Forum sur la musique classique
 
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 Histoire de la musique moderne

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Pianoline
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MessageSujet: Histoire de la musique moderne   Lun 30 Déc - 11:35

Hello everybody !  Very Happy 

Comme à chaque semestre quasiment, je vous partage mes cours d'histoire de la musique que j'ai à la fac de musicologie. Cette année, on découvre la musique moderne, puis au second semestre ce sera la musique moderne et contemporaine à partir de la seconde moitié du XXe siècle.


Le principe fondamental consistant à donner plus de valeur à l'originalité qu'à la discipline fut l'élément moteur essentiel du XIXe siècle. Beaucoup de compositeurs furent le fait d'une originalité individuelle sans influence ultérieure perceptible. La disparition de la forme et l'étirement des frontières de la tonalité donnèrent naissance à un nouvel environnement.
Le compositeur du XXe siècle le plus directement influencé par Brahms fut Schoënberg, qui fut nommé responsable de la mort de la musique savante tonale. D'autre part, aucune symphonie ne semblait possible après les grandes œuvres de Malher telles que La symphonie des mille, et rien dans l'opéra ne pouvait faire suite à Parsifal de Wagner. Dans les œuvres comme Le sacre du printemps, Les Noces, et Pétrouchka, Igor Stravinsky ouvrit les portes d'un nouveau monde de composition moderne.

On parle donc de crise de la musique tonale à la charnière entre le XIXe et le XXe siècle. Le chromatisme est un premier facteur destructeur du système tonal. L'emploi de la couleur sonore triomphe au détriment de la fonction harmonique. De plus, la dimension rythmique a souvent été sous-estimée et délaissée pendant de nombreux siècles, le XXe siècle va avant tout valoriser le rythme. On peut penser à Stravinsky ou à Messiaen.


I L'école de Vienne

Au XIXe siècle, la région qui s'appelait Autriche regroupait la Pologne, l'Ukraine, La République Tchèque, la Slovaquie, la Serbie et le Monténégro actuels. Sous le règne de François-Joseph Ier, elle fut l'une des plus stables d'Europe du point de vue politique et économique, et un formidable environnement artistique. Les écrivains et les compositeurs affluaient à Vienne grâce à la bienveillance des Habsbourg. Wagner fut particulièrement populaire dans cette ville qu'il visita six fois au cours de sa vie. Brahms y vint également souvent. Hugo Wolf, Bruckner et Mahler y vécurent. Enfin, Johann Strauss donna à la valse de Vienne sa réputation internationale.

La présence de Schöenberg à Vienne fit de la ville l'épicentre du passage de l'exubérance musicale de la fin du romantisme à la rupture de la tonalité caractéristique des compositeurs de la Seconde Ecole de Vienne.

La seconde école de Vienne est le nom donné à un groupe de compositeurs qui furent les chefs de file intellectuels du monde musical au milieu du XXe siècle. Elle est appelée « seconde » école pour souligner l'importance de la première, qui inclut Mozart, Haydn, Beethoven et Schubert. Les compositeurs les plus marquants de la seconde école de Vienne furent Arnold Schöenberg et ses élèves Alban Berg et Anton Webern. Ce sont principalement ces compositeurs qui ont précipité l'évolution tonale vers l'atonalité.


SCHOENBERG (1874-1951)

Schöenberg naquit à Vienne de parents juifs. Alors que sa mère était professeur de piano, il apprit la composition seul et ne prit que quelque cours de contrepoint avec Alexander von Zemlinsky. Violoniste avant tout (il apprit le violon à 12 ans), Schönberg orchestra des opérettes pour gagner de l'argent et composa. Il composa rapidement des duos pour son professeur et lui, et était attiré par la musique de chambre. Même dans ses compositions pour orchestre, on sentira encore le goût pour le contrepoint.
Les premières œuvres de Schöenberg étaient caractéristiques de la fin des derniers romantiques avant d'explorer de nouvelles techniques de composition et changer brutalement de voie.
Son quatuor en ré en 1897 est très tonal  et reste dans la tradition de la fin du XIXe siècle.
Schöenberg écriera des articles pour parler de lui même et des influences de son temps. Il est influencé par le contrepoint de Bach, le caractère inégal des phrases musicales de Mozart, la manière de retenir un thème et de répéter un motif en le décalant rythmiquement chez Beethoven et enfin il apprit de Brahms à « mener chaque figure à ses ultimes conséquences ».

En 1899, il compose La Nuit transfigurée  op.4 pour sextuor à cordes, qui a été transcrit ensuite pour orchestre.



(Alors, vous en pensez quoi ? Moi je trouve cette oeuvre très belle ! )


Il écrit ensuite des recueils pour voix et piano qui tendent de plus en plus vers l'atonalité : op.6 et op.8 .

