Forum sur la musique classique
 
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 Harry Partch (1901-1974)

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laudec

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MessageSujet: Harry Partch (1901-1974)   Jeu 18 Juil - 9:36

Un personnage haut en couleur, "expérimental" jusqu'au bout des ongles, le SDF des compositeurs, à découvrir !

Harry Partch, né le 24 juin 1901 à Oakland et mort le 3 septembre 1974 à San Diego, était un compositeur et constructeur d'instruments de musique américain.

Cet autodidacte « éclectique et visionnaire » fut parmi les premiers compositeurs du XXe siècle à faire un travail intensif et systématique avec des gammes musicales microtonales. Une grande partie de sa musique est destinée à des instruments préparés qu'il fabriquait lui-même, accordés selon une échelle musicale à 43 degrés.

Son œuvre influença l'apparition de la musique minimaliste ainsi que d'importantes figures de la musique populaire comme Tom Waits ou Dr. John.

Biographie


Partch est né le 24 juin 1901 à Oakland (Californie). Ses parents étaient des missionnaires presbytériens ; Harry est né peu après leur fuite de Chine suite à la révolte des Boxers. Il passa son enfance dans de petites villes de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, où il entendit et chanta des chansons en mandarin, en espagnol et en langues amérindiennes.

Enfant, il apprit à jouer de la clarinette, de l'harmonium, de la guitare, du violon alto et du piano. Il commença très tôt à composer en utilisant les douze tempéraments égaux de l'échelle chromatique, qui est la norme de la musique occidentale récente, mais brûla toutes ses œuvres vers 1930 après avoir été frustré par ce qu'il jugea être des imperfections de ce système particulier d'accordage et son incapacité à transcrire les contours mélodiques subtils du discours dramatique.

Intéressé par les potentialités musicales du discours oral, Partch estima qu'il était nécessaire de construire des instruments capables de reproduire l'intonation prosodique et de développer des systèmes de notation musicale qui indiqueraient aux musiciens quoi jouer de façon exacte et pratique. Son premier instrument était le « monophone », plus tard connu sous le nom de « violon adapté ».

Il obtint ensuite une bourse qui lui permit de se rendre à Londres pour y étudier l'histoire des systèmes d'accordage. Au cours de son séjour, il rencontra le poète William Butler Yeats avec l'idée d'obtenir sa permission pour écrire un opéra basée sur sa traduction d'Œdipe roi de Sophocle. Il s'accompagna au monophone en entonnant By the Rivers of Babylon, et transcrivit les inflexions exactes des acteurs du théâtre de l'Abbaye récitant des vers de l'Œdipe. Yeats était très enthousiaste et donna sa bénédiction aux idées de Partch.

Partch se mit en devoir de construire d'autres instruments avec lesquels réaliser son opéra. Cependant l'argent de sa bourse fut épuisé et il dut rentrer aux États-Unis au moment de la Grande Dépression. Il commença à mener une vie de hobo, voyageant en train et prenant du travail où il en trouvait. Il suivit ce chemin durant une dizaine d'années, au cours desquelles il publia des écrits à propos de ses expériences dans un journal nommé Bitter Music. Ces articles incluent souvent des extraits de conversations dans la langue de la vie quotidienne, notées sur des portées musicales retranscrivant les intonations utilisées par le locuteur. Cette technique, qui avait déjà été utilisée par les compositeurs d'opéras florentins et Monteverdi, Berlioz, Moussorgsky, Debussy, Schoenberg, Leoš Janáček entre autres, et serait plus tard utilisée par Steve Reich, finit par devenir l'approche standard de la voix dans l'œuvre de Partch.

En 1941, Partch écrivit Barstow, une œuvre qui tire son texte de huit graffitis qu'il avait vus sur une voie de chemin de fer à Barstow (Californie). Le morceau, à l'origine composé pour chant et guitare, a été transcrit plusieurs fois au cours de sa vie comme sa collection d'instruments grandissait.

