Forum sur la musique classique
 
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 Caroline MARCOT (Marçot)

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Icare
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MessageSujet: Caroline MARCOT (Marçot)   Jeu 30 Aoû - 13:07



Je ne connais la musique de Caroline Marçot qu'au travers de deux oeuvres pour solistes, choeur mixte et orchestre; Ghazal et L'édit du papillon. Ce sont de très belles pièces vocales interprétées par l'Orchestre des jeunes de la Méditerranée sous la direction musicale de Roland Hayrabedian. Et je peux dire que ces musiques, surtout la seconde, ont ouvert les portes de mon âme. Je les ai écoutées ce matin-même et l'émotion fut si instantanée que je sentais des petites ailes pousser sur mes omoplates. Cette musique est plutôt tonale mais absolument en phase avec son temps, ou alors hors du temps. C'est peut-être mieux de dire qu'elle est hors du temps.

A propos de GHAZAL pour cinq solistes, choeur mixte et orchestre:

<<Couvés par la même matrice maritime, Louise Labé, Michel-Ange, Juan de la Cruz, Jalâl al-Dîn Rûmï et Khalil Gibran expriment chacun une facette de ce mythique amour méditerranéen. Mystique, charnel, sensuel, contradictoire et fatal, ce désir passionnel est nourri par l'onirique et le nocturne. La poésie amoureuse est enseignée comme une philosophie, son culte élevé au rang de sacerdoce, religieusement vénéré, révéré partout en musique et dansé jusqu'à la transe, à l'écho d'une même modalité, dénominateur commun du soleil et de la couleur de cette non moins légendaire musique du Sud. >>

A propos de L'EDIT DU PAPILLON pour soliste, choeur et orchestre:

<<Dans bien des recueils de "Chants Populaires" qu'il a passé sa vie à collecter en France entre 1923 et 1955, Marie-Joseph Canteloube, à la fois par souci musicologique et par intention compositionnelle, note et accentue les particularités régionales de chacun. Cette pièce propose une façon d'assembler quelques-unes de ces mélodies de caractère et de les réunir sous une identité commune et forte. En Provence, en Corse, en Orient, vibrante du même esprit nomade, marin et insulaire, c'est toute l'âme méditerranéenne qui se chante, de la berceuse au lamento funèbre, au cours d'une histoire en forme de conte. C'est la mémoire des aïeux qui nous livre avec éclat la légende de l'amour maternel, le souvenir des sérénades, des danses et des noces, comme autant de parcelles de vie, de l'enfance à l'oubli de l'âge. >>

Propos de Caroline Marçot.

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Icare
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MessageSujet: Re: Caroline MARCOT (Marçot)   Jeu 30 Aoû - 14:09


Caroline Marçot est née en 1974. Formée à l'Ecole Nationale de Musique et de Danse d'Orsay,, elle y obtient de 1989 à 1995 les médailles d'or en formation musicale, piano, musique de chambre, analyse et écriture, notamment dans les classes de Christian Accaoui et Alain Weber. Elle s'enrichit ensuite d'une solide expérience de la musique vocale acquise au sein de la Maîtrise de Radio-France, entre 1995 et 1998, puis au Jeune Choeur de Paris et au Cris de Paris dont elle fait toujours partie. Elle continue d'ailleurs à se produire en tant que chanteuse soliste avec plusieurs formations dont le Trio Viva Lux qu'elle fonde en 1999, avec deux amies, pour explorer et diffuser le répertoire à trois voix égales. Parallèlement, elle obtient les premiers prix à l'unanimité d'harmonie et de contrepoint au Conservatoire National de Région de Paris, dans la classe de Bernard de Crepy ainsi qu'un second prix d'orchestration et un certificat de solfège ancien. En 1996, elle entre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris où elle obtient successivement le prix d'analyse, de contrepoint renaissance et d'esthétique, dans les classes d'Alain Louvier, Olivier Trachier et Rémy Stricker. Elle termine alors des études d'écriture et d'acoustique musicale dans les classes d'Edith Lejet, Yves Henry et Michèle Castellengo, ainsi qu'un cursus de musicologie à la Sorbonne.