« Mon mérite est d'avoir écrit une musique nouvelle qui, issue de la tradition, est destinée à devenir une tradition. »

Il tourna vers un langage harmonique dépourvu de dominantes clairement définies.
En 1905, il écrit un Quatuor op.7, qui se révèle être un quatuor autobiographique parlant de ses amours . Il est en un seul mouvement, alors que la forme classique du quatuor est en 4 mouvements. En revanche, il n'est pas le premier à avoir cassé les formes classiques : Beethoven et Dvorak notamment l'avaient fait auparavant.

En 1906, il compose sa Symphonie de chambre op.9 qui inaugure le concept d’œuvre de chambre moderne : quinzaine d'instruments : vents et cordes. On peut y voir une réaction contre le gigantisme orchestral du romantisme. De plus, les pièces ne durent plus qu'une vingtaine de minutes au lieu d'une heure ou plus. L'intervalle de quarte est très usité ainsi que les gammes par ton.

Son deuxième quatuor en 1908 comporte 4 mouvements, dont les deux derniers sont atonales. Introduction de la voix chantée. Zemlinsky travaillait pour un un sextuor à cordes avec voix en 1904, qui a sans doute influencé Schöenberg.

Le livre des jardins suspendus op.15 créé en 1908 sur des poèmes de Stéphane George est une des premières œuvres atonales.

Dans ses Trois Pièces pour piano op.11, écrites en 1909, il abandonna complètement les relations et structures introduisant la notion d'émancipation de la dissonance. C'est son premier recueil de pièces pianistiques, l'écriture de piano représente un terrain d'expérimentations.
Atonalisme didactique : donner des repères d'écoute thématiques pour orienter l'auditeur.

En 1911, les Gurrelieder ne ressemblent plus du tout à ce que Schöenberg composait jusqu'alors. Les Gurrelieder sont une sorte de vaste oratorio ou une symphonie. A l'époque classique, la symphonie était dépourvue de tout portrait autobiographique et très objectif. A l'époque romantique, on y voit une grande dose de subjectivité qu'on retrouve dans les lieder. Schoënberg use beaucoup de moyens contrapuntiques et utilise le sprechgesang (parlé/chanté).






Schöenberg a rédigé un traité d'harmonie en 1911 qui parle du répertoire classique de tradition germanique. La fin de ce traité propose des voies pour l'avenir.

Les 5 pièces pour orchestres op.16 composées en 1912 est atonale. Le 3e pièce centrale Farben jouit d'une grande célébrité.
Klangfarbenmelodie : couleur sonore.


Pour Schöenberg, la mélodie serait une succession de timbres, de couleurs et non pas une succession de hauteurs de notes. (par exemple jouer une même note "do" avec différents instruments ou jouer dans l'extrême grave et aigu la même note) Travail d'illusion acoustique, notre oreille croit que l'accord change alors que ce sont juste les instruments qui changent.

Ses op.17 Erwartung et 18 die Glückliche hand sont des œuvres lyriques pour la scène : ce sont les premières réalisations de Schöenberg pour l'art lyrique, des monodrames. Pièces très courtes, œuvres novatrices dans la musique de scène. Erwartung op.17 est un monodrame en 4 scènes très déséquilibré : la 4e scène occupe la moitié de l'oeuvre.

Schöenberg était lié d'amitié avec le peintre Gerstl et était lui même peintre qui a été remarqué par Kandinsky et Kokochka. Schöenberg correspondra beaucoup avec Kandinky pour parler d'art lyrique. Quant Schöenberg rompt avec l'atonalité, il peint beaucoup pour retrouver un refuge dans la peinture. Il subit une crise psychologique et une époque très douloureuse. C'est aussi l'époque de la psychanalyse.
Beaucoup de gens pensent que Erwartung est l'oeuvre apothéose la plus avancée de Schöenberg. Cette pièce raconte une femme qui recherche son mari dans la forêt et le retrouve mort. Pas d'action, surtout psychologique et psychanalytique. Angoisse, découragement, folie.



Die Glückliche op.18 est une sorte d’autoportrait musical et la pièce la plus avancée scéniquement avec des décors, costumes et éclairages en abondance. Le projection des couleurs est très minutieuse. Il s'agit d'une sorte de théâtre musical. Très poussé aussi dans le traitement de la voix.

Le Pierrot lunaire en 1912 est une succession de mélodrames (texte annoncé sur un fond musical). 3 parties de 7 mélodrames. C'est une commande d'une chanteuse diseuse Albertine Zehme. Sprechgesang : rendre texte intelligible
Albert Giraud : poète macabre, morbide
En 1913, Stravinsky composera Trois poèmes de la lyrique japonaise, qui est un clone de Pierrot lunaire dans la formation : voix et un peu d'instruments. Aussi en 1954, Boulez écrira Le marteau sans maître, qui revendique un lien avec le Pierrot lunaire.