En 1943, après avoir reçu une subvention de la Guggenheim Foundation, Partch put consacrer davantage de temps à la musique. Il revint à son projet sur Œdipe roi, bien que les héritiers de Yeats lui refusent alors le droit d'utiliser la traduction de ce dernier, raison pour laquelle il dut écrire sa propre version. Au cours d'un bref séjour à Ithaca (New York), il commença à travailler sur US Highball, œuvre musicale dans laquelle il évoque ses voyages en train à l'époque où il était sans domicile.

Il a occasionnellement enseigné dans diverses universités américaines, en Illinois, Californie et dans le Wisconsin.

En 1966, il fut récompensé par l'American Academy of Arts and Letters.

Il est mort le 3 septembre 1974 à San Diego en Californie d'une crise cardiaque.

Apport Musicologique

L'intonation juste

Les premières œuvres conservées de Harry Partch sont conçues autour des possibilités de la voix parlée. Partch interprète à rebours une conception traditionnelle de la musique basée sur les cordes vibrantes : Au lieu de « poser » la voix sur les notes offertes par les instruments à cordes tels que le violon, il reconstruit un instrument capable de suivre les nuances plus subtiles de la voix humaine.

Son premier instrument original sera donc un « violon adapté » (ou « alto adapté ») : sur un corps d'alto, il monte un manche de violoncelle et, sur la longueur de corde obtenue, indique des positions acoustiquement plus précises que les degrés de la gamme chromatique tempérée. L'instrument est tenu entre les jambes de l'interprète, comme un violoncelle. Les 17 poèmes de Li Po sont composés en duo pour récitant et « violon adapté ». La notation musicale est remplacée par des rapports mathématiques (proches de ceux inclus dans la gamme pythagorycienne).


Depuis 1923, Partch avait travaillé sur un livre, finalement publié sous le titre de Genesis of a Music en 1947. Il s'agit d'un récit sur sa propre musique, avec des discussions portant sur la théorie musicale et la conception d'instruments, ainsi que sur ses multiples influences issues des musiques du monde4. Il polémise également contre l'usage de tempéraments égaux et ce qu'il jugeait être une longue stagnation de l'enseignement de la musique6, puis expose sa théorie musicale basée sur l'intonation juste, l'ensemble des instruments qu'il a construits et plusieurs de ses principales compositions. Il exerça une influence notable sur les générations suivantes de compositeurs s'intéressant à la musique microtonale. Une seconde édition révisée et étendue est sortie en 1974, peu après sa mort.


Partch est connu pour avoir créé une échelle musicale constituée de 43 degrés, bien qu'il ait utilisé de nombreuses échelles différentes dans son œuvre, le nombre de divisions étant théoriquement infini.


Comme Partch le dit lui-même à son biographe Philip Blackburn :

   « Dans l'attitude et dans l'action, mon travail se révèle proche de celui de l'homme primitif concerné par la magie du son obtenu à partir des matériaux qu'il trouve à portée de main. Cet homme fabriquait un véhicule pour le son, qu'il concevait comme le plus magnifique possible, avant de se consacrer à sa pratique au cours de rituels qui faisaient sens dans sa vie. Sa trinité était aussi la mienne : magie du son, importance de l'élément visuel et de sa beauté, expérience rituelle. »

La volonté de Harry Partch d'utiliser différents systèmes d'accords l'amena à modifier des instruments existants et à en créer lui-même de nombreux autres. Il était, selon ses propres mots, « un musicien philosophe séduit par l'ébénisterie ».

Une grande partie de l'œuvre de Partch est centrée autour du concept de « corporéalité » qu'il a forgé : la fusion de l'interprète dans le discours dramatique et musical, centrée autour du corps. Pour le compositeur, il ne doit pas exister de distinction entre les interprètes, récitants ou chanteurs, et les musiciens qui les accompagnent. Souvent, la frontière « physique » (la notion de scène traditionnelle) est supprimée : les instruments constituent parfois le décor même de l'action, par leurs dimensions et leur disposition. Les « personnages » s'expriment parmi eux, pouvant évoluer d'un lieu instrumental vers un autre.

Cette conception du théâtre, anti-italienne ou anti-wagnérienne, et les compositions spectaculaires qui lui sont consacrées sont marquées par l'influence de mythologies antiques, notamment par le théâtre de la Grèce antique, où se retrouvent sa passion de l'oralité et des timbres de voix humaine.

