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  Elliot GOLDENTHAL, né en 1954

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Icare
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MessageSujet: Elliot GOLDENTHAL, né en 1954    Elliot GOLDENTHAL, né en 1954 Empty2013-11-05, 19:49

Eléments biographiques:

Né en 1954, dans le quartier new yorkais de Brooklyn, ELLIOT GOLDENTHAL est un compositeur prolifique dont les oeuvres s'inscrivent tant dans le répertoire du théâtre que celui de l'opéra, du grand écran ou des salles de concert. On lui doit un concerto pour trompette et piano et plusieurs symphonies dont PASTIME VARIATIONS pour orchestre de chambre et SHADOW PLAY SCHERZO, écrite en hommage à LEONARD BERNSTEIN pour son 70ème anniversaire. Il a également composé sur commande le cycle de mélodies LOS HERALDOS NEGROS de CEZAR VELLEJO, une sonate pour contrebasse et piano ainsi que deux quintettes pour cuivres.

L'Oratorio qu'il a composé pour JUAN DARIEN, A CARNIVAL MASS, lui a donné l'occasion de recevoir un prix Obie Award. Il compte encore à son actif la comédie musicale THE TRANSPOSED HEADS (1987) tirée d'une histoire de THOMAS MANN et écrite pour l'"American Music Theatre Festival" et le "Lincoln Center Theater". ELLIOT GOLDENTHAL a non seulement signé la musique de dizaines de pièces de Shakespeare et autres productions classiques dont TITUS ANDRONICUS (1994) qui fut très applaudie et qui doit sa mise en scène à JULIE TAYMOR (qui est aussi sa partenaire dans la vie), mais également la musique de trois drames liturgiques de CARLO GOZZI: THE KING STAG et THE SERPENT WOMAN, puis THE GREEN BIRD (1996).

Son nom figure également au générique de films tels que BLANK GENERATION avec ANDY WARHOL, DRUGSTORE COW BOY, ALIEN 3, INTERVIEW WHIT THE VAMPIRE...A savoir que pour ce film, il remplaça GEORGE FENTON au pied levé, n'ayant que quinze jours pour composer une partition qui s'avéra pourtant très réussie dans son résultat final. Il composa par ailleurs les B.O. de FINAL FANTASY, BATMAN FOREVER, HEAT, MICHAEL COLLINS. Parmi les distinctions dont ELLIOT GOLDENTHAL fut honoré, mentionnons le Prix "Stephen Sondheim Award" à l'occasion du festival du théâtre américain, le Prix "Critic's Choice" du festival d'Edimbourg, le Prix "Toscanini" de composition musicale et le Prix Richard Rogers décerné par l'"American Academy of Arts & Letters. Ses oeuvres lui ont valu d'être sélectionné pour les prix "Golden Globe", "Grammy" et "Academy Award".


Compléments biographiques:

Elliot Goldenthal eut comme professeurs de composition Aaron Copland et John Corigliano.. Il a composé, outre les oeuvres mentionnées plus haut, une superbe partition symphonique pour le ballet OTHELLO et un oratorio utilisant une grande formation vocale et instrumentale;
FIRE WATER PAPER: A VIETNAM ORATORIO, commandé par Carl St. Clair à l'occasion du vingtième anniversaire de la fin de la guerre du Vietnam.

"Son style très personnel se caractérise par une écriture inspirée de la musique qui a émergé avec la culture moderniste et qui s'est développée jusqu'à ses contemporains, tel que Iannis Xenakis, mettant en avant des sonorités parfois violentes et très cuivrées. Mais il sera aussi marqué par son enfance à Brooklyn dans les quartiers latins, et introduira ainsi dans ses œuvres à caractère classique des accents de musiques "populaires".Pour Frida, il composera également des chansons. Ces différentes inspirations font de lui un compositeur éclectique."

Un accident malheureux:

Le 13 décembre 2005, il est victime d'une hémorragie cérébrale en conséquence à un accident domestique des plus bêtes qui soit : alors qu'il est assis à la table de sa cuisine et se penche sur sa chaise, celle-ci bascule subitement en arrière, et sa tête heurte violemment le sol en céramique de leur maison. Cet accident le prive de la parole durant plusieurs mois, mais n'affecte cependant pas sa faculté à composer.

