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 Nos oeuvres imaginaires...

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Icare
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Icare

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MessageSujet: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-07-25, 19:31

Le concept va peut-être vous paraître farfelu, mais notre discussion autour du thème "Une oeuvre en entier ou juste un passage", m'a donné l'idée de nous imaginer compositeur. Soyons fous!  Nos oeuvres imaginaires... 231625 Je m'explique: chacun pourrait ici "composer" la symphonie, le concerto ou l'oratorio...de ses rêves. Il ne le ferait pas avec des notes comme tous les vrais compositeurs mais avec des mots. Il tenterait de décrire avec des mots l'oeuvre qu'il imagine dans sa tête et qu'il est incapable de convertir en notes. Par exemple:  j'imagine le premier mouvement de ma première symphonie; ce sera un mouvement lent, tonal et plutôt contemplatif, purement orchestral dans lequel les bois et les cordes seront les deux familles dominantes. Le mouvement démarre sur une flûte à cappella, très douce et triste. Elle entâme le thème principal qui sera le fil conducteur de toute la symphonie et dont j'ai déjà décidé qu'il réapparaîtra à la fin du quatrième et dernier mouvement, par la même flûte à cappella. La flûte en sera le point d'ouverture et de fermeture, etc... Nous pouvons même aller jusqu'au bout des choses et lui apporter un sous-titre. Dans le cas de cette première symphonie imaginaire, son sous-titre serait "La Flûte désenchantée".

Qu'en pensez-vous? Si mon idée vous paraît farfelue, n'hésitez pas à me le dire et j'annule ce topic. Je n'en serai pas vexé. Very Happy Mais c'est une idée qui me trotte dans la tête depuis hier et je n'arrive pas à m'en défaire. Hehe Je pense que si chacun se prête vraiment au jeu selon ses disponibilités, on peut faire de ce topic un échange qui soit à la fois divertissant et original...et créatif à sa façon... Wink
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joachim
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joachim

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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-07-26, 12:06

Icare a écrit:


Qu'en pensez-vous? Si mon idée vous paraît farfelue, n'hésitez pas à me le dire et j'annule ce topic. Je n'en serai pas vexé. Very Happy Mais c'est une idée qui me trotte dans la tête depuis hier et je n'arrive pas à m'en défaire. Hehe Je pense que si chacun se prête vraiment au jeu selon ses disponibilités, on peut faire de ce topic un échange qui soit à la fois divertissant et original...et créatif à sa façon... Wink

Ce n'est pas farfelu du tout, je dirais même que c'est une idée très intéressante... Seulement, c'est un peu comme écrire un livre, il faut donc des idées et surtout trouver la façon de les transcrire, ce dont malheureusement je me sens incapable. Tu vois bien le mal que j'ai pour décrire, décortiquer un morceau (contrairement à toi...), alors imaginer une symphonie avec à tel endroit une entrée de trompette ou de flûte, c'est trop pour moi.

Tout ce que je peux dire c'est que "ma" symphonie ne sortirait pas du cadre habituel des symphonies genre Haydn ou Beethoven, c'est à dire un premier mouvement allegro avec une introduction lente, un deuxième mouvement andante ou adagio (avec peut-être un passage plus rapide au milieu), puis un scherzo ou un menuet à la Haydn Nos oeuvres imaginaires... 699201 et enfin un quatrième mouvement soit rondo (le plus probable), soit un thème à variations.

Désolé de manquer d'imagination...

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Icare
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Icare

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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-07-26, 16:04


Merci Joachim pour ta modeste participation...Quant à moi, quand j'aurai un moment pour le faire sérieusement mais sans me prendre au sérieux, bien évidemment, j'essaierai de construire avec mes mots ma première symphonie "La Flûte désenchantée", en essayant d'être le plus descriptif et compréhensible possible. C'est une expérience qui m'amuse.
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Jean

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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-07-26, 18:36

Ma réponse est très voisine de celle de Joachim!!

