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 Discussions autour du trombone

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Icare
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MessageSujet: Discussions autour du trombone   Discussions autour du trombone Empty2020-12-29, 16:49


Le trombone par Icare:

Si parfois on préfère le tuba qui sert à respirer sous l'eau à celui qui produit des bulles bien rondes dans une salle de concert, peut-être ne préfèrera-t-on pas le trombone qui sert à relier des notes dans un bureau à celui qui les éparpille harmonieusement au sein d'un orchestre. Hehe J'entame comme prévu un nouveau cycle qui, lui, va être entièrement consacré au trombone. Bien sûr, nous pourrons y évoquer tous les types de trombones, du soprano au contrebasse en passant par le cimbasso, trombone contrebasse à cylindres, comparable au trombone contrebasse par sa tessiture et sa position dans le pupitre: des compositeurs, essentiellement italiens et initialement étrangers à l'utilisation des tubas dans l'orchestre symphonique, comme Giuseppe Verdi, l'ont utilisé dans leurs opéras. Il est de plus en plus utilisé dans la musique de film ainsi que dans le jazz. Je mentionnerai aussi Le souzabone qui est un trombone électrique contemporain en do, inventé par le tromboniste brésilien et musicien expérimental Raúl de Souza. Cependant, je ne connais encore aucune oeuvre qui emploie cet instrument en particulier, quant au cimbasso, je l'ai probablement déjà entendu dans une musique de film sans savoir qu'il s'agissait de cet instrument, d'autant plus si sa tessiture est proche du trombone contrebasse. Si ce n'est que le son lui-même, je trouve que celui du trombone est un peu plus cassant, voire plus râpeux que celui très arrondi et bonhomme du tuba. Je n'ai pas de préférence dans l'absolu car le trombone que je connais et qui m'émeut évolue dans des expressions musicales qui sont très différentes de celles qui m'ont fait aimer le tuba. Les oeuvres sont souvent plus "sérieuses", plus dramatiques, moins axées dans la fantaisie et l'humour. C'est une toute autre ambiance qui, au fond, m'intéresse et m'interpelle autant. Ce que je peux dire, c'est que ce topic sera plus fourni car je connais plus d'oeuvres pour le trombone que pour le tuba, du moins jusqu'à aujourd'hui.

P.I.Tchaikovsky."Eugene Onegin Suite" arrangé par V.Kruglik. Nino Rota."Concerto for trombone" - Aleksey Lobikov: trombone:

https://www.youtube.com/watch?v=_dFilj8jT84
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MessageSujet: Daetwyler/Slokar   Discussions autour du trombone Empty2020-12-29, 17:25

Branimir Slokar: éléments biographiques:

<<Branimir Slokar naît en 1946 à Maribor, une ville de Slovénie. Jusqu'à l'âge de dix-sept ans, son intérêt va aux études et au sport. C'est après avoir vu le film "The Glenn Miller Story" qu'il se prend de passion pour le trombone, l'instrument de Glenn Miller. Après deux ans seulement de formation, il est engagé comme tromboniste par l'Orchestre Symphonique de Radio Ljubljana. Son baccalauréat en poche, il poursuit des études de psychologie à l'Université de Zagreb. Après avoir remporté le premier prix de trombone au 7ème concours de musique en Yougoslavie, il décide de se consacrer exclusivement à la musique. En 1969, il termine ses études à l'Académie de Ljubljana avec distinction. Il poursuit sa formation au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris, qu'il termine en 1970 par l'obtention d'un premier prix. Une belle carrière s'ouvre à ce talentueux tromboniste...>>

Discussions autour du trombone Branimir-Slokar-ITA-Journal-4-e1436956054249-300x250

Si j'évoque le tromboniste Branimir Slokar, c'est parce que sa rencontre avec le compositeur suisse Jean Daetwyler fut particulièrement fructueuse car celui-ci composa plusieurs pièces de musique pour le trombone de Slokar, dont deux concertos (à ma connaissance): un premier Concerto pour trombone, cordes et percussions que Daetwyler composa durant l'année 1974 et le Second Concerto pour trombone et orchestre qui fut achevé le 1er octobre 1978. Hélas, je ne connais pas encore le premier, mille fois hélas car le second que je viens de réécouter cet après-midi est mon préféré avec celui de Daniel Schnyder que j'évoquerai à la toute fin du topic. Deux concertos pour trombone radicalement différents mais qui me fascinent autant l'un que l'autre. Ce deuxième concerto de Jean Daetwyler, interprété donc par Branimir Slokar et l'Orchestre de Chambre de Lausanne sous la direction de l'auteur, se divise en trois mouvements; "Largo - Allegro/Misterioso/Barbaro". Les deux premiers mouvements m'émerveillent complètement. Le concerto démarre, ce qui est souvent le cas avec Daetwyler, par un solo de l'instrument soliste. Ensuite, tout s'emballe dans une effervescence tonale mais pleine de vie jusqu'au "Misterioso" qui est le point culminant du concerto. Une harpe et un piccolo qui n'apparaissent pas dans le premier mouvement, installent leur vitalité autour du trombone. Le compositeur confère tellement de vie à ses instruments qu'ils deviennent à mon oreille des personnages à part entière, des êtres vivants qui s'agitent harmonieusement au bénéfice d'une poétique caractéristique du maître suisse. Un violon solo sera le personnage le plus émouvant, venant sublimer l'ensemble. J'aime moins le troisième mouvement, mais il demeure quand même dynamique et divertissant, s'appuyant sur les rythmes archaïques d'une danse paysanne. C'est sans doute là que se situe son côté barbare.
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MessageSujet: Collard/Nordheim   Discussions autour du trombone Empty2020-12-30, 10:03

Alain Trudel: éléments biographiques:

<<Alain Trudel, né le 13 juin 1966 à Montréal, est un artiste qui a plusieurs cordes à son arc, ou si on préfère, plusieurs pistons à son trombone: il est chef d’orchestre, tromboniste et compositeur canadien. Il est actuellement directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Laval, de l'Orchestra London Canada ainsi que premier chef d’orchestre invité du Victoria Symphony. Il est l’un des chefs d’orchestre les plus en vue sur la scène musicale canadienne. La casquette qui nous intéresse ici est celle du tromboniste: D’abord révélé au public en tant que tromboniste soliste, Alain Trudel a fait ses débuts à dix-huit ans avec Charles Dutoit et l’Orchestre symphonique de Montréal. Il a été invité sur cinq continents, entre autres, par l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, the Hong-Kong Philharmonic, l’Orchestre de la radio autrichienne (Vienne), Carnegie-Weill Recital Nall (NY), Dresdner Neueu Musik Tage (All), Tasmania New Music Festival (Australie), Conservatoire National Supérieur de Paris (France), Festival Musica Strasbourg (France), Klangbogen Festival (Vienne), Festival Akiyoshidai et Hamamatsu (Japon). Alain Trudel fut le premier artiste canadien à devenir "Artiste International Yamaha". En tant que commanditaire majeur, la compagnie supporte ses activités et l'assiste dans le soutien et l’engagement envers son Art. En 1998, à l'invitation de Yamaha, il conçoit une embouchure griffée maintenant disponible sur le marché international. Entre 1995 et 2008 il fut Professeur titulaire de classe de trombone et de musique de chambre au Conservatoire de Musique du Québec à Montréal.>> (Wikipédia)

