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 René KOERING, né en 1940

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Icare
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MessageSujet: René KOERING, né en 1940   Mar 11 Juin - 18:59

Eléments biographiques:

Né à Andlau (Bas-Rhin) le 27 mai 1940, le compositeur français René Koering étudie le piano et le hautbois à Strasbourg. Très tôt, son intérêt se porte sur la théorie et l'écriture musicales. Dès l'âge de quinze ans, il se penche sur les conceptions dodécaphoniques et sérielles d'Arnold Schönberg. Bien qu'influencé par Béla Bartók et Igor Stravinski, il commence à composer dans un style sériel. En 1960, sur les conseils de Pierre Boulez, René Koering assiste aux cours d'été de Darmstadt, où il fait plus ample connaissance avec le groupe de compositeurs qui les anime. Il prend alors des cours de composition auprès de Bruno Maderna. C'est le début d'une longue amitié entre René Koering et son professeur. Il suit également les cours de Karlheinz Stockhausen, de Boulez et de György Ligeti. En 1961, Heinrich Strobel lui demande d'écrire pour le festival de Donaueschingen : Combat T.3N, pour piano et orchestre, y est créé par Hans Rosbaud en novembre 1962. De cette époque date également la Suite intemporelle, pour récitant et huit instruments (1961). En 1965, le festival de Strasbourg lui commande une œuvre sortant du cadre ordinaire : Triple et trajectoires, pour piano solo et deux orchestres, est créé par le pianiste Claude Helffer ; les deux orchestres sont dirigés par Charles Bruck et le compositeur lui-même.

De 1961 à 1969, René Koering se consacre exclusivement à la composition. Il est encouragé par des marques de confiance, notamment celles de Darius Milhaud, qui voit en lui « un des compositeurs les plus doués de sa génération ». Il obtient en 1967 le prix de la Vocation de la fondation Bleustein-Blanchet et le grand prix de la fondation Maeght. En 1962, il avait trouvé à Berlin un éditeur, Ahn und Simrock, qui va publier ses premières œuvres. Mais, confronté à des problèmes matériels, il donne des leçons ainsi que des conférences, et effectue des travaux de copiste. Il continue néanmoins plus que jamais à écrire. À partir de 1969, il s'installe à Paris.

Refusant l'utopie que portaient les écritures d'"avant-garde" et les aspects intro-aspectifs qu'elles induisaient, René Koering choisit de se projeter alors généreusement vers chaque auditeur. Dès lors, il cultiva un lien permanent qui doit être tissé entre l'art et chaque être humain, quels que soient son rôle et sa place dans nos sociétés présentes. Son langage musical n'usa plus d'une attitude de rupture, mais chercha désormais à prendre en compte - bien entendu, à sa façon - et à faire partager les écritures musicales antérieures. Parmi celles qui trouvent un écho dans son propre langage musical, citons le bel canto (à ses deux extrémités; Bellini et Puccini), Liszt virtuose (les Etudes d'exécution transcendante) et spéculatif (Sans sommeil - Question sans réponse) ainsi que le post-romantisme et sa conséquence, l'Ecole de Vienne. En insatiable curieux, René Koering a abordé les principaux genres musicaux: la musique de chambre, la musique concertante, la musique symphonique, l'opéra, mais aussi la musique électro-acoustique ou la performance musicale "Hier, Aujourd'hui, Demain", alliant la musique techno à l'orchestre symphonique.