Ca m'évoque un rêve (réel dans mon sommeil) où j'entendais pour la première fois Régine Crespin , qu'à l'époque je ne connaissais que de réputation, dans des airs ou passages d'opéra (Je ne me souviens plus trop le "programme" , je crois me souvenir que dans ma tête elle chantait du Wagner -(que je ne connaissais pas plus que la chanteuse!)...
Je me souviens très bien de mon "éblouissement" ou "ravissement" ressenti à cette écoute.... : Wink

NB: Qu'est ce que j'aurai voulu transcrire sur une portée ce que j'avais entendu!! Nos oeuvres imaginaires... 231625
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laudec

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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-07-27, 10:29

Avoir l'idée de composer une œuvre musicale, un rêve qui me semble tellement impossible à réaliser et en même temps si émouvant drunken   Au fond de moi repose certainement un désir de cet ordre, trouver la mélodie qui fera l'unité entre cœur, âme et esprit, une utopie qui me met en chemin.  N'est ce pas à la recherche de cette musique en moi que je parcours ce forum et les multiples voies d'accès aux musiques les plus divines.  Je cherche mais je suis de plus en plus convaincue que cette musique ne se trouve pas, qu'elle échappe toujours...  j'en découvre des bribes par-ci par-là comme des étoiles qui s'allument à mon firmament, le ciel étoilé en entier me reste inaccessible, peut-être réservé à l'au-delà ...

Néanmoins, et pour répondre à l'invitation à rêver qui nous est offerte ici, si j'avais l'oreille musicale suffisante pour me mettre à écrire de la musique, ce serait, en ce moment, une fantaisie en mode "rubato" pour flûte et clavecin ou violoncelle.
Une flûte qui librement associerait les notes avec retenue et une certaine lenteur, relevée par quelques envolées en chant d'oiseau qui viendraient ponctuer une ode à la vie en ce qu'elle a de plus sacré.  Le clavecin ou le violoncelle en basse continue pour accompagner le voyage jusqu'à son terme.  Puis inversion des rôles, les cordes en solo accompagnées par la flûte basse jusqu'au final à inventer en dialogue improvisé...
un rêve...
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Icare
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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-07-27, 19:42

Tiens, c'est marrant, au début, j'avais imaginé une symphonie dans laquelle la flûte traversière aurait un certain rôle et maintenant, je me demande si ma "Flûte désenchantée" ne pourrait pas être un concerto...Concerto ou symphonie, symphonie ou concerto? Deux formes se télescopent dans mon petit cerveau... Nos oeuvres imaginaires... Icon_con Demain, cela deviendra peut-être une symphonie concertante. Hehe  Affaire à suivre...
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Henri



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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-07-28, 00:35

Je ne sais pas si je pourrai faire mieux que nos amis pour décrire une œuvre imaginaire, mais je vais quand même essayer… en trichant. Oui, car j’ai déjà composé, autrefois. Je vais donc faire comme si la musique dont je vais vous parler n’existait pas encore, ce qui reviendra à exprimer plus ou moins, ou tout au moins à réinventer, les vagues idées que je pouvais avoir lorsque je me suis lancé dans ce travail il y a presque quarante ans.

En fait, il s’agit d’une composition de musique qu’on appelle "concrète" depuis que Pierre Henry et Pierre Shaeffer ont proposé le mot. Ce sera une musique "à programme" qui sera une illustration sonore du monde fascinant, étrange et terrifiant du peintre Hans Rudy Giger, celui qui a créé le monstre du film Alien, et dont on peut avoir une idée dans le livre "Nécronomicon" que certains d’entre vous connaissent peut-être.

Un son métallique continu et grinçant servira de fond à toute la pièce, et sur celui-ci j’utiliserai des bruits d’objets réels, comme des pas sur un escalier métallique, des gouttes tombant dans un évier rempli d’eau en ralentissant la vitesse de lecture pour obtenir un son à la fois plus grave et plus allongé, afin de produire un effet dramatique et donner l’impression d’un bassin dans une salle immense. Cette première partie se terminera par le son d’un gigantesque évier qui se vide.
La deuxième partie fera entendre les bruits de diverses machines, emboutisseuses, perceuses, etc., ainsi qu’une respiration humaine calme et régulière. Au bout d’un certain temps, la respiration deviendra plus forte, et l’on y reconnaîtra celle d’une femme. Soudain, la respiration s’interrompra et elle sera remplacée par le cri d’un bébé qui vagit, alors que les sons d’ambiance métalliques amèneront un thème sourd et répétitif, lancinant, joué à la guitare en frottant les cordes avec un bottleneck (petit cylindre de métal qu’on fait glisser le long des cordes). La femme émettra alors des gémissements, qu’on pourra interpréter comme étant de douleur ou de jouissance. Des rires de femmes surgiront à droite et à gauche, un peu partout, mélangés à des cris étranges, et à nouveau des pleurs de bébés, mais dénaturés, rendus inquiétants, maléfiques. Un bruit d’emboutisseuse d’abord lointain deviendra de plus en plus présent, et un rire franc suivit d’un cri d’épouvante mettra fin à cette partie.
La partie conclusive débutera par les pas d’un homme qui court. Puis suivra le passage d’un train qui disparaîtra comme dans un tunnel, nous laissant seuls dans le même son grinçant qui nous accompagne depuis le début.
Ça s’appellera "Biomécanoïdes" et je le présenterai au Grand Concours de l’Ircam.
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Henri



