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 Le Freischütz (Weber)

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joachim
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joachim

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MessageSujet: Le Freischütz (Weber)   Le Freischütz (Weber) Empty2021-09-20, 14:56

Der Freischütz (J.277,Op.77, en français le Franc-tireur)) est un opéra allemand avec dialogues parlés en trois actes de Carl Maria von Weber sur un livret de Johann Friedrich Kind, d'après un conte populaire germanique (dans la version publiée en 1811 dans Das Gespensterbuch), et une première ébauche de Weber et d'Alexander von Dusch. Il a été créé le 18 juin 1821 au Schauspielhaus de Berlin. Il est considéré aujourd'hui comme l'un des premiers opéras romantiques avec Fidelio de Ludwig van Beethoven (1805).

L'intrigue de l'opéra est principalement basée sur le conte d'August Apel "Der Freischütz " du Gespensterbuch bien que l'ermite, Kaspar et Ännchen soient nouveaux dans le livret de Kind. Que les airs de Weber n'étaient que de la musique folklorique allemande est une idée fausse commune. Sa représentation du surnaturel dans la célèbre scène de la Gorge-au-Loup a été décrite comme "le rendu le plus expressif de l'horrible qui se trouve dans une partition musicale".

C'est lors d'un séjour en 1810 au château de Neubourg que Weber, impressionné par la récente création du Fidelio, premier (et unique) opéra de Beethoven, arrête son choix sur le conte Des Jägers Braut comme sujet d'opéra. Mais d'autres engagements l'accaparent et ce n'est qu'en 1816 qu'il demande au poète Johann Friedrich Kind d'en tirer un livret. La composition commence en juillet 1817.

Créée le 18 juin 1821 à Berlin, en raison de tensions politiques à Dresde où Weber est officiellement en poste, l'œuvre rencontre un succès immédiat, qui se propage rapidement dans toute l'Europe et devient le symbole de la naissance de l'opéra romantique allemand. Parmi les nombreux artistes qui ont été influencés par Der Freischütz figure le jeune Richard Wagner, qui sera considéré par beaucoup comme le successeur de Weber. Claude Debussy dira sa franche admiration pour sa "belle ouverture" : "L'agencement sonore de cette ouverture est stupéfiante et le retour du ton d'ut majeur (ton initial) est une de ces émotions que l'on retrouve aussi violentes, aussi nouvelles. Il n'y a pas à dire, c'est bon teint, et ça ne s'use pas."

La création de la version française a lieu au théâtre de l'Odéon le 7 décembre 1824 dans une adaptation de Castil-Blaze et Thomas Sauvage – très éloignée de l'original – intitulée Robin des Bois ou les Trois Balles, et qui sera reprise régulièrement par la suite, notamment à l'Opéra-Comique le 15 janvier 1835 et au Théâtre-Lyrique le 24 janvier 1855.

La création parisienne de la version originale en allemand a lieu, quant à elle, au Théâtre-Italien (salle Favart) le 14 mai 1829 par une troupe allemande qui permet au public parisien de découvrir également les deux autres chefs-d'œuvre de Weber, Euryanthe (1823) et Oberon (1826).

Une deuxième version française, plus fidèle, est réalisée en 1841 par Hector Berlioz et Émilien Pacini pour l'Opéra de Paris sous le titre Le Freyschütz. Pour le ballet du deuxième acte de cette représentation, exigé par la forme «grand opéra» imposée par la «Grande Boutique», Berlioz orchestre l’Invitation à la danse de Weber, refusant d'écrire lui-même la musique de ce ballet et restant fidèle à l'écriture du compositeur du Freischütz, même si l'on y reconnaît les couleurs du  Bal» de la Symphonie fantastique.

Cependant, la représentation de l'opéra sera peu renouvelée en France ensuite, sauf en 1913 et 2011 au Théâtre des Champs-Élysées6 et octobre 2019, après le Théâtre de Caen au printemps 2019, ainsi qu'à l'Opéra de Rouen les 15 et 17 novembre 2019. D'autres scènes proposeront néanmoins des versions diverses de ce spectacle comme l'Opéra national du Rhin ou l'Opéra de Limoges.


