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  Jesùs ARAMBARRI (Gàrate) (1902-1960)

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Icare
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MessageSujet: Jesùs ARAMBARRI (Gàrate) (1902-1960)   Jeu 20 Déc - 8:45

Jesùs Aràmbarri Gàrate est un compositeur et chef d'orchestre espagnol né le 13 avril 1902 à Bilbao. Il réalisa ses premières études musicales à l'Academia Vircainia, études qu'il poursuivit au Conservatoire de Bilbao où il étudia le piano, l'orgue, l'harmonie et la composition avec Fuster, Guridi et Basabe. Il poursuivit sa formation à Paris avec Paul le Flem et Paul Dukas ainsi qu'en Suisse avec Vladimir Golschmann et Felix Weingartner pour la direction. Dès 1929, il se consacra à la composition. Il fut d'ailleurs à plusieurs reprises l'interprète de ses propres oeuvres, ce qui l'encouragera par la suite à continuer de composer, bien que son domaine de prédilection était la direction d'orchestre. En 1932, de retour à Bilbao, il obtint le poste de directeur de la Fanfare Municipale et fut nommé, la même année, à la tête de l'Orchestre Symphonique de la même ville. Il fonda l'Orchestre Municipal de Bilbao et fut nommé professeur à l'Académie Royale des Beaux-Arts. En 1953, il fut professeur au Conservatoire de Madrid et fut nommé directeur de la Fanfare Municipale de cette même ville. Aràmbarri fut également chef invité de l'Orchestre National d'Espagne et président de l'Association Espagnole des directeurs d'orchestre. Il se consacra tellement à ses nouvelles responsabilités qu'il leva le crayon et n'accorda que très peu de temps et d'énergie à la composition. Il fut l'un des pionniers de la diffusion de musiques symphoniques en Espagne.

Pablo Bilbao Aristégui, un ami de longue date et témoin privilégié de son travail, l'évoque ainsi:

Aràmbarri, avec constance et régularité, se dévoua totalement à la musique. Partout et en toutes circonstances, il ne se servit ni de sa baguette, ni de la musique pour s'enrichir. Au contraire, il vécut et mourut pour la musique espagnole en particulier.

Jesùs Aràmbarri Gàrate décéda le 11 juillet 1960 pendant un concert qu'il dirigea au Parc du Retiro à Madrid.



Dernière édition par Icare le Lun 21 Déc - 18:54, édité 1 fois
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Icare
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MessageSujet: Re: Jesùs ARAMBARRI (Gàrate) (1902-1960)   Sam 22 Déc - 23:21

J'ai découvert la musique de Jesus Arambarri à l'époque où je découvris celle de Francisco Escudero. C'est surtout parce que j'avais beaucoup aimé la musique d'Escudero que j'avais voulu tenter Arambarri, histoire de découvrir un peu mieux les compositeurs basques. C'est donc un cd de 78 minutes regroupant quatre oeuvres d'Arambarri; Gabon zar Sorginak: Prélude orchestral (1930), Ocho canciones vascas (1931) pour soprano et orchestre, Elegia "In Memoriam" (1930) pour orchestre et Aiko-Maiko (Ballet) Suite symphonique (1952).

Dans l'ensemble, c'est une musique agréable, fleurie, de forme classique, pas ennuyeuse sauf peut-être dans quelques passages de sa musique de ballet. C'est l'oeuvre la plus longue du cd mais aussi celle qui contient, dans son troisième et dernier mouvement le plus beau moment musical. Sa musique me touche beaucoup moins que celle d'Escudero, je la trouve globalement plus anodine. Tantôt légère et un peu guillerette avec quelques petits indices d'une influence française, tantôt plus grave, plus mouvementée ou solennelle, elle permet de flaner agréablement mais pas au point de se relever la nuit non plus. I love you

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Icare
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MessageSujet: Re: Jesùs ARAMBARRI (Gàrate) (1902-1960)   Lun 21 Déc - 20:14

