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 Luigi Cherubini (1760-1842)

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Snoopy
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MessageSujet: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2006-08-15, 14:53

Maria Luigi Carlo Zenobio Salvatore Cherubini, plus connu sous le nom de Luigi Cherubini, était un compositeur italien, né le 14 septembre 1760 à Florence, mort le 15 mars 1842 à Paris. Ses compositions les plus significatives sont des opéras et de la musique sacrée. Beethoven considérait Cherubini comme le plus grand de ses contemporains.

Cherubini est née à Florence en 1760, sous le nom complet de Maria Luigi Carlo Zenobio Salvatore Cherubini. Sa date de naissance exacte est incertaine. Bien que le 14 septembre soit en général mentionné, les preuves des actes de baptême et de Cherubini lui-même suggèrent que le 8 est correct. La preuve la plus forte est peut-être son prénom, Maria, qui est traditionnel pour un enfant né le 8 septembre, jour de la fête de la Nativité de la Vierge. Son enseignement de la musique commence à l'âge de six ans avec son père, Bartolomeo, maestro al cembalo ("Maître du clavecin"). Considéré comme un enfant prodige, Cherubini a étudié le contrepoint et le style dramatique à un âge précoce. À l'âge de treize ans, il avait composé plusieurs œuvres religieuses.

En 1780, il a reçu une bourse du Grand Duc de Toscane pour étudier la musique à Bologne et à Milan. La première série d'opéra de Cherubini utilisait des livrets d'Apostolo Zeno, de Metastasio (Pietro Trapassi) et d'autres qui adhéraient étroitement aux conventions dramatiques classiques. Sa musique a été fortement influencée par Niccolò Jommelli , Tommaso Traetta et Antonio Sacchini, les principaux compositeurs de l’époque. La première de ses deux opéras-comiques, Lo sposo di tre e marito di nessuna, a été créée en novembre 1783 dans un théâtre vénitien.

Se sentant contraint par les traditions italiennes et désireux d'expérimenter, Cherubini se rendit à Londres en 1785 où il produisit deux operas seria et un opéra buffa pour le King's Theatre La même année, il fait une excursion à Paris avec son ami le violoniste Giovanni Battista Viotti, qui le présente à Marie Antoinette et à la société parisienne. Cherubini a reçu une importante commande pour écrire Démophoon sur un livret français de Jean-François Marmontel, qui serait sa première tragédie en musique. Sauf pour un bref voyage de retour à Londres et à Turin pour un opéra seria commandé par le roi Victor Amadeus III, Cherubini passa le reste de sa vie en France où il fut initié en 1784 à la loge maçonnique du Grand Orient de France "Saint-Jean de Palestine".

Cherubini adopte la version française de son nom, Marie-Louis-Charles-Zénobi-Salvador Cherubini ; cela apparaît dans tous les documents existants qui montrent son nom complet après 1790, bien que son nom italien soit préféré de nos jours. Les représentations de Démophon furent accueillies favorablement au Grand Opéra en 1788. Avec l'aide de Viotti, le théâtre de Monsieur aux Tuileries nomma Cherubini directeur en 1789. Trois ans plus tard, après un déménagement rue Feydeau et la chute de la monarchie, la compagnie est devenue connue sous le nom de théâtre Feydeau. Cette position a permis à Cherubini de lire d'innombrables livrets et d'en choisir un qui correspondait le mieux à son tempérament.

La musique de Cherubini a commencé à montrer plus d'originalité et d'audace. Son premier grand succès fut Lodoïska (1791), admiré pour son héroïsme réaliste. Elle a été suivie par Elisa (1794), qui se passe dans les Alpes suisses , et Médée (1797), œuvre la plus connue de Cherubini, ainsi que Les deux journées (1800), dans lesquelles Cherubini simplifie son style, sont un succès populaire. Ceux-ci et d'autres opéras ont été créés au Théâtre Feydeau ou à l'Opéra-Comique. Se sentant financièrement en sécurité, il a épousé Anne Cécile Tourette en 1794 et a fondé une famille de trois enfants.

Les retombées de la Révolution française ont affecté Cherubini jusqu'à la fin de sa vie. La politique l'a forcé à cacher ses liens avec l'ancienne aristocratie et à chercher des postes gouvernementaux. Bien que Napoléon le trouve trop complexe, Cherubini a écrit au moins un travail patriotique par an pendant plus d’une décennie. Il a été nommé directeur de la musique de Napoléon à Vienne pour une partie de 1805 et 1806, après quoi il a dirigé plusieurs de ses œuvres dans cette ville.

En 1808, Cherubini est élu membre associé de l'Institut royal des Pays-Bas.

Après Les deux journées , le public parisien a commencé à privilégier les jeunes compositeurs tels que Boieldieu. L'opéra-ballet' Anacréon de Cherubini a été un échec total et la plupart des œuvres de théâtre suivantes sont des échecs. Faniska, produite en 1806, était une exception et a reçu une réponse enthousiaste, notamment de Haydn et Beethoven. Les Abencérages (1813), un drame héroïque, en Espagne au cours des derniers jours du royaume maure de Grenade, était la tentative de Cherubini pour rivaliser avec Spontini de La Vestale ; Il a reçu des critiques élogieuses mais peu de représentations.

Déçu par son manque de reconnaissance au théâtre, Cherubini se tourne de plus en plus vers la musique d'église, écrivant sept messes, deux requiems et de nombreuses pièces plus courtes. Durant cette période (sous la monarchie rétablie), il est nommé Surintendant de la Musique du Roi, poste qu'il occupera jusqu'à la chute de Charles X (1830).

En 1815, la Royal Philharmonic Society de Londres le chargea d'écrire une symphonie, une ouverture et une composition pour choeur et orchestre, pour lesquelles il se rendit notamment à Londres pour accroître sa renommée.

Le Requiem en ut mineur de Cherubini (1816), commémorant l'anniversaire de l'exécution du roi Louis XVI de France, fut un énorme succès. Beethoven, Schumann et Brahms ont beaucoup apprécié ce travail. Plus tard, en 1836, Cherubini écrivit un Requiem en ré mineur pour être présenté à ses propres funérailles. Il n'est que pour les choeurs d'hommes, les autorités religieuses ayant critiqué son utilisation des voix féminines dans les travaux antérieurs.

En 1822, Cherubini devient directeur du Conservatoire et complète son manuel, Cours de contrepoint et de fugue, en 1835. Son rôle au Conservatoire le met en conflit avec le jeune Hector Berlioz, qui décrit dans ses mémoires de "vieux compositeur pédant". Certains critiques, comme Basil Deane, soutiennent que la représentation de Berlioz a déformé l'image de Cherubini avec la postérité. Il y a beaucoup d'allusions à l'irritabilité personnelle de Cherubini parmi ses contemporains; Adolphe Adam a écrit: "Certains ont gardé leur sang-froid, car il était toujours en colère". Néanmoins, Cherubini a eu beaucoup d'amis, y compris Szymanowska, Rossini, Chopin et surtout l'artiste Ingres. Les deux avaient des intérêts mutuels: Cherubini était un peintre amateur passionné et Ingres aimait pratiquer le violon. En 1841, Ingres a produit le portrait le plus célèbre du vieux compositeur.

Bien que la musique de chambre ne représente pas une grande partie de sa production, ce qu’il a écrit était important. Wilhelm Altmann, écrivant dans son Handbuch für Streichquartettspieler (Manuel pour jouer le quatuor à cordes) que sur les six quatuors à cordes de Cherubini, qu'il considère les n° 1 et 3 comme comme chefs-d'oeuvre. Son Quintette à cordes pour deux violons, alto et deux violoncelles est également considéré comme une œuvre de premier ordre.

