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  John DOWNEY (1927-2004)

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Icare
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MessageSujet: John DOWNEY (1927-2004)    John DOWNEY (1927-2004) Empty2012-03-27, 20:04

John Downey fut un compositeur américain qui naquit le le 5 octobre 1927 à Chicago et mourut le 18 décembre 2004 à l'âge de 77 ans. Il fut également reconnu en tant que pianiste, chef d'orchestre et pédagogue. Ses oeuvres furent jouées régulièrement en Europe  occidentale et orientale, en Amérique du Sud, l'Australie, l'Asie, le Moyen-Orient, l'Afrique, etc... Downey obtint un baccalauréat de musique à l'Université DePaul et une maîtrise en musique à l'Université Musicale de Chicago et à l'Université Roosevelt, tout en travaillant la nuit comme pianiste de jazz. Downey bénéficia d'une bourse qui lui permit d'étudier avec ses mentors Arthur Honegger, Darius Milhaud et Nadia Boulanger et de décrocher un Prix de Composition du Conservatoire National de Musique de Paris ainsi qu'un Doctorat à L'Université de la Sorbonne. Il fut nommé Chevalier des Arts et des Lettres par le Gouvernement français. Il enseigna la composition et la théorie à l'University of Wisconsin-Milwaukee durant 35 ans, avant de prendre sa retraite en 1998 en tant que professeur émérite de la musique. Il fut aussi fondateur et directeur du Forum de musique contemporaine du Wisconsin, puis directeur de l'Orchestre symphonique des jeunes  de Milwaukee. Downey a dit: << j'enseigne parce que je crois vraiment que j'ai une obligation de transmettre aux nouvelles générations ce que j'ai eu le privilège d'acquérir.>>

 
___LYRICO ADAGIO pour deux pianos - 1953
___CHANT DE MICHEL-ANGE - 1958
___OCTUOR pour ensemble d'instruments à vent - 1958
___EASTLAKE TERRASSE pour piano - 1959
___PYRAMIDES pour piano - 1961
___QUATUOR A CORDES N°1 - 1962
___SONATE pour violon, violoncelle et piano - 1966
___JINGALODEON pour orchestre - 1968  I love you
___AGORT pour quintette à vent - 1971
___PRES DE DOUZE pour orchestre de chambre - 1971
___CINQ MODULES SYMPHONIQUES - 1972
___QUE FAIRE SI? pour choeur, octet et percussion - 1973
___UN DAUPHIN pour ténor et orchestre de chambre - 1974
___QUATUOR A CORDES N°2 - 1976
___NUAGES ELEVES ET DOUCE PLUIE pour 24 flûtes - 1977
___LYDIAN SUITE pour violoncelle - 1978
___THE EDGE OF SPACE/FANTASY pour basson et orchestre - 1978
___SILHOUETTE pour contrebasse - 1980
___DUO pour hautbois et clavecin - 1981
___PORTRAIT N°3 pour flûte et piano - 1984
___LA PRIERE pour violon, piano et violoncelle - 1984
___DECLAMATIONS pour orchestre - 1985  I love you
___DISCOURSE pour hautbois, clavecin et orchestre à cordes - 1987 I love you
___CONCERTO POUR CONTREBASSE ET ORCHESTRE - 1987  I love you  I love you
___RECOMBINANCE pour contrebasse et piano - 1989

John Downey: Symphonic Modules Five:

https://www.youtube.com/watch?v=u45XFxu_g7E


Dernière édition par Icare le 2020-12-13, 18:11, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: John DOWNEY (1927-2004)    John DOWNEY (1927-2004) Empty2020-12-13, 16:49

Aujourd'hui, après le Concerto pour violon et orchestre d'Antonin Dvorak et le romantisme qui en découle, j'ai retrouvé le vingtième siècle et un tout autre style avec le Concerto pour contrebasse et orchestre de John Downey par Gary Karr et le "London Symphony Orchestra" sous la direction de Geoffrey Simon. Ca faisait un bon moment que je ne m'étais pas penché à nouveau sur ce compositeur, aussi rare que peut l'être Maurice Delaistier bien que l'Américain évoluant dans un style beaucoup moins âpre et austère. Lui, au contraire, préfère les déchaînements orchestraux, les turbulences, voire la fureur telle qu'on peut aussi la rencontrer chez son compatriote John Corigliano, les enfants-terribles des tumultes stravinskiens de l'ère du sacre. Le Concerto pour contrebasse se divise en quatre mouvements; "Moderato e poco rubato" - "Larghetto" - "Allegretto" - "Finale". Le soliste est l'un de ses meilleurs représentants; Gary Karr qui m'avait émerveillé dans son interprétation du superbe concerto de Lalo Schifrin. Il était mon "premier concerto pour contrebasse", je n'en avais jamais écouté d'autres avant celui-ci et avais d'emblée été happé par sa puissance émotionnelle et son lyrisme, dans un style qui m'était déjà familier. Evidemment, lorsque j'ai écouté pour la première fois le concerto de John Downey, j'avais celui de Schifrin comme unique référence et j'aurais voulu quelque-part qu'il soit pareil. Mon intérêt pour cette oeuvre s'est construit progressivement et, aujourd'hui, je l'aime presque autant que celui du maître argentin.