Les personnages sont les suivants :

Ottokar, duc de Bohême (baryton)
Kuno, forestier (basse)
Agathe, sa fille (soprano)
Ännchen, jeune cousine d'Agathe (soprano)
Kaspar, jeune chasseur (basse)
Max, jeune chasseur (ténor)
Samiel, le chasseur noir (rôle parlé)
Un ermite (basse)
Kilian, riche fermier (baryton)
Quatre servantes (sopranos)
Chasseurs, paysans, servantes, courtisans (chœur)


Argument

L'intrigue se passe en Bohême vers 1648, juste après la guerre de Trente Ans.

Acte 1

Lors d'un concours de tir, le deuxième assistant forestier, Max, perd face à un paysan, Kilian, qui est proclamé «Roi des tireurs d'élite» (Refrain : Viktoria ! Der Meister soll leben — «Victoire ! Vive le maître»). Kilian se moque de lui avec bonhomie (Schau der Herr mich an als König - «Laissez-le me contempler en tant que roi»).

Max veut épouser Agathe, fille du chef forestier Kuno. Pour l'épouser et succéder à son père en tant que chef forestier, il doit prouver son adresse au tir et marquer dans une compétition de tir devant Ottokar, le prince souverain, le lendemain.

Comme Max a eu de la malchance pendant plusieurs jours, il réfléchit à ses perspectives de perdre Agathe en échouant au test de tir (Trio de Kuno, Kaspar et Max; refrain: O diese Sonne - "O ce soleil"). Resté seul, dans une profonde mélancolie, il se souvient des jours heureux (Aria: Durch die Wälder, durch die Auen - "À travers les forêts, à travers les prairies").

Kaspar, le premier assistant forestier, essaie faussement d'encourager Max de vin et de courage (Hier im ird'schen Jammerthal - "Ici dans cette vallée de larmes"). Il avait espéré épouser Agathe lui-même mais elle l'avait rejeté et choisi Max. Le mariage ferait de Max l'héritier de Kuno, qui verrait Max comme un fils. Kaspar cherche à se venger de tous les trois - son rival, son ancienne chérie et son père. Il tend son arme à Max et Max, à son propre étonnement, frappe un aigle planant à une grande hauteur. Kaspar explique que l'arme avait été chargée de sa dernière balle magique.

Il persuade Max de le rencontrer à minuit dans la terrible Gorge-au-Loup pour lancer sept autres balles magiques. Au milieu de visions terribles et de bruits étranges, Kaspar prépare sept balles pour Max, mais la dernière obéira à la volonté de Samiel, ce que Max ignore. Il avertit Max de ne pas parler à une âme de leur but afin de ne pas les mettre en danger. Resté seul, Kaspar triomphe et se vante de son insidieuse idée (Aria: Schweig'! damit dich niemand warnt - "Silence! Pour que personne ne vous prévienne.").


Acte 2

Scène 1 La chambre d'Agathe

Au moment où Max tire la balle magique, une photo de l'ancêtre d'Agathe accrochée au mur tombe au sol, la blessant légèrement. La cousin et amie d'Agathe Ännchen rattache le crochet (Duo : Schelm, halte fest ! — «Voyou, tiens bon !»). Elle s'efforce d'encourager Agathe avec des plaisanteries (Ännchen: Kommt ein schlanker Bursch gegangen - "Viens un joli garçon ce chemin"). Agathe, toujours troublée, raconte sa rencontre avec l'ermite. Il lui avait signalé un danger, dont ses roses blanches consacrées la protégeraient.

Restée seule, Agathe attend Max avec la nouvelle de son succès (Récitatif et air : Wie nahte mir der Schlummer...Leise, leise — "Comment le sommeil s'est-il rapproché de moi... Bas, bas"). Max arrive, reconnaissant que même s'il n'a pas été vainqueur, il a tué un aigle. Alors que la nuit tombe, il lui raconte qu'il doit repartir pour ramener un cerf qu'il avait abattu dans la Gorge-au-Loup (Trio : Wie ? Was ? Entsetzen ! — «Quoi ? Quoi ? Oh, horreur ! »).


Scène 2 La Gorge-au-Loup la nuit

Alors que la cloche sonne douze heures, Kaspar fait appel à Samiel, le chasseur noir, pour l'aider à lancer les balles magiques. Ayant déjà vendu sa propre âme au démon, qui est due le lendemain, Kaspar offre l'âme de Max en échange d'une prolongation de son âme de trois ans. Agathe va être tuée par la balle magique de Max, le désespoir fera alors de lui le Diable, lui - et le père. Samiel acquiesce de manière ambiguë : «Qu'il en soit ainsi - Par les portes de l'enfer ! Demain lui ou vous !

