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 Dave GRUSIN

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MessageSujet: Dave GRUSIN   Dave GRUSIN Empty2015-04-10, 16:47


Introduction personnelle:

Il y a longtemps que j'avais envie de consacrer un topic au compositeur américain Dave Grusin qui s'est autant illustré dans le domaine de la musique de film que du jazz, à l'instar d'un Michel Legrand ou d'un Quincy Jones. Aujourd'hui, en réécoutant un charmant album, Two for the road, par lequel Dave Grusin rend un vibrant hommage à Henry Mancini, rejouant avec beaucoup de sensibilité certains de ses plus beaux titres. A cette occasion, il s'entoure de musiciens remarquables: John Patitucci (basse), Harvey Mason (batterie), Russell Malone (guitare), Pauliho DaCosta (percussion), Tollak Ollestad (harmonica), Gary Grant (trompette), Dan Higgins, Tom Scott & Eric Marienthal (saxophones), Andrew Martin (trombone), Dave Grusin se chargeant de la partie piano, son instrument de prédilection. Diana Krall prêtera sa voix aux deux chansons de l'album, Dreamsville et surtout le magnifique Soldier in the rain. Outre une bonne humeur très contagieuse qui illumine des standards tels que les fameux Peter Gunn et Baby Elephant Walk, il y a aussi des passages d'une belle douceur, d'une infinie tendresse; Two for the road, Whistling Away the Dark....

Biographie:

Robert David "Dave" Grusin est un compositeur, arrangeur et pianiste américain, né le 26 juin 1934. Il a composé de nombreuses partitions pour les longs métrages et la télévision et a remporté de nombreux prix durant cette activité, comprenant un "Academy Award" et 12 "Grammys" . Il a eu une carrière prolifique d'enregistrement en tant qu'artiste, arrangeur, producteur et producteur exécutif. Né à Littleton, au Colorado , il a étudié la musique à l' Université du Colorado, à Boulder, et a obtenu son diplôme de baccalauréat en 1956. Il a produit son premier single, "Subways are for sleeping", en 1962 et sa première musique de film, "Divorce à l'américaine", en 1967. Arriveront d'autres scores: notamment "Winning" (1969), "Les Amis d'Eddie Coyle" (1973), "The Midnight Man" (1974) et "Les Trois jours du Condor" en 1975. À la fin des années 1970, il a formé les dossiers GRP avec son partenaire d'affaires, Larry Rosen , et a commencé à créer quelques-uns des premiers enregistrements numériques commerciaux. Il a composé de la musique pour le film oscarisé de Mike Nichols, "The Graduate" . Plus tard, il composera de la musique pour "On Golden Pond" (1981), "Tootsie" (1982) et "Les Goonies" (1985). De 2000 à 2011, Dave Grusin s'est concentré sur la composition de créations classiques et davantage dans le domaine du jazz, réalisant tournées et enregistrements avec de nombreux collaborateurs dont le fabuleux guitariste Lee Ritenour . Ensemble, ils ont enregistré plusieurs projets, y compris l'album brésilien "Harlequin", en 1985. Au cours des dernières années, ils ont sorti deux autres albums de fusion entre classique et jazz qui ont été nommés aux "Grammys".

Dave Grusin est né à Littleton, au Colorado , fils de Rosabelle (née De Poyster), pianiste, et de Henri Grusin, un violoniste qui a immigré de Riga , en Lettonie. Ancien élève de l'Université du Colorado à Boulder , College of Music, il a reçu son diplôme de baccalauréat en 1956. Un de ses professeurs fut Cecil Effinger . Grusin a une filmographie d'environ 100 titres. Ses nombreuses distinctions comprennent un Oscar de la meilleure musique originale pour "Milagro", très belle musique en effet , ainsi que plusieurs nominations aux Oscars pour "The Champ" , "Susie et les Baker Boys" , "The Firm" , "La Havane" , "Heaven Can Wait" , et "On Golden Pond" . Il a également reçu une nomination pour la Meilleure chanson originale avec "It Might Be You" du film "Tootsie" .

Pour la télévision, il a été le directeur du Show d'Andy Williams (1963-1965) et l'auteur de chansons à thème pour des séries telles que "It Takes a Thief" (1968), The Name of the Game (1968), Dan Août (1970) , The Duncan Afficher Sandy (1971-1972), Maude (1972), Good Times (1974), Baretta (1975), St-Elsewhere (1982), et, pour la Television mexicaine; Tres Generaciones (1987). Il a également composé la musique pour des épisodes individuels de chacune de ces séries. Ses autres crédits pour la télévision inclurent Les Mystères de l'Ouest (1966), The Girl from UNCLE (1966), et Columbo: Prescription: Assassiner (1968). Il a également fait la chanson thème pour One Life to Live (1968).

