeridoo me plonge directement dans l'âme du peuple aborigène.

<<Ubirr se trouve dans la région de East Alligator du parc national de Kakadu, dans le Territoire du Nord de l' Australie , et est connue pour son art rupestre. Il s'agit d'un groupe d'affleurements rocheux au bord de la plaine d'inondation de Nadab, où se trouvent plusieurs abris naturels contenant une collection de peintures rupestres autochtones, dont certaines datent de plusieurs milliers d'années. L'art décrit certains ancêtres de la création ainsi que des animaux de la région tels que barramundi, poissons-chats, mulets, goannas, tortues à long cou, tortues à nez de cochon, des opossums à queue de roche et des wallabies. Du haut du rocher d'Ubirr, on a une vue panoramique sur les plaines inondables et les escarpements. Ubirr est à environ 40 km de Jabiru le long d'une route fermée. La route étant basse, l'accès peut être restreint pendant les périodes de fortes pluies. À quelques pas du parking, les visiteurs visitent les principaux sites d'art jusqu'au pied du rocher d'Ubirr. Les parois rocheuses d'Ubirr ont été peintes et repeintes en continu depuis 40 000 ans av. La plupart des peintures ont été créées il y a environ 2000 ans. Certaines ont été repeintes jusqu'à nos jours. Il existe trois principales galeries d'art accessibles aux visiteurs. Les rangers des parcs nationaux, dont beaucoup sont autochtones, donnent des conférences sur tous ces sites.>>

Le Quatuor à cordes n°14 - "Quamby" fut composé à Sydney en février 1998 et revu en septembre 2000 puis avec didgeridoo en 2004. Si j'ai ressenti de la mélancolie dans la dernière partie du N°12, le "Prélude" du N°14 me semble libérer un ton plus optimiste qui devient plus significatif encore dans le troisième mouvement. J'y ressens l'amour de la vie avec un didgeridoo dont la présence ne prend pas forcément l'ascendant sur les cordes. J'y retrouve aussi ces effets de cordes déjà usités par Peter Sculthorpe et qui m'évoquent le chant des mouettes. Le second mouvement, en revanche, nommé "In the Valley" est d'humeur plus mélancolique et plus sombre, ce qui n'est évidemment pas un reproche de ma part, bien au contraire car la musique mélancolique peut me rendre aussi heureux qu'une musique foncièrement joyeuse. Le dernier mouvement du Quatuor à cordes n°14, "At Quamby Bluff" est d'une belle intensité dramatique, dont le lancinement est nettement appuyé par le fascinant instrument de Stephen Kent. Langoureux et élastique, accompagnant des cordes soudainement plus optimistes bien qu'obsessionnelles, il aura le dernier mot, le dernier cri, cette dernière plainte d'une terre qui vit et nous parle. Si nous prenions le temps de l'écouter...

QUAMBY BLUFF est une montagne du nord de la Tasmanie , en Australie, qui fait partie de la chaîne de montagnes Great Western Tiers.
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MessageSujet: Re: Peter SCULTHORPE (1929-2014)    Peter SCULTHORPE (1929-2014) - Page 2 Empty2020-03-20, 07:14


J'ai réécouté, entre hier soir et ce matin, au départ de l'aurore, les quatre quatuors à cordes avec didjeridu de Peter Sculthorpe. C'est un immense plaisir de replonger dans le monde sonore du grand compositeur australien, un plaisir à chaque fois renouvelé. J'ai toujours perçu la "voix" du didjeridu comme un cri ou un murmure - tout dépend comment il est employé - de la terre, des profondeurs-mêmes de la terre. J'adore cet instrument. Son charisme quelque-peu "préhistorique" me fascine. Souvent, dans ses quatuors, il me donne rendez-vous avec les mouettes et il y a donc un parfum d'océan qui en émane. C'est à la fois dépaysant et poétique, réalisé par des effets de cordes auxquels je suis désormais familiarisés. Avec ces mêmes cordes, ou plus précisément avec le violoncelle et l'alto, comme, par exemple, dans le Quatuor à cordes n°16, il tente une imitation du didjeridu, comme pour créer une filiation sonore provisoire entre l'instrument et le quatuor. Le morceau le plus émouvant à mon oreille est un "Postlude" de plus de cinq minutes qui conclut le Quatuor à cordes n°18, et par la même occasion le double-album, c'est-à-dire que celui-ci s'achève sur son point culminant. Le N°16 a été composé en 2005, répondant à une commande d'un grand défenseur australien de la musique de chambre à Melbourne, Julian Burnside. Le N°18 fut complété entre le 18 et 29 avril 2010. Il connut une première exécution en juin de la même année par le "Finders Quartet" et une première internationale au festival d'Edimbourg en Ecosse.
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MessageSujet: Re: Peter SCULTHORPE (1929-2014)    Peter SCULTHORPE (1929-2014) - Page 2 Empty2020-09-01, 21:00


Peter Sculthorpe à propos de Songs of Sea and Sky:

<<gs of Sea and Sky" était à l'origine une œuvre pour clarinette et piano, commandée en 1987 par la School of Music de l'Université de Yale, pour marquer le départ à la retraite de l'éminent professeur de clarinette Keith Wilson. L'arrangement de cet enregistrement a été réalisé spécialement pour William Barton et le "Queensland Orchestra". L'œuvre a été inspirée d'une mélodie traditionnelle de Saibai, une île juste au sud de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans le détroit de Torres. La mélodie a été recueillie par Jeremy Beckett en mai 1961. Bien que certaines musiques traditionnelles du détroit de Torres subsistent encore dans leur forme originale, la plupart de celles entendues aujourd'hui sont fortement influencées par la musique religieuse introduite par les missionnaires au 19e siècle. Néanmoins, ses thèmes sont encore majoritairement des voyages en mer, des vols d'oiseaux et des changements de mer et de ciel. L'œuvre est en un mouvement continu composé de six parties: Prélude, pour violoncelles et didgeridu; Saibai, un remaniement de la mélodie traditionnelle; Interlude, principalement pour altos et didjeridoo; Mission Hymn, une variation de Saibai; Dance Song, une section rythmique basée sur le matériel présenté dans le Prélude et l'Interlude; Lament, une deuxième variante de Saibai, une brève coda. Après l'apogée, à la fin de la chanson de danse, le contenu émotionnel de la musique culmine dans la complainte. Ici, la musique aspire aux années avant la colonisation blanche. >>

C'est l'oeuvre sur laquelle j'ai conclu mon cycle "Océamer". Je n'ai pas opté pour La Mer de Claude Debussy car je l'avais déjà retenu pour un autre cycle sur le même thème. Songs of Sea and sky est une oeuvre qui m'est particulièrement émouvante par l'emploi viscéral des instruments solos, comme l'alto, le violoncelle et surtout le didjeridoo. Contrairement à Henri, je ne trouve pas l'usage du didjeridoo superflu, au contraire, je trouve qu'il apporte à cette musique un aspect sauvage, animal, une profondeur insondable.
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