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  Farid RUSSLAN

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MessageSujet: Farid RUSSLAN    Farid RUSSLAN Empty2013-12-20, 13:44

Présentation I:

Farid Russlan est un compositeur français né en 1958 en Algérie. Il est né dans une famille de mélomanes et commence à jouer du piano dès l'âge de 6 ans. Par la suite, il étudie les rudiments de cet instrument dans une école des beaux-arts, en Algérie. Il n'y restera d'ailleurs pas très longtemps, une durée de trois ans car le jeune musicien en herbe ne s'y trouve guère à sa place. Il n'est pas très enthousiaste dans l'idée d'interpréter les partitions des autres et souhaite composer déjà sa propre musique, plus particulièrement pour le cinéma. Farid Russlan arrive en France en 1986 et travaille comme ingénieur du son au Studio d'Auteuil. Parallèlement, durant trois ans, il compose la musique de films documentaires pour l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), avec des ordinateurs et des synthétiseurs. En 1992, il signe un contrat chez Sony Music Publishing pour une durée de neuf ans. Il travaille alors sur différents films, animations, documentaires, film publicitaires et également sur le premier film IMAX sur les volcans. Une telle expérience l'amène alors à développer tout un savoir-faire et à acquérir un fond d'instruments acoustiques pour simuler un orchestre symphonique.

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MessageSujet: Re: Farid RUSSLAN    Farid RUSSLAN Empty2013-12-20, 14:58


Présentation II

Farid Russlan se définit comme un autodidacte. Au fil des musiques de téléfilms, de CD-ROM, d'institutionnels et de ballets qu'il est amené à réaliser ensuite, Farid perfectionne sa technique et les ingrédients sonores de ses compositions, sur du matériel qu'il est contraint d'emprunter le plus souvent. Il imite de plus en plus précisément le son d'un orchestre symphonique au grand complet, avec ses pupitres de cordes, cuivres, bois, percussions... Il faut dire que déjà enfant, Farid était fasciné par les musiques des grands films hollywoodiens qu'il voyait : ceci explique cela. Il enregistre d'ailleurs rapidement trois CD dans la collection "Les plus grands thèmes du cinéma", publiés par Silva Screen, ainsi qu'une compilation pour le Festival du Film Fantastique d'Avoriaz 1993. Il signe entre temps un contrat d'édition chez Sony Music Publishing, en 1992, acquiert son équipement actuel, et se met au travail. Résutat : il a pris cette année ses premières vacances depuis trois ans ! Sa toute dernière oeuvre est la musique d'un film régulièrement projeté à la Géode, en diffusion multi-canaux : "Réunion magique", qui accompagne de splendides images de nature reproduites sur écran hémisphérique géant. Le moins que l'on puisse dire est qu'il est difficile de percevoir l'aspect entièrement synthétique de l'oeuvre, on jurerait que c'est un "vrai" orchestre qui joue !

Le secret de cette alchimie provient de plusieurs aspects simultanément. La matière sonore de départ, bien sûr. Farid travaille beaucoup avec les sons de la banque de CD-ROM signée Miroslav Vitous, qu'il a jugée inutilisable telle quelle, et donc largement retouchée : << Malgré son renom et son prix, j'ai été très déçu par les sons de cette collection orchestrale. Ils étaient parfois faux d'une octave sur l'autre, et les timbres n'étaient pas toujours fidèles. Par conséquent, j'ai dû tout retravailler note par note, les attaques, les tessitures, les enveloppes, modifier les filtres...>>. Une tâche déjà familière : quelques années avant l'apparition de ces CD-ROM, Farid avait déjà dû réaliser la même opération de personnalisation sonore sur les programmes de son premier E-mu ! Quant à l'image stéréo si particulière d'un orchestre symphonique (premiers et seconds violons à gauche altos au centre, violoncelles et contrebasses à droite, cuivres dans le fond à droite, bois à gauche, percussions à gauche, etc...), il l'a recréée en panoramiquant chacun de ses échantillons mono à sa place... Le tout est homogénéisé d'une réverbération discrète. Même en partant d'une pâte sonore de bonne qualité, le naturel d'une restitution orchestrale est inséparable d'une certaine forme d'écriture. Des positions d'accords qui viennent naturellement au clavier ne "sonneront" pas une fois appliquées à l'orchestre, parce que les notes ne peuvent être jouées simultanément par le pupitre de cordes, par exemple : problème de tessiture, de position, de technique de jeu pour les instrumentistes... Les étudiants de classe d'orchestre au Conservatoire apprennent d'ailleurs pendant de longues années les possibilités physiques de chaque instrument; afin d'écrire pour eux à bon escient, sans forcément les pratiquer.

Farid, lui, est autodidacte. C'est en écoutant les oeuvres des autres qu'il a appris "naturellement" l'écriture orchestrale (et aussi "repiqué" les B.O. qu'il a interprétées dans les compilations évoquées plus haut). Parmi ses maîtres à penser : John Williams, mais aussi Bernard Herrmann (et Jerry Goldsmith), puis aussi des compositeurs symphoniques russes, Chostakovitch, Prokofiev, le Groupe des Cinq (particulièrement Rimsky-Korsakov) ... Sa musique fluide, aux amples accords, se prête particulièrement à des mouvements modérés et majestueux, qui n'excluent pas le cas échéant des passages plus tourmentés. Il aime raconter que lors d'un mixage à Abbey Road, une violoniste du London Symphony Orchestra, passant la tête en cabine, demanda quel était l'orchestre qui jouait ! Pourtant, il est le premier à reconnaître qu'il ne peut tout faire avec des synthés, si bien programmés soient-ils. "Un vrai musicien est inimitable. Ce que je fais donne une bonne illusion, mais ne fonctionne que dans certaines limites : j'adapte en quelque sorte ma façon de composer à mes outils. Mon but n'est pas du tout de remplacer les "vrais" musiciens. Ma configuration n'est, en quelque sorte, qu'un pis-aller... C'est un peu par frustration que j'ai développé ce système : à une exception près, les clients n'ont jamais l'argent nécessaire pour convoquer un orchestre symphonique complet".


