Forum sur la musique classique
 
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  Paolo UGOLETTI, né en 1956

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Icare
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MessageSujet: Paolo UGOLETTI, né en 1956   Mer 7 Mai - 18:26


Introduction personnelle:

Jusqu'à aujourd'hui, je n'avais jamais entendu parler du compositeur Paolo Ugoletti. Il a suffi que je tombe sur un cd qui contient un Concerto pour accordéon, guitare et orchestre à cordes pour que ma curiosité soit titillée...L'association entre l'accordéon et la guitare comme solistes au sein d'une pièce concertante, c'est quelque chose que je ne souhaitais pas laisser passer bien que le compositeur m'était jusqu'alors totalement inconnu. Je me suis subitement demandé quel rôle pouvaient tenir ces deux instruments solistes, l'un par rapport à l'autre. Est-ce que l'oeuvre favorise une confrontation virtuose entre les deux musiciens, l'accordéoniste Gino Zombelli et le guitariste Giulio Tampalini? Favorise-t-elle une complicité , l'un étant un peu dans l'ombre de l'autre et vice-versa, se volant successivement la vedette avant un duo final acrobatique et exaltant? Le concerto est-il de forme atonale ou au contraire, tonale, ou plutôt dans un "entre-deux"? Est-elle mélodique et romantique, ou encore sous l'influence d'un impressionnisme français? Je ne le sais pas encore et ce mystère qui grandit autour de cette pièce qui a la rareté de réunir dans un même souffle musical l'accordéon et la guitare me plait. Je vais le laisser enfler encore avant de plonger une nouvelle fois dans l'inconnu. Le concerto est couplé avec une autre oeuvre de Paolo Ugoletti pour soprano (Lin Ling Hui) et orchestre. Et peut-être que la véritable surprise viendra de là, qui sait?

Eléments biographiques:

Paul Ugoletti est né à Brescia le 7 Juin 1956. Il approche le piano sous la direction de sa mère et en 1973, au Conservatoire de Brescia, il étudie la composition avec les maestros Giancarlo Facchinetti et John Ugolini. En 1979, il suit les cours de Franco Donatoni à l'Académie Chigi de Sienne et avec Giacomo Manzoni au Conservatoire de Milan. Puis, Paolo Ugoletti commence à travailler avec différents groupes et artistes solos tels que Monch, Bottes, Pedron, Baliste, Gorli, Garbarino, Antonelli, et Damerini Bonaguri .

En 1980, après avoir obtenu son diplôme de composition, il passe un peu de temps à Stockholm où il rencontre les grands compositeurs et musiciens scandinaves. Il commence alors sa carrière comme professeur de composition aux conservatoires de Pesaro, Bologne et Parme. En 1987, il devient compositeur en résidence à l'Université de Californie, Santa Cruz, où il découvre la musique de Lou Harrison, Arvo Pärt, John Adams et Keith Jarret. En 1989, il devient professeur de composition au Conservatoire "Luca Marenzio" de Brescia, où il enseigne encore; tandis que le démarrage d'une collaboration fructueuse et durable avec la " Sagra Musicale Umbra " pour laquelle il compose de nombreuses œuvres. Au début des années nonantes (1990-1993), il réalise des études approfondies sur la musique traditionnelle irlandaise.

En 1998-99, Paolo Ugoletti produit deux grandes collections de préludes pour piano. Depuis 2000, il compose de nombreuses œuvres avec solistes, chœurs et orchestre et pouvant employer de façon personnelle des instruments de musique plus ou moins atypiques dans le genre "savant": Uilleann Pipes, sifflet d'étain, harpe, basse et guitare électrique, claviers électroniques, tambours. Depuis 2003, il collabore avec le peintre Rinaldo Turati, estimant ainsi que ses compositions font parties intégrantes des créations de l'artiste. Paolo Ugoletti se définit comme n'appartenant à aucune école en particulier, ou plutôt celle qui les réunirait toutes sans à-priori.
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Icare
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MessageSujet: Re: Paolo UGOLETTI, né en 1956   Mer 7 Mai - 18:36