Elliot Goldenthal, depuis quelques temps, semble s'être détourné du cinéma. Il compose son premier opéra GRENDEL qui sera créé le 27 mai 2006, sur un livret coécrit avec sa compagne, la réalisatrice Julie Taymor, et basé sur une nouvelle de John Gardner. Depuis, Elliot Goldenthal a décidé de dédier sa carrière à des œuvres de concert.


Dernière édition par Icare le 2015-08-06, 18:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Elliot GOLDENTHAL, né en 1954    Elliot GOLDENTHAL, né en 1954 Empty2014-01-24, 10:09


Je viens de réécouter sa partition symphonique pour le film d'animation Final Fantasy, les créatures de l'esprit et plus je l'approfondis, plus je la trouve merveilleuse, plus j'en reçois les multiples couleurs, plus je vibre de ses fougues orchestrales plus pointues les unes que les autres. Puis, il y aura ces moments de tendresse, cette douce mélodie qui illuminera notamment l'adagio final. J'aime aussi l'usage de la percussion qui, ici, n'a rien de surfait ni de balourd, comme c'est malheureusement trop souvent le cas dans la B.O. hollywoodienne actuelle...et pas seulement actuelle d'ailleurs... Beaucoup de rigueur s'inscrit dans cette écriture symphonique, une rigueur qui n'est pas sans évoquer celle d'un John Corigliano, par exemple, ou d'un George Antheil. Elliot Goldenthal maîtrise complètement son sujet, avec en plus un style qui lui est propre et une inspiration qui ne lui fait pas défaut. Excellent musicien mais pas seulement dans le domaine du cinéma. Son oeuvre de concert mérite aussi l'attention des mélomanes les plus exigeants. J'y viendrai ultérieurement.   Elliot GOLDENTHAL, né en 1954 333455  Elliot GOLDENTHAL, né en 1954 333455 
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MessageSujet: Re: Elliot GOLDENTHAL, né en 1954    Elliot GOLDENTHAL, né en 1954 Empty2015-08-06, 18:00


Juan Darien: A Carnival Mass m'apparaît toujours comme une oeuvre hybride entre oratorio et messe. Ses principaux interprètes sont Devin Provenzano dans le rôle de Juan (Boy soprano), Andrea Frierson Toney dans le rôle de la mère (contralto) et Elliot Goldenthal dans les rôles de Circus Barker et Streetsinger (baryton). L'oeuvre s'enrichit d'un instrumentarium atypique comprenant une panoplie de percussions plus ou moins exotiques, le marimba, des flûtes pré-colombiennes, des ocarinas, des didjeridoos, trompette, clarinette, saxophone, guimbardes, accordéons, électronique, piano, piano préparé...Elle sollicite aussi un choeur. C'est une oeuvre pleine de vie et de couleurs, comme un carnaval de Rio. Elle m'est surtout très ludique, déployant souvent des combinaisons instrumentales insolites et fort attractives. J'y entends de l'humour et même, à un moment donné, l'univers que Nino Rota put développer pour le cinéma de Fellini. Est-ce réellement une Messe? Est-ce davantage un Oratorio? Ou est-ce quelque chose d'autre ou un savoureux mélange des deux? peu importe, j'ai été fortement diverti par une musique aussi ensoleillée et inclassable. Juan Darien fut joué pour la première fois en mars 1988, à St-Clement, dans la ville de New York.
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MessageSujet: Re: Elliot GOLDENTHAL, né en 1954    Elliot GOLDENTHAL, né en 1954 Empty2018-05-21, 22:41