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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-07-29, 14:32

Sinon, si je savais composer de la musique savante, j’aimerais écrire des pièces qui loueraient la beauté du monde. Amateur de paysage et photographe, j’aime faire partager par l’image les émotions que je ressens lorsque je me promène dans la nature. Si j’étais compositeur, je ferais la même chose en musique. J’aimerais par exemple faire un poème symphonique sur le Cirque de Gavarnie. Il faudrait y éviter le grandiose et le grandiloquent (pas de cuivres ni de grands tutti d’orchestre) et je m’efforcerais plutôt d’évoquer la petitesse de l’homme devant la majesté du site. Mais comment rendre cela en musique ? C’est là qu’on se rend compte que de longues études sont nécessaires avant de se lancer dans ce genre d’entreprise. En l’état actuel de mes connaissances je ne peux décrire ma musique imaginaire que par référence à celles des vrais compositeurs. Sur le plan structurel je suivrais sans doute l’exemple de “Jour d’été à la montagne” de Vincent d’Indy, avec une pièce qui débuterait par un “lever de soleil” et se terminerait par la tombée de la nuit. Entre les deux il faudrait que ce soit tout de même moins ennuyeux que sa symphonie, qui est certes agréable à écouter mais qui ne vous “scotche” pas devant l’écran (l’écran de la rêverie que déclenche en moi la bonne musique). Mes préférences personnelles m’inciteraient à composer une musique en un seul mouvement, mais tout dépend de la longueur qu’elle ferait. Il me semble qu’au delà de vingt minutes, il faut ménager des pauses, des respirations. C’est peut-être d’ailleurs là l’origine du découpage des symphonies en quatre mouvements. En tout cas, je ne voudrais pas me contraindre à la succession “allegro, scherzo, adagio, final” qu’on retrouve dans la majorité des symphonies. Je suis un adepte de la lenteur, et il me semble aussi que la grandeur du site de Gavarnie ne pourrait admettre une musique preste et sautillante. Mais la difficulté avec une musique essentiellement lente est justement de faire en sorte qu’elle ne soit pas ennuyeuse. Cela veut dire qu’il faut trouver des thèmes accrocheurs et à forte composante émotionnelle. Et ça, ce n’est pas donné à tout le monde, ni même toujours au plus grands compositeurs (je ne nomme personne, suivez mon regard vers Gustav Mahler et Richard Strauss  Hehe ).
Sur le plan formel, serait-ce une bonne idée de composer une musique qui, sans suggérer explicitement une ballade depuis le village de Gavarnie jusqu’à la grande cascade, puis retour, supposerait tout de même un début où l’auditeur/spectateur découvre le site dans toute son étendue, puis s’en approche petit à petit, avec une sensation d’écrasement, de petitesse devant la grandeur du site et les forces tectoniques qui ont pu élever une telle muraille ? L’arrivée au pied de la cascade pourrait être l’occasion d’un passage plus véhément dans la musique. J’aimerais en tout cas pouvoir trouver une manière de rendre musicalement la sensation que l’on éprouve au pied de cette longue guirlande scintillante qui dévale toute la hauteur de la muraille avec à la fois la puissance de la chute vertigineuse et la grâce du torrent de montagne.
Et puis, réflexion faite, il n’y aurait pas de retour au village. Plutôt bivouac au coeur du site et contemplation de la nuit qui arrive, enveloppe peu à peu le paysage dans ses ténèbres, laissant la place au ciel étoilé, curieusement découpé dans le bas par la forme de la muraille rocheuse transformée en un gigantesque trou noir.
Et si j’étais capable de composer une telle musique, mon grand bonheur serait qu’elle soit jouée au coeur même du site de Gavarnie, dans cette salle de concert aux dimensions monumentales que la nature a érigée il y a des millions d’années.
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Icare
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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-07-31, 15:48

Henri a écrit: Ça s’appellera "Biomécanoïdes" et je le présenterai au Grand Concours de l’Ircam.