L'instant Musical:

https://www.youtube.com/watch?v=_0fd8Ba3W7M


https://www.youtube.com/watch?v=ivky8k_xDNg


Dernière édition par Icare le Sam 30 Juin - 15:40, édité 2 fois
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Icare
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MessageSujet: Re: Paolo UGOLETTI, né en 1956   Sam 7 Juin - 17:27

Jusqu'à aujourd'hui, je n'avais jamais entendu parler du compositeur Paolo Ugoletti. Il a suffi que je tombe sur un cd qui contient un Concerto pour accordéon, guitare et orchestre à cordes pour que ma curiosité soit titillée...L'association entre l'accordéon et la guitare comme solistes au sein d'une pièce concertante, c'est quelque chose que je ne souhaitais pas laisser passer bien que le compositeur m'était jusqu'alors totalement inconnu. Je me suis subitement demandé quel rôle pouvaient tenir ces deux instruments solistes, l'un par rapport à l'autre. Est-ce que l'oeuvre favorise une confrontation virtuose entre les deux musiciens, l'accordéoniste Gino Zombelli et le guitariste Giulio Tampalini?

Et bien voilà, le suspens est éclaté car je viens de découvrir le Concerto pour accordéon, guitare et orchestre à cordes de Paolo Ugoletti aujourd'hui-même. Le concerto est tonal, lyrique, me fait assez nettement penser à une écriture proche de celle d'Astor Piazzolla, sauf que le bandonéon est ici remplacé par l'accordéon. Sinon on est bien dans cette forme de souffle musical continu qui me rappelle le lyrisme du compositeur argentin mais avec le grain de folie en moins, un moins qui banalise un style si caractéristique et unique chez le grand Astor. Pour ce qui est du rapport entre les deux solistes, je ne l'ai pas ressenti comme une confrontation...

Favorise-t-il une complicité , l'un étant un peu dans l'ombre de l'autre et vice-versa, se volant successivement la vedette avant un duo final acrobatique et exaltant?

J'ai un peu regretté que la guitare ne soit pas mise plus en avant. Cette première écoute ne m'a pas permis de définir son jeu ni son rôle par rapport à l'accordéon que j'ai trouvé pour le coup relativement secondaire.

Le concerto est-il de forme atonale ou au contraire, tonale, ou plutôt dans un "entre-deux"?

C'est une oeuvre complètement tonale et qui, de toute façon, n'est pas du tout désagréable à écouter, ni désagréable ni difficile. Au contraire, elle coule de source, glisse comme un traîneau sur la neige, et c'est peut-être là - à mon goût - son principal défaut: elle glisse si bien qu'elle n'accroche que moyennement mon oreille!

Le concerto est couplé avec une autre oeuvre de Paolo Ugoletti pour soprano (Lin Ling Hui) et orchestre à cordes. Et peut-être que la véritable surprise viendra de là, qui sait?

C'est justement ce qui s'est passé! Emily Dickinson Arias pour soprano et orchestre à cordes (2010), est une oeuvre qui me fut d'emblée plus captivante, et ce n'est pas seulement parce que j'aime la voix de Lin Ling Hui, c'est aussi pour le caractère nerveux et grisant de l'orchestre à cordes. J'ai beaucoup aimé la tension dramatique qui caractérise ces Arias. Elles sont au nombre de six et aucune ne m'a déplu, ne m'a paru moins inspirée ou plus fade. J'ai senti plus de caractère, plus d'idées, plus de conviction, une vraie intensité. C'est l'oeuvre qui fait que je ne regrette pas mon achat.    