De 1916 à 1920, il se consacra à créer un système de composition radicalement nouveau et clairement articulé appelé méthode dodécaphonique, où chaque note de la gamme chromatique est placée dans une série et aucune note de la série ne doit être répétée tant que les 12 notes n'ont pas été utilisées.
Die Reihencomposition → sérialisme
A partir d'une série, on peut faire un renversement, un rétrograde, un rétrograde en miroir. 48 formes sérielles originales.

La Suite pour piano en 1925 est généralement considérée comme la première œuvre dodécaphonique.

Après avoir servi dans l'armée pendant la guerre, Schöenberg accepta un poste de professeur à l'Académie prussienne des arts de Berlin. Puis, lorsque les nazis accédèrent au pouvoir, sa musique fut qualifiée de « dégénérée » et il fut renvoyé et forcé à l'exil. Il s'enfuit à Paris puis émigra aux USA d'abord à Boston puis à Los Angeles, où il enseigna à l'université de Californie. Parmi ses élèves figuraient John Cage, Lou Harrison et le compositeur de musiques de films Leonard Rosenman.

L'influence de Schöenberg
Sa position en tant qu'inventeur de la méthode dodécaphonique et ses écrits sur la technique de composition firent de lui un chef de file de la musique contemporaine. Des centaines de compositeurs en Europe et aux USA ont appris à composer en utilisant le dodécaphonisme. Même les réfractaires comme Stravinsky et Copland utiliseraient les techniques de Schönberg dans leurs œuvres.
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MessageSujet: Re: Histoire de la musique moderne   Mar 31 Déc - 15:28

Les progrès du XXe siècle

A cette époque, cultiver le pluralisme stylistique est de mise. En effet, aucune autre époque n’a à ce point favorisé la connaissance des musiques des autres peuples (écoles nationales slaves,   scandinaves, de Grande-Bretagne et d’Espagne) et le développement de l’enregistrement musical.

La science, l'art et la technologie firent d'énormes progrès au début du XXe siècle. De nouvelles théories physiques comme la théorie de la relativité et le développement de la bombe atomique furent présentées, les découvertes médicales progressèrent rapidement et les armes de guerre atteignirent un niveau de perfectionnement encore jamais connu.
Les peintres et les musiciens rompaient de plus en plus avec la tradition et adoptaient de nouveaux modes d'expression artistique.
A Paris en 1920 fut créé le groupe de compositeurs français appelé « les Six », il comprenait Auric, Durey, Honegger, Milhaud, Poulenc et Tailleferre.

  --> Groupe des Six avec Jean Cocteau au piano

Un des événements majeurs du XXe siècle fut la grande dépression de 1929, qui commença aux USA avec l'effondrement de la bourse et engendra des bouleversements politiques un peu partout. Des fanatiques radicaux profitèrent de cette instabilité politique et économique pour prendre le pouvoir, comme Adolf Hitler.
Le jazz, exporté des USA vers l'Europe, eut une influence notable dans les années 1920-1930. A l'inverse, les USA profitèrent fortement de l'arrivée des juifs européens obligés de fuir le régime nazi.


Serge Diaghilev (1872-1929) fut une figure influente dans la vie artistique de la Russie à l'aube du XXe siècle. Il soutint la musique moderne, organisant de grandes expositions, des concerts, des opéras et des ballets. Il amena l'art d'Europe occidentale en Russie, et l'art russe en Occident. Sa troupe incluait notamment Anna Pavlova et Nijinsky. Les ballets russes comptaient les meilleurs danseurs et décorateurs. Stravinski et sa nouvelle musique devinrent un élément essentiel du succès des ballets russes, cette collaboration dura près de 20 ans. Les ballets russes disparurent lorsque Diaghilev mourut.




Frontières fluctuantes : Autriche/Allemagne

L’Allemagne ne vit le jour qu'en 1871, lorsque des États germanophones se regroupèrent autour de la Prusse, après l'exclusion de l'Empire autrichien de la Confédération de l'Allemagne du Nord. Toutefois, une forte interaction culturelle subsista entre Vienne et Berlin. Les artistes exposaient et les musiciens se produisaient dans les deux villes. Par exemple, Wozzeck de Berg fut composé à Vienne et créé à Berlin.