Passionnée par le phénomène sonore dans ses trois dimensions: élaboration, interprétation et perception, c'est tout naturellement que
Caroline Marçot se dirige en 2000 vers la composition. Certaines de ses oeuvres ont été créées entre autres par Rachid Safir et les jeunes solistes - pour lesquels elle composa un cycle de madrigaux, à la Villa Médicis en juillet 2000 - par Charles Barbier et le choeur de femmes de l'Ecole de Musique de Betton au Salon Musicora en avril 2001, par Geoffroy Jourdain et Vivete Felici lors de la Nuit de la Voix au Théâtre du Châtelet en mai 2001, et par Toni Ramon et la Maîtrise de Radio-France en 2002 à Paris.
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Caroline MARCOT (Marçot)   Jeu 30 Aoû - 15:01

Icare a écrit:

Caroline Marçot est née en 1974.

C'est un bon cru
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joachim
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MessageSujet: Caroline Marçot   Mar 25 Juin - 16:51


Caroline Marçot (née le 15 novembre 1974) est une compositrice française et interprète de musique vocale, en ensemble et en soliste. Elle est également pianiste.

Ses productions, généralement axées sur la vocalité, y compris lorsque l'auteur utilise des instruments, développent assez fréquemment une polychoralité traitée de manière contemporaine, tout en se nourrissant d'éléments divers, particulièrement les polyphonies de type médiéval et Renaissance, mais aussi le chant grégorien ou la musique de J.S. Bach, d'Alban Berg et d'autres références musicales, parfois traditionnelles. Ces influences ne se limitent pas à l'Europe, spécialement lorsqu'elles proviennent de la Méditerranée.
Les textes chantés peuvent être empruntés à des sagesses ou à des mystiques de diverses origines. Mais les partitions vivent aussi par les qualités propres aux différentes langues choisies. Par leur tendance à l'universalité, par l'importance donnée au sens autant qu'à leur apport plus purement sensible, en lien avec les sons, les textes choisis prennent une importance toute particulière dans le processus d'élaboration et de création.

Caroline Marçot a d'abord reçu un enseignement instrumental et théorique au sein de l'École Nationale de Musique et de Danse d'Orsay, où elle obtient de 1989 à 1995, les premières médailles en formation musicale, piano, musique de chambre, analyse et écriture, notamment dans les classes de Christian Accaoui et Alain Weber. Elle intègre ensuite le Conservatoire National de Région de Paris. Elle y obtient, à l'unanimité, les premiers prix d'harmonie et de contrepoint, dans la classe de Bernard de Crépy, ainsi qu'un second prix d'orchestration et un certificat de solfège ancien.
Admise en 1996 au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, elle obtient successivement les prix d'analyse, de contrepoint « Renaissance », d'esthétique et d'acoustique musicale. Elle a notamment suivi les classes d'Alain Louvier, d'Olivier Trachier, d'Yves Henry, d'Edith Lejet, de Rémy Stricker et de Michèle Castellengo.
Elle est également titulaire dʼune licence de musicologie de la Sorbonne.

Pianiste de formation, c'est en tant que chanteuse et compositeure qu'elle s'est fait connaître. Elle a fait partie de la Maîtrise de Radio-France (1995-1998) et du Jeune Chœur de Paris dirigé par Laurence Equilbey, tout en se perfectionnant auprès de Sylvie Sullé au Conservatoire Georges Bizet à Paris.
En 2000, elle intègre Les Cris de Paris dirigé par Geoffroy Jourdain, et participe à des ensembles tels que Akademia (Ensemble vocal et instrumental de musique ancienne, dirigé par Françoise Lasserre) ou Arsys Bourgogne, chœur à géométrie variable de 4 à 32 chanteurs (dir. Pierre Cao) ou Le Concert d'Astrée (dir. Emmanuelle Haïm). Elle fonde en 1999 le trio Viva Luxavec l'objectif d'explorer et de diffuser le répertoire à trois voix égales, de la Renaissance et d'autres époques. Elle grave ainsi le premier enregistrement des Psaumes huguenots, écrits en français, de Claude Le Jeune (fin du XVIe siècle, éd. 1602-1610). En 2003, elle rejoint l'ensemble Mora Vocis basé à Nîmes qui s'intéresse aussi bien aux musiques médiévales et de transmission orale qu'à la musique contemporaine. En partie grâce à sa collaboration, cet ensemble, et d'autres auxquels elle participe, investissent les lieux où ils se produisent, par une mise en espace sonore, liée à l'acoustique de l'endroit, ce qui aboutit à mettre à contribution (à « mettre en contrepoint ») l'espace architectural, et permet de sortir du cadre formel du concert. Elle est aussi co-directrice musicale (avec Charles Barbier) de l'ensemble vocal (et instrumental) L'Échelle.
De 2006 à 2010, elle a dirigé le Chœur Cæcilia (le chœur de filles) de la Maîtrise de Saint-Christophe de Javel, à Paris.