Discussions autour du trombone 00007800_230x230_2e765fa1f5df6e0c7f3faea996c73b90

Alain Trudel est l'interprète du Concerto "Lucky Luke" pour trombone ténor et un large ensemble instrumental du compositeur québécois Vincent Collard. Dès l'introduction, le ton est donné. Nous sommes aussitôt dans l'ambiance atmosphérique d'une oeuvre contemporaine parfaitement encrée dans son époque et dans laquelle les percussions jouent un rôle très important. Je me suis même fait la réflexion qu'il pourrait tout aussi bien s'agir d'un concerto pour trombone, percussions et orchestre. Point qui ne me dérange absolument pas, bien au contraire, j'adore les percussions et tout effet de percussion d'où qu'il provienne. Dans l'oeuvre de Collard, elles instaurent d'emblée un climat, j'imagine un grand désert aride avec une menace invisible quelque-part, un peu comme dans un western de Sergio Leone. C'est assez caractéristique de l'ambiance du concerto dans son ensemble qui bien sûr prend vite une forme plus énergique lorsque le trombone se met à chevaucher la musique. La fameuse et célèbre chanson "I'm A Poor Lonesome Cow Boy" y est plusieurs fois citées, toujours très brièvement, comme des clins-d'oeil humoristiques, sauf une fois où le compositeur s'y attarde un petit peu plus par le biais du trombone, avec le jeu-cliché mais séduisant des percussions qui adoptent la cadence tranquille de Jolly Jumper. Mais attention, ne pas se faire d'illusion sur la nature même de l'oeuvre, ceux qui trouvent qu'il y a déjà trop de dissonances dans la musique de Richard Danielpour trouveront ici un gros cactus sur lequel il serait (pour eux) risqué d'asseoir leur écoute. Hehe D'autre-part, si l'oeuvre que j'ai réécoutée à la suite de celle-ci n'a rien à voir avec Lucky Luke, elle est bien aussi aride qu'un désert de western léonien et aussi épineuse qu'un cactus. Hehe Il s'agit de Fonos: 3 Memorables for trombone and Orchestra du compositeur norvégien Arne Nordheim par Marius Hesby et le "Oslo Philharmonic Orchestra" sous la direction de Jukka-Pekka Saraste. Evidemment, c'est une musique qui peut être perçue comme froide et agressive par quiconque n'appréciant pas l'atonalisme dans sa forme la plus décomplexée, même si l'oeuvre en question que j'évoque ici ne m'est ni agressive ni imbitable. Au contraire, le trombone de Marius Hesby y libère des sonorités qui me stimulent émotionnellement, parfois adoptant des sonorités proches de la trompette bouchée auxquelles je suis très sensible: elles existent aussi dans le concerto de Vincent Collard. Puis, il y a les couleurs de l'orchestre qui évolue adroitement autour du trombone. D'Arne Nordheim, je préfère quand même son oeuvre vocale, mais son oeuvre orchestrale commence à tracer son chemin en moi. J'avoue que ça n'avait pas été immédiat.


Dernière édition par Icare le 2020-12-31, 17:24, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Discussions autour du trombone   Discussions autour du trombone Empty2020-12-30, 10:05

Avant de me faire gronder par Joachim  Very Happy , voici le Concerto pour trombone alto de Leopold Mozart par Ricardo Molla:

https://www.youtube.com/watch?v=U_fGs6hR7Vc


J'aime bien sa douceur pour l'instant... L'ayant écouté en entier, j'aime surtout son premier mouvement.
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MessageSujet: Re: Discussions autour du trombone   Discussions autour du trombone Empty2020-12-30, 10:44

Icare a écrit:
Avant de me faire gronder par Joachim  Very Happy ,

Je me disais aussi, c'est reparti chez les contemporains comme avec le tuba Hehe

L'avantage du trombone sur le tuba est qu'il existait déjà à l'époque classique.

Ce concerto pour trombone de Leopold Mozart est extrait d'une grande Sérénade en ré majeur, où se trouve également un concerto pour trompette assez connu.

Dans la même optique, Michael Haydn a lui aussi composé une sérénade en ré majeur où se trouve un concerto pour trombone.

Alors je me permets de te le faire connaître



https://www.youtube.com/watch?v=HaVRGmf3Y9g



Du même compositeur, et toujours extrait d'une sérénade se trouve un concerto pour trombone et cor

https://www.youtube.com/watch?v=B10EBIl_wOE
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MessageSujet: Re: Discussions autour du trombone   Discussions autour du trombone Empty2020-12-30, 14:01

joachim a écrit:
Icare a écrit:
Avant de me faire gronder par Joachim  Very Happy ,

Je me disais aussi, c'est reparti chez les contemporains comme avec le tuba Hehe

L'avantage du trombone sur le tuba est qu'il existait déjà à l'époque classique.

En général, lorsque j'ouvre un topic sur un instrument, comme chacun peut l'observer sur ceux qui existent déjà, s"il y a certes une "dominante contemporaine", je m'efforce toujours d'évoquer par un commentaire ou une vidéo des oeuvres qui proviennent d'autres périodes, voire même d'autres genres musicaux, comme la musique de film ou le jazz. Je fais bien sûr en fonction de mes connaissances et des oeuvres que j'ai envie d'écouter. Si je ne possède rien d'une période ancienne, je vais chercher sur la Toile une oeuvre qui existe en vidéo pour l'éditer sur le topic. Par exemple, si vous appréciez une musique de film ou un morceau de jazz qui met en scène le trombone, il est tout-à-fait approprié d'en parler sur ce fil. Pour le tuba, la "dominante contemporaine" quasi-exclusive était courue d'avance puisqu'à l'époque des Mozart et compagnie, le tuba n'existait pas, même si les concertos (je ne parle pas des vidéos) que j'ai commentés étaient pour la plupart tonals, et certains très réussis.