Les avancées que connut le XIXe siècle dans les domaines de la technologie, de l'éducation et de la diffusion des idées donnèrent naissance à l'époque moderne. L’électricité, le train, le téléphone, la mécanisation du travail, le cinématographe, la radioactivité ou encore l'aspirine furent découverts ou inventés notamment en Allemagne,  au XIXe siècle. A Berlin et Vienne, l'effervescence intellectuelle bousculait les idées convenues dans tous les domaines. Les tableaux non réalistes, souvent érotiques et satiriques de Klimt, Kandinsky, Liebermann et Kokoschka, ainsi que les écrits socialement radicaux firent se dresser l'opposition conservatrice des deux capitales. En musique, la tradition austro-allemande qui dominait la musique occidentale depuis plus d'un siècle s'effondrait, épuisée par l'harmonie chromatique complexe de Mahler, Wagner et Strauss.
Schöenberg et ses élèves Berg et Webern réagirent en abandonnant la tonalité traditionnelle. Leur musique atonale dissonante suscita des réactions extrêmes. La version développée de la tonalité de Hindemith, bien que parfois dissonante, rencontra moins d'opposition à Berlin. Pour en savoir plus sur Hindemith :
http://musiqueclassique.forumpro.fr/t545-paul-hindemith?highlight=hindemith



Orff revint à l'hyper simplicité, ses rythmes primitifs et ses phrases mélodiques courtes n'entamèrent pas la concentration du public, et sa créativité comme son style furent assez inoffensifs pour échapper à la censure d'Adolf Hitler lorsqu'il arriva au pouvoir en 1933. Pour en savoir plus sur Orff :
http://musiqueclassique.forumpro.fr/t153-carl-orff?highlight=orff

Pendant la 1ere Guerre Mondiale, dans laquelle l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie unirent leurs forces, de nombreux artistes furent tenus à l'écart du front et survécurent dans un monde qui vit l'Allemagne, l'Autriche et la Hongrie devenir des républiques démocratiques séparées. Juste avant le nazisme, des spectacles de cabaret satiriques inspirés de la politique eurent un immense succès dans les bars et clubs de Berlin, et la créativité expressionniste connut un essor extraordinaire dans l'architecture, la peinture,le cinéma, la photographie, la littérature et la musique. La liberté d'expression ne faisait pas partie du programme d'Hitler. L'expressionnisme est la volonté de remettre en question la croyance conformiste. Dans les arts  et la littérature, cela signifiait que n'importe quel sujet était acceptable et que la réaction émotionnelle de l'artiste, la vérité psychologique, plus importantes que la réalité, étaient véhiculées par la distorsion stylisée. Les romans de Kafka et de Joyce, les nus érotiques de Klimt et Schiele, les films de Fritz Lang en sont quelques exemples.

--> Tree of life de Klimt

On peut voir de l'expressionnisme dans la musique de Hindemith, Schöenberg, Webern et Berg. L'expressionnisme implique l'expression de soi au mépris des conventions.
A la fin de cette ère de créativité stupéfiante, l'élite de la culture germanophone fuit, principalement en Amérique, ou resta pour finir assassinée, perdre son travail ou se compromettre.


Alban Berg (1885-1935)

Né dans une famille viennoise influente, Berg fut un élève nonchalant et inattentif : la littérature, le piano et les filles étaient ses principaux centres d'intérêt. Il admire Wagner pour son emploi de l'orchestre et l'harmonie. Il considérera aussi Mahler comme un oncle.

Il commença par composer des lieds en 1901.Il commença vraiment lors de sa rencontre avec Schöenberg en 1904.
Au début du siècle, Vienne était inondée de génies novateurs comme Klimt, Kandinsky, Freud, Kokoschka, Strauss, Zemlinsky, Schöenberg et Mahler. Berg se divertissait dans le monde culturel de Vienne en assistant à de nombreuses pièces, expositions d'art, concerts et opéras.
Il continua à écrire des lieds pendant les trois années d'études avec Schöenberg qui reflètent déjà une sensibilité sonore à l'atonalité.
En 1907, Schöenberg défie Berg de composer une sonate qui ne se réfère pas au langage tonal, alors qu'une sonate est tirée avant tout de ce système tonal. Berg compose donc sa sonate pour piano 1. Forme en arche très présente, du romantique très expressif sur le plan harmonique. Des trois compositeurs de l'école de Vienne, Berg est le plus lyrique et romantique.

En 1910, il crée une association de littérature et de musique : « Verein für Kunst und Kultur », « Société pour l'Art et la culture ».  
C'est aussi en 1910 qu'il compose son Quatuor à cordes 1, il se sépare des lieders avec juste piano et  voix et adopte un atonalisme franc.

Berg gagna sa vie en travaillant dans l'édition, en enseignant et en travaillant avec Schöenberg. Avant d'être mobilisé en 1915, il travaillait déjà sur un opéra Wozzeck, d'après une pièce de Büchner qu'il avait vu en 1914.



Büchner était un écrivain engagé qui défend la cause prolétaire et qui était aussi médecin et s'intéressait au psychisme. A cause de la guerre et de la complexité de la partition, l'opéra nu fut achevé qu'en 1922. Une succession de 27 pièces détachées sans trajectoire narrative. Grande modernité cinématographique : juxtaposition des scènes, rythme extrêmement novateur, lien thématique avec Lulu sur l'aliénation de la femme.