  Je pose des questions et je réponds moi-même. C'est grave docteur?
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Icare
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MessageSujet: Re: Paolo UGOLETTI, né en 1956   Ven 5 Sep - 23:58

A la réécoute, le Concerto pour accordéon, guitare et orchestre à cordes m'a mieux plu. Je l'ai trouvé attachant et ai mieux cerné la douce dualité entre l'accordéon et la guitare. Je garde toujours une petite préférence pour ses Emily Dickinson Arias dont j'aime le dynamisme.
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Icare
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MessageSujet: Re: Paolo UGOLETTI, né en 1956   Ven 2 Sep - 16:40

Dès ce début de cycle consacré à la musique italienne, j'ai commis mon premier grand écart en passant de l'ère baroque avec Antonio Vivaldi au contemporain avec Paolo Ugoletti. Mais que Joachim se rassure, Ugoletti compose une musique bien tonale et même mélodieuse. Son Italian Gamelan, sorte de concerto pour orchestre avec percussions le démontre avec beaucoup d'ardeur et dans un continuel jaillissement de vie. L'oeuvre s'inspire très largement des formes musicales indonésiennes. Elle  consiste à exposer une série de tableaux musicaux de caractères et durées variables dans un seul et même mouvement répétitif. Il y a effectivement cette sensation de répétition qui domine toute la musique jusqu'à la note finale, une musique qui est très plaisante à suivre dans cet espèce de mouvement continu enrichi par différentes couleurs de l'orchestre et des percussions. Italian Gamelan ne se rapproche pas vraiment de son Concerto pour accordéon, guitare et orchestre à cordes que j'ai écouté juste après. Il est pourtant tout aussi plaisant et sur lequel il est plutôt bon de rêvasser.
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joachim
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MessageSujet: Re: Paolo UGOLETTI, né en 1956   Sam 3 Sep - 10:18

Icare a écrit:
Dès ce début de cycle consacré à la musique italienne, j'ai commis mon premier grand écart en passant de l'ère baroque avec Antonio Vivaldi au contemporain avec Paolo Ugoletti. Mais que Joachim se rassure, Ugoletti compose une musique bien tonale et même mélodieuse. Son Italian Gamelan, sorte de concerto pour orchestre avec percussions le démontre avec beaucoup d'ardeur et dans un continuel jaillissement de vie. L'oeuvre s'inspire très largement des formes musicales indonésiennes. Elle  consiste à exposer une série de tableaux musicaux de caractères et durées variables dans un seul et même mouvement répétitif. Il y a effectivement cette sensation de répétition qui domine toute la musique jusqu'à la note finale, une musique qui est très plaisante à suivre dans cet espèce de mouvement continu enrichi par différentes couleurs de l'orchestre et des percussions. Italian Gamelan ne se rapproche pas vraiment de son Concerto pour accordéon, guitare et orchestre à cordes que j'ai écouté juste après. Il est pourtant tout aussi plaisant et sur lequel il est plutôt bon de rêvasser.

Italian gamelan est introuvable, de même que le concerto pour accordéon et guitare, où il n'y a qu'un court extrait. A moins que ce "Pas de Deux" pour la même formation soit tirée du concerto ? C'est pas mal, mais je ne passerais pas en boucle...


https://www.youtube.com/watch?v=AwMLFVE9Ah0



Icare a écrit:
C'est une oeuvre complètement tonale et qui, de toute façon, n'est pas du tout désagréable à écouter, ni désagréable ni difficile. Au contraire, elle coule de source, glisse comme un traîneau sur la neige, et c'est peut-être là - à mon goût - son principal défaut: elle glisse si bien qu'elle n'accroche que moyennement mon oreille!

C'est tout à fait ce que je ressens également Wink
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Icare
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MessageSujet: Re: Paolo UGOLETTI, né en 1956   Sam 3 Sep - 18:32

Dans cette lignée de compositeurs tonals italiens, je trouve qu'un Lorenzo Ferrero, par exemple, compose une musique plus captivante.
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Icare
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MessageSujet: Re: Paolo UGOLETTI, né en 1956   Sam 30 Juin - 14:40