Partch écrivit la satire The Bewitched sur un argument discontinu, presque surréaliste, de sa propre composition. Delusion of the Fury combine, en deux parties s'opposant comme un drame suivi d'une comédie, une scène de théâtre No japonais et une scène de conte traditionnel africain. Revelation in the Courthouse Park, basé en grande partie sur Les Bacchantes d'Euripide, mais alternant de scène en scène entre la donnée dramatique grecque et une transposition dans le Hollywood populaire de l'après-guerre, est considéré comme son chef-d'œuvre.

À partir de 1953, Partch dirigea sa propre maison de disques, Gate 5, basée à Sausalito (Californie), ainsi que le Gate 5 Ensemble, pour réaliser des enregistrements de ses travaux4 et avoir une source de revenus. Vers la fin de sa vie, Columbia Records diffusa des enregistrements de certaines de ses œuvres, dont Delusion of the Fury, ce qui amena le public à s'intéresser davantage à son œuvre.

Nombre de ses dernières compositions sont des œuvres théâtrales d'une grande sensualité et conçues à la manière de rituels.

Son œuvre reste peu diffusée, surtout hors des États-Unis. Harry Partch reste ainsi une figure plutôt méconnue, bénéficiant toutefois d'un prestige certain chez les musiciens expérimentaux (spécialement ceux s'intéressant à la microtonalité) et les fabricants d'instruments, et est largement reconnu comme un compositeur majeur du XXe siècle.
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laudec

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MessageSujet: Re: Harry Partch (1901-1974)   Jeu 18 Juil - 9:44

Partch a dressé lui-même dans son livre, Genesis of a music, l'inventaire complet de ses instruments :


- L'Alto adapté (1928)

- L'orgue de Ptolémée (1933, revu en 1935)

Un orgue pneumatique dont le clavier couvre des degrés plus précis que les degrés chromatiques.

- La cithare Kithara I (1938, revu jusqu'en 1959)

Basée sur le principe de la cithare grecque, mais reprise jusqu'à en faire un instrument monumental, avec une caisse de résonance, se tenant droit et posé sur le sol. Chaque cithare comprend 72 cordes, disposées en douze rangées de six cordes faisant face à l'interprète. Sur chaque rangée, six cordes se succèdent, donnant six harmoniques de la première corde. Partch précise la progression harmonique : 1-3-5-7-9-11. C'est l'instrument le plus « complet » du compositeur.

Les cithares grecques ne disposaient que de quelques cordes. Harry Partch aimait à rappeler que « la lyre d'Orphée n'avait que trois cordes. La plupart des cithares comptaient huit cordes. Les spartiates avaient banni un aède qui avait ajouté quatre cordes à sa cithare. Je tremble à l'idée du sort qu'ils m'auraient réservé ! »7

- Le Chromelodeon I (1941), reprenant les principes du précédent Ptolémée

- L'Harmonic Canon I (1945)

Une cithare de 44 cordes, posée à plat.

- Les guitares adaptées I & II (1945)

Sur le corps d'une guitare traditionnelle, ou amplifiée électroniquement, les positions liées à la technique d'intonation juste étant accessibles à l'interprète.

- Le Marimba diamant (1946)

Les blocs de bois sont disposés en losange, de tailles et d'intonations précises, permettant de jouer des gammes justes et très rapides en glissant avec une baguette de bois le long des diagonales, de droite à gauche ou de gauche à droite. Le diagramme correspond aux différents tons accessibles.

- Le Chromelodeon II (1946)

- Le marimba basse (1949-1950)

Construit comme un marimba traditionnel, de taille très supérieure, correspondant au registre grave du piano, mais toujours avec des degrés impossibles à obtenir d'un instrument accordé selon la gamme tempérée.

- Les chambres de nuages (1950-1951)

Des cloches de verre suspendues à un cadre, disposées de manière volontairement inégale, avec un souci d'élégance, et accordées selon le système harmonique de Partch. L'instrument, naturellement fragile, a été reconstruit de nombreuses fois...

- Les pertes de guerre (1950)

Sur le même principe que les chambres de nuages, mais de manière plus déroutante, des cartouches d'obus suspendues sur un cadre, et accordées...