Quasiment trois ans jour pour jour se sont écoulés avant que je décide, tout-à-fait par hasard, en bougeant des disques, de réécouter les quatre oeuvres que je possède de Jesus Arambarri, illustre inconnu nous provenant visiblement des Pays Basques espagnols. Bien qu'il nourrissait une prédilection pour la direction d'orchestre, il garda une réélle motivation de compositeur en lui. J'ai d'abord réécouté Gabon zar sorginak: Preludio Orquestal - 1930 et me suis même dit pendant le début de l'oeuvre quelque chose de pas très gentil, genre: Il n'a pas inventé l'eau chaude...trouvant ce départ musical avec trompette solo un peu banal...puis lorsqu'arrive presque subitement un jeu ludique de petites flûtes vives et colorées, une fantaisie s'installe et la "banalité" du début s'efface un peu et c'est tant mieux. J'ai ensuite réécouté ses Huit Mélodies Basques pour soprano et orchestre (1931) et j'ai finalement redécouvert une musique plus intéressante que dans mon souvenir. Maria Bayo (soprano) a une jolie voix, les mélodies sont vivantes et bien instrumentées, la troisième...enfin je crois..."Atea tan tan" est peut-être celle qui m'a le plus ému, bien que chacune d'entre elles est d'une durée relativement courte...un petit acidulé dirons-nous...En démarrant l'Elegia "in memoriam" - 1930, là aussi, comme pour la première oeuvre, j'appréhende une élégie un peu trop sage et prévisible, et puis, pareil, un sursaut d'intérêt émerge à partir de l'emploi de la très célèbre mélodie grégorienne "Dies irae" qui a, quand même, il faut bien le dire, été souvent citée par de nombreux compositeurs. Ce qu'en fait Jesus Arambarri n'est pas si mal dans la mesure où l'élégie qui commence réellement comme une élégie, prend une allure plus diabolique. Il me reste désormais à réécouter sa suite symphonique tirée de sa musique de ballet Aiko-Maiko, en trois mouvements. Si j'en crois mon précédent commentaire, le troisième et dernier mouvement de 16'53 serait le meilleur moment musical de tout le disque. Affaire à suivre...
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MessageSujet: Re: Jesùs ARAMBARRI (Gàrate) (1902-1960)   Lun 21 Déc - 22:47


J'ai donc réécouté, comme prévu, cette suite symphonique Aiko-Maiko et c'est globalement une musique plaisante, divertissante, avec évidemment des passages qui m'ont plus intéressé que d'autres. J'ai trouvé que ça ne manquait pas forcément d'idée ni de fantaisie, du moins certains moments qui s'échappent d'une forme d'ensemble un peu conventionnelle. Et, effectivement, il y a surtout un moment musical qui me plait beaucoup dans le troisième mouvement avec cor anglais et une orchestration ingénieuse. Ca ne dure pas très très longtemps mais c'est quand même suffisamment développé pour y prendre un intérêt durable et avoir envie d'y revenir un jour, dans trois ans, peut-être, jour pour jour...
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MessageSujet: Re: Jesùs ARAMBARRI (Gàrate) (1902-1960)   Jeu 3 Mai - 21:12

Trois ans se sont effectivement écoulés avant que je ne revienne sur les quatre oeuvres de Jesus Arambarri que je connais. Je n'ai jamais cherché à en connaître davantage mais on ne peut pas dire non plus qu'il soit beaucoup servi par l'entreprise du disque. Trois ans, comme je l'avais mentionné dans mon précédent commentaire, ce n'était pas prémédité et je me suis amusé de me relire et de m'être donné raison. En fait, si j'ai réécouté ces oeuvres aujourd'hui c'est que j'avais cherché le nom d'un compositeur commençant par un A et pour une autre raison plus insolite. Depuis le 30 avril au soir jusqu'à hier après-midi, j'ai vécu un horrible mal de dent. Je n'ai donc rien écouté. Aujourd'hui, sous l'effet d'antibiotiques, ça va beaucoup mieux et l'envie de réécouter de la musique s'est à nouveau faite sentir. Ma dernière écoute était deux oeuvres de Manuel De Falla et je suis donc revenu à l'Espagne. Encore convalescent, je n'avais pas envie de tonitruance ni de dissonance, avais davantage envie d'une musique fluide, bien tonale, douce et plutôt délicate, caressante. C'est comme ça que j'en suis venu aux quatre compositions de Jesus Arambarri. Bien sûr, d'autres oeuvres d'autres compositeurs auraient pu correspondre, mais ce fut mon choix. Je ne regrette pas du tout car je n'ai jamais autant apprécié la musique d'Arambarri qu'aujourd'hui. Avec Gabon zar Sorginak: Preludio Orquestal, je me suis cru dans un premier temps au coeur d'un vieux film français, un peu à la façon d'un Joseph Kosma ou d'un Maurice Thiriet, une atmosphère musicale d'un vieux film français et j'ai aimé ça. Ensuite, la musique prend le rythme d'une danse paysanne et c'est assez fleuri. Avec Huit Mélodies Basques pour soprano et orchestre, j'ai un peu retrouvé la délicate poésie des Mélodies avec orchestre de Jean Cras, même si c'est dans une langue que je ne comprends pas. Pas besoin de la compréhension des mots pour saisir la beauté et la douceur de ses notes, la belle voix de Maria Bayo et les douces interventions de l'orchestre. Elegia "In Memoriam" est ce qui m'a mieux touché, cette fois-ci. Lors de ma précédente approche, j'évoque ci-dessus un début un peu trop sage et prévisible. Etrange car j'ai bien aimé aujourd'hui cette introduction toute en retenue, tout comme j'en adore la conclusion avec carillon, sorte de berceuse de l'au-delà. A savoir que cette élégie cite furtivement le célèbre "dies irae". Je n'ai pas encore réécouté sa suite symphonique de ballet Aiko-Maiko, toutefois, si Jesus Arambarri n'a très certainement pas le génie remarqué d'un Manuel De Falla, il a suffi à mon bonheur de convalescent. Very Happy