Au cours de sa vie, Cherubini a reçu les honneurs les plus prestigieux de la France. Parmi ceux-ci figurent le Chevalier de la Légion d'honneur (1814) et le Membre de l'Académie des Beaux-arts (1815). En 1841, il est nommé commandant de la Légion d'honneur, le premier musicien à recevoir ce titre.

Cherubini est mort à Paris en 1842 à l'âge de 81 ans

Son décès donna lieu à des funérailles nationales, durant lesquelles fut joué son Requiem en ré mineur. Cherubini repose au cimetière du Père-Lachaise (division 11, section VII), à seulement quatre mètres de son ami Chopin. Son tombeau a été conçu par l'architecte Achille Leclère et inclut notamment un buste du compositeur, surmonté d'un groupe sculpté d'Augustin Dumont représentant la Musique.
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2007-10-21, 17:33

Citation :
Par contre je ne connais pas les deux autres oeuvres, pourtant j'ai entendu pas mal d'oeuvres de Cherubini.

Joachim, "Il Giacatore" est une oeuvre de jeunesse de Cherubini ; il aurait été écrit alors que le compositeur était seulement âgé de 15 ans.
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2007-10-21, 17:44

Il Giacatore, c'est un intermezzo comme Il Maestro di Capella, avec un seul chanteur ? Et ça parle de quoi ?
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2007-10-21, 17:56

C'est effectivement un intermezzo, avec deux chanteurs.

Extraits du programme (qui est gratuit depuis cette année, à Liège !!!)

Dans le catalogue écrit de sa main - en français - Cherubini mentionne parmi les oeuvres exécutées à Florence en 1775 un "intermezzo intitulé "Il Giocatore", composé à Florence pour un théâtre de société". On n'a jamais retrouvé d'autre indication sur les lieux et dates précis d'exécution, mais l'essentiel est qu'il s'agit là d'une oeuvre d'un jeune musicien de quinze ans ! Et c'est déjà un opéra tellement abouti dans sa forme et dans son sens théâtral et mélodique ... Cet intermezzo utilise le même livret de Antonio Salvi, qu'un intermezzo de Giuseppe Maria Orlandi qui avait été joué septante ans auparavant dans toute l'Europe sous le titre "Serpilla et Bacocco, ou le mari joueur et la femme bigote", dont le génie est loin d'égaler la partition de Cherubini.

L'histoire.
Bacocco, qui est un joueur invétéré a, une fois encore, tout perdu au jeu. Penaud, il rentre chez lui, où l'attend Serpilla, sa femme, qui n'en peut plus de supporter son vice. Pour éviter son courroux, il lui prétend qu'il fait partie d'un groupe philantropique et que, s'il n'a plus rien, c'est qu'il a tout donné à des miséreux. Un jeu de cartes oublié le trahit cependant, et Serpilla, hors d'elle, annonce qu'elle demande le divorce.
Un peu plus tard, on retrouve Bacocco devant le tribunal. Par des relations, il en a obtenu la clef, et se travestit en juge pour recevoir les plaintes de Serpilla. Celle-ci arrive et dresse de son mari un portrait tel que le juge fulmine de rage. En fin de compte, il promet à la plaignante de lui accorder le divorce, si elle consent à devenir sa maîtresse. Serpilla accepte le chantage. A ce moment, Bacocco se démasque et hurle de rage contre elle, la traitant de tous les noms.
Plus tard encore, Serpilla erre dans les rues. Elle a été chassée du domicile conjugal, mais a emporté avec elle tous les biens qui leur restaient. Elle croise son ex-mari : celui-ci, toujours furieux, a la ferme intention de la transpercer de son épée. Serpilla admet ses torts, mais avant de mourir, veut, pour sa défense, rappeler à Bacocco les moments heureux qu'ils vécurent ensemble. Elle y réussit tellement bien que la fureur de Bacocco fond comme neige au soleil, et que les époux se réconcilient.
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Jean

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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2007-10-21, 20:37

Je connais mieux mais mal ses quatuors à cordes et aussi ses oratorios (Messes, Réquiem)...Le réquiem en Ut mineur pour choeur mixte et orchestre, sans soliste, est une pure merveille...un des plus beaux réquiems post classique..!!
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2007-10-21, 22:20

Bel Canto a écrit:
L'histoire.
1.Bacocco, qui est un joueur invétéré a, une fois encore, tout perdu au jeu. Penaud, il rentre chez lui, où l'attend Serpilla, sa femme, qui n'en peut plus de supporter son vice. Pour éviter son courroux, il lui prétend qu'il fait partie d'un groupe philantropique et que, s'il n'a plus rien, c'est qu'il a tout donné à des miséreux. Un jeu de cartes oublié le trahit cependant, et Serpilla, hors d'elle, annonce qu'elle demande le divorce.

2.Un peu plus tard, on retrouve Bacocco devant le tribunal. Par des relations, il en a obtenu la clef, et se travestit en juge pour recevoir les plaintes de Serpilla. Celle-ci arrive et dresse de son mari un portrait tel que le juge fulmine de rage. En fin de compte, il promet à la plaignante de lui accorder le divorce, si elle consent à devenir sa maîtresse. Serpilla accepte le chantage. A ce moment, Bacocco se démasque et hurle de rage contre elle, la traitant de tous les noms.

3.Plus tard encore, Serpilla erre dans les rues. Elle a été chassée du domicile conjugal, mais a emporté avec elle tous les biens qui leur restaient. Elle croise son ex-mari : celui-ci, toujours furieux, a la ferme intention de la transpercer de son épée. Serpilla admet ses torts, mais avant de mourir, veut, pour sa défense, rappeler à Bacocco les moments heureux qu'ils vécurent ensemble. Elle y réussit tellement bien que la fureur de Bacocco fond comme neige au soleil, et que les époux se réconcilient.

1. Ca sent le vécu Very Happy Sans quoi le sujet reste "moderne" et toujours d'actualité mine de rien!

2. C'est un peu gros quand même comme situation, mais en même temps c'est ce qui fait le charme de ces histoires avec ces retournements de situations farfelus.

3. Comme toujours dans les opéras la fin est un peu "rocambolesque" à la limite du ridicule et de la crédibilité des événements passés et vécus par les protagonistes de l'histoire. Mais bon... Wink

ps: "Serpilla" me fait penser à serpillière... Luigi Cherubini (1760-1842) 338665
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felyrops

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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2007-10-22, 00:27

Le libretto serait d'Antonio Salvi et la musique de Giuseppe Orlandini, première représentation à (Venise ?) le 24-12-1718. Jusqu'en 1752 on le jouera à travers l'Europe.
Cherubini auraît emprunté le libretto (avec variantes) pour y ajouter sa musique en 1775.
Je l'ai beaucoup apprécié, un peu moins quand'même que le "Maestro di Cappella" de Cimarosa!
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2007-10-22, 19:37

Merci, pour tes renseignements, Bel canto.

Jean a écrit:
Je connais mieux mais mal ses quatuors à cordes et aussi ses oratorios (Messes, Réquiem)...Le réquiem en Ut mineur pour choeur mixte et orchestre, sans soliste, est une pure merveille...un des plus beaux réquiems post classique..!!