Dernière édition par Icare le Ven 15 Jan - 23:07, édité 1 fois
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Icare
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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Mar 11 Juin - 19:46

J'étais persuadé qu'il existait déjà un topic dédié à René Koering mais je n'ai rien trouvé. Shocked J'y ai donc remédié car ce compositeur est l'auteur d'une musique qui me parle et me touche. En réécoutant sa troisième symphonie Jonas, le Concerto pour violon et Aigaion in memoriam Iannis Xenakis pour électronique et orchestre, j'ai bien accroché à l'univers tourmenté et parfois dense et hiératique de sa musique. J'aime, par exemple, la frénésie qui émane de "Aigaion", la tension onirique du violon solo dans le concerto et le caractère dramatique presque opératique de sa Symphonie n°3, une sorte de drame sans parole avec un bel équilibre entre passages actifs et véhéments et moments lents, plus calmes, mais qui restent, malgré tout, portés par une tension presque sacrée. Plus globalement, une approche musicale à cheval entre tradition et modernité mais qui décevront probablement ceux qui y espéraient un lyrisme et un romantisme "à l'ancienne" plus exacerbés. Non, il s'agit d'une approche qui reste contemporaine et tourmentée, pas forcément facile d'accès pour tout le monde. Moi, j'aime!
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Jean

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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Mar 11 Juin - 23:14

j'ai entendu une fois des extraits d'un de ses opéras...qui m'avait bien plu! Wink
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joachim
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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Mer 12 Juin - 9:11

Il me semble qu'il effectuait des émissions à la radio (France Musique ou France Culture ?). Je ne savais même pas qu'il était compositeur Embarassed

Un complément de biographie sur ce site : http://www.evene.fr/celebre/biographie/rene-koering-38897.php

BIOGRAPHIE RENÉ KOERING (né le 27 mai 1940)

Notamment connu pour avoir créé le Festival de Radio France et de Montpellier Languedoc-Roussillon en 1985, René Koering est un artiste qui multiplie les casquettes artistiques (compositeur, producteur, metteur en scène, etc.). Enfant, il étudie le piano et le hautbois à Strasbourg avant de mettre en avant ses talents de compositeur dans les années 60 au travers d'oeuvres telles que 'Suite intemporelle' (1961) ou encore 'Combat T.3N' (1962). A cette époque, il est également l'auteur d'une série de créations présentées au Festival de Strasbourg comme 'Triple et trajectoire', pour piano et deux orchestres, 'Trauma' pour vents et percussions, puis de 'Finn catapulte (1967) et 'Quatre extrêmes' (1969). En 1972, il rencontre Michel Butor, compose notamment 'Centre d'écoute', une création pour bande magnétique qu'il diffuse au Festival de Royan en 1973. C'est lors de ce même festival qu'il écrit 'Malher' en 1975, sur des textes de Michel Butor avec l'Orchestre national de France. Dans les années 80, René Koering propose aussi plusieurs opéras dont 'Elseneur', 'La Lune vague' et 'La Marche de Radetzky'. En 1992, il crée 'Trois grands lieder' avec l'Orchestre philharmonique de Montpellier Languedoc-Roussillon et présente en 1999 la '3e symphonie "Jonas" au Megaron d'Athènes.L’année suivante, René Koering collabore avec les DJ Manu le Malin et Torgull lors d'une création intitulée 'Hier, aujourd'hui, demain...'. C'est année-là, Jean-Marie Cavada, alors président de Radio France, le nomme directeur de la musique jusqu'à 2004. René Koering s'exerce également dans d'autres domaines : producteur à France Musique depuis 1974, il crée notamment les journées exceptionnelles de France Musique, pilote la chaîne de 1981 à 1984 et devient directeur artistique du Midem entre 1982 et 1985. A partir de 1990, il revient à Montpellier diriger l'Orchestre philharmonique puis son Opéra national en 2001. Cet artiste accompli expose aussi sa capacité de mise en scène sur 'Arianes à Naxos' de Richard Strauss ou encore 'l'Arlésienne' de Cilea. Récompensé pour son talent à maintes reprises, il a notamment été fait chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur et de l' Ordre national du Mérite et a, entre autres, reçu le Grand prix de musique symphonique de la Sacem.
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Icare
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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Mer 12 Juin - 16:25

Jean a écrit:
j'ai entendu une fois des extraits d'un de ses opéras...qui m'avait bien plu! Wink