Icare a écrit:
Dès ce début de cycle consacré à la musique italienne, j'ai commis mon premier grand écart en passant de l'ère baroque avec Antonio Vivaldi au contemporain avec Paolo Ugoletti. Mais que Joachim se rassure, Ugoletti compose une musique bien tonale et même mélodieuse. Son Italian Gamelan, sorte de concerto pour orchestre avec percussions le démontre avec beaucoup d'ardeur et dans un continuel jaillissement de vie. L'oeuvre s'inspire très largement des formes musicales indonésiennes. Elle  consiste à exposer une série de tableaux musicaux de caractères et durées variables dans un seul et même mouvement répétitif. Il y a effectivement cette sensation de répétition qui domine toute la musique jusqu'à la note finale, une musique qui est très plaisante à suivre dans cet espèce de mouvement continu enrichi par différentes couleurs de l'orchestre et des percussions. Italian Gamelan ne se rapproche pas vraiment de son Concerto pour accordéon, guitare et orchestre à cordes que j'ai écouté juste après. Il est pourtant tout aussi plaisant et sur lequel il est plutôt bon de rêvasser.

l'oeuvre Italian Gamelan de Paolo Ugoletti commence en beauté avec une guitare électrique solo qui s'exprime en quelques accords bien trempés au sein d'un contexte harmonique en continuel mouvement, pour ne pas dire dans une effervescence ininterrompue. La guitare électrique se tait finalement très vite alors que les autres éléments de l'orchestre s'enchevêtrent les uns aux autres dans un jaillissement harmonieux qui offre à cette musique très agitée une impression d'infini. Le piano, les percussions, grosses et petites, une trompette insolente, les cordes, le retour de la guitare électrique, tous ces acteurs sonores s'y enflammeront sur tous ses flans tel un feu multicolore et inextinguible, souvent sur des rythmes effrénés qui ne s'essoufflent jamais. L'inattendu fait partie de la stratégie musicale d'Ugoletti: A un moment donné, une superbe harpe y égrène les rythmes d'une danse mexicaine; c'est insolite et alors que le tumulte reprend ses droits, la même harpe espiègle s'impose à nouveau et de manière succincte. L'esprit de cette oeuvre d'Ugoletti est en grande partie d'humeur festive et versatile, allant jusqu'à une véritable orgie sonore, ainsi, par sa forme répétitive et un caractère festif, c'est un peu la rencontre improbable entre Alexandre Rabinovitch et "Pancho Villa" de Maurice Jarre  Laughing . J'adore cette harpe qui réapparaît une troisième fois en un solo extrêmement bref et amorce la conclusion de l'oeuvre sur un rythme de fiesta. Italian Gamelan ouvre un nouveau cycle "2 Portraits", cette fois sur deux compositeurs italiens, Fabio Vacchi et Raffaele Bellafronte. Il y aura aussi d'autres oeuvres de Paolo Ugoletti dont certaines correspondent à un achat récent et me sont donc encore inédites: un Concerto pour saxophone soprano, piano et orchestre à cordes, un Concerto pour violon et orchestre à cordes et un Concerto festif pour trombone basse et orchestre à cordes. Il s'agit donc d'un cycle très italien que j'entame désormais. Le prochain cycle "2 Portraits" sera russe. Very Happy
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Icare
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MessageSujet: Re: Paolo UGOLETTI, né en 1956   Lun 2 Juil - 10:39

Icare a écrit:
A la réécoute, le Concerto pour accordéon, guitare et orchestre à cordes m'a mieux plu. Je l'ai trouvé attachant et ai mieux cerné la douce dualité entre l'accordéon et la guitare. Je garde toujours une petite préférence pour ses Emily Dickinson Arias dont j'aime le dynamisme.

Peut-on voir dans le Concerto pour accordéon, guitare et orchestre à cordes de Paolo Ugoletti une influence d'Astor Piazzolla? Je le crois et d'ailleurs, pendant l'écoute, j'ai presque imaginé un bandonéon à la place de l'accordéon. L'autre point qui m'interpelle dans cette musique est l'association pas si courante, du moins dans la forme concertante, de l'accordéon et de la guitare. Dans un premier temps, on pourrait craindre que l'accordéon recouvre la guitare et je pense que le compositeur a eu parfaitement conscience de cette éventualité. Il fallait donc pour lui éviter que ça arrive. Effectivement, l'accordéon monopolise plus facilement mon attention, cependant, la position de la guitare durant l'écoute a été cette petite touche d'émotion supplémentaire, plus délicate et discrète mais bien présente malgré tout. J'aime toujours aussi bien ses Emily Dickinson Arias.
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MessageSujet: Re: Paolo UGOLETTI, né en 1956   Mer 4 Juil - 17:14