Ton oeuvre concrète m'a beaucoup amusé et correspond finalement très bien à l'esprit fantaisiste de ce topic que je ne regrette pas d'avoir ouvert. Je lui trouve un caractère très visuel et je pense même qu'il est préférable d'écouter ces "Biomécanoïdes" avec les yeux. Le Cirque de Gavarnie était très plaisant à lire aussi...Mon oeuvre imaginaire qui est une première symphonie sera peut-être plus encrée dans les conventions. J'ai déjà terminé le premier mouvement. Je n'ai pas encore imaginé ce que sera le second. Je sais juste qu'il sera probablement agité et court, qu'il y aura des percussions et des cuivres et que la flûte y jouera soit un tout petit rôle soit un rôle important et téméraire, pour ne pas dire suicidaire. Ce n'est pas encore très clair dans mon esprit. Soyons fous! Nos oeuvres imaginaires... 987794
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Icare
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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-08-01, 21:42

Mon oeuvre imaginaire: Symphonie n°1 - La Flûte désenchantée - en 1 mouvement:



C'est une symphonie en un mouvement "Moderato/Allegro/Lento". Je ne saurais quelle durée lui donner, disons entre vingt et vingt-cinq minutes. Je la perçois comme un hommage indirect à Mozart mais dans une écriture "vingtième siècle", ce qui n'exclut pas la tonalité. L'unique mouvement se divise toutefois en trois parties, une première et une troisième plutôt mélodiques et même lyrique pour la troisième, cela même si vers la fin de la symphonie, les cuivres émettent ponctuellement de douces dissonances. La partie médium est surtout atonale et agitée:  


Le mouvement démarre sur une flûte à cappella, très douce et triste. Elle entâme le thème principal qui sera le fil conducteur de toute la symphonie et dont j'ai déjà décidé qu'il réapparaîtra à la fin, par la même flûte, mais plus à cappella. La flûte en sera le point d'ouverture et de fermeture, le premier rôle d'un drame sentimental. Les cordes entrent partiellement en scène à partir de la troisième minute. Elles sont d'abord lointaines, puis elles se rapprochent et se complètent progressivement. Elles ne sont ni menaçantes ni inquiétantes. Elles développent une autre mélodie que la flûte solo qui, elle, continue  la sienne, imperturbable, peut-être même indifférente. Elle poursuit sa route dans une douce mélancolie alors que les cordes évoluent presque à contre-courant, dans une humeur plus légère, comme une tentative de contaminer la flûte, de la rendre plus lumineuse. Les cordes finissent par dominer la flûte dans sa façon d'occuper l'espace, mais sans parvenir à la faire dévier de sa route. Le soliste demeure inflexible dans son chant mélancolique. Un gong retentit. Un silence retentit lui aussi, juste après le gong qui est tombé comme un couperet: un silence succinct mais pas trop. Il doit autant marquer  l'auditeur que le gong. Des bois s'éparpillent, envahissent provisoirement l'espace sonore en plusieurs éclats furtifs, puis, complètement dispersés, égarés, le silence tentant de reprendre le dessus: en vain! La flûte transperce le voile de silence qui voulait se rabattre, d'une voix, cette fois, plus perçante (presque stridente au début), plus volatile aussi, s'accaparant le thème amusé des cordes sur un tempo plus rapide, lui offrant plusieurs variations dans une humeur moins légère et plus ironique. Les cordes, vexées, se crispent, enchaînent des glissandi et les accords dissonants. Les percussions appuient avec une certaine virtuosité la dynamique de ce passage, engendrent des rythmes bancals et marient avec aisance timbres sourds et métalliques. Les cuivres sont toujours silencieux, imperceptibles. La flûte s'essouffle, crachouille, gémit, pendant que les cordes et les percussions se bousculent mutuellement...Un autre gong, peut-être plus violent que le précédent. Un autre silence, peut-être plus profond que le précédent. Un autre éclat dissonant des bois. Encore une fois la rupture est très brève et, surprise, la flûte retrouve son chant initial seulement accompagnée par un violon solo dans l'aigu et suspendu à un fil invisible. Celui-ci s'est désolidarisé de la section des cordes afin de venir en aide au soliste et de le conduire vers un lieu plus calme et serein. Les cordes, qui se sont d'abord tues, comme si elles avaient été terrorisées par le gong et la volée des bois, tentent un contraste en reprenant leur thème de départ, puis, progressivement, finissent désormais par accompagner, avec intensité et ampleur, le solo mélancolique de la flûte. C'est lorsque les cordes et la flûte sont à l'unisson au point que le soliste se fond presque dans la masse, que les cuivres se réveillent...Seulement, ils se réveillent sans fracas. Ils parsèment sur le passage des cordes et de la flûte, des notes lumineuses, des points de suspension, des notes qui montent comme des bulles de savon multicolores...Les cordes se dissiperont, la flûte s'évanouira et les bulles de savon s'éterniseront un peu. C'est sur elles que s'achèvera ma première symphonie.