Berg écrit de nombreux articles, comme par exemple un article sur Pélléas et Mélisande de Schoënberg. Il se fait connaître par ses écrits et va diriger un journal Musik blätter. Mais il va tomber malade et doit renoncer à cette responsabilité.

Très guidé et influencé par Schöenberg, Berg adopta le système sériel. Berg codait souvent des messages dans sa musique. Ses annotations de la partition Suite lyrique témoignent d'une de ses relations adultères codées dans la musique grâce aux lettres désignant des notes ou au symbolisme numéro-logique. Ce quatuor à cordes Suite lyrique montre aussi sa passion pour la littérature et la poésie traduite par l'insertion d'un poème de Baudelaire De Profundis utilisé dans le dernier mouvement. Il est en 6 mouvements dont la majorité est sérielle. Le nom de Schöenberg, Berg et Webern sont aussi codés dans son Concerto de chambre où le numéro 3 joue plusieurs rôles importants.

Concerto à la mémoire d'un ange


L'interdiction de sa musique décidée par les nazis réduisit les revenus de Berg, ce qui l'obligea à arrêter l'orchestration de son second opéra Lulu, pour composer son Concerto pour violon commandé par un violoniste américain Louis Krasner. Ce concerto est aussi appelé Concerto à la mémoire d'un ange, suite au décès d'une petite fille.
Il mourut laissant Lulu inachevé.



Lulu est un opéra en 3 actes inspiré de La boîte de Pandore et de L'Esprit de la terre de Wedekind. L'opéra décrit l'ascension sociale d'une femme jusqu'au meurtre de son amant puis sa chute pour devenir prostituée et mourir. Les personnages sont symétriques, la forme musicale est en arche, basée sur des séries dodécaphoniques. La structure est en miroir : l'ascension sociale de Lulu dans la première moitié se réfléchit dans sa déchéance finale. L'interlude est le moment central où tout bascule. Le rôle de Lulu est toujours chanté dans un style apparenté au bel canto, on y voit de temps en temps du parlé chanté. Berg s'inspire aussi d'un fait divers qui fait beaucoup de bruit dans toute l'Europe : Jack l’éventreur, meurtrier sexuel en série. Jack sera l'un des personnages de Lulu. Cet opéra sera quand même achevé en 1979 par le compositeur Friedrich Cerha. Les philosophes et les médecins tels que Freud qui étudient la psychanalyse et les perversités sexuelles ont sans doute joué un rôle majeur sur des compositeurs tels que Berg.

« La meilleure musique naît toujours de l'extase de la logique » de Berg
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MessageSujet: Re: Histoire de la musique moderne   Mar 7 Jan - 20:30

Anton von Webern (1883-1945)


Anton Webern publia plus de 70 œuvres, mais il ne faudrait que trois heures pour les écouter toutes, leur durée moyenne n'excédant pas trois minutes. Certains mouvements ne font que quelques secondes, mais ces compositions très brèves eurent une influence majeure sur les compositeurs du XXe siècle.
Né à Vienne, il va quitter assez tôt la ville pour s'installer au sud de l'Autriche à Klagenfurt. Il est un amoureux de la montagne et de la nature. Il avait l'habitude de faire de la musique avec sa famille, musique de chambre avec ses sœurs notamment. Très intéressé par la musique (il étudia le piano et le violoncelle) et par la poésie, il commença par écrire des lieds. En 1902, il fréquente assidûment l'opéra de Vienne dont le chef est Mahler. Webern devient fan de Mahler. Son père aristocrate voulait qu'il étudie l'agronomie et c'est à contrecœur qu'il le laissa étudier la musicologie à Vienne. Webern obtint son doctorat en 1906. Il a écrit une thèse sur Isaac, compositeur franco-flamand nourri de contrepoint. Webern est très penché sur le contrepoint et l'harmonie.
C'est en 1904 qu'il devint le premier élève de Schoënberg en composition. Au début, Schoënberg trouvait ses compositions médiocres. Webern acquit très rapidement un langage très chromatique où la tonalité est souvent incertaine.
En fait, Schöenberg, Berg et Webern avaient déjà commencé par expérimenter en abandonnant totalement la tonalité, se sentant étouffés par un langage dont toutes les possibilités avaient déjà été exploitées. Les Cinq lieds op.3 que Webern composa sont déjà très atonaux. Ils ont été écrits sur des textes de Richard Dehmel.
Webern commença à employer le système de composition dodécaphonique de Schöenberg en 1922 et le développa en utilisant le chromatisme, la durée et le rythme des notes.
L'emploi d'un grand orchestre lui permet une large palette de couleurs.

Op.7 pour violon et piano en 1912 : Anton Webern sera lui même le pianiste de son œuvre. Géométrie de la composition, des figures : point, ligne... dans la manière de jouer. Occuper l'espace rempli de points, surfaces. Métaphore d'espace musical.