Dave Grusin est marié à Nan Newton. Il est le père de l'éditeur musical Stuart Grusin, de l'éditeur de musique et musicien Scott Grusin, et de l'ingénieur en aérospatiale, Michael Grusin. Il est le beau-père de l'artiste Annie Vought, et le frère aîné du claviériste Don Grusin et de sa soeur Dee Grusin.


Dernière édition par Icare le 2015-04-11, 18:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dave GRUSIN   Dave GRUSIN Empty2015-04-10, 16:52

Place au concert!

https://www.youtube.com/watch?v=takOVYOOucA



Dernière édition par Icare le 2020-11-21, 14:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dave GRUSIN   Dave GRUSIN Empty2017-07-05, 17:06

The fabulous baker boys est un film de Sydney Pollack avec Michelle Pfeiffer, Jeff & Beau Bridges. La B.O. est signée Dave Grusin. J'en ai une expérience un peu particulière dans la mesure où c'est une musique que j'ai abordée et aimée sans avoir vu le film de Pollack, puis que j'ai désaimée au point d'avoir déposé mon disque dans un carton que j'ai baptisé "poubelle à cd". Dave Grusin fait partie des musiciens que j'écoute peu mais aime beaucoup, un compositeur à cheval entre la musique de film et le jazz, l'un s'immisçant dans l'autre assez souvent. Effectivement, ce qu'il a composé sur The fabulous baker boys ne ressemble pas du tout à une musique de film au sens conventionnel du terme. Dans un autre fil, j'évoquais le "score" - mot employé dans le jargon béophile pour qualifier une partition dont la spécificité est de surligner l'action - d'Howard Shore sur Panic Room, là on est dans une approche totalement opposée, c'est-à-dire d'une musique qui n'a pas du tout l'apparence d'une musique de film mais d'un album de jazz à part entière: peut-être que Dave Grusin composa des parties plus fonctionnelles pour le film mais, si c'est le cas, elles sont absentes du cd. Ce ne fut pas, de toute façon, la raison d'un soudain désintérêt. Je n'ai jamais eu une exigence précise de ce que doit être une musique de film à mon oreille, puisse-t-elle être un morceau de jazz ou de rock, une symphonie ou un trio à cordes, puisse-t-elle être anachronique ou fondue aux images.

Mon oreille limite son jugement à l'effet qu'elle me procure pendant l'écoute, la discussion sur son rôle, voire sur sa légitimité, pouvant éventuellement venir ensuite: après l'émotion, la réflexion. Par exemple: la meilleure musique de film est-elle celle qui ne fait pas musique de film? Ou, au contraire, celle qui surligne les différentes actions du film, comme le veut souvent la tradition hollywoodienne? J'ai déjà entendu de la bouche d'un amateur que Bullitt de Lalo Schifrin dont j'avais commis l'erreur de vanter les mérites, n'était pas de la vraie musique de film mais du jazz. Allons bon! Parce que ce monsieur a une conception exclusivement symphonique et classique de la composition pour l'image, ce qui m'a toujours paru réducteur et même sectaire. Donc, pour lui, il est plus qu'évident qu'une partition comme The fabulous baker boys de Dave Grusin n'est pas une vraie musique de film. Cette musique que j'ai d'abord aimée, puis désaimée, je l'ai réécoutée aujourd'hui, une intuition qui m'a murmuré dans l'oreille que je devais le faire. Et j'ai eu raison car ce n'est pas juste un bon jazz parmi d'autres, c'est un excellent jazz qui se termine en plus sur une superbe chanson, "Funny Valentine", interprétée par Michelle Pfeiffer. Quelle est cette humeur passée qui a failli me faire passer à côté de ce délicieux jazz?