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Il possède au moins deux moments qui endiablent l'écoute, deux belles envolées, de beaux élans pour le soliste et de grandes cavalcades tonitruantes pour l'orchestre, le quatrième mouvement, "Finale", en étant l'apothéose. Le concerto n'exclut pas des moments plus intimes et plus calmes ni les sonorités plus fragiles et subtiles, comme celles d'une sorte de carillon qui scintille sur quelques notes bien senties. L'instrument y installe sa bonhomie, se montrant plus discret à certains endroits du concerto, plus généreux à d'autres. Le premier mouvement commence sur un air de gravité. La contrebasse entre très vite en scène sur une tonalité poignante et passionnée. Il entretient une tension permanente et les réponses de l'orchestre sont tonitruantes. Un duo tourmenté se construit alors avec le premier violoncelle. Les cordes amorceront et développeront une réponse lyrique et profondément dramatique à ce duo, appuyé à un moment donné par des cuivres. Le "Larghetto" qui suit ne détend pas l'atmosphère par une plainte crispée à la contrebasse et des cordes suspendues et statiques. Le drame se prolonge avec tout l'orchestre, telle une marche frappée par le fatalisme. Il s'en échappera une contrebasse aussi passionnée qu'au début. L'"Allegretto" est très court puisqu'il dure moins de deux minutes. Ici, le soliste Gary Karr délaisse provisoirement l'archet pour des cordes pincées, comme dans le jazz. L'archet surgira dès le début du quatrième mouvement, sciera les cordes de la contrebasse dans un jeu haletant, plein de fougue et au lyrisme à peine contenu. A ce moment-là, tous les éléments du concerto se déchaînent dans une forme d'hystérie rythmique et sonore exaltante.
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MessageSujet: Re: John DOWNEY (1927-2004)    John DOWNEY (1927-2004) Empty2020-12-14, 19:36

Sur ce forum, nous évoquons souvent des compositeurs totalement inconnus du commun des mortels et plutôt méconnus de beaucoup de mélomanes, peu importe d'ailleurs la période d'appartenance et le style musical qu'ils ont développé. Personnellement, mon objectif n'a jamais été de dégoter ni de présenter des compositeurs méconnus si je n'ai pas la possibilité d'écouter et surtout d'apprécier quelques-unes de leurs oeuvres. C'est quand même l'intérêt primordial, celui qui prime sur tout le reste. Je ne me souviens plus exactement dans quelle condition j'ai découvert la musique de John Downey dont les disques n'encombrent pas les bacs des disquaires pas plus que les vidéos n'encombrent la Toile. C'est une découverte qui doit dater d'à peu près vingt ans et à cette époque je n'avais bien sûr pas Internet. Peu importe comment m'est venue l'envie de connaître sa musique. Je dois dire que je me suis toujours un peu fichu de la notoriété d'un compositeur, qu'il soit célèbre ou méconnu, adulé ou méprisé, qu'il occupe ou non une place de choix dans l'espace de la Critique musicale. Je pense même que ce compositeur ne m'a jamais été conseillé par un ami avisé qui connait bien mes goûts musicaux. Je pense que j'avais été tout simplement et fortement titillé par une oeuvre qui réunissait deux instruments que j'adorais à cette époque - les années 1990/2000 - (et que j'adore toujours), le hautbois et le clavecin, et un concerto pour contrebasse, parce que j'avais été émerveillé par celui de Lalo Schifrin que j'avais découvert quelques années plus tôt. Les trois oeuvres de John Downey que j'ai réécoutées ce soir, sont:

Declamations (1985) pour un orchestre qui se compose d'un piccolo, deux flûtes, cor anglais, deux clarinettes, clarinette basse, deux bassons, contrebasson, quatre cors, trois trompettes, trois trombones, tupa, tambour, percussions jouées par trois musiciens, harpe et cordes.
Discourse for oboe, harpsichord and string orchestra (1987) - Han de Vries: hautbois
Jingalodeon pour orchestre - 1968.

Ces trois oeuvres n'ont fait que me confirmer que j'avais bien eu raison de jeter mon dévolu sur ce compositeur. Aucune ne me déplait, au contraire, chacune trouve un intérêt durable à mon oreille. J'avais déjà été conquis par son Concerto pour contrebasse. Declamations, oeuvre plutôt tonale et contenant quelques épisodes lyriques fort attendrissants, continue de m'intéresser. Il y a un passage qui, je crois, commence par un cor solo assez magnétique que j'aurai du mal à décrire ici mais qui m'a ému, sur un ton très sobre, très solennel. J'ai retrouvé le superbe hautbois de Discourse, très bien mis en valeur dans des aigus qui le rendent un peu céleste, avec de charmantes interventions du clavecin. Une petite parenthèse pour dire que le ou la soliste n'est pas mentionné(e). Lors de la Première, en 1987, sous la direction de Lukas Foss à la Cité de New York, la partie de hautbois était assurée par Henry Schuman et de clavecin par Kenneth Bowen. Jingadoleon est l'oeuvre de John Downey qui, cette fois, m'a le plus enthousiasmé. J'ai adoré cette fougue orchestrale qui plonge brutalement dans le swing d'un quintette de jazz qui se compose d'une clarinette, une trompette, un piano, une batterie et une contrebasse. L'orchestre réapparaîtra pour une ultime fulgurance.
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