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 Cole Porter

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joachim
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MessageSujet: Cole Porter   Dim 4 Mai - 13:05

Cole Porter, né Cole Albert Porter le 9 juin 1891 à Peru (Indiana) aux États-Unis, et mort le 15 octobre 1964 à Santa Monica (Californie), est un compositeur et parolier américain, auteur de quelques-unes des plus célèbres comédies musicales de la scène américaine (créées à Broadway).

On lui doit Kiss Me, Kate (1948, adaptée de La Mégère apprivoisée de William Shakespeare), Anything Goes, Can-Can… ; ainsi que de très nombreuses chansons : Night and Day, I Get a Kick Out of You, You're The Top, I've Got You Under My Skin, I Love Paris, C'est Magnifique… Il connut le succès grâce à ses textes subtils et spirituels, jouant souvent sur les sous-entendus, et à sa musique aux formes et aux rythmes complexes. Beaucoup de ses créations comptent parmi les plus célèbres du Grand répertoire américain de la chanson et les grands standards du jazz.

Cole Porter est l'un des rares compositeurs américains qui ait écrit à la fois la musique et les paroles de ses chansons.


Cole Porter naît dans une famille aisée auprès de ses parents Kate Cole et Sam Porter ; son grand-père James Omar était un négociant en charbons et bois de construction. Sa mère lui inculqua dès son plus jeune âge les premiers rudiments musicaux et lui fit apprendre le violon à partir de l'âge de six ans, puis le piano deux ans plus tard. À l'âge de dix ans, avec l'aide de sa mère, il écrivit sa première opérette Song of the Birds, séparé dans six sections avec des titres comme The Young Ones Leaning to Sing and The Cuckoo Tells the Mother Where the Bird Is.

Son grand-père aurait aimé lui voir embrasser une carrière d'avocat, ce qui conduisit le jeune homme à entrer à la Worcester Academy, puis à passer par l'université Yale en 1909 (où il devint membre de la célèbre société secrète Scroll and Key), puis à passer une année à la Faculté de droit de Harvard en 1913. Après avoir pris conscience de sa passion pour la musique, il abandonna l'étude du droit et étudia au département de musique de Harvard. En 1916, il présenta à Broadway sa première œuvre publique, See America First (sur un livret de T. Lawrason Riggs), qui fut un échec, les représentations cessant au bout de deux semaines seulement.

Secoué par cet échec, Cole Porter se rend en France en 1918, s'engage le 20 avril 1918, pour la durée de la guerre, dans la Légion étrangère française et sert en Afrique du Nord (matricules 18/12651 et 18/47647). Il est affecté au régiment de marche de la Légion étrangère, puis envoyé à l’école d’artillerie, dont il sort aspirant à compter du 22 août 1918. En subsistance au 15e RAC puis au 32e RA, il est ensuite affecté au bureau de l'attaché militaire des États-Unis. Libéré le 17 avril 1919, il est titulaire de la croix de guerre 1914-1918. Il s'installe dans un appartement de luxe à Paris et partage son temps entre ses fonctions d'officier et une vie de playboy dans la capitale française. En 1918, il y fait la connaissance de Linda Lee Thomas (1883-1954), une riche divorcée de Louisville (Kentucky), de sept ans son aînée, qu'il épouse en 1919. Certains chroniqueurs de l'époque la décrivent comme "la plus belle femme au monde". En 1923, Rolf de Maré lui commande une œuvre pour les Ballets suédois : il compose Within the Quota, premier "ballet jazz" de l'histoire de la musique.

À Paris, Cole Porter étudia avec le compositeur Vincent d'Indy, à la Schola Cantorum, école supérieure de musique, de réputation internationale.

Cole Porter connut ses premiers succès avec ses comédies musicales et chansons isolées, dont beaucoup ont été inspirées par Fred Astaire. Un accident d'équitation en 1937, où il eut les jambes écrasées, le laissa partiellement handicapé. Il endura des douleurs pour le restant de ses jours, ce qui ne l'empêcha pas de composer. Selon une biographie par William McBrien, Cole Porter aurait imaginé les paroles d'une partie de "At Long Last Love" alors qu'il gisait sur le sol aussitôt après son accident, dans l'attente des secours, histoire que le biographe juge apocryphe et probablement inventée par Porter lui-même.

Après son accident, ses premiers spectacles n'ont pas eu beaucoup de succès. Par suite de l'agitation politique européenne, Porter et sa femme quittent Paris en 1939 et partent à Williamson (Massachussets). Il compose d'autres opérettes pour Brodway, et des musiques de film pour Hollywood, avec plus ou moins de succès. En 1948, Kiss me, Kate, remporte un grand succès, de même pour Out of this Word (1950) et surtout Can-Can (1952) avec des chansons comme "I love Paris" et "c'est magnifique". Parmi les musiques de film, il faut noter Hight Society (1956) avec la chanson True Love, et les Girls (1957).

Sa mère est morte en 1952, sa femme en 1954. En 1958, ses anciennes blessures ont provoqué une série de plaies à sa jambe droite, qu'il a fallu amputer et remplacer par une jambe artificielle, après quoi son inspiration semble s'être tarie, et il passa ses dernières années dans une relative solitude.
Cole Porter est mort d'une insuffisance rénale à Santa Monica en Californie le 15 octobre 1964, à l'âge de 73 ans.
Il fut inhumé au cimetière de Mount Hope, dans sa ville natale de Peru (Indiana).


