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 Toshio HOSOKAWA, né en 1955

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Icare
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MessageSujet: Toshio HOSOKAWA, né en 1955   Ven 12 Oct - 9:07



<<Ma musique est calligraphie, peinte sur la bordure inoccupée du temps et de l'espace. Chacun des sons possède une forme comme une ligne ou un pont tracés par le pinceau. Cette ligne est peinte sur la toile du silence. La bordure de cette toile qui fait partie du silence est aussi importante que les sons audibles.>>

Voilà ce que dit Toshio Hosokawa à propos de Silent Flowers pour quatuor à cordes créé aux journées musicales de Donaueschingen, le 17 octobre 1998. Bien que sa mère ait occasionnellement joué du koto à dos bombé, la musique traditionnelle japonaise lui a longtemps semblé monotone. Durant son enfance, Toshio Hosokawa, qui est né le 23 octobre 1955 à Hiroshima, s'est surtout intéressé à la musique classique occidentale, Mozart et Beethoven d'abord, puis Bach et Schubert. En 1971, il entreprend ses études musicales dans une institution ouverte à la nouvelle musique à Tokyo. Il a alors écouté Réak (1966) et Dimensionen (1971), deux oeuvres orchestrales du compositeur coréen Isang Yun:

<<Sa musique m'a laissé l'impression d'un grand courant d'univers sonore asiatique qui s'écoulait.>> 1996. (Il en fut fini de l'influence directe de Mozart, Beethoven, Bach et Schubert.  Hehe ) A partir de 1976, Hosokawa étudie la composition avec justement Isang Yun à la Hochschule der Künste de Berlin. De 1983 à 1996, il poursuit ses études à la Musikhochschule de Fribourg auprès de Klaus Gruber. Ce dernier l'encouragera en 1985 à prendre un congé qu'il met à profit en retournant étudier à Tokyo le chant rituel bouddhique Shômyô ainsi que le répertoire, le style et le contexte culturel de la musique de cour Gagaku. C'est à ce moment qu'Hosokawa acquiert une connaissance pratique et accrue des instruments liés à ces styles musicaux comme l'orgue à bouche, le shô. Alors que les compositions de Toshio Hosokawa jusqu'à 1983 étaient esquissées en suivant le schéma jo-ha-kyu (introduction-développement/action-accelerando-conclusion), une transformation aussi bien stylistique qu'esthétique se produit et le pousse à supprimer de son catalogue certaines de ses premières compositions. Depuis, Hosokawa développe une musique qui est à la fois authentiquement japonaise et marquée de sa propre voix. ____W. W. Sparrer.

Voici un court extrait de son concerto pour cor et orchestre. Il y instaure un climat étrange qui me séduit d'emblée. Je dois dire que Toshio Hosokawa - et même si j'aime beaucoup la musique de Takeshi Yoshimatsu - est le compositeur japonais qui me semble le meilleur successeur au génial et regretté Toru Takemitsu:





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Icare
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MessageSujet: Re: Toshio HOSOKAWA, né en 1955   Sam 18 Juil - 10:17


Hier soir, j'ai écouté une musique qui met en scène les percussions, d'abord un concerto avec Isao Nakamura aux percussions et le "WDR Sinfonieorchester Köln" sous la direction de Ken Takaseki, intitulé Tabi-bito - Wanderer, puis Sen VI pour percussions seules et enfin Die Lotosblume, en hommage à Robert Schumann, pour percussions et choeur, toujours le même soliste, avec le "WDR Rundfünkchor Köln" sous la direction de Rubert Huber. Le concerto, de toute évidence, ne plaira pas à tout le monde, notamment à ceux qui estiment qu'il y a déjà trop de silence dans le Concerto pour harpe de Ginastera. Hehe Il y en a plus encore dans le concerto pour percussion de Toshio Hosokawa, ce qui me rappelle que le grand Toru Takemitsu aimait en jouer aussi tout en lui apportant une certaine résonnance et profondeur. Rien ne fut plus propice que le calme presque parfait d'une nuit chaude pour écouter ce concerto, que ce soit dans ses parties les plus dénudées où le moindre son, la moindre sonorité d'une percussion, devient l'étoile lointaine sur laquelle accrocher son attention: l'éloge du son et l'éloge du silence. Bien sûr, la musique ne se contente pas d'un tel dépouillement. Elle évolue aussi vers des moments de fougues et de jaillissements entre l'orchestre et les percussions, puis, il y a un autre moment aussi, assez important, où le soliste évolue seul. L'orchestre réapparaîtra plus tard, sur la pointe des notes, lumineux, d'une finesse toute nippone. La seconde pièce pour percussions seules n'a été qu'une étape d'attente avant la troisième oeuvre du cd Die Lotosblume. Je préviens tout de suite, cette musique ne ressemble pas à du Schumann, même si elle lui rend hommage. Cette oeuvre pour percussion et choeur qui m'apparaît comme un véritable moment de recueillement, m'a absorbé par sa lente méditation et tentative d'envoûtement. J'ai bien aimé terminer l'écoute de cette façon.
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