Il y a longtemps que je m'intéresse à Elliot Goldenthal qui semble avoir complètement (ou presque) abandonné la composition pour l'image. Ce ne fut pas un suivi très assidu car je n'ai pas jeté mon dévolu sur tout ce qu'il a composé, sauf peut-être en dehors du Septième Art qui m'a intéressé en premier car je n'avais pas été convaincu par ses premières musiques de films, du moins par celles que j'avais découvertes en premier. Le déclic fut Titus, un film homonyme de son épouse Julie Taymor et A time to kill, un film de Joel Schumacher. Aujourd'hui, enfin ce soir, j'ai écouté pour la première fois sa musique pour un film de Barry levinson qui est sorti en salle en 1998 et que je ne pense pas avoir vu malgré la présence de Dustin Hoffman, Sharon Stone et Samuel L. Jackson. Le film s'intitule Sphère, classé en science fiction et tiré du roman homonyme de Michael Crichton publié en 1987. A l'époque, j'avais laissé passer cette B.O. alors que ce compositeur m'intéressait déjà fortement, sans qu'il y ait eu une véritable raison.  Elliot Goldenthal a composé pour ce film une partition symphonique qui a l'agréable particularité (à mon goût) d'éviter un usage trop prépondérant des cuivres, ce qui lui arrive parfois, comme tout bon symphoniste hollywoodien qui se respecte. Hehe J'ai trouvé que l'approche, notamment dans les thèmes d'action, étaient plus judicieusement orchestrés qu'un fracas de cuivres virils déferlant sur des chemins illustratifs très balisés. J'aime le rôle qu'il offre aux percussions, les jeux percussifs des cordes, un côté stravinskien par-ci par-là, sans négliger des passages plus doux et impressionnistes qui ne manquent pas d'éclats. La B.O. est d'une durée de 35 minutes, une concision qui me sied parfaitement où la musique, bien que soumise aux profondeurs de l'océan, ne perd jamais pied.

Synopsis:

<<Des scientifiques américains sont embarqués dans une expédition sous-marine, le but étant d'observer un vaisseau spatial immergé depuis trois cents ans au fond de l'eau. Ils y trouvent une sphère dorée luisante qu'ils pensent être venue de l'espace. La sphère s'ouvre alors mystérieusement.>>
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MessageSujet: Re: Elliot GOLDENTHAL, né en 1954    Elliot GOLDENTHAL, né en 1954 Empty2020-11-28, 00:00


Titus par Elliot Goldenthal:

<<Avec cet oxymore - le plaidoyer de la reine gothique Tamora pour éviter que son fils ne soit sacrifié aux mains des Andronici - Shakespeare démarre le moteur qui anime la pièce - le moteur qui anime ma musique. Elle est alimentée par la combustion des contraires: la vengeance et le pardon, la pureté et la souillure, le grotesque et le sublime. Mais il y a un autre sous-produit - car ce récit lamentable de malheur est curieusement source d'ironie et d'humour. Dans peut-être l'un des moments les plus absurdes de Shakespeare (Acte III, scène I), les deux têtes des fils injustement accusés de Titus, et la main coupée du général, lui sont cruellement rendues hors de chez lui. Lors de cette présentation cauchemardesque, Titus éclate de rire inexplicablement. Il ordonne alors à sa fille sans mains, Lavinia, de prendre sa main coupée entre ses dents et d'entrer dans la maison. Performance après performance, production après production, le public rit nerveusement de cette scène, tombant ainsi dans le piège ingénieux de Shakespeare: le dramaturge a diaboliquement induit le public dans un état similaire à celui de Titus - riant involontairement de l'horreur. Ces juxtapositions inattendues m'ont obligé à trouver des solutions musicales inattendues.

Mais permettez-moi de vous ramener au début: près d'un an avant le début de la photographie principale sur Titus, j'ai été encouragé par Julie Taymor et le scénographe Dante Ferretti à les accompagner lors de leurs repérages à Rome. Le premier jour, jetant un coup d'œil sur les collines du Palatin depuis une Fiat 1998, nous avons vu le grand Circus Maximus avec les ruines de villas de praticiens privilégiés perchées au-dessus de ma tête, et j'ai entendu dans l'oreille de mon esprit un ancien ensemble de percussions archétypal. Au même moment, une autre voiture s'est arrêtée à côté de la nôtre, équipée d'un caisson de basses - avec les pentamètres et les hexamètres de hip-hop explosant à travers chaque fenêtre. La musique s'est évanouie alors que je regardais un groupe de joueurs de flûte de pan andine en costume bolivien indigène colporter leurs bandes et jouer leur musique qui a été presque noyée par un imitateur d'Elvis avec une configuration de karaoké bon marché - remplie de réverbération ringarde - chantant "Jail House Rock "en dialecte napolitain... eh bien, vous voyez l'idée.
>>

https://www.youtube.com/watch?v=eRXPOVas3Dg


La partition que Elliot Goldenthal composa pour le film de Julie Taymor, Titus (1999) n'est pas à proprement parler une B.O. jazz, mais si j'ai souhaité l'intégrer dans mon cycle actuel, c'est parce que les intrusions jazzy sont très prégnantes et remarquées. Elles s'imposent avec brio, semblent s'extraire de nulle-part ou plutôt des entrailles de la musique elle-même qui, elle, n'a rien d'un jazz. Elles sont cette créature insaisissable qui profane la beauté d'une symphonie mystérieuse, peut-être une force diabolique et féroce qui pervertit le sacré par sa manière abrupte de déchirer la douceur et le mystère, comme si, armée de ses saxophones, elle venait, intrépide et bientôt hystérique, participer à la fameuse combustion des contraires: peut-on voir au fond ce jazz comme les grands éclats du rire involontaire de Titus...



