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 Artur Schnabel (1882-1951)

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Snoopy
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MessageSujet: Artur Schnabel (1882-1951)   Jeu 9 Nov - 15:49

Artur Schnabel (1882-1951) est l'un des grands pianistes de légende du XXe siècle.

Né en 1882 à Lipnik, situé à l'époque en Pologne, puis devenue autrichienne avant d'être rattachée à la République tchèque, Artur Schnabel - de son vrai prénom Aaron - se fait rapidement remarquer par ses prédispositions pour la musique et part étudier à Vienne dès l'âge de sept ans la théorie musicale avec Mandyczewski et le piano avec le célèbre Leschetizky. Il fait alors la connaissance de Brahms, qu'il accompagne durant ses promenades dominicales.

En 1900, le jeune pianiste s'installe à Berlin où sa renommée ne va cesser de grandir. Il rencontre la contre-alto Thérèse Behr, sa future épouse, qu'il accompagne notamment dans les lieder de Schubert.
N'étant pas homme de demi-mesure, Artur Schnabel quitte l'Allemagne dès l'arrivée du nazisme au pouvoir en 1933 pour Londres, puis Tremezzo (sur le lac de Côme) et enfin pour les États-Unis, quand la guerre éclate en 1939. Il se tourne alors plus particulièrement vers la composition et l'enseignement.

Après la guerre, Schnabel se refuse à pardonner l'Allemagne et n'accepte pas d'y retourner, malgré l'invitation de Furtwängler. Mais tout de même pris par le « mal du pays » germanique, il passe les dernières années de sa vie en Suisse, à Morschach, où il meurt en 1951.

Artur Schnabel était issu de la lignée pianistique de Beethoven, et ce n'est pas pour rien que, lorsque l'on entend ses enregistrements des sonates du compositeur, on en ressent l'esprit comme dans nulle autre interprétation. En effet, le maître du pianiste, Leschetizky, fut l'élève de Czerny, qui lui même avait été celui de Beethoven.

Ses grands maîtres, Schubert, Schumann, Mozart et Beethoven en tête, Schnabel ne va cesser d'en approfondir l'étude tout au long de sa vie. Son rôle historique s'avère majeur : il est le premier à jouer l'intégralité des 32 sonates pour piano de Beethoven - dont beaucoup étaient alors peu considérées - dans des cycles de concerts,en 1927 et 1933 à Berlin, en 1934 à Londres et en 1936 à New York. De 1932 à 1937, il réalise le premier enregistrement intégral des 32 sonates, référence absolue, l'un des meilleurs - peut être le meilleur - encore aujourd'hui.

Ce qu'il fit pour l'œuvre de Schubert est presque encore plus remarquable. Délaissée par les interprètes, seules en émergaient quelques séries de danses dont les éditeurs faisaient des potpourris ; et l'important corpus des sonates pour piano, un véritable monument de l'histoire de la musique, était tombé dans l'oubli le plus total. Suivant les conseils de son maître Leschetizky, il les imposa dans ses concerts et parvint ainsi à en faire découvrir l'intérêt au public.

Le jeu d'Artur Schnabel appartenait encore à la période romantique, dans le sens qu'il était un pianiste à risques : la qualité primait chez lui sur la sûreté, et il rejetait le principe d'un jeu qui, pour éviter à tout prix la moindre fausse note, mettait l'âme au second plan. Son toucher était d'une subtilité inouïe et sa palette de nuances semblait infinie. Son utilisation de la pédale, extrêmement dosée, relevait d'une science extraordinaire. Outre ses nombreux enregistrements, les éditions technico-interprétatives réalisées par Schnabel - notamment des Sonates de Beethoven - nous permettent d'analyser toutes les facettes de son jeu pianistique, réunion d'extrêmes, conciliant sagesse et vivacité, rigueur et poésie, d'une universalité seulement égalée par son génie. Grand interprète de musique de chambre, Schnabel sut s'entourer des plus grands de son époque : les violoncellistes Casals, Fournier et Feuermann, ou encore le violoniste Szigeti, avec qui il réalisa des enregistrements historiques.

Schnabel laisse aussi une œuvre musicale de grande qualité. Atonale, elle s'avère très influencée par Schönberg, fait preuve de recherches harmoniques très poussées, et nous livre un aspect important de la personnalité du musicien. On trouve ainsi dans cette production très variée une symphonie, un concerto pour piano, des quatuors à cordes, des œuvres pour piano ou encore des pièces de musique de chambre.
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felyrops

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MessageSujet: Re: Artur Schnabel (1882-1951)   Jeu 13 Aoû - 0:11

Alors, Snoopy, pour A. Schnabel interprète, j'ai fait ce midi un bon achat: à 1 € le disque 78 tours, j'ai acheté la pastorale de Beethoven sur 3 disques joué par lui, le premier et deuxième mouvement de la 49, n°1 de Beethoven par le même, et la Rapsodie (op. 79, n° 2) ainsi que la Ballade (op. 118 n° 3) de Brahms par Edwin Fischer.
Ils sont tous en très bon état, et j'ai un HMV pour les jouer, mais ce ne sera que les jours de fête.
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joachim
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Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Re: Artur Schnabel (1882-1951)   Mar 11 Mar - 20:00

Oeuvres principales


Orchestre

3 Symphonies : 1. (1938) - 2. (1941/43) - 3. (1948)
Rhapsodie pour orchestre (1946)
Duodecimet pour cordes, vents et percussion (1950, posth)
Concerto pour piano et orchestre en ré mineur (1901)


Musique de chambre

3 Fantasiestücke pour violon, alto et piano (1898)
5 Quatuors à cordes : 1. ré mineur (1917) - 2. (1921) - 3. (1922) - 4 (1930) - 5 (1940)
Quintette pour piano et cordes (1916)
Trio à cordes (1935)
Sonate pour violon et piano (1935)
Sonate pour violon seul (1919)
Sonate pour violoncelle seul (1931)


Piano

3 Pièces (1898)
Three Fantasy Pieces (1898)
Suite de danses (1921)
Sonate (1925)
Piece en sept mouvements (1936/37)
7 Pièces (1947)


Musique vocale

Zahlreiche frühe Lieder für Singstimme und Klavier : 10 Frühe Lieder op 11 (1901) - 7 Frühe Lieder op 14 (1899/1902)
Notturno, mélodie pour voix et piano sur un texte de Richard Dehmel, op 16 (1914)
Dance and Secret pour choeur
Joy and Peace pour choeur



Dernière édition par joachim le Ven 4 Nov - 19:21, édité 1 fois
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joachim
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MessageSujet: Re: Artur Schnabel (1882-1951)   Mar 21 Juil - 9:59

Voici sa symphonie n° 2. A vrai dire, c'est un peu trop "moderne" pour moi...



1er mouvement



https://www.youtube.com/watch?v=58Emzd_Uk0w
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MessageSujet: Re: Artur Schnabel (1882-1951)   

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Artur Schnabel (1882-1951)
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