Pour le trombone, je vais te faire une confidence: tous les opus que j'ai prévus pour ce cycle sont contemporains et l'oeuvre qui, je crois, est la plus ancienne parmi celles que je connais, est la Symphonie pour trombone et orchestre d'Ernest Bloch. Néanmoins, je savais que durant la période classique et romantique des oeuvres pour trombone avaient été écrites.  Wink C'est pour cette raison que j'ai posté une pièce de Tchaikovsky et une autre de Leopold Mozart.

de Michael Haydn, je vais attentivement écouter les deux concertos que tu as postés et j'en ferai un commentaire, comme ceux que j'ai l'habitude de faire. Merci pour cette présentation, Joachim.  Mains
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MessageSujet: Martin/Serocki   Discussions autour du trombone Empty2020-12-30, 17:29

Christian Lindberg: éléments biographiques:

<<Christian Lindberg, qui est né le 15 février 1958, est également un artiste qui porte plusieurs casquettes: il est tromboniste, chef d'orchestre et compositeur suédois. Né à Danderyd en Suède, il apprit à jouer de la trompette, puis se convertit au trombone dès l'âge de 17 ans. À 19 ans, il devint membre de l'Orchestre de l'Opéra Royal de Stockholm. À 20 ans, il quitta l'orchestre pour étudier à plein temps à Stockholm, Londres et Los Angeles. Il étudia ainsi avec John Iveson au "Royal College of Music" (1979-1980) puis avec Ralph Sauer et Roger Bobo à Los Angeles (1983). En 1981, Christian Lindberg remporta la compétition Biennale des Solistes Nordiques. Lors de son premier concert en 1984 il interpréta le Concerto pour Trombone de Henri Tomasi. Cette même année, il signa un contrat d'enregistrement de 3 CD avec BIS Records. À ce jour, Lindberg a enregistré plus de 60 albums, principalement pour BIS. Parmi ses collaborateurs musicaux en Suède se trouvent le pianiste Roland Pöntinen et le compositeur Jan Sandström. Christian Lindberg est particulièrement connu pour ses interprétations de musique contemporaine, en s’efforçant d'élargir le répertoire de concertos pour trombone.>> (source Wikipédia)

Discussions autour du trombone Sku69135

Lorsque j'écoute une oeuvre comme Ballade pour trombone et orchestre, même si celle-ci n'atteint pas les huit minutes d'écoute, je sais pourquoi Frank Martin fait partie de mes compositeurs préférés et se situent donc parmi ceux que je connais le mieux. Le fait qu'il fut très bien édité sur disque a évidemment facilité les choses. C'est un compositeur qui m'est aussi précieux qu'Arthur Honegger et Henri Tomasi. Néanmoins, je constate quelques failles dans mes connaissances concernant ces trois maîtres dans la mesure où j'ignorais qu'Henri Tomasi avait lui aussi dédié un concerto au trombone. Je viens de l'apprendre en lisant la biographie de Christian Lindberg. Je ne le connais donc pas encore, en revanche, je viens de me rappeler qu'il avait composé deux oeuvres dans lesquelles le trombone joue un rôle important et que je possède en cd, tout d'abord Fanfares Liturgiques (1947) avec le tromboniste André Vaïsse et une courte pièce au titre shakespearien avec le trombone basse d'Alain Delzant. Je vais bien sûr les intégrer dans mon cycle.

Histoire de revenir un peu sur cette très belle Ballade de Frank Martin. Elle vit le jour au tout début des années 1940, à une époque où le compositeur suisse était encore assez anonyme dans le monde musical européen. C'est le concours international de Genève qui, tout en fixant la durée à sept minutes, lui offrit pour la première fois l'opportunité d'écrire cette oeuvre, tout d'abord pour trombone et piano, puis très vite pour piano et orchestre, orchestration que Frank Martin réalisa avec Ernest Ansermet qu'il considérait comme un maître dans l'art d'orchestrer. Il est que cette pièce relativement courte fut un excellent stimulant pour les trombonistes d'orchestre d'alors qui étaient surtout habitués à compter les mesures de silences. Plusieurs trombonistes incitèrent des compositeurs à écrire pour l'instrument. Parmi eux, il y eut Julius Pietrakowicz (l'Orchestre Philharmonique de Varsovie) qui parvint à obtenir de la part de Kazimierz Serocki, trois oeuvres pour trombone: une sonatine, un quatuor et un Concerto pour trombone et orchestre en quatre mouvements, celui-là même que j'ai réécouté cet après-midi, par Christian Lindberg et le "Swedish Radio Symphony Orchestra" sous la direction de Leif Segerstam. A titre anecdotique, ils ne doivent pas être nombreux les compositeurs qui ont commencé une carrière de boxeur avant se convertir dans la musique dite sérieuse. Le Concerto pour trombone a été composé en 1952, peut-être perçu comme un beau compromis entre tradition et modernité, se conformant, du moins en apparence, aux limites tolérées par les autorités staliniennes. J'aime surtout le second mouvement d'un romantisme exacerbé, mais pas un romantisme à la "Dvorak", un romantisme "vingtième siècle", ample et raffiné, presque clair-obscur.


Dernière édition par Icare le 2020-12-31, 17:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Haydn/Mozart   Discussions autour du trombone Empty2020-12-30, 22:10

Le trombone par deux compositeurs: Leopold Mozart (1719-1787) et Michael Haydn (1737-1806).

Comme promis, j'ai écouté les trois oeuvres en question, tout d'abord le Concerto pour trombone de 1764 par Norbert Salvenmoser et le  "Salzburger Hofmusik" sous la direction de Wolfgang Brunner et le Concerto pour cor et trombone par Róbert Káip (trombone) et Gábor Tóth (cor), deux oeuvres de Michael Haydn. La troisième que j'ai écoutée est le Concerto pour trombone alto de Leopold Mozart avec Riccardo Molla comme soliste. Je vais commencer par la pièce qui m'a laissé complètement indifférent, le Concerto de 1764 de M. Haydn. C'est de la broderie classique parmi d'autres qui ne m'apporte rien, pas d'émotion particulière à l'écoute de cette musique. La belle et véritable émotion, je l'ai rencontrée avec le magnifique premier mouvement lent du concerto de Leopold Mozart. Le trombone, dans une irrésistible sagesse de ton, une étonnante retenue, m'envoûte complètement. Il est vrai que chez Wolfgang A. Mozart, ce sont souvent les mouvements lents qui m'émerveillent et moins les allegros, même s"il y a chez lui des exceptions et non des moindres. D'ailleurs, les deux mouvements qui suivent du concerto de Leopold m'inspirent déjà moins, bien que le trombone conserve un son très beau. Le dernier mouvement m'est un peu trop commun, ordinaire.

<<Ricardo Mollá a obtenu sa licence en trombone au "Conservatorio Superior de Música Oscar Esplá d'Alicante" (Espagne) et à la "Hochschule für Musik", "Theatre und Medien Hannover" (Allemagne) avec respectivement Javier García et Jonas Bylund. Invité personnellement par Joseph Alessi , trombone principal de l'Orchestre philharmonique de New York, il a reçu une bourse de l'"Artists 'Society of Spain" (AIE) et de la Fondation JONDE-BBVA pour étudier à la prestigieuse "The Juilliard School of New York" où il a obtenu une maîtrise en musique classique.>>

Je n'ai pas trouvé le nom de l'orchestre ni le chef d'orchestre qui interprètent le Concerto pour cor et trombone de Michael Haydn. Je connais juste le nom des deux solistes qui figurent sous la vidéo postée par Joachim; Róbert Káip au trombone et Gábor Tóth au cor. Cette oeuvre m'interpelle quand même un peu mieux que le Concerto de 1764. En même temps, ce n'était pas difficile. L'association cor/trombone n'est pas inintéressante à mon oreille à partir de la seconde écoute où j'ai mieux su les discerner, et, hormis le jeu serré des deux solistes, j'ai assez bien aimé quelques passages de l'oeuvre en elle-même, des passages rapides cette fois-ci mais pas un mouvement en particulier. En tout cas, aucune émotion qui soit du niveau que celle que me procure le premier mouvement du concerto de Leopold Mozart. Celui-là, je le note dans mon petit carnet bleu car c'est un concerto qui me fait vraiment aimer le trombone.