5 pièces pour orchestre
orchestration chambriste, petits ensembles, réminiscence rêvée de la solitude mahlerienne en montagne. Webern jouera souvent du Mahler en tant que chef d'orchestre.

Cycle de 3 lieder op.17
pour voix, clarinette et guitare. Extrême complexité de la voix, textes religieux, emplois de la série différents selon les personnages : fait penser à Lulu de Berg où chaque personnage correspond à une série différente.

La loyauté et l'affection que Schoënberg inspirait à ses élèves continuèrent bien après leur tutorat, mais l'attachement de Webern était maladif. Il essaya de diriger des opérettes pour gagner sa vie, mais il refusa systématiquement les postes proposés car il ne supportait pas d'être séparé de son professeur. Lorsque Schoënberg partit à Berlin en 1911, Webern le suivit quelques jours plus tard.
Webern finit enfin par trouver un emploi dans les années 1920 où il devint chef de chœur et chef d'orchestre respecté pour ses interprétations de Mahler, Brahms et Bruckner. Il enseigna aussi dès 1925. Mais les dernières années de sa vie furent tragiques. Son éditeur mourut en 1932, Schöenberg fuit l'antisémitisme nazi en 1933, et Berg mourut en 1935, les nazis mirent fin à sa carrière de chef d'orchestre, son fils fut tué au combat en 1945, et Webern a réussi à survivre à la guerre pour être finalement abattu par un soldat américain après la fin des hostilités, alors qu'il fumait un cigare.
Concept d'art dégénéré : Entartetekunst : on méprise les œuvres de la Trinité Viennoise. Malgré la montée du nazisme, de nombreux intellectuels viennois ont vécu l'Angschluss positivement car jusque là, Vienne restait plutôt conservatrice et les nazis vont apporter du nouveau.


Stravinsky (1882-1971)


Les œuvres de ce compositeur, comptant parmi les plus influents du XXe siècle, ont traversé les frontières, les cultures et les périodes. Stravinski réinventa souvent sa méthode de composition, explorant de nouveaux goûts et modes d'expression. Ses œuvres sont souvent parcourues par des rythmes impétueux et les mêmes harmonies fougueuses, éclatantes, comme une empreinte musicale.
Il est en dehors des évolutions et influences musicales de son époque. Il a puisé ses modèles dans le patrimoine de la Renaissance jusqu'à la période romantique russe, germanique et française.
Il a été critiqué par les avant-gardistes comme Stockhausen et Boulez qui voulaient faire table rase sur le passé et aller de l'avant.

La famille de Stravinski comptait parmi ses amis de nombreux écrivains et compositeurs dont Dostoïevski et Borodine. Stravinski prit des cours de piano dès l'âge de 9 ans. Dans la riche bibliothèque musicale de son père, il étudia de nombreux compositeurs dont Glinka, Moussorgski, Borodine, Wagner, Debussy et Dukas. Il étudia le droit à l'université de Saint-Pétersbourg en 1901. Le fils de Rimski Korsakov y étudiait également. Grâce à leur amitié, le père Rimski-Korsakov fit de Stravinski son élève.



Le succès vint en 1910 avec L'Oiseau de feu, son premier ballet, commandé par le fondateur des Ballets Russes, Diaghilev. C'est ce ballet, inspiré de la légende populaire russe, qui lança la carrière du danseur Nijinsky. Ce succès déboucha sur deux nouvelles commandes de Diaghilev, Pétrouchka (1911) et Le Sacre du printemps (1913). Durant cette période, la polytonalité, les métriques asymétriques, les rythmes explosifs et une instrumentation originale occupèrent une place importante dans le style musical de Stravinski.

Les ballets au début du XXe siècle


La fin du XIXe siècle vit le ballet quitter l'opéra pour entrer dans sa propre arène théâtrale. Des troupes de ballet virent le jour dans le monde entier pour interpréter un répertoire de plus en plus riche. Certaines musiques de ballets empruntaient des musiques déjà existantes. Les œuvres révolutionnaires naissaient désormais de la collaboration entre chorégraphes et compositeurs.

La France conserva son influence et l'étendit au ballet russe de Saint-Pétersbourg avec son directeur de la chorégraphie Petipa. Il fit appel à des compositeurs expérimentés plutôt que résidents, comme Tchaïkovski. Diaghilev hérita du travail que Petipa avait réalisé avec les grands ballets.

Ensuite, les membres des ballets russes s'installèrent dans d'autres pays dont les USA et la Grande-Bretagne pour développer les méthodes de collaboration. Cela donna lieu à la création aux USA de troupes de ballets qui produisirent de nouvelles œuvres comme Billy the Kid sur une musique d'Aaron Copland. En Russie, de nouvelles œuvres inclurent de la musique de Chostakovitch, Prokofiev et Khatchatourian.