Hors musique vocale, il a relativement peu composé de musique instrumentale :

les 6 quatuors à cordes dont parle Jean, qui sont des chefs d'oeuvre du genre (ils sont "beethoveniens deuxième manière" à mon avis);

un quintette à cordes, très bien aussi

6 Sonates pour piano de jeunesse (qui font penser à Haydn)
une Fantaisie et un grand Caprice (35 minutes !) pour piano

Une symphonie en ré majeur , dont une réduction forme le deuxième quatuor à cordes (sauf le 2ème mouvement)
Une ouverture de concert
13 contredanses
2 Etudes pour cor
une sonate pour 2 orgues

Décidément, j'ai pas mal de gpûts communs avec Jean, car j'aime aussi beaucoup, parmi ses douze ou treize messes, le Requiem en ut mineur, à la mémoire de Louis XVI, ainsi que les 2 Messes de sacre, celle en sol majeur pour Louis XVIII et celle en la majeur pour Charles X.
Celle dite de Chimay en fa majeur et celle en ré mineur sont pas mal non plus.
Il a composé un deuxième Requiem, pour choeur d'hommes et orchestre, mais je le trouve moins bien que le premier.
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2008-02-14, 12:06

Entendu ce matin à la radio la Messe solennelle en mi majeur de 1818, par Riccardo Muti, enregistrement EMI :

http://www.classiquenews.com/ecouter/lire_chronique_cd.aspx?id=518

Oeuvre magistrale d'une cinquantaine de minutes, à écouter absolument si on aime la musique sacrée.
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2008-02-14, 13:00

Extraits : (enregistrement de concert, mais sais pas par qui, c'est pas mentionné)

Gloria

Kyrie

Locus Iste

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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2008-09-18, 19:58

Aujourd'hui, (re)découverte d'un CD assez ancien d' Igor Markevitch qui dirige l' Ouverture de l'opéra Médée, la Symphonie en ré majeur, et ce Requiem n°2 en ré mineur pour choeur d'hommes et orchestre, assez peu connu par rapport au Requiem en ut mineur à la mémoire de Louis XVI.

Ce Requiem a la particularité de pas comporter de solistes, seulement le choeur d'hommes et l'orchestre assez fourni.
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2008-12-28, 19:43

Après les 6 quatuors à cordes réécoutés hier (et je confirme leur importance), aujourd'hui c'était la redécouverte de ses 6 petites sonates pour pianoforte (un CD Rivo alto) interprétées par Francesco Giammarco.

Elles datent de 1780, ce sont donc des oeuvres de jeunesse (le compositeur avait 20 ans), dans un style que je trouve proche de Clementi, le Clementi des premières sonates. Elles sont toutes en deux mouvements, sans adagio.
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shanessean

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MessageSujet: Luigi Cherubini: Les Abencérages   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2010-04-30, 12:13

C'est le plus grand succès de Cherubini. C'est à la fois un opéra qui est n'est plus italien mais déjà français, et en plus pour moi un GRAND opéra. Quelle découverte pour moi. Voilà ce qu'en dise des commentateurs, un de l'époque et un d'aujourd'hui:

"Jamais peut-être M. Cherubini n'a déployé un talent plus mâle, une verve plus dramatique et plus savante, que dans la composition de la musique des Abencérages: c'est dans cet ouvrage surtout, que ce grand musicien a su réunir, par une alliance qui lui appartient en propre, cette richesse d'harmonie dont l'école allemande est si fière, avec cette expression juste et fortement accentuée que la scène française exige." Auguste Wahlen, quelques années après la première en 1813.

Le souci de Cherubini de prendre ses distances du stéréotype de l'opéra français le porte, dans cet opéra, à une tentative d'exalter la composante dramatique et scénique, limité toute fois parle livret peut-être trop compliqué. Il réalise des pages chorales de très grandes valeurs et qui, à juste titre, suscitèrent l'admiration générale lors de la création. D'autre part, la façon de mener l'orchestre n'est pas moins valable et raffinée, non seulement dans l'ouverture ou dans les musiques des ballets. Tout au long de l'œuvre on perçoit l'effort de Cherubini d'offrir à l'opéra français une forme renouvelée, ce qui aboutit par fournir un exemple de Grand-Opéra avant la lettre, et ce à travers la complexité du spectacle, le sujet choisi lié à la sensuelle Espagne ainsi que l'utilisation d'importantes masses chorales et orchestrales. ( Gian Andrea Lodovici)

L'enregistrement voulut par Peter Maag en 1975, en français heureusement, nous restitue une œuvre que l'oubli avait malheureusement mis de côté. Sa production en studio avec des chanteurs italiens et espagnols, à la prononciation typique, ne gène pas trop: on commence à s'y faire pour finir. Il faut se dire une fois pour toute que la France méprise ses propres opéras, c'est dommage, mais c'est comme cela.
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2010-04-30, 19:55

J'ai écouté la version italienne (Gli Abenceraggi), dirigée par Carlo Maria Giulini, enregistrée en 1956, mais je n'ai pas trop aimé. Par contre je ne connais pas la version française.

J'ai écouté quelques autres opéras de Cherubini : Lodoïska, Medea, Ali Baba, ainsi que le Porteur d'Eau, j'avoue qu'à part Lodoïska qui sort du lot (à mon avis), je n'aime que moyennement ses opéras. Cherubini, je le préfère nettement dans sa musique religieuse.
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Olivier

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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2011-06-21, 21:43

J'ai écouté de nouveau ce matin, un quatuor à cordes et le Requiem en ré mineur de Cherubini.

Ce sont de belles œuvres très intéressantes à écouter. Les 6 quatuors forment un ensemble de qualité avec une écriture assez fines. J'ai du mal à identifier les influences de ces oeuvres mais elles méritent d'être connues.

J'ai beaucoup aimé le Requiem en ré qui correspond au second qu'il ait composé. Je n'ai pas écouté récemment le premier en ut mineur composé à la mémoire de Louis XV et ne peut donc pas les comparer.

Le Requiem en ré mineur est composé pour voix d'hommes avec accompagnement par un grand orchestre dans la version de Muti que j'ai écouté. L'utilisation exclusive des voix d'hommes induit une couleur sombre assez particulière qui anoblie l'oeuvre. Ce requiem fut composé en 1836 pour ses propres funérailles (en 1842). J'ai beaucoup aimé l'ensemble de l'oeuvre et dès le premier mouvement on retrouve une atmosphère assez saisissante et recueillie.
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2013-03-29, 10:34

Luigi Cherubini (1760-1842) 08221810 Paru le 25 mars 2013 chez Ambroisie - naïve

Le Palazzetto Bru Zane ressuscite un opéra comique oublié que Cherubini fit créer à Paris en 1791...

Cherubini: Lodoïska dévoilée !

La nouvelle perle lyrique dénichée par le Palazzetto Bru Zane à Venise concerne l'opéra comique oublié que Luigi Cherubini fait créer en 1791 sur la scène du Théâtre de Monsieur, rue Feydeau : Lodoïska.
C'est une tragédie sentimentale (précisément une comédie héroïque par ses accents d'un grandiose lyrique emprunté à la tragédie plus noble) à laquelle le futur directeur du Conservatoire, pas encore auteur de Médée (1797) apporte sa science orchestrale, nettement romantique beethovénienne, aux accents mêmes mozartiens.
Le sujet marque la nette rivalité avec la Salle Favart, révolutionnaire, qui présente à quelques jours d'intervalle sa propre Lodoïska... signé par le talentueux et lui aussi préberliozien Kreutzer. A torts catalogué, classique austère et conforme, Cherubini (dont la réputation pâtit ainsi des pointes acerbes de l''intraitable Berlioz) illumine la scène parisienne par un rare talent dramatique qui avait particulièrement frappé et enthousiasmé Beethoven...

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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2013-03-29, 10:35

Je viens d'en écouter des extraits ... c'est superbe tant du côté de la composition que de la distribution !

A découvrir très certainement !
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2013-04-04, 22:58

Bel Canto a écrit:
Je viens d'en écouter des extraits ... c'est superbe tant du côté de la composition que de la distribution !

A découvrir très certainement !

Je viens de recevoir le CD et la première écoute confirme l'impression.
La musique est magnifique ... le chant un peu monotone mais très agréable malgré tout.
Côté interprétation, il faudra que je réécoute un peu plus en profondeur mais dans l'ensemble c'est très bon, avec une bonne prononciation française pour la plupart.