Dernière édition par Icare le 2017-07-05, 21:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dave GRUSIN   Dave GRUSIN Empty2017-07-05, 19:54

Dave Grusin a travaillé plusieurs fois avec le célèbre cinéaste Sydney Pollack. Cependant, lorsque l'on évoque de grandes collaborations entre un compositeur et un réalisateur, on pense rarement à mentionner celle-ci qui est pourtant loin d'être négligeable. C'est d'ailleurs par l'une de ses collaborations avec Sydney Pollack que j'ai découvert ce merveilleux musicien. Il s'agit de la très belle musique aux accents latinos qu'il avait composée sur Havana avec Robert Redford. Vint ensuite sa composition "très piano" sur La Firme que je remarquai d'abord dans son contexte avant de l'apprécier sur disque. J'avais été ébloui - et je le suis encore - par son "main title" entièrement joué au piano qui dynamise avec une redoutable efficacité l'introduction, le générique, alors que d'autres s'égosillent parfois vainement avec un grand orchestre qui ne se justifie pas toujours. Grusin, juste avec un piano, donne aussitôt le ton, un des souvenirs "musique/image qui ne me quittera jamais. Néanmoins, ce n'est pas la musique de Dave Grusin que j'ai réécoutée à la suite de The fabulous baker boys.

J'ai écouté pour la première fois sa musique sur Random Hearts, film que je n'ai pas vu avec Harrison Ford et Kristin Scott Thomas. A l'époque de sa sortie en salle, j'avais écouté deux/trois extraits de la B.O. qui me laissèrent circonspect, mais c'était vraiment une écoute détachée et superficielle sur une borne de FNAC, peut-être pas ce que je recherchais à ce moment-là. Je me suis dis que je verrai plus tard et des années se sont écoulées depuis. De plus, entre temps, j'ai découvert la talentueuse trompette de Terence Blanchard à laquelle je suis très sensible ainsi qu'un compositeur de cinéma inspiré qui a créé plusieurs B.O. que j'adore. Il se trouve qu'il a collaboré en tant que trompettiste sur Random Hearts aux côtés de John Patitucci à la basse, Harvey Mason à la batterie et Dave Grusin au piano, ce qui forme un bien séduisant quatuor. C'est d'ailleurs par ce quatuor que s'installe dès le départ un jazz lancinant. J'aime bien le second extrait où le jazz se confronte aux cordes de l'orchestre, ce qui lui confère une ambiance singulière. On croirait qu'à ce moment-là la musique hésite entre forme classique et swing, c'est cette hésitation qui me plait. 

Le jazz domine cette B.O. sauf qu'à la différence de The fabulous baker boys, celui-ci invite en son sein, par l'orchestre, surtout les cordes, des moments de tension et de suspens, puis d'autres plus sentimentaux, qui révèlent son identité de musique de film; comme une partie plus fonctionnelle et dramatique qui s'immisce dans le swing et bouscule ou sentimentalise un jazz assez tranquille. La trompette de Terence Blanchard joue un jeu très sobre, presque lunaire, sans aucune brutalité, plutôt bouchée, plutôt soft. Il y a deux thèmes typés "Amérique du Sud", "Playa del sul" & "Aqui en Miami", le second étant composé par Arturo Sandoval, et deux chansons, la première interprétée par Diana Krall et la deuxième par Patty Larkin. Globalement, voilà un jazz musico-cinématographique qui s'écouterait davantage le soir que le matin: il engourdit plus qu'il ne dégourdit. Il y a deux moments d'une douceur inouïe qui m'ont particulièrement séduit, dont l'un se résume à un duo de même pas une minute entre une guitare et une harpe. Il ne m'en faudra pas plus pour avoir envie d'y revenir un jour.
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MessageSujet: Re: Dave GRUSIN   Dave GRUSIN Empty2018-05-19, 19:58

Dans le jazz pour l'image - le jazz appliqué pourrait-on dire? - (mais pas seulement), je peux l'aimer à la folie quand ça swingue et dépote comme dans Mission Impossible de Lalo Schifrin, le vénérer tout autant quand il décoiffe et dissone avec un grand effectif de cuivres et de percussions, comme dans The Taking of Pelham one two three de David Shire et l'aimer aussi lorsqu'il est doux et chatoyant comme dans Random Hearts de Dave Grusin, notamment porté par la trompette naturellement mélancolique de Terence Blanchard. C'est une B.O. que je commence à très bien connaître. Outre la douceur et la tendresse qui dominent la partition, touchant à l'exquis par une combinaison heureuse d'une harpe et d'une guitare, deux morceaux aux rythmes ensoleillés d'Amérique latine rompent avec la lenteur étudiée de l'ensemble, "Playa del sul" & "Aqui en Miami", le second étant crédité à Arturo Sandoval. Une pincée de romantisme dans ce film dont le thème ne me laisse d'ailleurs pas indifférent.