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MessageSujet: Re: Elliot GOLDENTHAL, né en 1954    Elliot GOLDENTHAL, né en 1954 Empty2021-01-19, 09:41

The Green Bird par Elliot Goldenthal

<<L'un de mes premiers souvenirs musicaux est d'entendre la marche vers L'amour des trois oranges de Prokofiev et donc ma première introduction au dramaturge fabuliste vénitien du XVIIIe siècle Carlo Gozzi. Cependant, à l'hiver 1983, je me suis présenté professionnellement lorsque le réalisateur Andrei Serban et le producteur Robert Brustein m'ont demandé de composer de la musique pour The King Stag de Gozzi. Cette production, qui a été conçue et chorégraphiée par Julie Taymor, a rencontré un énorme succès pour The American Repertory Theatre et continue de tourner à travers le monde à ce jour. En 1987, Andrei m'a ensuite demandé de composer de la musique pour The Serpent Woman de Gozzi et enfin, en 1996, j'ai d'abord composé The Green Bird pour Theatre For A New Audience au New Victory Theatre. Ce qui m'a immédiatement attiré vers le travail de Carlo Gozzi, c'est sa combinaison du mystique et du comique-banal - un sentiment d'intervention divine dans le monde maladroit, menteur, bavard, scatologique du tout-trop-humain. La Commedia dell'arte est une forme vivante qui a influencé un style de musique où les barrières entre le cirque et l'église s'estompent - où le chant d'un vendeur de saucisses peut coexister avec une musique qui aspire à la grâce. Deux compositeurs qui ont travaillé dans le théâtre et le cinéma doivent être mentionnés ici: Charlie Chaplin et Nino Rota. Tous deux combinaient un folk-cirque-music-hall terreux avec le sentiment d'opéra du XIXe siècle et les mélangeaient dans une machine à laver américaine jazzy, créant un style de musique qui peut faire la navette entre la sentimentalité large-comique, ironique et impénitent. Et dans l'air "Truffaldino's Sausage Shop", je pointe mon chapeau sur l'esprit de ces camarades. Le reste de la partition, cependant, est dans un style personnel en roue libre qui s'appuie sur des appariements inhabituels d'instruments tels que l'harmonica en verre, les bols en verre, la harpe juive, les bois assortis, y compris la clarinette contrebasse, ainsi que le violon et un éventail de percussions. La musique du premier acte de la pièce est presque entièrement accessoire. Dans le deuxième acte, cependant, Gozzi a des indications pour une demi-douzaine de chansons. "O Foolish Heart" a été ajouté comme une sorte de dessert pour toute la compagnie dans une grande finale. Et que fait cette société de commedia fantôme du XVIIIe siècle quand elle arrive à Broadway? - balançoire.>>

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Beaucoup de truculence et de fantaisie dans cette partition d'Elliot Goldenthal. La musique démarre sur un thème très court, tout en verve - "Truffaldino's Sausage Shop", non dépourvu d'italianité. Son thème mélodique m'évoque Nino Rota et même Carlo Rustichelli, toutefois, la musique prend vite une tournure plus personnelle par laquelle je cerne parfaitement les traits d'une personnalité musicale forte et singulière qu'est celle d'Elliot Goldenthal. Quelques solistes à mentionner: le violoniste Antoine Silverman et le percussionniste Bill Ruyle, la voix de Sophia Salguero, les clarinettes de Bruce Williamson de la classique à la contrebasse, cette dernière étant jouée par Virgil Blackwell, le bonsori de Steve Gorn, le piccolo de Harvey Estrin, le hautbois de Gerard Reuter, l'accordéon de Gil Goldstein et d'autres chanteurs aussi, Andrew Weems, Sebastian Roché, Lee Lewis.... C'est un vrai festival de chants, de truculences sonores, des couleurs vives et acides qui se marient habilement avec l'esprit de la pièce et la mise-en-scène de Julie Taymor.
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