- Le Marimba Eroica (1951, revu jusqu'en 1963)

L'instrument, proprement immense, n'est constitué que de trois à quatre blocs, frappé avec des mailloches plus grandes que celles d'une grosse caisse, et qui atteint des sonorités inaccessibles même sur un grand piano de concert. Le nom fait référence, non sans humour, à une célèbre symphonie de Beethoven.
Dérivé de cithare conçu par Harry Partch

- La cithare Surrogate Kithara (1953)

Le nom, caractéristique encore une fois de l'humour de Partch, garde tout son mordant, traduit en français : cithare adoptée. L'instrument présente deux jeux indépendants de cordes, sur deux cadres disposés l'un en avant de l'autre.

- L'Harmonic Canon II (1953)

Cet instrument, aussi baptisé Castor et Pollux (pour la pièce instrumentale portant ce titre), est construit sur le même principe que le premier canon harmonique, mais avec une caisse de résonance revue. Offrant deux "claviers" se prolongeant l'un dans l'autre, il se joue à deux.

- Le marimba de bambou, Boo I (1955)

Un instrument constitué de bambous accordés, disposés de manière complexe sur plusieurs niveaux, et distingués grâce à un code de couleur en plus des indications d'intonations juste (chiffrées).

- Le Bloboy (1958)

Un instrument à soufflets, dont on joue avec le pied en appuyant de manière précise sur un pédalier que Partch avait peint comme un masque africain. Sa sonorité, remarquable, évoque le sifflement lointain d'un train (particulièrement mis en évidence dans U.S. Highball...)

- Le Crychord (1959-1960)

Cet instrument se présente comme un tambour à cordes.

- Le Zymo-Xyl (1963)

Cet instrument est construit sur le principe du xylophone. Le nom est issu du grec (en abrégé) : bois et fermentation. Il est constitué de deux rangées de percussions : des bouteilles de verre (dont Partch indique jusqu'aux marques...), et des lames de bois.

- Le Marimba Mazda (1963)

Encore un instrument construit à partir de matériel de récupération. Les blocs de bois sont remplacés par des ampoules de différentes tailles, posées dans un cadre en bois.

- Le gourd tree (1964)

L'arbre de gourdes se présente en effet comme un arbre, dont le tronc d'eucalyptus est chargé de gourdes accordées et disposées habilement pour l'interprétation.

- L'Eucal Blossom (1964)

Un autre instrument construit sur un tronc d'eucalyptus (son nom signifie : floraison de l'eucalyptus). Trois rangées de tuyaux de bambous sont disposées en étages sur un cadre au sommet du tronc. Il se joue comme les deux boos.

- Le Quadrangularis reversum (1965)
Quadrangularis Reversum

Instrument monumental, élégant comme une sculpture de Brancusi, devenu visuellement, avec les grandes cithares, la signature de Harry Partch. Le principe musical est une extension des possibilités du marimba diamant (en termes de tessiture, notamment).

- Les Cone Gongs (1965)

Deux gongs de formes coniques, dont la sonorité est plus proche des cloches. Ils font partie d'un ensemble avec le gourd tree.

- L'Harmonic Canon III (1965)

Aussi appelé arc-en-ciel bleu, il est construit sur le même principe que les précédents.

- Koto (1966)

Construit sur le principe du koto japonais, revu dans le système de Partch.

- Les Ektaras et instruments pour petites mains (1966-1967) Divers instruments à percussions.

- Le Boo II (1971)
Boo II, instrument à base de marimbas en bambou

Les deux instruments sont conçus de manière identique, mettant en jeu 64 tubes de bambou.

- Le Mbira Bass Dyad (1972)

Cet instrument est composé de deux corps de bois creux avec des "langues" de bois au sommet(d'où le nom de dyade, le mot mbira signifiant langue dans un dialecte africain, selon les indications du compositeur). Frappées avec des maillets, ces langues ferment et font résonner les deux corps, très graves4,1,2.

En 1990, le Newband8 de Dean Drummond est devenu le gardien de la collection originale d'instruments de Harry Partch ; le groupe joue régulièrement avec des instruments conçus par Partch et est chargé de leur entretien.