<<Norbert Salvenmoser étudié au Conservatoire d'Innsbruck et au Mozarteum de Salzbourg. De nombreux concerts en tant que soliste, en tant que spécialiste du trombone baroque membre de divers ensembles renommés; Maître de conférences en cours de vent, professeur de trombone et de matières didactiques au Mozarteum de Salzbourg et d'Innsbruck. Depuis 1984 professeur à l'école de musique de Watten, nombreux succès en concours avec des solistes et des ensembles de l'école de musique. Depuis 2003 directeur de l'école de musique de Wattens.>>


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MessageSujet: Re: Discussions autour du trombone   Discussions autour du trombone Empty2020-12-31, 09:57

Je partage ton avis, car moi aussi, entre les trois, je préfère le concerto de Leopold Mozart. Very Happy

Chez les classiques, je voudrais aussi te faire connaître les concertos de Wagenseil et de Albrechtsberger (à noter que le trombone n'a pas séduit les Romantiques. Si on trouve naturellement le trombone dans l'orchestre romantique, je ne connais pas de concerto de cette époque).



https://www.youtube.com/watch?v=8payssKxlQo


Albrechtsberger

https://www.youtube.com/watch?v=X8WATzaMiSU
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MessageSujet: Tomasi/Yoshimatsu   Discussions autour du trombone Empty2020-12-31, 11:22

Il me semble que les deux concertos que tu présentes ici existent en disque, "Naxos" pour ne pas le citer. Je les écouterai et donnerai mon avis. Wink

<<je viens de me rappeler que Henri Tomasi avait composé deux oeuvres dans lesquelles le trombone joue un rôle important et que je possède en cd, tout d'abord Fanfares Liturgiques (1947) avec le tromboniste André Vaïsse et une courte pièce au titre shakespearien avec le trombone basse d'Alain Delzant. Je vais bien sûr les intégrer dans mon cycle.>>

J'ai réécouté ces deux compositions de Henri Tomasi et j'ai bien fait! Les Fanfares Liturgiques, véritable "petite" symphonie pour cuivres et percussions, avec soprano dans la procession finale, se constitue de quatre mouvements: "Annonciation/Evangile/Apocalypse/Procession". Pour la petite histoire, elles furent créées en mai 1947 à Monte-Carlo, sous la direction du compositeur - qui était alors premier chef d'orchestre de l'Opéra. Seul le premier mouvement n'est pas extrait de son opéra Miguel Manara. J'y aime particulièrement l'écriture des cuivres et j'ai bien repéré le jeu du trombone dont l'interprète est André Vaïsse, même s"il ne se détache pas vraiment du choeur de cuivres par un solo en particulier. C'est surtout dans un contraste de timbres avec les autres instruments que je le distingue et l'apprécie, mais pas forcément plus que la trompette, finalement. En tout cas, j'aime beaucoup cette musique et peut-être même que je ne l'ai jamais appréciée autant qu'aujourd'hui, plus encore à l'écoute de la fameuse procession finale, qui est aussi le mouvement le plus long, plus de neuf minutes, avec la soprano Marie-Paule Lavogez et les choeurs, point culminant de ces Fanfares Liturgiques qui m'a mis la larme à l'oeil. Elle est ici jouée dans une version proche de celle de l'opéra, sachant que cette "Procession" existe aussi dans une version purement instrumentale que je n'ai jamais entendue. La deuxième pièce, de portée bien plus modeste, que j'ai réécoutée dans la foulée, s'intitule Être ou ne pas être avec le trombone basse d'Alain Delzant, une sympathique conclusion qui me procure un effet anecdotique en comparaison avec l'opus précédent.

<<Joël Vaïsse, né à Marseille, est un tromboniste classique français. Il est reconnu comme faisant partie des meilleurs trombonistes français. Il commence l'apprentissage du trombone dans la classe de son père, André Vaïsse, au conservatoire à rayonnement régional de Marseille. Après des études aux États-Unis (Floride), il entre en 1981 au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, où il obtient un 1er prix à l’unanimité en 1985. En 1986, il est prix d’honneur au Concours international de Markneukirchen et, en 1988, obtient le 3e prix au Concours international de Genève.>> (Wikipédia)

Discussions autour du trombone Joel-Vaisse

L'oeuvre que j'ai réécoutée, après Fanfares Liturgiques et Être et ne pas être de Henri Tomasi, appartient à un compositeur d'une autre génération et culture; il s'agit du Concerto pour trombone et orchestre "Orion Machine", Op.55 (1993) de Takashi Yoshimatsu par Ian Bousfield et le "BBC Philharmonic" sous la direction de Sachio Fujioka. l'oeuvre se constitue de cinq mouvements pour une durée totale de 22 minutes. Ce que je peux déjà dire, c'est que j'ai ressenti à un moment donné, probablement dans le premier mouvement, une référence assez flagrante à la musique de Toru Takemitsu alors que le second mouvement qui emboîte un jazz "polar" aux rythmes urbains, me renvoya directement à Lalo Schifrin, deux compositeurs importants pour moi. Bon, si l'influence de Takemitsu me paraît objective, celle que j'associe à Schifrin est plus personnelle. Ne pas en déduire pour autant qu'il s'agit d'un concerto hétérogène et impersonnel, bigarré sans aucun doute, ce qui n'est pas pour me déplaire. Le quatrième mouvement part sur un long solo du trombone par le biais duquel je sens bien que Ian Bousfield se fait plaisir, un moment d'improvisation et de virtuosité, une prouesse à laquelle je n'adhère cependant pas vraiment. En solo, je préfère le son du tuba, mais je dois tenir compte que c'est aussi une question d'oeuvre et d'approche. Quand l'orchestre réapparaît, la musique perd son âpreté et gagne en chair pour un final court et chaleureux. Un beau concerto. Et je ne vais pas quitter le Japon car la prochaine oeuvre que je vais réécouter est de Toru Takemitsu.
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MessageSujet: Takemitsu/Marthinsen   Discussions autour du trombone Empty2020-12-31, 18:58