Durant cette période (à partir de 2000), elle commence à écrire ses premières pièces. Les différents aspects du phénomène sonore l'intéressent particulièrement, et sa prédilection pour le chant l'amène tout naturellement à composer des œuvres principalement vocales. Elle reçoit alors de nombreuses commandes, notamment de Laurence Equilbey (Chœur de chambre Accentus), Roland Hayrabedian (ensemble Musicatreize) ou encore Geoffroy Jourdain, et de la part d'institutions comme Radio-France ou la Cité de la musique. Elle travaille aussi avec la maîtrise de la cathédrale Notre-Dame de Paris (Chœur d'enfantsJeune Ensemble et Chœur d'adultes) et la Compagnie marseillaise Cahin-caha (cirque contemporain).
Certaines de ses œuvres ont été créées par Rachid Safir et Les Jeunes Solistes (devenus l’Ensemble Solistes XXI) - pour lesquels elle a composé un cycle de madrigaux, donnés à Rome, à la Villa Médicis en juillet 2000.


À travers son catalogue d'œuvres, on note l'importance qu'elle accorde au choix des textes : leur fonction apparaît primordiale à plusieurs niveaux. Le texte véhicule non seulement sa signification propre mais permet en même temps de développer un sens purement musical. C'est ainsi que la compositrice explore la richesse auditive du français, de l'italien, de l'espagnol, du latin, de l'allemand et de l'arabe, ou de langues à caractère régional comme le breton, le corse ou le créole. Ces paramètres restent cependant étroitement liés car si le texte influence directement la forme, la langue, elle, incite la compositrice à écrire dans un style capable de s'y rapporter.


Ainsi, l'italien appelle par exemple le madrigal : Non et O sorte dura « O dureté du sort » (2000), sa première pièce a cappella, est un madrigal en deux parties pour chœur de chambre à 5 voix mixtes. Écrite sur l'unique sonnet italien de Louise Labé, cette œuvre offre une mise en forme dramatique du texte, que la compositeure obtient grâce à l'attention très personnelle qu'elle a portée à l'accentuation prosodique et aux respirations de la forme littéraire.
Dans Crux (2001) et Lux (2002), madrigaux spirituels pour 10 voix solistes, se mêlent l'espagnol et le latin dans des textes de San Juan de la Cruz (Saint Jean de la Croix) et dans les emprunts aux liturgies du Credo et du Requiem. Si chacune de ces deux pièces reprend le poème Llama de amor viva (« La vive flamme d'amour ») de Jean de la Croix, Crux tente plutôt de réunir les cultures catholique romaine et arabo-andalouse à travers ces deux langues, tandis que Lux propose une conjugaison du latin liturgique du Lux Aeterna (« Lumière éternelle ») avec un castillan mystique, et projette un éclairage lumineux sur ces textes.
Le latin incite plutôt au motet liturgique. Citons In Pace (2001), motet pour chœur à 7 voix mixtes, Agnus (2001), dernière prière de l'ordinaire de la messe, écrit pour double chœur à 6 voix égales, Nigra sum, « Je suis noire » (2001), autre motet pour chœur à 7 voix mixtes et Pulchra es amica mea, « Tu es belle, mon amie » (2005), motet pour chœur à 5 voix mixtes tiré, comme le précédent, du Canticum canticorum Salomonis (Cantique des cantiques du roi Salomon), poème d'amour intégré à la liturgie des Vêpres de la Vierge.
L'insertion d'instruments dans ses pièces est plus rare. On en compte quatre dont une orchestration, LʼÉdit du Papillon (2002) pour mezzo-soprano, chœur et orchestre, qui a été donné avec l'Orchestre des Jeunes de la Méditerranée. Audi Zefiro (2001) madrigal spirituel pour deux violons, violoncelle, clavecinorgue positif et 6 voix solistes, Ghazal (2002) cantate pour chœur et orchestre, et enfin Némésis (2005) pour 12 voix solistes, clarinette et percussions, font appel à des instruments qui sont cependant traités comme la voix et visent à apporter une « textualité » des sons qu'ils produisent.
Les textes de Némésis, axés sur la colère, sont empruntés à de nombreux auteurs, dont SénèqueAristoteTertullienLactanceMontaigne et Al Tawhidi. Ils sont en français, latin, allemand, arabe, anglais (sur le mot « war »), et mêlent, dans un univers de tension, différentes sagesses antiques, chrétienne et soufie. L'œuvre (qui intègre le motif musical du Dies irae liturgique) est dédiée « à Julien » (Julien Copeaux), compositeur mort en 2003, à l'âge de 30 ans. Cette pièce est une commande de Radio-France pour Roland Hayrabedian et Musicatreize. Elle a été créée le 20 mars 2005 à la Maison de la Radio.
Etic, écrite pour triple chœur, a été créée en 2006-2007, dans le cadre des « Cris de la Ville », cycle de commandes passés à différents auteurs par Les Cris de Paris. Un mur d'expression libre, reliant la ville de Pantin au XIXe arrondissement de Paris, a fourni à Caroline Marçot sa matière poétique. L'œuvre, globalement sereine, est en 5 mouvements (dont « Silence », « Rumor », « Clamor »). Elle se développe dans un souci de spatialisation.
Rambleur est écrit pour 5 voix d'hommes, piano et orgue positif (2010). La partition a été créée par l'Ensemble Clément Janequin (Paris, La Péniche Opéra, 29 novembre 2010).
Nun (2011), œuvre polychorale, a été écrite pour un chœur divisé en 5 groupes répartis dans l'espace. C'est une commande du Chœur de chambre Les Éléments (dir. Joël Suhubiette). « Nun » est le nom de la quatorzième lettre hébraïque et arabe. La partition est chantée en cinq langues, correspondant aux cinq aspects de cette lettre multiple. Créée le 17 mai 2011 à Albi, par l'ensemble Les Éléments, elle a été réentendue, à l'Abbaye de Moissac le 29 juin 2012, puis à Notre-Dame de Paris le 15 janvier 2013.
Caroline Marçot a enseigné l’analyse à l'ARIAM Île-de-France dans le cadre de la formation aux Diplômes d'État de Technique vocale et de Direction d'ensembles vocaux. Elle poursuit actuellement un travail d'enseignement.
Caroline Marçot est lauréate de la Fondation Natexis Banques Populaires (2003).