A l'arrivée de Max, l'esprit de sa mère l'avertit d'abandonner le projet. Mais Samiel évoque Agathe, se noyant apparemment dans le désespoir, après quoi Max plonge dans la vallée. Avec un bruit démoniaque, le lancer des balles commence.


Acte 3

Scène 1 La rencontre des tireurs d'élite

Ayant partagé les sept balles entre elles, Max en a utilisé trois lors de la chasse du matin. Kaspar lache ses trois sur un renard. Ainsi, la balle restante de Max est la septième, la balle du Diable.


Scène 2 La chambre d'Agathe

Agathe est en train de prier (Aria : Und ob die Wolke sie verhülle - "À travers des nuages ​​obscurs"), ses doutes étant revenus à cause d'un rêve de mauvais augure où elle était une colombe blanche que Max a abattue. Ännchen essaie de l'encourager avec une histoire effrayante (Aria: Einst träumte meiner sel'gen Base - "Mon cousin décédé a fait un rêve"). Les demoiselles d'honneur apportent la boîte avec la couronne de mariée (Chanson: Wir winden dir den Jungfern-Kranz - "Nous enroulons autour de toi la couronne de mariée"). Mais en l'ouvrant, ils trouvent une couronne funéraire. Rappelant la promesse de l'ermite que les roses blanches la protégeront, Agathe propose de les attacher à la couronne de mariée.


Scène 3 L'épreuve de tir

Le prince Ottokar attend Max sous sa tente (Choeur des chasseurs : Was gleicht wohl auf Erden - "Ce qui surpasse les plaisirs de la chasse"). Comme test, Max reçoit l'ordre de tirer sur la colombe qui lui est indiquée. Max vise, tire et Agathe, qui vient d'entrer en scène, tombe comme si elle était touchée (Finale : Schaut, o schaut — " Tu vois, tu vois"). Mais sa couronne de mariée et l'ermite derrière elle ont fait dévier la balle, qui frappe Kaspar. Agathe se réveille de son évanouissement et Kaspar, voyant un saint ermite à ses côtés, se rend compte qu'il a échoué. Samiel le saisit à la place de Max, après quoi Kaspar expire, maudissant l'enfer et le paradis.

Le prince Ottokar ordonne que le cadavre soit jeté dans la Gorge-au-Loup. Puis il demande et reçoit une explication de Max qui avoue avoir tiré avec des balles magiques. Indépendamment des supplications de Kuno, Agathe, des paysans et des chasseurs, le prince furieux interdit le mariage et bannit Max du pays.

L'ermite cherche à apaiser le prince (Aria : Wer legt auf ihn so strengen Bann ! Ein Fehltritt, ist er solcher Büssung wert ? — « Qui lui impose une sentence si sévère ? Une erreur, est-elle digne d'une telle expiation ? ») . Seuls l'amour d'Agathe et la peur de la perdre avaient fait s'éloigner Max d'une vie autrefois sans faute. Qui doit lever la première pierre ? Qui ne regarde pas dans son propre cœur ? Après une année probatoire sans faute, Max devrait pouvoir épouser Agathe. A la joie exubérante de tous le Prince accepte ce jugement. Après la probation, il placera lui-même la main d'Agathe dans celle de Max.

À la fin, tous se joignent à une prière de remerciement.




https://www.youtube.com/watch?v=JtWFAo3eX8E
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Bel Canto
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Bel Canto

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Date d'inscription : 10/07/2007

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MessageSujet: Re: Le Freischütz (Weber)   Le Freischütz (Weber) Empty2021-09-20, 17:13

Très bel opéra, je l'ai vu seulement deux fois sur scène mais fort peu à l'affiche ces dernières décennies.

Petit gag : lors de la première production, il y a certainement une trentaine d'année, époque à laquelle les metteurs en scène modernes n'avaient pas encore débarqué, la scénographie était assez classique.  Lors de la chasse, un coup de feu est donné en direction de la salle, bruit puissant qui fait sursauter le public et ... une tête empaillée accrochée sur le côté de la scène tombe provoquant un fou rire général dans la salle ! Hehe   Autant dire que ce n'était pas l'effet escompté mais c'étaient les mises en scène de l'époque : très carton pâte avec peu ou pas de direction d'acteurs et des actions très peu probables.
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