Depuis 1999, ces instruments sont entreposés à l'Institut Harry Partch (Harry Partch Institute) de l'Université de Montclaire, dans le New Jersey. Ils continuent d'être étudiés et reproduits par certains musiciens et théoriciens.


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Icare
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MessageSujet: Re: Harry Partch (1901-1974)   Jeu 18 Juil - 9:59

Laudec, tu m'as coupé l'herbe sous le pied car j'avais prévu d'ouvrir un topic sur ce musicien atypique et fort intéressant. J'ignorais quand j'allais le faire mais c'était prévu dans un petit coin de ma tête.Laughing 

Je suis donc très heureux que tu ais pris cette initiative, ce qui m'enlève un peu de travail, du coup.Hehe Kiss 

Ceci-dit, je ne connais de lui ce qui est paraît-il son meilleur opus (?) Delusion of the Fury, a ritual of dream and delusion par l'Ensemble d'Instruments Uniques sous la direction de Danlee Mitchel. Il faudrait que je la réécoute pour en donner une impression plus détaillée et consistante mais ce qui est sûr c'est que j'ai adoré d'emblée cet univers sonore.Wink 
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laudec

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MessageSujet: Re: Harry Partch (1901-1974)   Jeu 18 Juil - 11:02

Il est vrai que j'étais étonnée que tu n'aies pas encore présenté ce compositeur tellement créatif et atypique, je me disais même que tu ne l'aimais peut-être pas   .

J'avais un peu peur après avoir découvert le personnage que c'était, de ne pas aimer sa musique, mais pour le peu que j'ai pu entendre grâce à mon  "fournisseur"de musique quotidienne  Hehe , j'aime beaucoup cette musique pas cérébrale du tout, qui crée une ambiance vraiment particulière un peu envoûtante, agréable à mes oreilles, pleine de surprises Very Happy 

Je partage ici ce que j'ai écouté et aimé  qui a été composé l'année de ma naissance !
 
(dommage que tu ne puisses pas l'écouter et me donner ton avis, à moins que ton ordi soit déjà retapé ?)

J'ai remplacé la vidéo postée mais devenue indisponible par une autre qui illustre bien aussi la musique de Partch.
On y voit également défiler quelques-uns de ses instruments fantastiques Wink




https://youtu.be/dLd7imfQJDo


Dernière édition par laudec le Mar 17 Jan - 17:58, édité 1 fois
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Icare
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MessageSujet: Re: Harry Partch (1901-1974)   Jeu 18 Juil - 12:09

Hélas non mais ce n'est qu'une question de temps.
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joachim
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MessageSujet: Re: Harry Partch (1901-1974)   Jeu 18 Juil - 20:02

Le moins que je puisse dire, c'est que c'est du spécial ! 16 minutes de ces espèces de cloches et xylophone, c'est long (je ne suis pas allé jusqu'au bout) Embarassed 

Tu aimes vraiment, Laudec, ou bien c'est pour faire plaisir à Icare ? Laughing
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Icare
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MessageSujet: Re: Harry Partch (1901-1974)   Jeu 18 Juil - 21:26

Je pense qu'elle aime vraiment puisque l'oeuvre qu'elle a posté je ne la connais même pas.

Joachim, il faut que tu écoutes au moins une fois dans ta vie Delusion of the fury, tu n'en sortiras pas indemne, crois-moi! Hehe Bien sûr, si tu cherches du romantisme chez Partch, tu t'es clairement trompé de porte! Ptdr 
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laudec

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MessageSujet: Re: Harry Partch (1901-1974)   Jeu 18 Juil - 21:28

J'aime l'ambiance créée par Harry Partch avec ses instruments que je trouve beaux et qui provoquent de bonnes vibrations. C'est comme cela que je le ressens. Il faut dire que j'aime particulièrement les cloches et les xylophones, ce n'est donc pas étonnant que je puisse aimer cette musique qui me semble dépeindre son monde intérieur au plus juste.

Je n'aime pas cette musique de la même façon que j'aime la musique classique traditionnelle avec toute sa richesse d'harmonie murie au fil des ans dans le cadre bien réglé de sa composition et les siècles d'apports divers qui l'ont fait évoluer. Il y a là des bijoux inestimables, éternels qui me font vibrer et me nourrissent le cœur, l'âme et l'esprit. Elle m'apporte des moments de joie et de bonheur intense et sublime.