A propos du film:

L'Ombre d'un soupçon ou Les Hasards du cœur au Québec (Random Hearts) est un film américain réalisé par Sydney Pollack. Il est sorti en salle en 1999. « Dutch » Van Den Broeck, sergent au département des affaires internes de la police de Washington, et Kay Chandler, membre du Congrès en campagne pour sa réélection, n'auraient jamais dû se rencontrer. Jusqu'à cet accident d'avion où chacun d'eux perd son conjoint. Dutch mène sa propre enquête. Stupéfait, il découvre que sa femme, Payton, et le mari de Kay, Cullen, étaient assis côte à côte dans l'avion, enregistrés comme mari et femme sous un même nom d'emprunt. Dutch et Kay, aux mentalités fort différentes, vont devoir affronter un secret qui menace de les détruire.


Dernière édition par Icare le 2020-11-25, 18:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dave GRUSIN   Dave GRUSIN Empty2018-05-19, 20:06

L'instant romantique:

https://www.youtube.com/watch?v=hvcI6uK4V2k

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MessageSujet: Re: Dave GRUSIN   Dave GRUSIN Empty2018-05-19, 20:12


Seconde douceur:

https://www.youtube.com/watch?v=Ttd1yDbjUpY

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MessageSujet: Re: Dave GRUSIN   Dave GRUSIN Empty2020-11-25, 22:14

Lorsque je connais un compositeur depuis longtemps, que je l'ai un peu approfondi, j'aime bien me souvenir de la "première musique", c'est-à-dire celle par laquelle je l'ai découvert et eu envie d'en connaître davantage. Avec Dave Grusin, je savais que c'était par une de ses musiques de films mais ne savais plus trop s"il s'agissait de Milagro (1988), un film de Robert Redford ou de Three Days of the Condor (1976) avec Robert Redford ou encore du très beau thème romantique qu'il concocta pour On Golden Pond/La maison du lac (1981) de Mark Rydell qui offrit à Henry Fonda son dernier rôle au cinéma...?... A mieux y réfléchir je me suis souvenu qu'il s'agissait en réalité de la musique qu'il composa pour un film de Sydney Pollack, Havana (1990), avec Robert Redford. Ce fut mon premier album de Dave Grusin au tout début des années 1990. Et comme aujourd'hui je suis en phase avec une musique de film fortement influencée par le jazz, il était logique que je revienne vers ce compositeur. Ce fut d'abord l'occasion de réécouter une de ses B.O. les plus remarquées: Three Days of the Condor qui s'articule autour d'un jazz langoureux et lumineux, astucieusement orchestré, avec un son de cordes qui m'aimante à chaque écoute. Il y a aussi ces sonorités fort bien conçues qui ont ce petit pouvoir hypnotique...tout ça est finalement très caractéristique des années 1970, d'un charme inusable.

https://www.youtube.com/watch?v=6EKmkcccE6k


Puis, un bond de six ans suffira pour me retrouver dans les années 1980 et plus précisément en 1982 avec Tootsie, un film de Sydney Pollack qui permit à Dustin Hoffman de réaliser l'une de ses plus belle performance d'acteur. Pour cette célèbre comédie, Dave Grusin concocta un jazz plutôt léger et optimiste, un peu pop sur les bord et avec des intrusions remarquées de sonorités électroniques. Si je connais la bande originale en entier, je me satisfais largement des deux extraits que j'ai dans une compilation intitulée Cinemagic. Je retrouverai le même type de musique, en plus sentimentale, deux ans après dans Falling in love (1984), un film d'Ulu Grosbard réunissant à l'affiche Meryl Streep et Robert de Niro. Du coup, je serais tenté de quitter volontiers ce jazz quelque-peu guimauve pour la très belle musique entre classique et jazz de Heaven can Wait/Le ciel peut attendre (1978), une comédie co-réalisée par Warren Beatty et Buck Henry. Parmi les interprètes des musiques de Dave Grusin, il y a, outre Don Grusin, des noms qui reviennent souvent, comme Lee Ritenour, Tom Scott ou encore Ernie Watts.
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MessageSujet: Re: Dave GRUSIN   Dave GRUSIN Empty2021-01-23, 18:21

<<Yakuza (The Yakuza) est un film américano-japonais réalisé par Sydney Pollack (1974). Écrit par Paul Schrader et Robert Towne d'après une histoire de Leonard Schrader, Yakuza dépeint le désarroi des valeurs japonaises traditionnelles durant la période de transition allant de l’occupation américaine au succès économique du début des années 1970. L’histoire s'articule autour des concepts de l'endettement et l'engagement, de la fidélité à la famille et des amis, et du sacrifice. Les valeurs orientales et occidentales y sont contrastées, une opposition apparaît entre les valeurs traditionnelles japonaises, opposées au Japon occidentalisé et moderne. Ce film est devenu culte et a influencé des films contemporains tels que Blade Runner (1982), Black Rain (1989), Aniki, mon frère (2001), Kill Bill (2004) et Piège au soleil levant (2005).>> Wikipédia.