 Le seul opéra que je connais de lui est "Scènes de Chasse" que j'ai réécouté pas plus tard qu'hier. C'était celui-là? Il fut composé en 2008.
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Jean

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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Mer 12 Juin - 22:40

je ne me souviens plus du titre:oops:...Je crois me souvenir que cette année là il avait été crée au festival "radio-France de Montpellier, festival créé (je crois?) par René Koering qui l'a dirigé longtemps
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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Mer 12 Juin - 22:48

Gros coup de coeur, ce soir, avec trois oeuvres de René Koering; Suite Penthésilée pour orchestre symphonique, Nur Penthesilea pour soprano et orchestre symphonique et surtout Circles of Regrets pour clarinette, violon et cordes. J'adore ces musiques qui me racontent, chacune, une histoire sans paroles, avec leurs ruptures de ton, les interventions brutales d'agrégats sonores qui dégringolent sous forme de saccades rocheuses et hostiles, la véhémence de leurs élans orchestraux et le contraste saisissant qu'ils opposent aux accalmies, véritables petits oasis d'eau et de verdure au travers d'un paysage sonore rugueux, chahuté et parfois volcanique. Mais, l'oeuvre qui m'a offert un contraste quasi-idéal entre modernisme et tradition est Circles of Regrets, avec ses moments abrupts, tranchants, grisants et des élans lyriques et romantiques d'une grand force expressive; c'est simple, j'en ai presque eu la larme à l'oeil à un moment donné! Dans cette oeuvre, les connaisseurs y reconnaîtront des bribes et fragments du Quintette Op.78 de Georges Onslow. Cette utilisation du Quintette d'Onslow symbolise la partie "Regrets" de l'oeuvre de Koering et, pour ma part, je trouve très réussie et surtout très émouvante la filiation entre tradition et modernité. ytrytrytrytr
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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Mer 12 Juin - 23:01

Jean a écrit:
je ne me souviens plus du titre:oops:...Je crois me souvenir que cette année là il avait été crée au festival "radio-France de Montpellier, festival créé (je crois?) par René Koering qui l'a dirigé longtemps

 J'essaierai de faire des recherches par rapport aux renseignements dont je dispose.
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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Jeu 13 Juin - 14:04

Je viens de replonger à nouveau dans son opéra SCENES DE CHASSE et ce que j'apprécie le mieux dans cette oeuvre lyrique, c'est le jeu orchestral plus que le chant lui-même, plus que l'histoire elle-même. C'est vraiment le style musical du compositeur qui m'appréhende. J'y reviendrai sûrement plus en détail lorsque mon appréciation de cet opéra sera plus complète.
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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Jeu 13 Juin - 15:05

Toujours dans ma passion pour la musique de KOERING, je viens de replonger dans sa troisième symphonie intitulée Jonas et je dois dire que le second mouvement que l'on peut qualifier de "lent" m'a littéralement scotché. J'en ai même eu des frissons: une remarquable page symphonique à mes oreilles, d'une grande profondeur et des cordes particulièrement magnétiques et imperturbables. Une musique tourmentée du plus bel effet. J'aime de plus en plus ce compositeur!
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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Jeu 13 Juin - 18:15

Le concerto pour violon dans lequel j'ai replongé à nouveau, ne fait que confirmer mon intérêt grandissant pour ce compositeur. Comme je l'ai déjà mentionné ici, la forme concertante est sans doute ce que je préfère dans la musique. Lorsqu'une oeuvre, et plus principalement le concerto, place en exergue un ou plusieurs instruments solistes, et bien elle a déjà plus de chance de m'accaparer, de me ravir. C'est exactement ce qui vient de se passer avec le Concerto pour violon de René Koering. Le violon solo, porté presque continuellement dans les aigus par Pierre Amoyal, fut mon guide spirituel pendant tout le concerto, de la première note, divine, à la dernière, tout aussi divine. J'étais comme suspendu à sa voix, très haut dans les sphères d'un monde immatériel; elle était comme une lumière blanche indéfinissable et apaisante qui m'attira, m'attira jusqu'au moment final où l'orchestre, par une tempête de cuivres colossale, voulut sans doute éteindre. Non, la lumière ne vacilla point, sembla s'interrompre un bref instant avant de s'octroyer le dernier mot, toujours dans les aigus. Il fut mon guide jusqu'à la dernière note et j'en sortis réjoui et léger, nourri aussi.
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Icare
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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Ven 15 Jan - 23:05