Les ballets suédois ont été crées dans les années 1920 par Rolf de Maré qui s'intéressait à l'art moderne comme à l'art extra-européen et à la culture traditionnelle suédoise. Choix de sujets folkloriques. Ex : Offerlunden. Mais la Suède n'avait que de rares artistes de classe internationale comme Nils von Dardel et le patriotisme russe prit le dessus.


Pétrouchka raconte les mésaventures d'un pantin , les différentes formes musicales correspondent à l'action. La musique n'a pas besoin d'éléments narratifs. L'histoire sera déjà présente sur scène avec les costumes, la danse, les décors... Les points d'ancrage et les articulations en musique correspondent à ce qui se passe sur scène. Différents rythmes et couleurs qui sont un support pour l'histoire. 

Le Sacre du Printemps, qui évoque la Russie païenne d'autrefois où une assemblée de sages sacrifiait une jeune femme, l'élue, pour obtenir les faveurs du dieu du Printemps. Sa création, qui était prévue pour l'inauguration du nouveau théâtre des Champs-Elysées, provoqua une émeute. Le public trouva cette composition déroutante, avec sa tonalité hésitante, ses rythmes primitifs et répétitifs sans aucune restriction métrique. Sa moralité choqua le public habitué au ballet romantique. Mais cette partition lui valut une célébrité internationale. On compte trois types d’éléments constitutifs dans le Sacre :
_ Khorovode (chants, mélodie)
_ danses (rythme dominant, pulsation régulière accentuée, métrique irrégulière)
accord toltchok : superposition de deux entités harmoniques, recherche d'une sonorité particulière
_ processions


Les nouveautés rythmiques du Sacre du printemps furent analysées par Messiaen et Boulez. Elles sont peut-être inspirées de la grande complexité rythmique de l'Orient.
Après le Sacre du printemps, Stravinski ne composa plus de ballets russes. Les ballets russes étaient dans le mouvement des écoles nationales qui font référence au folklore national.


Musique et patriotisme au XIXe siècle

La musique permet de conforter chez les gens la notion de patrie en renforçant l'idée de souveraineté d'une nation à travers un hymne national. Elle offre aussi un univers sonore permettant de mettre à l'honneur paysages, épopées, danses populaires et martyrs nationaux dans les salles de concert et les opéras.
L'idée d'une nation naquit de deux grandes révolutions nationales : américaine (1776-1783) et française (1789) qui marquèrent la fin de la monarchie absolue et l'entrée dans la démocratie républicaine. Au cours du XIXe siècle, l'édification de nation se fit dans deux directions : la réunification ou l'indépendance. Il y eut d'abord la volonté de réunifier un groupe d’États séparés historiquement mais liés par des relations, comme ce fut le cas pour l'Allemagne et l'Italie. Ensuite, des petits pays prirent leur indépendance comme les Pays-Bas, la Belgique, la Hongrie, la Pologne et la Tchécoslovaquie. Ces nations se nourrirent de patriotisme que l'on retrouve dans les « chansons populaires », expression inventée par le théologien Johann Gottfried Herder dans ses poèmes populaires Stimmen der Völker Liedern publiés en 1779. Il y avait parmi eux le Nibelungen, qui inspirera Wagner dans son cycle d'opéra du Ring.
En Finlande, Elias Lönrot compila en 1835 le poème épique du Kalevala, dont Sibelius s'inspirera dans plusieurs de ses pièces ainsi que de nombreux compositeurs par la suite.

Si le sentiment de patriotisme se développa, il donna aux compositeurs la possibilité de dompter les musiques folkloriques aux sonorités inhabituelles pour les rendre plus accessibles à la bourgeoisie émergente, ce qu'illustrent très bien les Danses slaves de Dvorak et les Danses hongroises de Brahms. Cela leur donna la liberté de partir vers de nouvelles recherches harmoniques en adoptant des styles indigènes. On peut penser aussi à Grieg très inspiré de la musique folklorique norvégienne et à Bartok pour la musique hongroise. 

La Russie fut l'un des premiers lieux où les réalisations artistiques furent un vecteur du patriotisme. Les compositeurs russes créèrent une combinaison entre la musique populaire russe et les structures de la musique européenne.
Glinka est le fondateur de l'école russe. Son premier opéra national Une Vie pour le tsar en 1836 était composée pour la première fois d'airs populaires. L'énergie rythmique, le chromatisme original et l'orchestration inhabituelle créaient un style unique que des générations de compositeurs allaient suivre.
Par la suite fut créé le groupe des Cinq composé de Moussorgski, Rimski-Korsakov, Balakirev, Borodine et Cui, mais Stravinski se référera toujours à Glinka pour parler de compositeur russe.
En ce qui concerne l'emploi de l'orchestration originale et la complexité rythmique, on peut peut-être y voir un trait commun avec Glinka justement. D'autre part, le professeur d'orchestration de Stravinski était Rimski-Korsakov.