Très heureuse de mon achat !!!
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2015-03-17, 12:25

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D'après le Grove

Operas:

Il giocatore, intermezzo en tres parts estrenada el 1775 a Florència.
Armida abbandonata, òpera en tres actes representada el 25 de gener de 1782 a la Pergola de Florència.
Adriano in Siria, òpera en tres actes representada el 16 d'abril de 1782 al Armeni de Livourne.
Il Mesenzio re d'Etruria, òpera en tres actes representada el 8 de setembre de 1782 a la Pergola de Florència.
Il cinquè Fabio, òpera en tres actes representada el gener de 1783 a la Torre Argentina de Roma.
Lo sposo di tre i Marito vaig nessuna, òpera bufa en dos actes representada al novembre de 1783 a Venècia
Alessandro nell'Indie, òpera en dos actes representada a principis de 1784 a Màntua.
L'Idalide, òpera en dos actes representada en la Pergola de Florència el 26 desembre 1784.
Demetrio, òpera en tres actes representada al teatre Haymarket de Londres el 8 gener 1785.
La finta principessa, òpera bufa en dos actes representada el 2 abril 1785 al King's Theatre de Londres.
Il Giulio Sabino, òpera en dos actes representada el 30 de març de 1786 al King's Theatre de Londres.
Ifigenia in Aulide, òpera en tres actes representada el 12 de gener de 1788 a al Teatro Reale de Torí.
Demophoon, òpera en tres actes representada el 5 de desembre de 1788 a l'Òpera de París.
Lodoïska, comèdia heroica en tres actes representada el 18 de juliol de 1791 al teatre Feydeau de París.
Eliza ou li voyage au glaciers du Mont Saint-Bernard, òpera en dos actes representada al teatre Feydeau el 13 desembre de 1794.
Médée, òpera en tres actes (primera versió) representada el 13 de març de 1797 al teatre Feydeau de París.
L'hôtellerie portugaise, òpera còmica en un acte representada el 25 de juliol de 1798 al teatre Feydeau.
La prisonnière ou la Punition, comèdia en un acte representada al teatre Feydeau el 25 de febrer de 1799.
Les Deux Journées ou li Portejar d'eau, òpera còmica en tres actes representada el 16 de gener de 1800 al teatre Feydeau.
Médée, òpera en tres actes (segona versió) representada el 6 de novembre de 1802 a Viena.
Anacréon ou l'Amour fugitif, òpera-ballet en dos actes representada el 4 d'octubre de 1803 a l'Òpera de París.
Faniska, òpera en tres actes representada al teatre Kärntnertor de Viena el 25 de febrer de 1805.
Pygmalion, drama líric representat el 30 de novembre de 1809 a París.
Le crescendo, òpera còmica en un acte representat a l'Òpera de París l'1 de setembre de 1810.
Les Abencérages ou l'Etendard de Grenada, òpera en tres actes representada el 6 d'abril de 1813 a l'Òpera de París.
Ali-Baba ou els Quarante voleurs, òpera amb un pròleg i quatre actes representada el 25 de juliol de 1833 a l'Òpera de París.


Other vocal:

Rondo, duet, aria buffa, Florence, Accademia degli Ingegnosi, 17 March 1776, lost
63 canons, Florence, 1779,
Amato padre addio, recit, aria, 1781,
Se vi giunge, Caro consorte amato, Distaccati al primo, Questa è causa d’onore, Agitata tutta io sono; arias for op by another composer, Milan, 1781,
Caro padre, aria, Morte, morte fatal, recit and duet; for Lucio Silla, Venice, 1781,
Non bramo il merito, aria for La semiramide, pasticcio, Florence, 1782,
Io che languir, E mentre dolcemente; octaves (Marino), 1v, pf, Florence, 1782,
Ella dinanzi al petto (Tasso), octave, 1v, pf, Florence, 1782,
Bella rosa porporina (Chiabrera), canzonetta, 1v, pf, Florence, 1782,
Solitario bosco ombroso (Leipzig, 1815), Compagni amor lasciate, Il pastor se torna aprile, Il rivedrò sovente; nocturnes, 2 S, pf/hp, Florence, 1782,
Se viver non poss’io, Auretta grata, Se tu m’ami, Or che la notte, Parti coll’ ombra, Son lungi e non mi brami; nocturnes, 2vv, pf, Florence, 1782 (London, n.d.)
Non mi negate, Perfida Clori, Evviva Bacco, canons, 3–4vv, pf, 1782 (c1800)
Perfida Clori, Evviva Bacco, Solitario bosco, La mia fille, 2 canons and 2 duets, 3 S, 1782 (London, 1785)
2 duets for Lord Cowper, with 2 corni d’amore, 1782, lost
Saprò scordarmi ingrata, aria for Adriano in Siria, Livorno, 1782,
Non bramo il merito, cavatina for La semiramide, pasticcio, Florence, 1782,
Ninfa crudel, madrigal, 5vv, bc, 1783,
Forza è pur bell’idol mio, Pensate che la femmina, arias, T, Florence, 1783;
Aria, Bar, Florence, 1783, lost
Se tutti i mali miei [? aria for Il Quinto Fabio], London, 1785,
Fra cento affanni e cento, [ ?aria for Il Quinto Fabio], London, 1785,
Al mio bene al mio tesoro, aria, T, Nobile al par che bella, duet, Per salvarti, rondo, Madamina siete bella, aria, T, Assediato è Gibilterra, aria, Bar, Cosa vuole il marchesino, addn to 1st finale; pieces for Paisiello’s Il marchese Tulipano, London, 1786,
A tanto amore, aria for Cimarosa’s Giannina e Bernardone, London, 13 Jan 1787,
18 romances (Florian: Estelle), acc. pf/hp, 1787 (1788)
†Che ascoltai qual fredda mano, trio, S, T, B, orch, 1788 (London, after 1800),
Sarete alfin contenti, recit, aria, for Mme Todi, Paris, Loge Olympique, 1788,
†Conservati fedele, Vuoi ch’io viva, 2 sonnets, 2 S, insts, 1788,
Aria for Mme Galli in Cimarosa’s Il fanatico burlato, Paris, Théâtre de Monsieur, Tuileries, 28 Nov 1789, lost
Se il duol che il cor m’affanna, aria for Guglielmi’s La pastorella nobile, Paris, Théâtre de Monsieur, Tuileries, 11 Dec 1789 (?1789),
Ti lascio adorato mio ben, recit, rondo, Paris, 1789,
Non so più dove io sia, recit, aria, Paris, 1789,
D’un alma incostante, Mi sta nell’ anima, Vedrai nel suo bel viso, Piano, piano, Scritti addio, Ah! ho male al core, Del caro ben che adoro, Or m’accorgo dell’ errore, Viva amor; arias and final chorus for Paisiello’s La molinarella, Paris, Théâtre de Monsieur, Tuileries, 31 Oct 1789,
Allegro of aria for Mlle Balletti in Sarti’s Le gelosie villane, Paris, Théâtre de Monsieur, 14 April 1790, lost
D’un dolce amor la face, aria, Che avvenne che fu, duet; for Paisiello’s La grotta di Trofonio, Paris, Théâtre de Monsieur, Tuileries, 1790,
Di valore armato il petto, Mirate, oh Dio qūel; arias for Guglielmi's Le due gemelle, St Germain, 29 May 1790,
Fa ch’io veda il dolce aspetto, Perdonate, mio signore; arias for Paisiello’s La frascatana, Paris, Théâtre de Monsieur, St Germain, June 1790,
Cara da voi dipende, qt (?1790), Volgi o cara, aria, Evviva amore, finale; pieces for Anfossi’s I viaggiatori felici, Paris, Théâtre de Monsieur, Foire, St Germain, 30 June 1790,
Al par dell’onda, aria; Senza il caro, aria; Lungi del caro, aria, ; Son tre, sei, nove, trio, ; Van girando per la testa, aria ; Ah generoso amico, recit obbl, ; pieces for Cimarosa's L’italiana in London, 1790, Paris, Tuileries, Sept 1791
Romance d’Essex à Elizabeth (A. Tilly), gui acc., 1790 (1790)
6 romances, 1v, pf, 1791, lost
Dors mon enfant, romance (Berquin), 1791,
Le portrait de Thémire, romance, 1791,
Le veuf inconsolable, romance (Lamaisonfort), 1791 (1801),
Moro, manco, Fuggite o donne amore; aria and polonaise for Paisiello’s Il tamburo notturno, Paris, Feydeau, 7 April 1791,
Penso, rifletto, aria for Martín y Soler’s Il burbero di buon cuore, Paris, Feydeau, 22 Feb 1791,
Ti rasserena o cara, sextet for Gazzaniga’s Le vendemmie, Paris, Feydeau, 1 June 1791, lost
Quest’è l’ora, recit obbl for Paisiello’s La pazza per amore, Paris, Feydeau, 1791; Ah quelle ivresse, cavatina, S, for same opera,
A ces traits je connais ta rage, duo for Lodoïska, not used, lost; Cette indigne barbarie, aria for same opera, not used, P
L’amitié, romance for Mlle C. Tourette, 1792,
Non ti fidar o misera, qt for Gazzaniga’s Don Giovanni, Paris, Feydeau, 1792,
Di qual rigido marmo, recit, aria, for Martín y Soler’s Una cosa rara, Paris, Feydeau, 1792,
Le dolci sue maniere, aria, Ma se tu fossi amore, aria, Io mi sento un non so che, aria, Il core col pensiero, trio, Compassione ad una donna, duet; pieces for Salieri’s La locandiera scaltra, Paris, Feydeau, 1792
La libertà, La palinodia a Nice; duets (Metastasio), 2vv, pf, 1793 (London, after 1800),
Tandis que tu sommeilles, Dans ce paisible azile; trios, with vn, 1793,
Berenice che fai, recit, aria, for Mme Ethis, 1793,
L’exil, romance, 1v, hpd, 1793,
Romance de Selico, inc., 1794,
Viens voir sur l’écorce légère (Compigny), romance, 1v, kbd/hp, 1796 (1796),
Blessé par noire perfidie, romance, 1v, pf, 1798,
Canzone, 1798, lost
Voyez cette naissante rose (T. Tasso), romance, 1v, pf, 1798,
2 anacreontic odes [Gk. text], 1v, 1799, Fr. trans. (1800)
La cintura d’Armida (Tasso), S, pf, 1801 (1801),
Le réveil (Ferrary), romance, 1801 (1801)
L’écho, romance, 1v, pf, 1801, Nouveau journal d’Apollon (1802)
Un jour échappé de Cythère, romance, 1v, pf, 1801, Nouveau journal d’Apollon (1802),
Tu les brisas ces noeuds charmants (C. de Longchamps), romance, 1v, pf, 1801, Nouveau journal d’Apollon (1802),
Solitario bosco ombroso, nocturne, 2vv, pf, 1801 (1801)
Duet, chorus, for an inc. comic opera, 1802,
Aria for Les arrêts, inc. opera, 1804,
10 canons, 3vv, 1806,
Credimi sì mio sole, recit, aria, for Crescentini, 1806,
Chorus, melodrama, for an inc. opera, 1807,
12 canons, 2–4vv, 1779–1807 (?1807),
Le mystère (Bernard), romance, 1v, pf, 1808,
La rose, romance, Chimay, 1809,
Romance, Chimay, 1809,
2 trios, Chimay, 1809,
Romance (de Nivernais), 1811,
Romance sur un enfant (Mme de Genlis), 1811,
Madrigal, 4vv, 1811,
Canon, 8vv, 1811,
La ressemblance, romance, 1813,
Chant guerrier, La rançon de Duguesclin, Paris, Français, 1814,
Eng. aria for Mme C, 1815,
Vive le roi!, acc. pf, 1815,
Je ne t’aime plus, romance, 2vv, pf, Malabri, 1818 (?1818),
Prière (Invocation) à Bacchus, drinking song, 3vv, 1819 (?1819),
Scène de table, 2vv, pf ad lib, 1820,
Canon, 2vv, 1820, lost
L’amant trompé, romance, 1823, lost
Le bon Médore, romance, 1823,
Trio, unacc., 1825, lost
Canon, 3vv, 1829, lost
Arietta, 1830,
Exhortation villageoise (A. de Beauchesne), canzonetta, 1834,
Octave (Tasso: Gerusalemme liberata), 1v, vn, pf, 1834,
2 It. ariettas, 1834–5: Ch’io mai vi possa; ?lost
Romance (de Vernes), 1835,
Vive le bric-à-brac, canon, 2vv, 1835, lost
Ch’io mai vi possa, arietta, 1837,
Arietta, 1839, lost
Canons, 1779–1841,
Souhaits heureux, 1v, 1841,for New Year 1842]
O Ingres amabile, canon, 3vv, 1842, Musée Montauban*


Vocal religiosa:

Masses:
Mass [Kyrie and Gloria], D, soli, 4vv, orch, 1773, Florence,
Mass [Kyrie and Gloria], C, soli, 4vv, orch, 1774, Florence,
Mass [Kyrie and Gloria], C, soli, 4vv, orch, 1775, Florence, SS Annunziata, 23 Aug 1775,
Mass, chorus, orch, 1776, Florence, Compagnia di S Niccolò, 3 Aug 1776, lost
Mass ‘Te laudamus Domine’, 4vv, org, op.20, 1779,
Mass, F, S, T, B, chorus, orch, 1808–9 (1810), [Mass of Chimay]
Mass, d, 4vv, orch, 1811 (1825; ed. 1985),
Solemn Mass, C, 4vv, orch, 1816 (?1825),
Requiem Mass, c, 4vv, orch, 1816, St Denis, 21 Jan 1817 (c1820; ed. 1967), [for anniversary of death of Louis XVI]
Solmen Mass, E , S, 4vv, orch, 1816 (1994),
Petite messe de la Sainte Trinité, d, 3vv, c1817, with org acc. by L. Séjan (c1835)
Solemn Mass, E, 4vv, orch, 1818,
Solemn Mass, G, 4vv, orch, 1819, [intended for coronation of Louis XVIII]
Solemn Mass, B , 4vv, 1821,
Mass, A, 3vv, orch, 1825, Rheims, 29 May 1825 [for coronation of Charles X]
Requiem Mass no.2, d, 3 male vv, orch, 1836, Paris, Conservatoire, 23 March 1838 (1837; ed. 1962),[for composer’s own obsequies]


Other sacred:

Dixit, 4vv, orch, 1774, lost
Dixit Dominus, 1v, chorus, org, 1775,
Magnificat, 4vv, orch, 1775, lost
Tantum ergo, T, orch, 1775, lost
2 Lamentations of Jeremiah, 2vv, orch, 1776, lost
Miserere, 4vv, orch, 1776, lost
Exulta e laude, motet, 4vv, orch, 1777,
Te Deum, 4vv, orch, Florence, Crociferi, 15 July 1777, lost
Oratorio, Florence, S Pietro, 1777, lost
9 antiphons (on c.f.), Bologna, 1778: Montes et colles, 2 Lauda Jerusalem, Beati omnes, A viro iniquo libera me, Expectabo Dominum, all 4vv; Angelus ad pastores, 5vv; Petrus apostolus, 6vv,; Venit Domine, 6vv,
8 antiphons (on c.f.), Milan, 1779: Vox clamantis, Non confundetur, Salva nos Domine, Lumen, Ipse invocabit me, Leva Jerusalem, Venit et Dominus, all 4vv; Expectabo Dominum,
Litany, 4vv, 1779, lost
Per unum hominem, off, T, 1779,
Ad cultum fidei, ant, 4vv, Milan, 1780,
Regnavit exultet, 4vv, Milan, 1780,
Parasti in cospectu meo, 4vv, Milan, 1780,
Motet for Luigi Marchesi, S, orch, ?Milan, 1780/81, lost
Nemo gaudeat, motet, soli, 2 choirs, 2 org, Milan, 1781,
Seconda eterno Dio, Sommi dei che in cura avete, 2 choruses for orat consisting of pieces from ops, Florence, Gesuiti, wint. 1784,
5 sacred pieces, 3vv, Château de Breuiport, 1790: O salutaris, Domine salvum, Adoremus, Regina coeli, O filii
Credo, 8vv, org, 1806 (Leipzig, c1860) [begun in Italy, 1778–9]
Litanie della Vergine [for Prince Esterházy], 4vv, orch, 1810, O iii (Rome, 1993),
3 Kyrie; Laudate, recit and chorus; Sanctus; Kyrie, 2vv; Kyrie and Pater noster, 4vv; O salutaris, 1v, orch; O salutaris, 3vv, orch; Pater noster, 4vv, orch (?1816), all 1816,
Ecce panis angelorum, off, T, orch, 1816 (?1816),
Ave Maria, S, eng hn, 1816 (?1816),
Crux alma veneranda, 3vv, 1816 [arr. from canon for 3vv in Faniska]
Lauda Sion, off, 2 S, orch, 1816 (?1816),
Gloria, Credo, 4vv, orch, 1816,
Ave verum, 3 S; O sacrum convivium, chorus, orch; Iste dies, 4vv, orch: ?all 1816,
Tantum ergo, 5vv, orch, O viii; Tantum ergo, T, 4vv, orch, ; O salutaris, 2 T, B, bn, vc, ; Agnus Dei, 4vv, orch,; Sanctus, O salutaris, T, orch (c1840); Gloria, 1v, chorus, orch
Regina coeli, 4vv, orch (?1818), 4vv, S-Hfryklund*; O salutaris, 4 solo vv, chorus, orch, ; Adjutor, motet, 4vv, orch, all 1818
Kyrie, chorus, lost; Christe, qt,; Kyrie, 4vv, lost, all 1819
In paradisum, 4vv, orch, 1820,
Domine, Dominus noster, S, ob, 1820 [adapted from Air d’Eliza in Eliza]
Litanies de la Vierge, 4vv, orch, 1820 (Rome, 1993),
O salutaris, O ii; Agnus Dei, C, both 4vv, orch, 1821,
O fons amoris, T, chorus (1850); Sanctus, C, both 1822,
Kyrie, 4vv, orch; Laetare Jerusalem, motet, 4vv, chorus, orch; Inclina Domine, int, 4vv, orch (n.d.), all 1823,
Exundi Domine, 4vv; Adjutor et susceptor meus, chorus; Adoremus in aeternum, 3T (?1824), all 1824
Christus sempiternum, chorus, orch; Confirma hoc, Deus, 3vv, orch, both 1825 (?1825)
O salutaris, Bar, orch, 1826,
O salutaris, 2 T, 2 B, 1826,
O salutaris, 2 T, 1 B, 1827, Musée Boieldieu de Boisguillaume*
Credo, chorus, orch, 1828,
O filii, 1v, chorus, 1828
Sciant gentes, 4vv, orch; Esto mihi, chorus, orch, both 1829,


Cantatas and ceremonial works (sacred & secular):

La pubblica felicità (cant.), 4vv, chorus, Florence Cathedral, 27 Sept 1774, ?
Il trionfo dell’Arno (cant.), 3vv, Volterra, S Filippo, 26 Aug 1784, lost
Amphion (cant.), Paris, Loge Olympique, 1786, unperf.,
Circé, solo cant., Paris, Loge Olympique, 1789,
Hymne à la fraternité (T. Desorgues), 1v, chorus, 1794 (1794),
Clytemnestre (cant.), 1v, ?orch, 1794,
Hymne au Panthéon (J. Chénier), 3vv, orch, 1794,
Hymne à la fraternité (Desorgues), solo, 4vv, orch, 1794,
Le salpêtre républicain, chorus for opening of saltpetre mines, 1794 (1798),
Hymne du combat (Davrigny), 1794, lost
Chant du 10 août (P.-D.E. Lebrun), solo v, 4vv, orch, 1795 (1795),
Cantata for inauguration of statue of Apollo, 1796, inc.,
Hymne de l’agriculture (Pipelet), 1796, lost
Hymne à la victoire (C.M.L. Carbon de Flins), 4vv, 1796 (1796),
Hymne et marche funèbre (J. Chénier), 3 solo vv, chorus, orch, 1797 (1797), [on death of General Hoche]
Ode sur le 18 fructidor (F.G.J.S. Andrieux), 3vv, orch, 1798 (1798),
Hymne pour la fête de la jeunesse (Parny), T, chorus, 1799,
Hymne pour la fête de la reconnaissance (Mahérault), 1v, chorus, orch, 1799,
†Cher aux amours (Chaussard), funeral hymn for General Joubert, 1799 (1799),[music from Hoche’s hymn, 1797]
Chant sur la mort de Haydn, S, 2 T, orch, 1805, [premature tribute, instigated by false rumour of Haydn’s death]
Ode à l’Hymen, 1810,[for Napoleon’s marriage]
Cantate sur la naissance de S.M. le Roi de Rome (Arnault), 1811, collab. Méhul, Catel, Bsb* [for opening of new Conservatoire concert hall]
Cantata for ‘la Goguette’, 1812,
Cantata in honour of the National Guard and Royal Bodyguards (Rougemont), 3vv, orch, 1814 (?1814),
Cantata in honour of Louis XVIII (de Millevois), several vv, chorus, orch, 1814,
Inno alla primavera (cant., C.S. Vestri), 4vv, orch, London, 1815 (c1820),
Chorus and couplets for St Louis, 1815,
Cantata in honour of National Guard and Royal Bodyguards, several vv, chorus, orch, 1816,
Le mariage de Salomon (Dureau de la Malle), cantata for the marriage of the Duke of Berry and princess Caroline of Naples, 1v, chorus, orch, 1816,
Cantata for the Duke of Bordeaux's baptism (Baour Lormian), several vv, chorus, 1821,
Stanze, solo vv, chorus, 1823,[for return of the Duke of Angoulême; taken from opera Il Quinto Fabio]


Instrumental:

Sonata, 2 org, Milan, 1780 (Rome, 1982),
6 sonatas, hpd, F, C, B , G, D, E , Milan, 1780 (Florence, 1783)
Chaconne, ?orch, London, 1785, lost
Capriccio, study, pf, Paris, 1789 (Rome, 1982),
March for prefect of Eure-et-Loire, band, Chartres, 1800,
March for prefect’s return from tour of département, ?band, Paris, 1800, Bsb
2 sonatas, studies, hn, orch, 1804,
March, ob, cl, hn, bn, db, Vienna, 1805,
Sonata, cylinder org, Vienna, 1805, frag.,
Air à écho, panharmonicon, Paris, 1806,
Trio, ?1807,
March, Chimay, 1808,
6 contre danses, orch, Chimay, 1808,
Minuet, orch, Chimay, 1808,
Aria di danza, orch, Chimay, 1808,
2 romances, pf, Chimay, 1808,
March, ww, Chimay, 1809,
La rose, romance, pf, Chimay, 1809,
Romance, pf, Chimay, 1809,
3 contredanses, orch, Chimay, 1809,
Fantasia, C, pf, 1810,
March, ww, Chimay, 1810,
Aria di danza, orch, Chimay, 1810,
2 contredanses, orch, Chimay, 1810,
3 trios, orch, Chimay, 1810,
Stanze, pf, 1811,
Le mystère, romance, pf, 1811, [for P.N. Guérin]
March, band, 1814,[for National Guard]
Pas redoublé, band, 1814, [for National Guard]
6 pas redoublés and 2 marches, tpt, 3 hn, trbn, 1814, ed. K. Haas (London, 1962), [for Prussian Regiment]
Str Qt [no.1], E , 1814 (Paris, 1836),
Ov., G, orch, London, 1815, ed. F. Grützmacher (Leipzig, 1892),[for London Philharmonic Society]
Sym., D, London, 1815, (Leipzig, 1890), [for London Philharmonic Society]
Funeral March, d, orch, 1820 (Rome, 1983),[for royal chapel]
Souvenir pour quatuor, E , str, 1828, inc. (Rome, 1983)
Adagio, for Str Qt [no.2], C, 1829 (Paris, 1836) [for arr. of Sym., D; Adagio replaces Larghetto]
Str Qt no.3, d, 1834 (Paris, 1836),
Str Qt no.4, E, 1835 (Leipzig, 1869),
Str Qt no.5, F, 1835 (Leipzig, 1869),
Str Qt no.6, a, 1837 (Leipzig, ?1869),
Str Qnt no.1, e, 1837, ed. C. Banck (Leipzig, ?1907; Milan, 1986),


Obra pedagògica:

39 figured basses, 1798,
Solfège contenant des leçons, 65 solfèges, 1799 (1800)
Méthode de chant, 1800 (1804)
Solfèges contenant des leçons (1838)
Figured basses, 1818–40,
ed. P. Vidal: 52 leçons d’harmonie (1904)
Many other solfèges, 1800–40, variously pubd Paris, lost
Fragmentary and doubtful works,


Literatura:

with F. Halévy: Cours de contrepoint et de fugue (Paris, 1835; Ger. trans., 1836; Eng. trans., 1837)
ed.: Marches d’harmonie (Paris, 1847)
with F.J. Gossec, A. Grétry, E.-N. Méhul, J.F. Le Sueur: Eclaircissements sur le Conservatoire de musique (Paris, 1797) [addresses by Conservatoire inspectors]
with Méhul and others: Rapport à S.E. le Ministre de l’intérieur (Paris, 1811) [on new instrument, ‘l’orgue expressif’]
with R.J. Haüy, C. de Prony and others: Académie des sciences: mémoire (Paris, 1819) [on construction of string instruments]
Académie royale de France: discours prononcé aux funérailles de M. Catel, le 30 novembre 1830 (Paris, 1830)
Académie royale des beaux-arts: discours prononcé aux funérailles de M. Boieldieu, le lundi 16 octobre 1834 (Paris, 1834)
Prefaces to C. Baudiot: Traité de composition and Traité de transposition musicale (Paris, 1837)
ed. A. Pougin: ‘Notice sur Méhul par Cherubini’,


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joachim
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2017-02-09, 20:25

Chant sur la mort de Joseph Haydn

Fin 1804, le Gentleman's Magazine de Londres annonça, sans vérification, la mort de Joseph Haydn. La nouvelle fut reprise, toujours sans vérification, par le journal parisien Correspondance des professeurs et amateurs de musique dans son numéro du 15 décembre 1804, avec à la une "Le célèbre Haydn vient de mourir".
C'est pourquoi la loge maçonnique  "La Parfaite estime de la Société Olympique" demanda à Cherubini de composer une cantate commémorative en l'honneur de Haydn, frère Franc-Maçon également (il fit partie depuis 1784 de la loge viennoise "A la vraie Harmonie" , peut-être parrainé par Mozart). Haydn devait d'ailleurs être bien vu des Maçons français puisque qu'en 1785 les symphonies "parisiennes" furent commandées par La Loge parisienne, et par l'intermédiaire du Chevalier de Saint George.

Toujours est-il que la cantate devait être créée lors du concert du 26 janvier 1805 entièrement consacré en hommage à Haydn. En première partie devait figurer un concerto de Rodolphe Kreutzer basé sur des thèmes de Haydn.

Cherubini se mit rapidement à la tâche, et à peine eut-il terminé la cantate que la nouvelle de la mort fut démentie. A ce sujet, Haydn, avec son humour habituel, dit à Greisinger : "Ah les braves gens ! Si j'avais été informé de cette cérémonie, je me serais rendu là-bas pour diriger en personne".  Laughing

La cantate fut finalement célébrée le 18 février 1810 à Paris, après la "vraie" mort de Haydn (1809), sous le titre "Chant sur la mort de Joseph Haydn". Les paroles, qui n'ont rien à voir avec la personne de Haydn, sont de Louis Guillemain de Saint Victor, également franc-maçon.

La cantate, relativement courte (22 minutes), commence par une imposante introduction orchestrale de près de 9 minutes, où les instruments graves sont omniprésents dès le début. Le mouvement fait penser au prélude de la Création, dont Chérubini s'est probablement inspiré (ça c'est moi qui le dit).

Viennent ensuite un récitatif en trois parties (ténor 1 -ténor 2 - soprano) suivi d' un Maestoso interprété par les trois solistes, qui, lui, fait penser au finale de Fidelio de Beethoven.

https://www.youtube.com/watch?v=cz_FjyPEWEc

https://www.youtube.com/watch?v=PNtrDUsF7LA

Cette cantate figure sur un CD Phoenix Edition interprété par la Capella Coloniensis. En complément : la superbe (et unique) Symphonie en ré majeur de Cherubini.

Luigi Cherubini (1760-1842) Chant-10
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Pébété

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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2023-03-15, 09:00

Symphony in D-major (1815)



    1: Largo - Allegro 00:00
    2: Larghetto cantabile 10:18
    3: Menuetto: Allegro non tanto - Trio 18:32
    4: Finale: Allegro assai 23:45

    Orchestra: Orchestra delle Toscana
    Conductor: Donato Renzetti
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2023-03-25, 15:28

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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2023-03-25, 16:16

Merci. J'aime bien ces sonates de jeunesse, où l'influence de Clementi me semble prépondérante.

Le détail :

Sonata No. 1 in F Major:
0:00:00 I. Moderato
0:06:08 II. Rondò

Sonata No. 2 in C Major:
0:10:06 I. Moderato
0:16:32 II. Rondò

Sonata No. 3 in B-Flat Major:
0:20:32 I. Allegro comodo
0:27:55 II. Rondò. Andantino

Sonata No. 4 in G Major:
0:32:51 I. Moderato
0:37:44 II. Rondò. Andantino

Sonata No. 5 in D Major:
0:42:58 I. Allegro con brio
0:47:40 II. Rondò. Allegretto

Sonata No. 6 in E-Flat Major:
0:52:44 I. Allegro spirituoso
1:02:20 II. Rondò. Andantino con moto

J'ajoute la traduction du commentaire

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la musique pour clavier en Toscane était florissante. De nombreux compositeurs ont écrit de la musique pour le pianoforte et le clavecin : le premier, qui a été inventé juste avant le début du XVIIIe siècle à Florence par le facteur de clavecins Bartolomeo Cristofori (1655-1731), a atteint un degré incroyable de popularité au cours des dernières décennies. du siècle aux dépens de ce dernier, qui a vécu les derniers instants de sa glorieuse histoire. Quoi qu'il en soit, il n'était pas rare que des compositeurs publient de la musique destinée à être jouée sur l'un ou l'autre instrument, car presque toutes les pièces pour clavier écrites en Toscane dans les années 1780 étaient explicitement adressées per il clavicembalo o fortepiano (pour le clavecin ou le piano).