Dernière édition par Icare le Jeu 3 Mai - 23:23, édité 1 fois
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Icare
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MessageSujet: Re: Jesùs ARAMBARRI (Gàrate) (1902-1960)   Jeu 3 Mai - 23:21


J'ai donc réécouté cette fameuse suite symphonique de ballet Aiko-Maiko et c'est globalement une musique fort attrayante et j'ai passé un bon moment en compagnie d'une oeuvre réjouissante, fleurie et d'humeur versatile. <<Considérant qu'un pays riche en danses populaires doit forcément produire beaucoup de ballets, Arambarri voulut contribuer à élargir le patrimoine basque. En 1932, il adapta un long scénario littéraire de Manuel de la Sota, AIKO-MAIKO pour en faire un ballet intitulé "Une histoire dansée". Cette oeuvre contient aussi bien du mime que de la danse. Le compositeur combine ses propres thèmes à des mélodies populaires basques. L'oeuvre est aimable et pleine d'entrain.>> Le troisième et dernier mouvement est toujours mon préféré dont le meilleur à mon oreille (le point culminant) se situe à partir de 14 minutes environ.
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joachim
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MessageSujet: Re: Jesùs ARAMBARRI (Gàrate) (1902-1960)   Ven 4 Mai - 9:46

C'est mieux en musique  Laughing



https://www.youtube.com/watch?v=8jEiHNcOOwg

L'intrigue du ballet : Aiko-Maiko aime profondément sa femme Pimpilimpaousa, qui malheureusement agonise et meurt. Désespéré, Aiko-Maiko offre sa jeunesse aux cieux pour la ramener des morts; prière qui est exaucée en ressuscitant Pimpilimpaousa. Pendant le vieillissement de Aiko-Maiko, le jeune Odoloste apparaît et tombe amoureux d'elle et réciproquement. Les anges, observant une telle injustice, rendent à Aiko-Maiko sa jeunesse et par conséquent, Pimpilimpaousa retombe morte.

Ce ballet me plaît beaucoup aussi  Very Happy


Catalogue des oeuvres


Pour la scène

Aiko-Maiko, ballet (1932) également Suite
Viento del Sur (Vent du sud), zarzuela en 2 actes (1952)


Orchestre

Gabon-Zar Sorgiñak (Les Sorcières de la St Sylvestre), prélude orchestral en sol majeur (1930)
Fantasia española en ré majeur
Quatre impromptus pour orchestre (1933)
In Memoriam, élégie en ut dièse mineur à la mémoire de Juan Carlos Gortasara (1939)
Ofrenda en mi mineur (1946)
Dedicatoria, à la mémoire de Javier Arisca (1949)


Musique de chambre

Quatuor à cordes en ré majeur (1933)
Canto elegiaco pour piano, d'après Arriaga (1933?)
Minueto y Rondo


Musique vocale

Huit chansons basques pour soprano et orchestre (1931/32)
Castilla, oratorio pour soprano, choeur et orchestre, texte de Manuel machado (1941)


Son ouverture (ou prélude) "Les sorcières de l'An nouveau" (ou de la St Sylvestre), en basque Gabon-Zar sorgiñak) n'est pas mal non plus ; elle présente la réunion du sabbat des sorcières sur la montagne lors de la nuit de la St Sylvestre :

https://www.youtube.com/watch?v=gobtF5oyQCg
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Icare
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MessageSujet: Re: Jesùs ARAMBARRI (Gàrate) (1902-1960)   Ven 4 Mai - 11:04

Merci pour ce complément d'informations, pour un compositeur qui devrait logiquement être dans tes cordes. Very Happy
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Icare
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MessageSujet: Re: Jesùs ARAMBARRI (Gàrate) (1902-1960)   Ven 4 Mai - 17:06

En tout cas, c'est pour moi toujours un sentiment très agréable lorsqu'une première impression plutôt tiède à la base évolue positivement au fil des écoutes. Dire qu'au tout début, c'est un disque que j'ai failli ne pas conserver. certes, il m'enchante moins qu'un Manuel De Falla ou qu'un Francesco Escuredo ou encore qu'un Leonardo balada, mais c'est suffisamment attachant pour que je veuille y revenir un jour...dans trois ans? Laughing J'ai ressenti dans ces musiques de Jesus Arambarri quelques touches singulières qui personnalisent un minimum sa peinture sonore. C'est important pour moi de ressentir un univers musical un peu personnel, un monde sonore assez intime et identifiable.
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MessageSujet: Re: Jesùs ARAMBARRI (Gàrate) (1902-1960)   

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