Comme écrit plus tôt, je n'ai pas quitté le Japon et réécouté une oeuvre qui correspond parfaitement au thème de mon cycle et réunit tous les éléments poétiques et impressionnistes que j'aime dans la musique de Toru Takemitsu. L'oeuvre s'intitule Gémeaux (1972-1986) et se divise en quatre mouvements:
Strophe,
Genesis,
Traces,
Antistrophe.
Elle a été écrite pour hautbois, trombone, deux orchestres et deux chefs d'orchestre. Les deux solistes sont Masashi Homma (hautbois) et Christian Lindberg (trombone) que je retrouve après l'interprétation de la Ballade de Frank Martin et le Concerto de Kazimierz Serocki. La combinaison hautbois/trombone me séduit quand même davantage que celle entre le cor et le trombone dans le double-concerto de Michael Haydn, mais en même temps, avec Toru Takemitsu, je navigue en plein dans mon domaine de prédilection. Je me régale de ses musiques, surtout dans sa manière de suggérer les grands espaces. Et de Gémeaux j'aime son lyrisme, ses tournures orchestrales inouïes. Je n'ai pas l'impression d'écouter un double-concerto même si la virtuosité des deux solistes n'y est pas exclue. Le trombone, par exemple, n'y est pas omniprésent, mais agissant à des endroits bien précis de l'oeuvre, idem pour le hautbois. De même que les deux solistes n'entremêlent pas systématiquement leurs jeux respectifs. L'auteur explique que: <<comme l'indique le titre, l'oeuvre est fondée sur le nombre "deux" et elle s'inspire largement d'un poème extrait de l'anthologie poétique de Shuzo Takiguchi intitulée "Proverbes faits main": "Vos mains, vos yeux, vos seins... Vous êtes des jumeaux à vous toute seule.". La musique est plutôt un recueil de pièces de musique de chambre qu'une oeuvre orchestrale à proprement parler et chaque interprète doit faire preuve d'une grande virtuosité. Il s'agit d'une histoire d'amour mise en musique à propos de deux êtres qui entrent parfois en conflit mais qui, grâce à l'amour, finissent par s'unir.>>

Le Concerto pour 3 trombones et orchestre - In the Shadow of the Bat (2009) du compositeur danois Niels Marthinsen est une oeuvre qui a la particularité de mettre en scène trois trombones solistes au sein d'un orchestre, Hâkan Björkman, Stefan Schulz et Jürgen van Rijen. Le concerto démarre sur des chapeaux-de-roues, dans un élan orchestral assez exubérant aux effets saisissants. Après les tumultes de l'introduction, une première accalmie s'impose d'elle-même. La musique devient alors délicate et fragile avant une prochaine secousse. Une nouvelle accalmie prend chair avec une flûte solo d'une belle légèreté et, plus au loin, un petit motif récurrent provenant d'une sorte de carillon. J'adore cette petite partie dénudée du concerto entre la flûte et le carillon. Lorsque la musique s'endiable à nouveau, les trois trombones sont enfin entrés sur le devant de la scène. Le plus souvent, les trois solistes semblent jouer à l'unisson, se désolidarisant rarement, comme s"il s'agissait quelque-part d'un instrument géant. Ce fut en tout cas l'impression d'une première écoute, car désormais, mon oreille dompte de mieux en mieux ce concerto très expansif. Les trois trombones ne me semblent plus jouer complètement à l'unisson, même s"ils ne jouent pas indépendamment les uns des autres, rivalisant de virtuosité: pas du tout. Ils jouent ensemble une sorte de grand swing, un grand swing épique...Au final, le concerto, en un mouvement, est dynamique, puissant et plaisant à suivre dans ses turbulences et son lyrisme exacerbé. je l'aime beaucoup! Un autre aspect qui me plait dans ce concerto, c'est l'emploi des cordes dans les aigus.
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MessageSujet: Re: Discussions autour du trombone   Discussions autour du trombone Empty2020-12-31, 20:29

joachim a écrit:
Si on trouve naturellement le trombone dans l'orchestre romantique, je ne connais pas de concerto de cette époque).

J'ai trouvé, Joachim, ce certes court Concerto pour Trombone de Rimsky-Korsakov:

Philharmonic Wind Orchestra dirigé par Marc Reift
Tromboniste: Robert Kozanek:

https://www.youtube.com/watch?v=YkBb_ZrKSts
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MessageSujet: Re: Discussions autour du trombone   Discussions autour du trombone Empty2020-12-31, 21:45

Je viens d'écouter les 2 derniers concertos pour trombone postés ici et je les aime beaucoup. Je ne m'étais encore jamais attardée sur cet instrument que je découvre ici avec bonheur Discussions autour du trombone 185465 J'aime ces sonorités, la voix du trombone est chaude et généreuse Discussions autour du trombone 395622
Merci pour ces découvertes !
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MessageSujet: Constant, Minciacchi   Discussions autour du trombone Empty2021-01-01, 08:57

De rien Laudec. A partir du moment où un instrument, tel qu'il soit, bénéficie de son propre répertoire, même s"il est largement plus modeste que celui du piano ou de la flûte, pour lesquels il existe une pléthore d'oeuvres qui leur sont dédiés et auxquels j'ai consacrés un espace de discussions, puisque j'aime énormément le piano et beaucoup la flûte, de la piccolo à la contrebasse, et que j'ai matière à en parler, je lui consacre donc un fil. Lorsque je connaîtrai suffisamment d'oeuvres dédiées au didjeridoo, j'ouvrirai ici un fil de discussions sans la moindre hésitation. Mais bon, il faut qu'il y ait suffisamment matière pour que le fil ait un minimum de consistance. Donc, avec le didjeridoo, je patiente encore, mais ça viendra car j'ai déjà sur mes étagères un petit nombre d'oeuvres qui me plaisent vraiment.

Ce matin, j'ai réécouté deux oeuvres qui mettent en scène le trombone et qui sont encrées dans une réelle modernité de forme et de ton, surtout Earth will have her say...or... say what? pour trombone, percussions et électronique (1990) du compositeur avant-gardiste italien Diego Minciacchi. La seconde oeuvre est un concerto intitulé Gli Elementi pour trombone, orchestre à cordes et 2 cors et elle a été composée par un compositeur français que j'aime beaucoup et qui s'appelle Marius Constant. Ces deux créations, aux physionomies très différentes l'une de l'autre, m'ont permis de retrouver deux trombonistes que je n'ai pas encore évoqués sur ce forum; Michel Becquet qui interprète le concerto de Marius Constant et Barrie Web l'oeuvre électroacoustique de Diego Minciacchi. Dans cette création du compositeur italien, comme dans certaines autres de sa confection qui figurent sur un même album, l'intérêt fut motivé par l'organisation des dimensions distinctes des masses sonores avec lesquelles, pendant la performance, le soliste entre en dialogue soit sous forme de commentaire, de complément harmonique (fusion), soit en tant qu'opposition ou contraste. Peu informé au départ des intentions de ce musicien rare lorsque je me suis intéressé à sa musique, je craignais une approche plus bruitiste et austère et, au final, tout en étant assez particulière, c'est une musique plus souple et "intelligible" qui s'est déployée à mon oreille, avec un bel emploi du trombone.