Ma symphonie imaginaire n'est porteuse d'aucun message, ne décrit aucun paysage, peut-être des états-d'âmes et encore...


Dernière édition par Icare le 2015-08-08, 19:51, édité 2 fois
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joachim
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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-08-02, 08:48

Bravo Icare, tu as remarquablement décrit ta première symphonie. Bien que très probablement atonale (sauf le début, le solo de flûte, peut-être ?), j'aimerais bien l'écouter. Reste l'orchestration...

Pourquoi présentes-tu ta symphonie en 4 mouvements alors qu'il n'y en a qu'un (ou trois?) Nos oeuvres imaginaires... 1521897346

C'est drôle, j'ai tout de suite pensé à la Question sans réponse de Ives, où la trompette solo (tonale) pose une question - sur le mystère de l'existence - accompagnée par des cordes calmes, et reçoit une réponse par un quatuor de flûtes (atonal) qui s'énervent à tenter une réponse. Les dernières mesures sont à nouveau la question posée par la trompette, une question sans réponse...
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Icare
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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-08-02, 15:51

Pourquoi présentes-tu ta symphonie en 4 mouvements alors qu'il n'y en a qu'un (ou trois?)

Parce qu'au départ, j'avais prévu quatre mouvements et que par la suite j'ai préféré me résoudre à un seul mouvement en trois étapes, ou alors peut-il s'agir aussi de trois mouvements enchaînés. J'ai oublié de corriger.

Ce qui me gêne souvent dans certaines symphonies, c'est l'emploi des cuivres. Alors j'ai imaginé pour la mienne, dans un premier temps, une utilisation assez parcimonieuse et inhabituelle des cuivres, quasiment à contre-emploi, une utilisation anti-brucknerienne, en fait...des cuivres doux et suspendus, presque évanescents qui n'interviennent que vers les cinq dernières minutes. Hehe

Seule la partie centrale du mouvement, après le premier gong, est très atonale. La première partie est mélodique et la troisième aussi, plus lyrique même, sauf lorsque les cuivres interviennent et produisent de douces dissonances. On peut estimer qu'à partir de là, la tonalité se désagrège lentement et sûrement. Malgré tout, la musique reste douce, sans violence ni aucune rigidité. Very Happy

j'aimerais bien l'écouter. Reste l'orchestration...

Malheureusement, ça va bien au-delà de mes compétences. Embarassed  Il faudrait que je la file à un musicien compétent en panne d'imagination. Ptdr
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Henri



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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-08-23, 18:08

Icare a écrit:
Ce qui me gêne souvent dans certaines symphonies, c'est l'emploi des cuivres. Alors j'ai imaginé pour la mienne, dans un premier temps, une utilisation assez parcimonieuse et inhabituelle des cuivres, quasiment à contre-emploi, une utilisation anti-brucknerienne, en fait...des cuivres doux et suspendus, presque évanescents qui n'interviennent que vers les cinq dernières minutes. Hehe

Seule la partie centrale du mouvement, après le premier gong, est très atonale. La première partie est mélodique et la troisième aussi, plus lyrique même, sauf lorsque les cuivres interviennent et produisent de douces dissonances. On peut estimer qu'à partir de là, la tonalité se désagrège lentement et sûrement. Malgré tout, la musique reste douce, sans violence ni aucune rigidité. Very Happy

Je n'aime pas beaucoup non plus les cuivres à la Brückner et je pense que ton utilisation des cuivres devrait être plus dans mes goûts. Les deux parties mélodiques auraient certainement ma préférence, car sauf exceptions les musiques atonales m'ennuient souvent. Je n'y ressens rien et je n'y trouve rien de saillant à quoi me raccrocher. J'espère que la tienne ferait partie des exceptions.