Frank Ernoud. 1997.



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MessageSujet: Re: Farid RUSSLAN    Farid RUSSLAN Empty2013-12-20, 15:21

Sur Kaena, un très beau film d'animation de Chris Delaporte, Farid Russlan convoque un orchestre et des choeurs, notamment l'orchestre symphonique de Bulgarie sous la direction d'un certain Dejan Pavlov. Il en ressort une partition aux accents hollywoodiens de très belle facture avec un thème principal somptueux et un usage inspiré de l'électronique; juste ce qu'il faut pour apporter quelques teintes fantastiques à l'ensemble.

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Dans l'album Musique de films, on trouve cette "imitation" synthétique du grand orchestre symphonique et il y a, de ce point de vue, des passages assez bluffants. Il y en a notamment un qui m'a évoqué plus ou moins Gremlins de Jerry Goldsmith; j'ai trouvé le résultat très cocasse et fort réussi. Un autre m'a davantage évoqué le lyrisme de John Williams. Maintenant, plus globalement, outre ce travail intéressant sur les synthétiseurs et la capacité du musicien à leur donner un souffle quasi-orchestral, je n'ai que moyennement apprécié.  Une simple curiosité sur laquelle je ne reviendrai pas  forcément de sitôt. Very Happy


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MessageSujet: Re: Farid RUSSLAN    Farid RUSSLAN Empty2017-12-07, 22:56

Quatre années auront suffi pour que j'y revienne et, finalement, qu'il s'agisse de Kaena ou de Musique de films, je suis bien entré dans son univers, qu'il soit féerique ou onirique comme dans le film d'animation Kaena ou davantage parodique comme dans la compilation.

 Farid RUSSLAN Kaena_La_Prophecie_Bande_Originale
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MessageSujet: Re: Farid RUSSLAN    Farid RUSSLAN Empty2021-09-04, 21:00

Découvrir un compositeur par une rétrospective de son savoir-faire, c'est-à-dire une compilation, est souvent le meilleur moyen de m'en faire une idée approximative, à savoir si je lui trouve les qualités que je recherche chez un artiste. C'est ainsi que j'avais découvert David Ferguson, par une compilation qui me révéla une personnalité musicale attachante et versatile, qui sut déployer et développer de réelles idées musicales, de celles qui ne se résument pas à du "pousse-notes" enchaîné sur une galette. J'avais aussi découvert l'univers de Farid Russlan par une compilation parue en 1997. Dans un premier temps, je ne dirais pas qu'elle possède le mordant de celle de Ferguson, encore que Russlan ne manque ni de tempérament ni de fantaisie, malgré les moyens utilisés. Hélas, cette rareté me fut fourguée, à l'époque, sans son fascicule, si bien que j'ignore pour quels types de métrages vingt extraits furent composés ou si ce sont des musiques qui ont été imaginées et conçues pour des films imaginaires. S'y trouve cependant toute la panoplie expressive d'un musicien enthousiaste et apte à composer pour l'image, mélangeant avec assez de réussite instruments acoustiques, électroniques et choeurs, parfois dans un complexe sonore de tension et de mystère qui peut accompagner les turbulences d'un film fantastique. Je suis toujours assez bluffé par ce qui ressort de cet album, surtout lorsque la musique prend une allure grotesque ou ironique, épique ou mystique, avec des descentes de choeurs qui produisent un bel effet. Les choeurs sont carrément magnifiques dans certains passages de Kaena, la prophétie, la musique pour orchestre, électronique et choeur que Farid Russlan composa pour le très beau film d'animation de Chris Delaporte (2003). Par chance, cette bande originale avait bénéficié d'une édition discographique, ce qui me permit de l'apprécier plus encore hors contexte, bien que la dimension visuelle du film de Delaporte est très chouette et que le compositeur sut être à la hauteur par une partition intense, avec des parties qui se rapprochent de la musique religieuse et un thème principal somptueux. Seule la chanson obligée finale, interprétée par Jérôme Collet, m'agace un peu.

Sinon, Farid Russlan a aussi composé la musique de ce film-là que je ne connais pas:  Farid RUSSLAN Le-fusil-de-bois (1995), c'était bien avant Kaena et peut-être en ai-je un ou deux extraits dans la fameuse compilation. Le Fusil de bois est un film de Pierre Delerive avec Samuel Le Bihan, Jordi Mollà, Jean-François Garreaud et Frédéric Saurel. Synopsis: En 1961, pendant la guerre, un jeune Parisien arrive en Algérie. Dans sa patrouille, il côtoie des hommes très différents, et prend sous son aile un jeune attardé mental incorporé par erreur. Lorsque ce dernier meurt en héros, la patrouille lui accorde enfin le respect.
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