Le concerto Gli Elementi fait partie d'un album de quatre concertos de Marius Constant que j'aime beaucoup et celui-là est peut-être celui qui s'est affirmé comme étant mon préféré au fil des écoutes. Selon l'auteur, l'oeuvre a été écrite pour un instrument riche en possibilités et pauvre en répertoire: le trombone. Au cours des quatre séquences du Concerto "Gli Elementi", on peut percevoir le résultat des travaux faits sur les articulations, trilles, trémolos, et oscillations de coulisse, double-sons, tessitures, sons "blancs", glissades naturelles, etc... Effectivement, le trombone de Michel Becquet m'a beaucoup séduit dans ce concerto, virtuose mais jamais pénible à mon oreille, avec des jeux et des subtilités techniques que le non-musicien que je suis à su déceler et surtout apprécier comme un élément poétique supplémentaire.

Michel Becquet, né le 4 février 1954 à Limoges, est un tromboniste français, professeur au conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon. Dès son plus jeune âge, il pratique le piano et le cor, en suivant les conseils de son père, lui-même corniste professionnel, avant de se tourner vers le trombone à l'âge de 10 ans. Après quelques années d’études au conservatoire de Limoges dans la classe de Jean Jeudi, il entre à quinze ans au conservatoire de Paris où il obtient très vite ses diplômes. Dès lors, il va remporter tous les concours internationaux ouverts à son instrument (Genève, Munich, Prague et Toulon). (Wiki, extrait)

Discussions autour du trombone Michel_becquet

Barrie Webb a étudié le trombone avec Vinko Globokar et la direction avec Constantin Bugeanu. Il s’est produit dans de nombreuses émissions internationales et salles de concert dont notamment Suntory Hall, Tokyo et Carnegie Recital Hall, New York. Son répertoire pour trombone solo comprend plusieurs concertos, mais aussi de nombreuses performances réalisées via des projets variés à travers le monde, à commencer par The Japan Project (CD publié en 2002). En 2012-14 Il reçoit une bourse Leverhulme qui lui permettra de financer quatre nouveaux enregistrements, dont Requiem de Cain Katsumi Yokoyama, ad Vitam Aeternam pour trombone solo et le "Contemporary Trombone Classics", une rétrospective de cinquante ans de trombone contemporain (publié en 2016).


Dernière édition par Icare le 2021-01-01, 10:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Discussions autour du trombone   Discussions autour du trombone Empty2021-01-01, 10:25

Icare a écrit:
joachim a écrit:
Si on trouve naturellement le trombone dans l'orchestre romantique, je ne connais pas de concerto de cette époque).

J'ai trouvé, Joachim, ce certes court Concerto pour Trombone de Rimsky-Korsakov:


C'est vrai, je l'avais oublié celui-là. Rimsky, dans ses activités, était inspecteur des orchestre de la marine impériale entre 1873 et 1884. Il a composé ce concerto pour trombone solo et instruments à vents, pour un collège d'officiers de marine, en 1877. (à noter que l'année suivante, et pour la même formation, Rimsky a composé un concerto pour clarinette et instruments à vent).
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MessageSujet: Albrechtsberger/Wagenseil   Discussions autour du trombone Empty2021-01-01, 12:20

Je croyais ne pas connaître le compositeur autrichien Johann Georg Albrechtsberger (1736-1809), mais bien que je n'ai aucun album du monsieur, c'est surtout le nom qui ne s'était pas encore imprimé dans ma mémoire. J'aurais du quand même retenir son Concerto pour guimbarde, mandole et orchestre, pas pour la musique en elle-même que j'avais trouvée seulement sympathique, mais parce que j'aime bien l'emploi de la guimbarde et de la mandole dans certaines bandes originales et que des concertos conçus pour ces deux instruments sont rares. Je connais aussi un plaisant Concertino en mi bémol majeur pour trompette et cordes ainsi que des bouts prometteurs d'un concerto pour orgue. J'écoute en ce moment-même son Concerto pour trombone avec comme soliste Alexander Gorbunov. L'oeuvre est plaisante, assez posée dans son ensemble, cédant suffisamment de relief au trombone. Dans ce qui semble être le mouvement central, il prend un ton rêveur et c'est encore là qu'il m'intéresse le plus, presque uniquement d'ailleurs. Le dernier mouvement me laisse plutôt indifférent. J'apprécie néanmoins le son du trombone dans cette oeuvre en particulier.

Alexander Gorbunov: Discussions autour du trombone Gorbunov_bio

Georg Christoph Wagenseil (1715-1777), est un autre compositeur autrichien et, après vérification, je peux dire que je n'ai encore jamais rien écouté de lui. Si on excepte un catalogue édité en 2017 par Joachim, son topic n'a pas été réveillé depuis 2009. J'écoute son court Concerto pour trombone alto avec Alexey Lobikov, musicien qui a commencé ses études de trombone à l'âge de six ans au lycée d'art du centre d'éducation esthétique d'Okhta (classe de K. Lobikov). Diplômé du Conservatoire d'État Rimsky-Korsakov de Saint-Pétersbourg (classe du Prof. V. Sumerkin) et y a terminé ses études de troisième cycle. Depuis 2006, il était premier violon de la section trombone de la Capella de Saint-Pétersbourg. Depuis 2012, il est soliste de l'orchestre du théâtre Mariinsky. Gagnant du premier prix au Concours international V Mravinsky (Saint-Pétersbourg, 2006), au II Concours international Rimsky-Korsakov (Saint-Pétersbourg, 2008), au Concours international de trombone du Lion's Club à Tampere (Finlande, 2009).Depuis 2006, il participe aux programmes de concerts de la Maison de la Musique de Saint-Pétersbourg. Puis, à partir de 2016, il enseigne également au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Je n'ai pas grand-chose à dire de ce concerto pour trombone alto, si ce n'est que je préfère celui de Albrechtsberger. Je n'ai pas été spécialement aimanté par un moment ou un autre, ni par la musique elle-même ni par l'instrument dans cette oeuvre en particulier.
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MessageSujet: Bloch/Sandström   Discussions autour du trombone Empty2021-01-01, 22:13

La Symphonie pour trombone et orchestre est la seule oeuvre que je connais de Ernest Bloch. Je me demande bien pourquoi car cette oeuvre est loin de me déplaire et voilà un compositeur suisse qui m'aurait peut-être autant séduit que Frank Martin si je l'avais un peu mieux approfondi.  Il n'est de toute façon pas trop tard et 2021 sera peut-être une année "Ernest Bloch". Cette Symphonie pour trombone de style néo-classique avait été commandée vers 1954 par l'Américain Davis Shuman qui, outre un amour évident pour la musique, disposait de ressources économiques qui lui permirent de commander des oeuvres à des compositeurs importants. L'oeuvre est d'une teneur assez dramatique avec une certaine émancipation lyrique de l'orchestre. La partie solo est inspirée d'un shofar, un instrument de musique de l'Ancien Testament en corne de bélier, qui a conservé son nom et sa forme plate et courbée à travers les millénaires et est encore en usage dans les synagogues au jour de l'an et aux jours de jeûne et d'expiation. Il intervient, tel quel (pas une imitation au trombone), au début et à la fin de la Symphonie juive de Lionel Stoléru. La Symphonie pour trombone et orchestre se constitue de trois mouvements - je pense que le mouvement médiane est celui que je préfère avec sa terminaison toute en finesse - et est interprétée par l'excellent tromboniste Christian Lindberg et le "Swedish Radio Symphony Orchestra" sous la direction de Leif Segerstam.

https://www.youtube.com/watch?v=ScEPXoia13c
Harold Prince, trombone.