Cela dit, ce que tu dis de ta symphonie imaginaire dans ton deuxième post me parle plus que ce que tu décris dans le premier. J'arrive rarement à imaginer la musique à partir de descriptions textuelles telles que celui-ci. Même s'il m'arrive de faire la même chose, et je ne sais pas si tu as pu imaginer des musiques à partir de mes descriptions. J'arrive à imaginer celle des "biomécanoïdes", puisqu'elle existe, mais ce que j'ai écrit à propos du poème symphonique imaginaire "Gavarnie" ne m'évoque aucune musique. En fait c'est juste un plan, et c'est un peu comme essayer d'imaginer un roman, avec ses personnages et tout, à partir d'une description sèche de la trame générale. Dans ta description je vois en tout cas la flûte comme le personnage principal, et cela me fait penser au concerto pour clarinette et orchestre de Kalevi Aho, pour lequel j'avais justement écrit, pour un autre forum, un texte dans le genre du tien, pondu en direct pendant l'écoute de la pièce, et où je présentais la clarinette comme un personnage à qui il arrivait des misères (à la fin elle agonisait pendant de longues minutes). Cela dit, je n'ai trouvé aucun texte de Kalevi Aho à propos de son concerto qui puisse corroborer de près ou de loin ce que j'avais imaginé pendant son écoute.
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Icare
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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-08-24, 18:59

Si j'avais été compositeur (sans doute mauvais  Nos oeuvres imaginaires... 231625 ) et que j'aurais composé des symphonies (sans doute mauvaises  Nos oeuvres imaginaires... 231625 ), il y aurait toujours eu un mouvement atonal, au moins un...un ensemble harmonieux déchiré en son milieu par un passage dissonant et viscéral...comme une signature...Pourquoi? Parce que cette déchirure existe très certainement au fond de moi, une déchirure indicible, un volcan intérieur, un bouillonnement, une éruption derrière un sourire rassurant...
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Henri



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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-08-24, 20:55

Je comprends. Mais tu sais, cela peut très bien dissoner, déchirer, bouillonner et érupter sans atonaliser.
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-08-24, 22:18

Coucou !

Je suis un peu à la traîne sur le fil puisque j'étais plongée plusieurs semaines dans ma petite classe, en musique comme vous avez peut-être lu dans mon fil d'aujourd'hui...
J'ai un peu parcouru, je vais essayer de relire mieux.. mercredi.. (eh oui, festival de William Christie cette semaine).

C'est une idée très intéressante. Elle me plait, car comme j'associe beaucoup poésie-musique-peinture dans mon imaginaire, je vois à peu près ce que j'aimerais faire, en toute modestie. Une musique certainement descriptive (bien sûr... la mer  !!, les oiseaux.., beaucoup de gaieté, de sensibilité, rien de tragique mais quelques accents plus émouvants apportés par le mode mineur ou des changements de mode dans un même mouvement).
Je sens plus une concertante qu'une vraie symphonie. Piano, bien sûr oui, ma sensibilité y va directement, comme celle de Laudec la porte vers la flûte.
Violon alto, et surtout violoncelle (par exemple sur le thème de la mer), absolument ! Pas de cuivres...
Plutôt clarinette que flûte, mais chant des oiseaux (moi qui les aime tant dans mon jardin !) = flûte, plutôt traversière d'ailleurs... ? (à revoir).
Rubato, ah oui, bien sûr !! ... surtout avec le mouvement des vagues, tellement variable, et le chant du vent, qui fluctue sans cesse....

Je vais réfléchir à cela, en septembre j'y verrai un peu plus clair. C'est amusant et créatif, tout ça. Merci, Icare !  Very Happy


Laudec a écrit:
ce serait, en ce moment, une fantaisie en mode "rubato" pour flûte et clavecin ou violoncelle.

Solidarité féminine ? Oui, je souscris, tu vois (voir plus haut), mais avec plutôt clarinette que flûte et piano que clavecin ! 

Et un joli duo soprano-basse...., sur un poème de Verlaine ou de Rimbaud, par exemple.... ("par exemple", car je changerai peut-être d'avis ...)..., sur un dernier mouvement avec la mer qui s'apaise.., dans un miroitement de couleurs (= et hop, musique de chambre, un quintette ?).

Wink
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-08-24, 22:28

Henri a écrit:
cela peut très bien dissoner, déchirer, bouillonner et érupter sans atonaliser.