Principales compositions


  • Non (2000-2001)
  • Audi Zefiro (2001)
  • Crux (2001)
  • Nigra sum (2001)
  • In Pace (2001)
  • Agnus Dei (2001)
  • Lux (2002)
  • Quetzal (2002)
  • Ghazal (2002)
  • L'Edit du papillon (2002)
  • Psaumes pour les nocturnes du Samedi Saint (Carmen) (2004)
  • Némésis (2005)
  • Pulchra es (2005)
  • L'Alouette (2006)
  • Etic (2006-2007)
  • Rambleur (2010)
  • Nun (2011)
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Icare
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MessageSujet: Re: Caroline MARCOT (Marçot)   Mar 25 Juin - 19:47

J'aime bien la poétique les deux oeuvres que je possède de cette compositrice. Je n'ai pas l'album à portée de main mais je crois qu'il s'agit de Quetzal et Ghazal.
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joachim
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MessageSujet: Re: Caroline MARCOT (Marçot)   Mar 25 Juin - 20:02

Quetzal se trouve en complément sur le CD de la Missa Grande de Marcos Portugal (dont je parle sur son topic), mais tu sais, je n'ai pas beaucoup apprécié après les beautés de la messe de Portugal Embarassed
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Icare
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MessageSujet: Re: Caroline MARCOT (Marçot)   Mar 16 Juil - 23:10

En fait, non, je ne connais pas cette oeuvre que tu as mentionnée, Quetzal. J'avais confondu avec Ghazal.

J'ai réécouté ce soir GHAZAL  et L'EDIT DU PAPILLON et j'aime bien la poétique de ces musiques. Cette compositrice me semble avoir un style bien à elle et j'aimerais bien découvrir d'autres oeuvres afin de voir comment ce tyle intéressant évolue.
L'EDIT DU PAPILLON est vraiment une belle musique!  

Alors Ghazal, est une oeuvre pour cinq solistes, choeur mixte et orchestre
L'Edit du papillon est pour soliste, choeur et orchestre.

J'ai fusionné les deux topics car j'avais déjà fait une bio sur cette compositrice. Cependant, ta biographie est plus complète que la mienne, elles se complètent donc bien. Et moi j'ai mis les photos!
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