<<...Six mois environ avant la création, une série d'idées fantaisistes et d'esquisses existaient déjà mais le compositeur faisait face à un problème fondamental: Comment relier ces sections en une composition adéquate à la forme satisfaisante? Jan Sandström était évidemment dérangé de ne pouvoir trouver de solution formelle lorsque, par tout hasard et en sa présence, j'imitai le bruit d'une motocyclette avec mon trombone. Une lumière s'alluma dans la tête du compositeur: "Tu es un globe-trotter! Un Odyssée des temps modernes! Le trombone est ton moyen de locomotion!" L'imitation d'une motocyclette tresse ensemble les divers éléments du concerto pour en faire un voyage dans l'ère moderne.>> Christian Lindberg.

Je ne pouvais réaliser ce cycle sans retrouver le Concerto pour trombone et orchestre - Motorbike Concerto du compositeur suédois Jan Sandström, toujours par Christian Lindberg, le "Swedish Radio Symphony Orchestra" sous la direction de Leif Segerstam. Comme pour Ernest Bloch, c'est l'unique oeuvre que je connais de lui alors que celle-ci me procure un enthousiasme toujours renouvelé. J'ai rarement écouté un trombone aussi généreusement exploré que dans ce concerto qui est très certainement la première pièce qui m'a fait aimer cet instrument. A vrai dire, Je n'aime absolument pas parmi les bruits des villes ceux des mobylettes sans pot d'échappement qui troublent l'ordre public et le bruit des moteurs en général. Ce n'est évidemment pas quelque-chose de très agréable à mon oreille, et, au contraire, souvent perturbant. Apprendre qu'il y ait des imitations par le trombone dans un concerto aurait pu m'effrayer, en sont-ils d'ailleurs le point de départ, un fil conducteur et finalement un point de repère quelque-peu bruitiste et surtout humoristique, une fantaisie qui réussit son effet aux abords de morceaux orchestraux pouvant s'avérer parfois "cacophoniquement" exaltants, mélodiquement ironiques ou presque exagérément lyriques. La musique s'amuse d'elle-même, de ses propres excès et fantaisie, Lindberg et son trombone aussi.
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MessageSujet: Brotons/Vanbeselaere   Discussions autour du trombone Empty2021-01-02, 09:50

Ce matin, j'ai réécouté deux oeuvres qui m'ont complètement galvanisé, bien que l'une soit très différente de l'autre, mais disons qu'en chacune d'elles, il y eut une vitalité très contagieuse. Ce fut d'abord le cas avec la Sonate pour trombone et piano opus 82 de Salvador Brotons par le tromboniste Ricardo Casero, le pianiste Daniel Espasa et l'"Orchestra Simfonica de Barcelona i Nacional de Catalunya" sous la direction de l'auteur. De même que pour le Concerto pour trombone et orchestre opus 70, que je n'ai encore jamais écoutée, cette "Sonate-Concertino" fut composée à la demande du tromboniste virtuose Ricardo Casero. A l'origine, elle fut imaginée et conçue comme une sonate pour trombone et piano. Or, par la suite, la partie piano a été orchestrée pour cordes, piano et percussion et acquiert le nouveau titre de "Sonate-Concertino". C'est dans cette nouvelle mouture que j'ai réécoutée cette Sonate, ne connaissant de toute façon pas la version initiale. Selon le compositeur, cette orchestration lui fait gagner en profondeur, expansion et brio. La pièce se divise en deux mouvements, "Adagio funebre/Cadenza - Allegro feroce", pour une durée totale de plus de quinze minutes. Le premier mouvement reflète à merveille son titre, car, effectivement, il s'agit d'un véritable adagio ou lento funèbre, presque une oraison. Ce sont les violoncelles et les contrebasses qui donnent le ton et présentent le thème principal, tout vêtu de sombre et fortement dépressif. Le trombone entre alors en scène et apporte un surplus d'intensité au morceau que j'ai finalement trouvé assez mahlérien...et très émouvant. Jusque là, je suis davantage dans le recueillement. Vient ensuite une cadenza pour trombone seul qui ne fait pas pour autant redescendre la température: elle m'est plus captivante que celle du concerto pour trombone de Takashi Yoshimatsu que j'aime pourtant bien, et même plus que bien. L'"Allegro feroce" qui conclut cette "Sonate-Concertino" de Salvador Brottons en est le point culminant, le moment le plus animé, le plus tonique et le plus galvanisant.

Discussions autour du trombone Brotons-Casero

Bernard'song, concerto pour trombone par Jean-Philippe Vanbeselaere:

<<Une date importante de mon parcours avec le trombone est la rencontre avec Bernard Hulot (ex-trombone super-soliste de l'Orchestre de Paris qui devait être brillamment nommé à l'Orchestre National de Lille) quelques mois avant sa disparition ,lors d'un stage de trombone pour lequel mon fils Mathieu était inscrit: il est venu me voir en me disant qu'il était très intéressé par ma démarche d'écriture pour le trombone et qu'il aurait aimé que nous collaborions sur un projet de création musicale ; il souhaitait que je lui écrive un concerto qui puisse être joué en récital trombone/piano mais également avec orchestre d'harmonie, brass-band ou orchestre symphonique. Je l'ai appelé quelques jours plus tard pour lui présenter ce qui allait être le premier mouvement de "Bernard's song"; malheureusement... J'ai décidé néanmoins, en sa mémoire et pour le trop court bonheur humain et musical qu'il m'a procuré, de terminer ce projet et d'écrire deux autres mouvements. Cette composition est aujourd'hui interprétée dans le monde par les plus grands trombonistes et je pense que de là-haut, Bernard doit être bien fier de son projet!>>

Bernard'song est très certainement mon oeuvre préférée de Jean-Philippe Vanbeselaere (en fonction bien sûr de ce que je connais). L'oeuvre se compose de la forme classique en trois mouvements pour une durée globale d'une quinzaine de minutes. Aucun temps mort dans cette musique profondément tonale et d'une vitalité fort communicative. Dans le mouvement central, plus ou moins un adagio, je n'ai jamais entendu un trombone aussi sentimental déployant une très belle mélodie, avant de retrouver une fougue digne du premier mouvement par laquelle l'esprit du jazz se fait agréablement sentir. Le concerto pour trombone est interprété par Joël Vaïsse et l'Orchestre des Hauts de France sous la direction de Philippe Le Meur.
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MessageSujet: Schnyder/Ugoletti   Discussions autour du trombone Empty2021-01-02, 18:18

