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 Peter Benoit : Tétralogie religieuse

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joachim
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joachim

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MessageSujet: Peter Benoit : Tétralogie religieuse   Peter Benoit : Tétralogie religieuse Empty2013-08-19, 17:49


Source : http://www.musikmph.de/musical_scores/vorworte/500.html#other

Peter Benoit
(né à Harelbeke le 17 août 1834 – mort à Anvers le 8 mars 1901)

Tétralogie religieuse
(1858-1863)
Préface
Issu d’une tradition pluriséculaire, Benoit reçut sa première éducation musicale comme jeune choriste à l’église Saint-Sauveur, à Harelbeke. Aussi petite fût-elle, la ville d’Harelbeke dans le Sud-Ouest de la Flandre Occidentale n’en possédait pas moins une église collégiale au passé musical très riche. Ce fut pour ce choeur et orchestre que Benoit composa ses premières œuvres religieuses. Pendant sa formation chez François-Joseph Fétis au Conservatoire royal de Bruxelles, il écrivit encore quelques œuvres religieuses, dont un Stabat Mater et une série de motets. Lui-même considérait l’Ave Maria pour double chœur, écrit lors d’un voyage d’études en Allemagne après avoir obtenu le prix de Rome en 1857, comme le début officiel de sa carrière de compositeur : il l’appela l’opus n° 1 et le dédia à August Neithardt, le chef d’orchestre du Dom-Chor de Berlin.

Le double chœur était caractéristique de l’œuvre de Benoit. Il appliqua le même procédé dans son ambitieuse Tétralogie religieuse, à l’exception de la Petite Cantate de Noël. Cette cantate de Noël, dédiée à son maître Fétis, fut achevée le 17 août 1858 à Berlin. Elle fut créée à Noël 1859 dans l’Eglise Saint-Michel et Sainte-Gudule, à Bruxelles, ensemble avec quelques motets. Fétis écrivit au sujet de cette cantate pastorale: «Le morceau a un caractère d’originalité et de sentiment individuel. Le mérite de l’art d’écrire, ainsi que la connaissance des effets de sonorité, y sont en harmonie avec le sujet. Ce sujet, pris par l’auteur dans le Nouveau Testament, est indiqué par ces paroles de l’Ecriture Sainte.»

Il composa les trois parties suivantes de la Tétralogie religieuse (Messe solennelle, Te Deum et Requiem) de 1859 à 1863 à Paris, où il put séjourner grâce à la bourse d’études qu’il obtint du Prix de Rome. Il tenta en vain de s’y faire connaître comme compositeur d’opéra. En revanche, à Bruxelles il acquit la renommée avec ses œuvres religieuses.

Le 22 avril 1860 il acheva à Paris la Messe solennelle et un mois plus tard il exprimait sa confiance en cette œuvre dans une lettre à son frère: «J’ai beaucoup de confiance en mon travail – c’est une œuvre conçue très sérieusement, que j’ai méditée longtemps et que j’ai tâché d’exprimer le plus grandement possible. J’ai traité la messe au point de vue du drame religieux, de Dieu, tel que je le sens et puis aussi au point de vue philosophique». Fétis était à nouveau enchanté par l’œuvre de son élève: «La messe de M. Benoit est une grande composition, digne de fixer l’attention sous les deux points de vue qui embrassent toute la valeur d’une oeuvre d’art, à savoir la pensée et la réalisation. Dans la musique instrumentale, la pensée, le sentiment, jouissent d’une indépendance, d’une liberté illimitées qui vont jusqu’à l’idéal pur; mais lorsque l’art a un objet déterminé, comme celui de la musique religieuse ou de la musique dramatique, le sentiment, la pensée se subordonnent aux exigences du sujet, et l’inspiration est d’autant meilleure que son caractère est plus conforme à ce sujet. (…) L’ouvrage de M. Benoît est écrit pour un grand chœur et un petit qui dialoguent et quelquefois se réunissent: cette combinaison lui appartient; il en a fait le premier essai dans sa cantate couronnée au grand concours de composition musicale». La seule objection de Fétis concernait la longueur du credo qui dépassait trop les exigences posées par la liturgie. La messe fut créée le 21 juillet 1860, jour de la Fête Nationale belge.

Le Te Deum, achevé le 8 janvier 1862, connaîtra aussi sa première exécution le jour de la Fête Nationale, le 21 juillet 1863. Après la création, la revue renommée Le Guide musical écrivit : «Il existe sans doute d’admirables Te Deum, comme force et comme idée. Mais nous en connaissons peu qui respirent cette grandeur, qui réalisent cette unité de conception et qui offrent tant d’effets neufs et hardis».

La conclusion du cycle religieux de Benoit était le Requiem qui fut créé à Bruxelles dans le cadre des Fêtes de l’Indépendance belge, le 23 septembre 1863. Edmond Vanderstraeten, l’un des meilleurs musicologues que la Flandre ait connu au dix-neuvième siècle, exalta le requiem comme un chef d’œuvre : «Forme, idée, expression, tout y est neuf et original. C’est, selon nous, la composition la plus géniale qui ait été produite dans la musique religieuse de notre pays. Elle ne relève d’aucun modèle, d’aucune école, et il serait difficile, pour ne pas dire impossible, de lui assigner un rang déterminé dans la hiérarchie des productions contemporaines. L’auteur suit une voie qui est la sienne, et il obéit à son impulsion avec une hardiesse qui vous confond».

Benoit considérait ses quatre œuvres comme une véritable Tétralogie religieuse, «une épopée chrétienne musicale»: la naissance du Christ (Cantate de Noël), la souffrance et la lutte du Christ (la Messe), le royaume du Christ (Te Deum) et le poème de la mort et de la vie éternelle (Requiem).

Jan Dewilde, 2005 (traduction: Lieven Tack)

Réimpression d’un exemplaire de la bibliothèque du Conservatoire d’Anvers.
Pour la location du matériel contacter le: Peter Benoitfonds v.z.w., Desguinlei 25, B-2018 Anvers
Cette partition est publiée avec le soutien du Studiecentrum voor Vlaamse Muziek.
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joachim
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MessageSujet: Re: Peter Benoit : Tétralogie religieuse   Peter Benoit : Tétralogie religieuse Empty2013-08-19, 17:53

On trouve la 2ème partie de cette tétralogie, la Messe solennelle (Hoogmis) sur ce CD : c'est une longue oeuvre de 55 minutes, pour choeur et orchestre (avec solo de ténor dans le benedictus et l'agnus dei), d'un caractère assez archaïque, et qui ne ressemble à aucune des quelques autres oeuvres que j'ai déjà écoutées de Peter Benoit. Mais absolument magnifique !

Peter Benoit : Tétralogie religieuse Front17

Je l'ai écoutée 3 fois depuis hier, elle me plaît de plus en plus Peter Benoit : Tétralogie religieuse 333455 Peter Benoit : Tétralogie religieuse 333455 Peter Benoit : Tétralogie religieuse 333455
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