Mais il y a d'autres moments ou je recherche le dépouillement et d'autres façons de transmettre les émotions, plus personnelles, plus inattendues et j'aime cette ambiance que le musicien parvient à créer hors les sentiers battus. cette musique me touche moins mais elle m'apporte une certaine fraîcheur, un plaisir de découverte.
Ce que je n'aime pas c'est la musique trop cérébrale, comme calculée, sans spontanéité, souvent dissonante (même si j'aime certaines dissonances)...

J'aime d'une autre façon aussi le jazz, d'une autre façon encore les musiques folkloriques, les musiques du monde etc. Chaque genre m'apporte quelque chose de différent mais je préfère par-dessus tout la musique "classique". Wink 
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Icare
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MessageSujet: Re: Harry Partch (1901-1974)   Jeu 18 Juil - 21:45

Je pourrais pratiquement tenir le même discours à la différence près que je cultive aussi un goût pour la musique cérébrale et même dissonante...Laudec, comme Pianoline et moi-même semblent avoir cette capacité "intello-émotionnelle" de pouvoir passer plus ou moins aisément de la forme classique d'une oeuvre de, par exemple, Schubert à un univers sonore qui nie en partie ou entièrement cette forme, comme celui qui nous concerne ici, celui d'Harry Partch. Wink
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StylusPhantasticus

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MessageSujet: Re: Harry Partch (1901-1974)   Mar 17 Jan - 2:59


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laudec

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MessageSujet: Re: Harry Partch (1901-1974)   Mar 17 Jan - 18:14

Merci pour cette vidéo qui relève bien l'humour de Harry Partch, quel bonhomme !
Je ne l'avais plus écouté depuis le dernier poste, cela m'a fait plaisir de le retrouver dans son laboratoire de sons fantastiques. Je n'aime pas tout ce qu'il produit, mais il y a des passages que je trouve géniaux et j'aime sa façon de partir à la découverte des sons et de nous les présenter.

Voici encore un lien vers un autre documentaire en anglais malheureusement
ici
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joachim
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MessageSujet: Re: Harry Partch (1901-1974)   Mar 31 Jan - 19:35

J'ai essayé avec ce qui est sensé être un ballet...Je ne suis évidemment pas allé jusqu'au bout. Il y en a pour 1 heure et quart, de quoi devenir fou

https://www.youtube.com/watch?v=VSATRV-2rRs

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Icare
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MessageSujet: Re: Harry Partch (1901-1974)   Mar 31 Jan - 20:35

Tu as déjà du mal avec des concertos pour percussions et orchestre même dans une forme néo-classique, alors là c'est tendre le bâton pour se faire battre. Ceci étant-dit, j'avoue qu'il manque le visuel. J'ai du mal à accroché. Les oeuvres pour percussions seules que j'écoute avec intérêt sont rares, il y a Journey de Lalo Schifrin.
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laudec

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MessageSujet: Re: Harry Partch (1901-1974)   Mar 31 Jan - 22:52

Je comprends bien que cette musique ne te plaise pas Joachim Wink , j'aurais mis ma main au feu Hehe Je dirais pour ma part comme Icare qu'il manque le visuel.
En écoutant, je vois comme des images qui se forment, pourtant je ne suis pas du tout visuelle mais je trouve que cette musique en évoque... Peut-être qu'à réécouter cette pièce les images deviendraient plus nettes à mon esprit et que je n'aurais plus ce besoin qu'on m'en donne des toutes-faites ?
Plus j'écoute, plus je pense que je pourrais prendre goût à écouter cette musique à certains moments bien particuliers que je consacrerais à laisser vagabonder mon imagination autour des sons.
J'entends pour ma part en plus des percussions aussi des vents, des cordes et des voix Wink
C'est typiquement le genre de musique qui demande à être apprivoisée. J'aime le chemin de découverte qui s'ouvre à moi avec cette musique
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MessageSujet: Re: Harry Partch (1901-1974)   

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Harry Partch (1901-1974)
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