Le compositeur florentin Luigi Cherubini (1760–1842) a publié sa Sei Sonate per il Cimbalo vers 1780; on pense actuellement qu'il s'agit de la première œuvre publiée du compositeur, bien qu'il ait écrit des opéras et de la musique religieuse avant la publication de cette œuvre. Cherubini avait déménagé à Bologne puis à Milan vers la même année pour étudier avec Giuseppe Sarti (1729–1802). Son chef-d'œuvre est généralement reconnu comme étant le Requiem en ut mineur, composé pour la commémoration du 24e anniversaire de la mort de Louis XVI. Ses efforts de composition dans l'opéra comprennent des tragédies lyriques (Démophon, Les Abencerages, Ali Baba) et des opéras-comiques (Lodoïska, Medée, Faniska, Bayard à Mézières), ainsi que d'autres formes d'opéra. En 1821, il est nommé directeur du Conservatoire de Paris, après une carrière très remarquée de professeur de composition.

Bien qu'il s'agisse de la seule œuvre pour clavier solo écrite par Cherubini**, l'éclat pur de ces sonates leur permet d'être considérées comme un sommet dans ce genre, prouvant la maturité précoce de leur compositeur. Le style de ces sonates n'est pas trop éloigné de la mode musicale de l'époque : elles consistent toutes en deux mouvements, le premier en forme sonate, le second en rondò où le second thème est typiquement caractérisé par une écriture hautement virtuose. Les six sonates suivent ce code formel strict, cependant, Cherubini parvient à créer une variété surprenante dans les thèmes et leur développement. Chaque sonate pourrait en effet dépeindre un personnage de fond différent de la commedia dell'Arte, avec leur stricte codification formelle employée de manière théâtrale grâce au parfait équilibre des idées énoncées à chaque fois. Même la basse semble être ajustée en fonction de l'ambiance du thème - Cherubini utilise la basse Murky, la basse Alberti et même le contrepoint. La proximité harmonique entre les tonalités de chaque sonate donne une cohésion supplémentaire à l'ensemble.

Après mûre réflexion, Simone El Oufir Pierini a trouvé que le pianoforte était le meilleur instrument pour jouer ces œuvres, bien que dans l'édition imprimée, il ait été explicitement dit qu'elles devaient être jouées au clavecin. Le piano, nouvel instrument, est très apprécié par la nouvelle cour toscane, et le potentiel de ce nouvel instrument est recherché avec un vif intérêt par les compositeurs. L'utilisation du pianoforte pour ces sonates jette, espérons-le, un nouvel éclairage sur ces pièces, écrites par l'un des compositeurs les plus influents de l'époque.

** Pas tout à fait car il existe aussi un grand Capriccio (1789) et une Fantaisie (1810) pour clavier.
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MessageSujet: Re: Luigi Cherubini (1760-1842)   Luigi Cherubini (1760-1842) Empty2023-09-15, 19:02

Ouverture de Lodoïska (1791)



https://www.youtube.com/watch?v=P5_v8i4eTLQ

Luigi Cherubini (1760-1842)

Ouverture zu Lodoïska (1791)

Interprètes: Orchestra Sinfonica di Sanremo;

Piero Bellugi (1924-2012, conductor)

Commentaire biographique

(Maria) Luigi (Carlo Zenobio Salvatore) Cherubini (Florence, 14 septembre 1760 - Paris, 15 mars 1842) est un compositeur et professeur italien.

Il étudie d'abord la musique avec son père, le maestro al cembalo au Teatro della Pergola de Florence, puis la composition avec Bartolomeo Felici et son fils Alessandro Felici, ainsi qu'avec Bizarri et Castrucci. En 1778, il reçut une bourse du grand-duc Léopold de Toscane, qui lui permit de poursuivre ses études auprès de Giuseppe Sarti à Milan.
Pendant ses études avec Sarti, il écrit des airs pour les opéras de son professeur ainsi que des exercices sur le premier style contrapuntique. Son premier succès à l'opéra fut Armida abbandonata (1782). À l'automne 1784, il partit pour Londres, où il fut chargé d'écrire un opéra pour le King's Theatre. La finta principessa (1785), suivi de Il Giulio Sabino (1786), qui lui valut l'acceptation du public et l'admiration du prince de Galles.

Il fit sa première visite à Paris à l'été 1785, où il fut présenté à Marie-Antoinette par le musicien de la cour Giovanni Battista Viotti ; au printemps 1786, il s'installe à Paris. Il effectue une dernière visite en Italie pour superviser la production de son opéra Ifigenia in Aulide (1788).
Son premier opéra pour Paris, Démophon (1788), fut un échec. En 1789, Léonard, membre de la maison de la reine, assisté de Viotti, obtient l'autorisation de créer une compagnie d'opéra italienne aux Tuileries (Théâtre de Monsieur) ; Cherubini en devient le directeur musical et le chef d'orchestre. Après le déménagement de la compagnie dans un nouveau théâtre de la rue Feydeau, il monte son opéra Lodoiska (1791), avec un succès notable ; il développa effectivement un nouveau style dramatique, destiné à avoir un impact profond sur le cours de l'opéra français.

Alors que la Révolution française bat son plein, l'Opéra italien est dissous (1792). Cherubini se rend ensuite en Normandie, mais revient à Paris en 1793 pour devenir inspecteur au nouvel Institut National de Musique (plus tard Conservatoire). Son opéra Médée (1797), remarquable par sa caractérisation saisissante de Médée et par la maîtrise de son orchestration, constitue une étape majeure dans son développement en tant que compositeur dramatique.

Avec Les Deux Journées, ou Le Porteur d'eau (1800), il remporte son plus grand triomphe auprès du public en tant que compositeur de théâtre ; l'opéra fut bientôt joué dans toute l'Europe avec un grand succès.
En 1805, il reçut une invitation à visiter Vienne, où il fut honoré à la cour. Il composa l'opéra Faniska, qui fut créé avec succès au Karnthnertortheater (1806). Après que Napoléon ait occuppé Vienne, il a obtenu la faveur royale de l'empereur français, qui a exprimé son désir que Cherubini revienne à Paris. Lorsque l'opéra Pimmalione (1809) de Cherubini ne plaisait pas aux Parisiens, il se retira au château du prince de Chimay, s'occupant de botanique et de peinture.

A la demande de composer une messe pour l'église de Chimay, il réalise la célèbre messe en trois parties. Il consacre ensuite beaucoup de temps à la composition de musique sacrée. En 1815, la Philharmonic Society of London lui confia la composition d'une symphonie, d'une cantate et d'une ouverture.
En 1816, il fut nommé co-surintendant (avec Le Sueur) de la Chapelle Royale et, en 1822, devint directeur du Conservatoire de Paris, poste qu'il occupa jusqu'à un mois avant sa mort. En 1814, il fut nommé membre de l'Institut et Chevalier de la Légion d'honneur, et en 1841, il fut nommé Commandeur de la Légion d'honneur, premier musicien à être ainsi honoré. Il reçut des funérailles nationales au cours desquelles son Requiem en ré (1836) fut interprété.

Il fut une figure importante de la période de transition entre les époques classique et romantique de la musique. Son influence sur le développement de l'opéra français fut d'une grande importance historique. Il a également joué un rôle prédominant dans l'enseignement musical en France lors de sa longue direction du Conservatoire de Paris. En tant que directeur tout-puissant du Conservatoire de Paris, il instaure un régime autoritaire ; pendant la majeure partie de son enseignement à la faculté, il a poursuivi le type de composition italien. Il rejetait toute nouvelle déviation par rapport à la forme stricte, à l'harmonie, au contrepoint ou à l'orchestration, considérant la Neuvième Symphonie de Beethoven comme une aberration de l'esprit d'un grand compositeur.
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