Icare a écrit:
Il y aura aussi d'autres oeuvres de Paolo Ugoletti dont certaines correspondent à un achat récent et me sont donc encore inédites: un Concerto pour saxophone soprano, piano et orchestre à cordes, un Concerto pour violon et orchestre à cordes et un Concerto festif pour trombone basse et orchestre à cordes. Il s'agit donc d'un cycle très italien que j'entame désormais. Le prochain cycle "2 Portraits" sera russe. Very Happy

Avec Paolo Ugoletti on passe assez facilement d'un univers à un autre, ainsi Astor Piazzolla semble avoir été invité dans son Concerto pour accordéon, guitare et orchestre à cordes alors que c'est davantage la musique répétitive américaine qui semble avoir apporté une base à son Italian Gamelan que j'évoque un peu plus en amont. Dans son Concerto pour saxophone soprano, piano et orchestre à cordes (2013) que je viens d'écouter pour la première fois, c'est tout autre chose, une toute autre ambiance qui me tient d'ailleurs en haleine sur ses trois mouvements dont le médium possède un sous-titre: "Lied". Cette oeuvre est haletante en entier même si le mouvement central est moins animé. J'y ai d'abord apprécié une impressionnante complicité entre les deux solistes dans leur confrontation quasi-permanente avec l'orchestre à cordes, peuvent-ils malgré tout s'installer dans une osmose temporaire avec celui-ci. Le piano, parfois percutant, emprunte par moments des accents bartokiens. Certainement pas un concerto facile à jouer, les solistes, tous les deux admirables, sont le saxophoniste Gianni Alberti et le pianiste Jozsef Örmeny. Avec le Concerto pour violon et orchestre à cordes qui m'était encore inédit il y a quelques heures, je retrouve ce lyrisme passionné du concerto pour accordéon et guitare, donc je pense à nouveau un peu à Piazzolla, ce qui dans un premier temps n'est pas pour me déplaire, imaginant facilement un bandonéon à la place du violon de Marko Komonko. Dans un second temps rien ne me transporte très haut dans ce concerto qui, s"il ne m'est jamais ennuyeux, ne touche pas à l'exceptionnel: un concerto pour violon de plus dans l'immense catalogue dont dispose l'instrument. En revanche, le Concerto Festif pour trombone basse et orchestre à cordes m'a au moins rappelé le caractère bonhomme et très sympathique de cet instrument. Je commence à connaître pas mal de concertos pour trombone et celui-ci se rajoute désormais aux autres avec une certaine élégance. Le premier mouvement, le plus long puisque dépassant légèrement les dix minutes, est captivant, sans doute aussi parce qu'il accorde un bel espace d'expression au tromboniste Serhiy Katsaval qui s'y donne à coeur-joie, bravant avec délice toutes les difficultés que le compositeur a placé sur sa route. Il se reposera, si on peut dire ça, sur l'original second mouvement qui, lui, touche à l'exquis. Malheureusement, le troisième mouvement qui porte le sous-titre "James Brown's got a brand new bag" ne tient pas toutes ses promesses. Il est celui des trois qui m'a le moins intéressé.
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Icare
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MessageSujet: Re: Paolo UGOLETTI, né en 1956   Ven 7 Déc - 17:08


En relisant le dernier mon dernier commentaire, je me suis rendu compte que j'ai un peu sous-estimé son CONCERTO POUR VIOLON ET CORDES de 2009 qui révèle en réalité un superbe second mouvement. M'avait-il échappé lors de la précédente écoute? Sans aucun doute! Very Happy
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MessageSujet: Re: Paolo UGOLETTI, né en 1956   

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