Le Concerto Festif pour trombone basse et orchestre à cordes de Paolo Ugoletti marque avec subZERO de Daniel Schnyder la fin de la seconde partie de mon "tricycles". Ces deux oeuvres mettent en scène le trombone basse et deux excellents solistes; Serhiy Katsaval pour le concerto d'Ugoletti et Dave Taylor pour celui de Schnyder. Ce sont néanmoins deux oeuvres très différentes qui ne bénéficient d'ailleurs pas du même degré d'appréciation. Le premier mouvement du concerto festif d'Ugoletti, le plus long puisque dépassant légèrement les dix minutes, est de ces musiques concertantes qui tiennent en haleine jusqu'à leur dernière note sans que j'en ressorte pour autant transcendé. Il accorde un bel espace d'expression au tromboniste Serhiy Katsaval qui y met tout son coeur et sa passion, relevant avec brio toutes les difficultés que le compositeur a placé sur son chemin. Néanmoins, la virtuosité dans laquelle s'installe le soliste n'est pas plombante, plutôt bien relevée par le caractère festif du concerto. Le soliste retrouvera une forme de répit sur le très poétique second mouvement qui devient vite à mon oreille le point culminant. Sans ce second mouvement, ce concerto m'apparaîtrait un peu plus banal, ordinaire, une banalité qui éteint un peu le troisième mouvement qui porte le sous-titre "James Brown's got a brand new bag". Par "Strings of the Lviv Philharmonic Orchestra" sous la direction de Ferdinando Nazzaro. C'est un concerto que j'aime bien écouter, malgré les quelques faiblesses que je lui trouve, comme la plupart des oeuvres que je connais de Paolo Ugoletti.

Discussions autour du trombone 220px-Dave_Taylor-3622 Dave Taylor.

Il ne m'apporte certes pas les frissons ni l'exaltation que me procure le truculent subZERO - Concerto for Bass Trombone (1999) de Daniel Schnyder que j'ai réécouté juste après. Il s'agit de mon concerto pour trombone préféré avec celui de Jean Daetwyler, tout simplement. C'est pour cette raison que j'ai souhaité l'écouter en conclusion de mon cycle, tout comme j'ai souhaité réécouter celui de Daetwyler au tout début. Fait de truculence dans chacun de ses trois mouvements, "subZERO/Samä'i Thaqil/Zoom Out" - j'avais presque oublié le superbe violon solo - par son caractère inattendu - dans le second, toute la poétique qu'il apporte au morceau, toute la charge émotionnelle, mais pas les intrusions jazzy, les combinaisons rythmiques, les jeux incisifs du trombone basse, ni les truculences de l'"Absolute Ensemble" sous la direction de Kristjan Järvi que je gardais en mémoire comme autant d'objets sonores précieux. Un concerto à la fois hétéroclite et très structuré qui sait exactement où il va.

<<La conception de ce concerto est née de David Taylor lui-même, et cette idée a été réalisée dans une commande conjointe entre "Absolute Ensemble" et E. Williams Music Publishing. L'œuvre est structurée en trois mouvements avec des mouvements un et deux joués "attacca". Tour de force pour le soliste, cette pièce profite pleinement des talents particuliers de David Taylor. Il est conçu pour vous faire vivre une expérience holistique de notre monde musical: un univers de sons qui n'a jamais été aussi fascinant qu'aujourd'hui. Taylor, un virtuose incroyable, a développé un vaste arsenal de nouveaux sons et moyens d'expression acoustique sur son instrument, ce qui a fait de l'écriture de cette pièce une expérience fascinante pour moi, puisant dans ce monde souterrain de la musique avant-gardiste, de la musique classique, de la musique latine, ainsi que du jazz et du rock.>> Daniel Schnyder.  

David Michael Taylor est né le 6 juin 1944 à New York. Il a appris à jouer de la trompette, du tuba et du trombone dans sa jeunesse et, tout en fréquentant la "Juilliard School", a choisi le trombone basse, qui est devenu son instrument principal. Il a obtenu une maîtrise de Juilliard en 1968.

T-Bone Concerto: Johan de Meij - interprète: Jorgen Van Rijen (très jolie musique découverte à l'instant sur la Toile):

https://www.youtube.com/watch?v=qB2lBjfmLRY
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MessageSujet: Re: Discussions autour du trombone   Discussions autour du trombone Empty2021-01-02, 18:55

Bon, revenons aux choses sérieuses, hors contemporains Discussions autour du trombone 338665

J'avais oublié un autre concerto pour trombone romantique, celui de Ferdinand David (1810-1873). Son concertino pour trombone et orchestre a été composé en 1837 pour son ami Karl Queisser, tromboniste de l'orchestre du Gewandhaus. C'est son opus 4.



https://www.youtube.com/watch?v=Ci-G2B_nqG4

Il y a 3 mouvements : Allegro maestoso, Marche funèbre, Allegro maestoso. La marche funèbre, transcrite pour violon et piano a été interprétée pour les funérailles de David en 1873.

A noter que le trombone se prête bien aux cérémonies de funérailles : Beethoven a composé 4 Aequales pour 4 trombones en 1812, qui ont été interprétées à ses propres funérailles. Anton Bruckner a composé 2 Aequales pour 3 trombones en 1847. Un certain Wenzel Lambel a lui aussi composé 10 Aequales pour 3 ou 4 trombones en 1844. Il y en a probablement d'autres...

Voici par exemple les 2 Aequales (pour 3 trombones) de Bruckner

https://www.youtube.com/watch?v=jbkJfvP4eFc
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MessageSujet: Re: Discussions autour du trombone   Discussions autour du trombone Empty2021-01-03, 19:50

Icare est dans sa période "cuivres". Ma mère aussi à chaque printemps, elle nettoyait tous les cuivres de la maison Hehe
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MessageSujet: Re: Discussions autour du trombone   Discussions autour du trombone Empty2021-01-03, 20:05

Snoopy a écrit:
Icare est dans sa période "cuivres". Ma mère aussi à chaque printemps, elle nettoyait tous les cuivres de la maison Hehe

Trop tard, je suis déjà dans les bois! Hehe
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MessageSujet: Re: Discussions autour du trombone   Discussions autour du trombone Empty2021-01-03, 20:12

Holala)) On n'ose pas imaginer ce que tu fais là bas et avec qui Discussions autour du trombone 231625
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MessageSujet: Re: Discussions autour du trombone   Discussions autour du trombone Empty2021-01-12, 20:27

"La Chute de Lucifer" poème symphonique pour trombone et orchestre


https://www.youtube.com/watch?v=b0tTX6LiBV0
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MessageSujet: Re: Discussions autour du trombone   Discussions autour du trombone Empty2021-04-16, 21:42


https://www.youtube.com/watch?v=L6ZqFQ6Adxk
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