Bien sûr que oui ! Mais écoute le chant des vagues : dissonnant, déchirant, bouillonnant, "éruptant", et parfois atonal !!, alors pourquoi pas ??

"La flûte désenchantée", c'est sympa comme thème, assez philo finalement... J'irai mieux lire donc plus tard ta création Icare, mais ça me parle assez, quoique je sois plutôt une "Alice" au fond de moi... 
Tiens, une symphonie sur le thème d'"Alice" de Lewis Caroll, ça pourrait être très déjanté et super créatif !  Mais sans moi, sans doute suis-je un peu trop raisonnable ....  Very Happy
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Icare
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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-08-24, 22:32

Henri a écrit:
Je comprends. Mais tu sais, cela peut très bien dissoner, déchirer, bouillonner et érupter sans atonaliser.

Sauf que j'y suis moins réceptif  et que ça me correspond moins. Mais tout dépend surtout de ma propre expérience de la musique atonale qui est très différente de la tienne. Cela me rappelle étrangement Francis Poulenc qui vouait une véritable admiration au "Marteau sans Maître" de Pierre Boulez mais qui admettait que jamais il ne serait en mesure d'écrire ce type de musique. Elle ne lui correspondait pas. Dans mon modeste cas, j'aime beaucoup la musique hypertonale de Rabinovitch, mais ce n'est pas du tout le genre de musique que j'aurais aimé écrire. En revanche, les Notations pour orchestre de Pierre Boulez, j'aurais trop aimé être en mesure de composer ce genre de chose. Même si j'écoute plus souvent de la musique tonale, parfois même légère et sucrée, si si...Je l'assume volontiers, "beaucoup" - tout est relatif - d'oeuvres atonales me fascinent malgré tout. Je suis intimement convaincu que si j'avais été un compositeur du vingtième siècle, j'aurais plongé dedans la tête la première, mais sans dogmatisme car j'aurais aussi aimé composer pour le cinéma. J'aurais aussi aimé écrire de belles mélodies et même aimé faire du jazz...Après, dans la réalité, est-ce que j'aurais été le compositeur que je décris ici...Rien n'est moins sûr. C'est impossible de répondre car j'aurais vécu une autre expérience, suivi un autre parcours, subi d'autres influences...
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-08-24, 22:43

et vécu plusieurs vies.... !
Je vais faire un aveu perso, mais bon, c'est un peu le sujet du fil aussi.... J'aurais été une très mauvaise compositrice musicale, certainement (je peux donner des idées aux autres !)..., mais... j'écris ! (deux livres pour l'instant et des poèmes).... C'est dur d'être au four, au moulin et à la boulangerie...  Shocked
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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-08-25, 22:31

Je vois qu'Icare et Henri sont très avancés dans leur projet !
De mon côté, cela m'a amusée et interpellée hier soir, et j'y ai repensé aujourd'hui. J'ai un peu structuré et choisi mon thème -simple mais dense-, ma forme musicale, mes instruments, les modes choisis et les tempi -quoique le rubato me semble parfois indispensable mais pas de cacophonie !-. J'ai éliminé mes oiseaux, sauf les goélands (ah, ah !). Je souhaite que mon thème soit à la fois très descriptif, mais philosophiquement, en toute humilité "parlant"..., comme lorsque l'on reste ébloui devant la beauté de la nature en méditant et s'interrogeant sur le sens de l'existence etc...:l Lorsque ce qui nous entoure nous rend fusionnel avec cette nature, avec sérénité et amour .  Rien d'angoissant, au contraire ! La vie est un combat permanent, mais c'est notre merveilleux challenge d'être humain sur cette terre....
Dans ma tête, cela prend forme, avec mon alternance entre mineur et majeur et les entrées des différents instruments.
Il me reste, le plus dur, à "rédiger" un peu musicalement, tout cela, comme vous le faites si bien.
Je proposerai dans quelques jours, une structure de mon oeuvre imaginaire, avec ses différents mouvements et instruments, ses solos aussi.

J'aurais adoré que Prokofiev réalise mon oeuvre imaginaire, je pense qu'il aurait été absolument génial dans sa composition, et moi en muse (surtout pas genre Coco Chanel avec Igor... !!). -Stravinsky, trop passionné pour ce que j'aimerais composer-. Pas de style classique ou romantique. Pas d'atonal, finalement. Mais une utilisation très libre et parfois dissonante, d'un mode qui reste tonal pour une meilleure "accordance" des instruments que j'ai choisis. Je pense pas mal à Saint Saëns aussi...