Très beaux moments aujourd'hui lors de la réécoute de son opéra Scènes de Chasse, en un acte d'après Penthesilea de Heinrich von Kleist, ainsi que de sa Symphonie n°3 - Jonas, divisée en trois mouvements assez longs. Si j'aime cette symphonie en entier, autant pour ses moments de fulgurance que pour ses moments plus apaisés, le troisième mouvement est particulièrement remarquable, une sorte de grand lamento qui me tord le coeur comme une éponge. De son opéra, je ne saisis pas trop l'histoire malgré les narrations en français - il faudrait que je m'attèle à la lecture du livret - mais tout ce qui est musical, que ce soit par les voix ou par les instruments de l'orchestre, me tient en haleine. J'aime beaucoup l'ambiance sonore et dramatique de cet opéra.
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joachim
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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Sam 16 Jan - 10:12

J'ai écouté Jonas par curiosité, je dois t'avouer que je n'aime pas du tout Embarassed



https://www.youtube.com/watch?v=PSQOW7A_Kq0

Sur ce lien youtube on trouve une précision intéressante que je recopie avant qu'il ne disparaisse :

A son tour, cette symphonie a connu une première version: en deux mouvements, elle fut créée à Athènes le 27 avril 1999 par l'Orchestre National de Montpellier, avant de connaître son état définitif en 2000: le deuxième mouvement de la version originelle a été remplacé, non par un, mais par deux nouveaux mouvements. La nomenclature en est opulente: pour les bols, 4 flûtes dont 2 petites flûtes, 2 hautbois et 1 cor anglais, 2 clarinettes et 1 clarinette basse, 2 bassons et 1 contrebasson : pour les cuivres, 5 cors, 4 trompettes, 3 trombones et1 tuba; 1 timbalier et 2 percussionnistes , et les cordes, au minimum, par 16, 14, 12, 10 et 8. Les pupitres de cordes subissent des divisions : en deux parties dans les premier et troisième mouvements , les violons et les violoncelles en quatre parties, les seconds violons et les altl en trois parties, ainsi que les contrebasses en deux parties, dans le deuxième mouvement.
Le sous-titre «Jonas» n'implique nullement qu'il s'agit d'une musique à programme érigeant Jonas en héros ou calquant la narration exposée dans le Livre de Jonas de l'Ancien Testament René Koerlng marque là sa profonde fascination pour « le caractère de celui qui s'oppose délibérément à Dieu, qui tente de se dérober aux ordres de Yahveh et qui jusqu'à la fin de son histoire ne croit pas à la nécessité de la conversion de Ninive ». Le premier mouvement offre une grande variété de tempi. du lento au très agité et constitue « un grand dialogue violent, austère et religieux »; le deuxième est très méditatif, du maestoso jusqu'au très lent dans certains épisodes , quant au troisième, sa dominante générale est un Très vit ponctué de quelques passages lents. Le compositeur ajoute: « Beaucoup plus que l'aventure [de Jonas], sont fascinants pour moi le refus, l'opposition et la tentative de désobéissance pour finalement accepter de prendre sur soi la lourde instance de l'autorité suprême dans la méditation. L'écriture elle-même de l'oeuvre prend en compte les aspects déroutants d'aujourd'hui: d'un côté, le passé relativement proche de l'École de Vienne et de ses prolongements dans les années soixante et, d'un autre côté, les acquisitions plus récentes de la musique « cultivée». »
Cette symphonie est caractérisée par la succession, toujours différente: de passages actifs et véhéments et de sections lentes: remarquons toutefois que ces dernières ne sont jamais confiantes mais portent une inquiète tension résiduelle en continuité avec les sections « orageuses». Les relations tendues entre Jonas et Yahveh nourrissent cette oeuvre, sans s'imposer dans la structure ou dans une éventuelle et pléonasmique narrativlté. Par son dramatisme explicite, la Troisième symphonie «Jonas » offre bien des liens avec les opéras de son compositeur. Un drame sans paroles...