La collaboration entre le cinéaste Sydney Pollack et le compositeur commença en 1974 avec Yakuza, une co-production américano-japonaise avec Robert Mitchum et Ken Takakura. Elle se poursuivit sur huit films, sachant que Pollack a aussi collaboré avec d'autres compositeurs plus ou moins célèbres; Quincy Jones pour son premier long métrage, Trente minutes de sursis (1965), mais également Elmer Bernstein, Marvin Hamlisch, John Barry, John Rubinstein, James N. Howard et John Williams.
Avec Dave Grusin:
__Yakuza (1974)
__Les Trois Jours du Condor (1975)
__Bobby Deerfield (1977)
__Tootsie (1982)
__Havana (1990), B.O. par laquelle j'avais découvert ce compositeur
__La Firme (1993)
__L'ombre d'un Soupçon (1999)
J'en connais plusieurs mais celle que j'ai réécoutée ce soir est la bande originale de Yakuza, sans doute la partition la plus créative et audacieuse que Dave Grusin composa pour le cinéma de Sydney Pollack. Il fut question d'un formidable travail sur les sonorités, les timbres, les couleurs, avec une grande panoplie de percussions, des plus courantes aux plus exotiques, des guitares électriques, une flûte, probablement un shakuhachi, piano, saxophone, cordes, harpe, hautbois... La musique n'est jamais violente, truffée de thèmes d'action syncopés, comme on peut s'y attendre sur ce genre de film, elle est souvent douce, sinueuse, atmosphérique, parcourue par des effets hypnotiques et sonorités bizarroïdes produits par certaines percussions que je n'ai pas su identifier, une guitare électrique distordue aux flottements sonores élastiques... Je me suis contenté des 45 minutes qui constituent la B.O. proprement dite, terminant logiquement sur le "End Title" par lequel le très beau et romantique thème principal prend définitivement forme.

Synopsis: <<Un détective à la retraite, Harry Kilmer (Robert Mitchum), est rappelé par un ancien ami, George Tanner (Brian Keith). En effet, la fille de ce dernier a été enlevée par un chef yakuza, Tono Toshiro, qui veut forcer Tanner à lui livrer les armes promises. Pour libérer sa fille, Tanner veut faire appel aux anciennes connaissances de Harry Kilmer, qui connaît le Japon et tous les rouages du syndicat japonais du crime... Notamment son ex-petite amie et son frère, ancien yakuza retiré des affaires très porté sur les affaires d'honneur.>>
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MessageSujet: Re: Dave GRUSIN   Dave GRUSIN Empty2021-08-08, 21:28


J'ai réécouté la musique que Dave Grusin composa pour Random Hearts, film de Sydney Pollack que je n'ai toujours pas vu, même si je ne cours pas spécialement après, avec Harrison Ford et Kristin Scott Thomas. Ce fut d'abord le plaisir de retrouver l'envoûtante trompette de Terence Blanchard, musicien qui n'est pas pour moi qu'un grand trompettiste mais également un compositeur sensible et inspiré. Parmi les solistes qui ont interprété cette musique, outre Terence Blanchard, il y a John Patitucci à la basse, Harvey Mason à la batterie et Dave Grusin lui-même au piano. Il en ressort un délicat quatuor entre jazz un peu nocturne et un romantisme qui s'exprime dans un certain dépouillement, sur la pointe des notes. C'est par ce quatuor que s'installe dès le départ un jazz langoureux et presque méditatif. J'aime bien le second extrait où le jazz se confronte aux cordes de l'orchestre, ce qui lui confère une ambiance singulière. On croirait qu'à ce moment-là la musique hésite entre forme classique et swing, c'est cette hésitation qui me plait. Le thème principal, porté par la trompette bouchée de Terence Blanchard, m'évoque la solitude, l'errance... Il y a des morceaux plus animés, dont un composé par Arturo Sandoval, un compositeur et instrumentiste cubain (trompette, bugle et piano) de jazz, dans lesquels s'expriment des rythmes sud-americains, deux chansons non composées par Dave Grusin, une chantée par Diane Krall ("The folks who live on the hill" - Hammerstein II/Kern) et celle qui conclut l'album par et de Patty Larkin ("Good Thing")

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