Et puis ne riez pas, je m'imagine plus dans mon fantasme, en inspiratrice et maestro (mais si), qu'en compositrice. Cela demande une culture musicale totale et une rigueur d'écriture qui s'apprend pendant des années... et demande quand même infiniment de talent : Il faut savoir -et pouvoir- traduire en musique les émotions ressenties et que l'on veut transmettre.... comme un peintre avec sa palette, un écrivain avec ses mots...
Mais je planche sur ce joli exercice... Very Happy
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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-08-28, 22:39


Voilà un enthousiasme qui fait plaisir à lire, Anouchka! En ce moment, j'aimerais volontiers fantasmer sur un Quintette pour piano et quatuor à cordes imaginaire, seulement voilà; il risquerait fort d'être piteusement calqué sur le N°1 de Giovanni Sgambati qui m'a profondément touché. Je vais donc m'abstenir. Hehe
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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-08-28, 23:10

Merci, Icare pour ton message.
Et moi, je  "laisse le projet en suspens un peu", car je reste éblouie par mon concert baroque des Arts Florissants, hier soir, dans une toute petite église, aux chandelles, atmosphère très rare, intimiste, recueillie, bouleversante même... sur un programme merveilleux = J'en ferai le témoignage demain.
Je réfléchis sur ma petite oeuvre, sur mon humble petit chemin. J'épure pas mal, je vais me contenter d'un quatuor, je vire la clarinette (pas de goélands), qui serait instrumentalement perturbatrice et non compréhensible à l'oreille sur le thème choisi.  L'essentiel me convient bien....
Pas question de copier qui que ce soit, nous sommes dans une oeuvre imaginaire, et dans une fantaisie entre nous, n'est-ce-pas ?

Bien sûr, nous ne pouvons nous abstenir d'avoir beaucoup de musique et de thèmes dans notre mémoire et notre imaginaire... Je pense que l'intérêt, alors, et tout simplement pour moi qui ne suis qu'une humble mélomane, pianiste et choriste amatrices, avoir comme ton fil l'indique  : "une imagination", l'idée... qui pourrait donner le désir à un compositeur !

A suivre pour moi sans doute la semaine prochaine...  Very Happy
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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-09-04, 02:52

Eh bien j'avance ! Réponse définitive semaine prochaine, mais évidemment je ne suis pas compositeur ! Je vais poser la trame, les instruments, ma forme musicale, mon mode etc... ensuite.... : Il me faudrait celui, ou celle qui !!! (restons TRES HUMBLES) !!!  Nos oeuvres imaginaires... 262336 
(et c'est rigolo, j'arrive à mon millième message ...  Hehe)
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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-09-04, 16:16

Si je devais composer une oeuvre qui me corresponde, je la rendrais très légère, volatile, comme l'élément de l'eau, un peu à la manière de Debussy ou Ravel en ce qui concerne la fluidité.
J'essaierai aussi d'élargir le champs sonore : sans parler de tonalité, chercher des notes plus disjointes en utilisant tout l'ambitus du piano ou d'un instrument : pas juste le milieu. Par exemple, une note grave, puis aigue. Ce n'est pas un voeu de complexité pour faire moderne mais plus une question de recherche sonore afin d'exploiter au mieux la musique :)

L'univers serait doux, un peu féerique et cristallin, inattendu voir fantaisie : tonal ou non, notes inattendues...

Avant de composer des oeuvres pour imiter la nature ou quelque chose, quel qu'il soit, j'imagine que je serais plus tentée pour composer une oeuvre qui me corresponde, avec mes goûts, ma personnalité, ma vision du monde. Nos oeuvres imaginaires... 200256
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MessageSujet: Re: Nos oeuvres imaginaires...   Nos oeuvres imaginaires... Empty2015-09-04, 16:38

C'est drôle, car ce que tu écris me correspond pas mal.... Puisque j'ai eu le temps de réfléchir à ce sujet, je vais vous en parler sans doute ce week-end.
Il y aura la mer, donc beaucoup de fluidité, dans le style Saint-Saëns ou Fauré..., peut-être Debussy sans vouloir le plagier du tout....
Post-romantique, c'est certain, avec des dissonnances , des changements de ton et un piano bien présent.
A suivre. J'ai adoré ce topic, merci Icare !
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