Comédies musicales, comme compositeur et lyriciste, sauf mention contraire

1915 : Hands Up, musique de Sigmund Romberg et E. Ray Goetz, lyrics de E. R. Goetz, livret d'Edgar Smith, avec Will Rogers (musique et lyrics additionnels)
1915 : Miss Information, pièce de Paul Dickey et Charles W. Goddard, + musique de Jerome Kern et lyrics d'Elsie Jannis, avec Marion Davies (musique et lyrics additionnels)
1916 : See America First, livret de T. Lawrason Riggs, avec Clifton Webb
1919 : Hitchy-Koo (1919), revue, livret de George V. Hobart
1920 : As you were, revue, musique de Herman Darewski, lyrics et livret de Arthur Wimperis, avec Clifton Webb (musique et lyrics additionnels)
1924 : The Greenwich Village Follies (1924), revue, lyrics conjointement avec John Murray Anderson et Irving Caesar
1928-1929 : Paris, lyrics conjointement avec E. Ray Goetz, livret de Martin Brown, avec Louise Closser Hale
1929-1930 : Fifty Million Frenchmen, livret de Herbert Fields, avec Genevieve Tobin (adaptée au cinéma en 1931)
1929-1930 : Wake Up and Dream, revue, livret de J.H. Turner, chorégraphie de Jack Buchanan, Max Rivers et Tilly Losch, avec J. Buchanan, T. Losch
1930-1931 : The New Yorkers, revue, livret de Herbert Fields, avec Jimmy Durante
1932-1933 : Gay Divorce, livret de Dwight Taylor, orchestrations de Hans Spialek et Robert Russell Bennett, mise en scène de Howard Lindsay, avec Fred Astaire, Eric Blore, Erik Rhodes (adaptée au cinéma en 1934)
1934-1935 : Anything Goes, livret de Guy Bolton et Pelham Grenville Wodehouse, révisé par Howard Lindsay et Russel Crouse, arrangements musicaux de Hans Spialek et Robert Russell Bennett, mise en scène de H. Lindsay, avec Ethel Merman, Victor Moore (adaptée au cinéma en 1936)
1935-1936 : Jubilee, livret de Moss Hart, orchestrations de Robert Russell Bennett, costumes d'Irene Sharaff et Connie De Pinna, avec Mary Boland, Montgomery Clift, Melville Cooper, Charles Walters
1936-1937 : Red, Hot and Blues, livret de Howard Lindsay et Russel Crouse, arrangements musicaux de Robert Russell Bennett, mise en scène de H. Lindsay, avec Jimmy Durante, Ethel Merman, Bob Hope
1938 : You never know, livret de Rowland Leigh, costumes notamment de Charles Le Maire, avec Charles Kemper, Lupe Vélez, Clifton Webb
1938-1939 : Leave It to Me!, livret de Samuel et Bella Spewack, avec Mary Martin, Victor Moore, Gene Kelly
1939-1940 : Du Barry Was a Lady, livret de Herbert Fields et B.G. DeSylva, avec Bert Lahr, Ethel Merman, Betty Grable, Charles Walters
1940-1942 : Panama Hattie, livret de Herbert Fields et B.G. DeSylva, avec Ethel Merman, Betty Hutton, June Allyson, Betsy Blair, Lucille Bremer, Vera-Ellen, Hal Conklin, James Dunn, Arthur Treacher
1941-1943 : Let's Face it !, livret de Herbert et Dorothy Fields, chorégraphie de Charles Walters, avec Danny Kaye, Eve Arden, Nanette Fabray
1943-1944 : Something for the Boys, livret de Herbert et Dorothy Fields, production de Michael Todd, avec Ethel Merman
1944-1945 : Mexican Hayride, livret de Herbert et Dorothy Fields, production de Michael Todd, avec June Havoc
1944-1945 : Seven Lively Hearts, revue, livret de George S. Kaufman et Ben Hecht, musique de ballet additionnelle d'Igor Stravinski, direction musicale Maurice Abravanel, avec Benny Goodman, Bert Lahr
1946 : Around the World, livret adapté par Orson Welles, d'après Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne, mise en scène d'O. Welles, avec Jack Cassidy, O. Welles
1948-1951 : Kiss Me, Kate, livret de Samuel et Bella Spewack, d'après La Mégère apprivoisée (The Taming of the Shrew) de William Shakespeare, orchestrations de Robert Russell Bennett, avec Alfred Drake, Patricia Morison (adaptée au cinéma en 1953)
1953-1955 : Can-Can, livret et mise en scène d'Abe Burrows, chorégraphie de Michael Kidd, avec Hans Conried, Erik Rhodes
1955-1956 : Silk Stockings, livret de George S. Kaufman, Leueen MacGrath et Abe Burrows, d'après Ninotchka de Melchior Lengyel, avec Don Ameche, Hildegard Knef (adaptée au cinéma en 1957)
1956 : The Girls, livret de Cole Porter
1958 : Aladdin (télévision), livret Cole Porter d'après Perelman


Musiques de films (Contributions originales uniquement)

1937 : Rosalie de W.S. Van Dyke
1956 : Haute Société (High Society), de Charles Walters

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