Stravinski partit en Suisse en 1914 lorsque la Première Guerre mondiale éclata. En 1914, Diaghilev commande chaque année des œuvres à Stravinski. Stravinski retrouve un ancien projet, Le Rossignol, qu'il avait commencé en 1908, mais son langage a changé. Il le modifie et le termine en 1914, monté par la Compagnie des Ballets Russes à Paris. Les chanteurs sont dans la fosse, l'action se passe en Chine, caricature du rossignol. En 1915, c'est la première fois que Stravinski dirige un orchestre en public. La révolution bolchevique de 1917 éclata et il devint un exilé permanent. Stravinski va aussi composer des quatuors à cordes, leur écriture originale remet en cause le genre du quatuor à cordes. En 1920, il s'installa en France et prit la nationalité française en 1934. Stravinski passa les années 1920 et 1930 à composer, à diriger et à interpréter. Noces rompt avec l'esthétique du Sacre du printemps. Il en existe 4 versions, différentes par l'emploi des instruments. On remarque toujours un ensemble d'instruments très original et réduit par opposition aux grands orchestres post-romantiques. Jusqu'à la fin de sa vie, il réduira l'effectif de l'orchestre. Noces est en 4 tableaux, moins de mélodie et plus de rythme et de timbre orchestral. 
Noces constitue à la fois un modèle de la création musicale du XXe siècle et un tournant dans le langage musical de Stravinski.
On parle de musique objective pour qualifier Stravinski : « la musique n'exprime rien d'autre qu'elle même. », on n'y voit plus d'artifices et d'extravagance de sentiments romantiques. Entre 1920 et 1930, son style musical évolua vers le néo-classicisme, ses compositions étant influencées par des compositeurs comme Bach et Mozart. On peut citer par exemple pour le style néoclassique Oedipus Rex, créé en 1927 sur les pièces de Sophocle. Nature morte, pièce figée où l'action a très peu d'importance. Aucun jeu de scène particulier. Solistes immobiles et portent un masque : dépersonnalisation.


Oedipus Rex est aussi un mélange d'opéra et de concert, les chanteurs étant en costume mais ne jouant pas, et un des nombreux exemples de ses collaborations avec des artistes européens comme Picasso et Gide. Diaghilev prendra mal cette œuvre car il s'agit d'une nature morte et ne représente pas les triomphes des ballets russes.
La Symphonie des psaumes en 1930 est un autre exemple de l'intérêt croissant de Stravinski pour la musique religieuse et le style néoclassique. Pour chœur et orchestre, en 3 mouvements, œuvre religieuse non liturgique, beaucoup de passion. 

D'autre part, Stravinski va composer dans de nombreux styles et dans des domaines complètement différents. Il va travailler avec Gide avec la création de Perséphone, mais Gide sera vite dérangé par l'emploi de Stravinski de son texte. Alors que Gide aurait voulu que la musique souligne son texte et renforce les intonations naturelles de la voix parlée, Stravinski prime la musique et délaisse le texte. Pour lui, « les mots combinés à la musique perdent certains des rapports rythmiques et sonores qu'ils obtenaient quand ils étaient des mots seuls. » Perséphone est un mélodrame en 3 tableaux pour soliste ténor, deux chœurs et un orchestre.

Avec la montée du nazisme qui le classe comme artiste dégénéré, Stravinski s'installa aux USA en 1939 et devint citoyen américain en 1945. Il composa un concerto pour deux pianos pour son fils cadet et lui. Il fit une série de conférences à Los Angeles. Il va rencontrer le chef d'orchestre Robert Kraft en 1948, qui restera avec lui jusqu'à la fin de sa vie. Comme il s'intéresse à la musique sérielle, il a contribué à la conversion de Stravinski au sérialisme dans les années 50. Il va aussi aider Stravinski à manier les langues et la prononciation du texte.
Son Septuor en 3 mouvements est sériel et utilise le klangfarbenmelodie. La composition Three Songs from William Shakespear est une œuvre qui mêle des éléments tonals et sériels.
Jamais il ne manqua de commandes pour écrire et diriger, et composa pour des éléphants danseurs, des revues de Broadway, des clarinettistes de jazz, et des comédies musicales. Si la montée du nazisme l'a fait partir aux USA, Stravinski put sans doute ainsi découvrir un tas de nouvelles ouvertures et possibilités musicales et s'adonner à des compositions inhabituelles et originales.
En 1962, il retourna en Russie pour les célébrations organisées pour son 80e anniversaire et reçut un accueil triomphal. Il mourut en 1971, à l'âge de 88 ans, et repose à Venise près de Diaghilev.
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