Je n'aime pas non plus son quatuor à cordes n° 3 - sauf un petit peu le mouvement lent - que l'on trouve aussi sur youtube :

https://www.youtube.com/watch?v=ltCKLKOyYRc
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Icare
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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Sam 16 Jan - 15:18


Le second mouvement de la troisième symphonie est à la fois profond et d'une grande beauté. C'est contemporain et beau en même temps. Very Happy
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Icare
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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Sam 16 Jan - 17:02

Oh, Joachim, j'ai oublié de te remercier pour cet intéressant complément d'information. Quel ingrat je fais! Sinon, il aurait sans doute mieux convenu à tes oreilles de les jeter sur le Concerto pour violon et orchestre qui est globalement plus "sage": moins de dissonances! Il y a bien quelques turbulences ci et là, quelques changements de rythmes un peu brutaux, mais, dans son entièreté, le concerto est plus encré dans un certain recueillement, comme élevé vers les cieux. le violon évolue souvent dans l'aigu, quelque peu porteur de nostalgie. Aucun excès de virtuosité; il ne perd jamais le fil onctueux qui le mène vers le recueillement. J'aime beaucoup. J'aime peut-être plus encore Aigaion - in memoriam Iannis Xenakis, alors que là, on navigue en pleine fulgurance. Ce qui sonnerait aux oreilles de Joachim comme un véritable capharnaüm musical ou plutôt sonore, m'a complètement galvanisé. Hehe Elles ne sont pas nombreuses les pièces pour orchestre symphonique et électronique qui me fascinent autant que celle-là. Alors que je reste hermétique à la musique d'un Xenakis, celle de Koering, bien qu'écrite en sa mémoire, m'a éblouï. Je trouve cette oeuvre géniale, ni plus ni moins.
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Icare
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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   Dim 17 Jan - 19:11

Icare a écrit:
Gros coup de coeur, ce soir, avec trois oeuvres de René Koering; Suite Penthésilée pour orchestre symphonique, Nur Penthesilea pour soprano et orchestre symphonique et surtout Circles of Regrets pour clarinette, violon et cordes. J'adore ces musiques qui me racontent, chacune, une histoire sans paroles, avec leurs ruptures de ton, les interventions brutales d'agrégats sonores qui dégringolent sous forme de saccades rocheuses et hostiles, la véhémence de leurs élans orchestraux et le contraste saisissant qu'ils opposent aux accalmies, véritables petits oasis d'eau et de verdure au travers d'un paysage sonore rugueux, chahuté et parfois volcanique. Mais, l'oeuvre qui m'a offert un contraste quasi-idéal entre modernisme et tradition est Circles of Regrets, avec ses moments abrupts, tranchants, grisants et des élans lyriques et romantiques d'une grand force expressive; c'est simple, j'en ai presque eu la larme à l'oeil à un moment donné! Dans cette oeuvre, les connaisseurs y reconnaîtront des bribes et fragments du Quintette Op.78 de Georges Onslow. Cette utilisation du Quintette d'Onslow symbolise la partie "Regrets" de l'oeuvre de Koering et, pour ma part, je trouve très réussie et surtout très émouvante la filiation entre tradition et modernité. ytrytrytrytr

Nouvelle écoute et même ressenti! Je ne saurais en dire plus. La musique a fait son effet et j'en suis l'heureux bénéficiaire. Very Happy
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MessageSujet: Re: René KOERING, né en 1940   

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René KOERING, né en 1940
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