Forum sur la musique classique
 
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 Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961

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Icare
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MessageSujet: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Jeu 09 Fév 2012, 12:38

J'ai découvert ce compositeur par plusieurs oeuvres de diverses formations. J'ai tout d'abord été sous le charme bucolique de "Sur le blanc" (1995) pour flûte et orchestre à cordes, avec le soliste Massimo Mercelli, le Symphonia Perusina sous la baguette de Claudio Casadei. C'est selon moi une oeuvre de caractère pastoral et j'aime particulièrement les moments où la flûte est accompagnée des pizzicati. La Suite n°1 pour violoncelle et guitare (1994) possède un charme très latin. Divisée en quatre mouvements, j'ai une préférence pour les deux derniers; "Romantico et Tango. Les interprètes sont Vito Paternoster (violoncelle) et Marco Salcito (guitare). Danzarèa (1994) révèle une formation originale en réunissant 2 flûtes, 2 harpes, célesta et voix récitante, par l'Ensemble Bilitis. La narration n'empêche nullement l'appréciation d'une pièce de musique élégiaque et onirique. Après un joli Era estate del'64 (1993) avec la soprano Gabriela Munari et le pianiste Adriano Paolini, Massimo Mercelli, déjà soliste de "Sur le blanc", nous offre une belle interprétation de Le jardin sur la mer (1994) pour flûte solo. C'est la délicatesse et le raffinement qui me frappe dans Forest pour orchestre à cordes (1994). Suivront deux pièces pour piano très agréables La danza del serpente et Bulerias, toutes deux composées en 1992 et interprétées par Adriano Paolini. Sa pièce pour piano à quatre mains Bankiwa (1993) m'a semblé toutefois avoir quelque chose de plus encore qui me la rend plus attachante que les sus-citées. Paolini y est accompagné de Marco Lagana. Comme il faut bien une oeuvre que je préfère aux autres, je crois l'avoir trouvée avec son magnifique Alliantes pour hautbois et orchestre à cordes (1994). Cette oeuvre me semble exquise et le soliste Luciano Franca parfaitement à son aise.

Raffaele Bellafronte est un compositeur italien né en 1961 en Italie. Il a étudié le piano avec Lucia Passaglia, la composition et l'analyse avec Firmino Sifonia, Giampaolo Chiti et Fulvio Delli Pezzi. Après plusieurs années de recherche et d'expérimentation dans les studios d'enregistrement, le travail de Bellafronte a progressé à partir d'un modèle fondé sur les stratégies compositionnelles des siècles précédents tout en les redistribuant dans le concept d'une musique nouvelle et intemporelle, ne cédant jamais au caprice des modes du moment.


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Icare
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Jeu 09 Fév 2012, 13:20



Je n'ai pas trouvé sur la toile des extraits des pièces que j'apprécie mais j'aime bien celle-là. I love you Dommage que le son soit un peu trop resserré car j'ai l'impression que les musiciens jouent les uns sur les autres, mais je n'ai pas trouvé de meilleur enregistrement.
En tout cas, je trouve beaucoup de beauté à cette oeuvre!
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Icare
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Sam 22 Déc 2012, 21:57

J'ai été très heureux, cette année, d'être tombé par hasard sur un cd complètement dédié à Raffaele Bellafronte et réunissant de nouvelles oeuvres de sa musique de chambre. Trop content des musiques que je connaissais déjà, c'était l'occasion d'approfondir un peu un compositeur trop rare et qui pourtant écrit une musique belle et accessible. L'album débute sur une pièce composée en 1996 et intitulée For five... pour guitare et quatuor à cordes. Dans cette formation, je me souviens d'une oeuvre attachante du compositeur cubain Leo Brouwer, mais je crois que celle de Bellafronte est encore plus belle. La pièce qui suit est une oeuvre plutôt courte pour piano seul, Hypnos, ni particulièrement fascinante, ni particulièrement ennuyeuse: je ne dirai donc pas qu'elle m'a hypnotisé. S'en suit une pièce pour quatuor de guitares, Quattro Danze, composée en 1997. Elle se décompose en quatre mouvements; Bossa nova, Valse, Mambo et Fox-trot. Plutôt plaisant dans l'ensemble, le Fox-trot est la danse la plus remarquable ici, la plus ludique aussi. Un Indian (1995) pour cor anglais et piano apporte une touche solennelle à l'ensemble mais sera vite oublié grâce à des Liaisons captivantes pour saxophone contralto, clarinette basse et piano. J'ai particulièrement apprécié les passages rythmiques. Cette oeuvre fut composée en 1997.
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joachim
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Dim 23 Déc 2012, 10:51

Icare a écrit:

Sur le blanc

Rien à voir avec Raymond Souplex et Jane Sourza ? Hehe

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Icare
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Dim 28 Juil 2013, 16:32

Icare a écrit:
J'ai découvert ce compositeur par plusieurs oeuvres de diverses formations. J'ai tout d'abord été sous le charme bucolique de "Sur le blanc" (1995) pour flûte et orchestre à cordes, avec le soliste Massimo Mercelli, le Symphonia Perusina sous la baguette de Claudio Casadei. C'est selon moi une oeuvre de caractère pastoral et j'aime particulièrement les moments où la flûte est accompagnée des pizzicati. La Suite n°1 pour violoncelle et guitare (1994) possède un charme très latin. Divisée en quatre mouvements, j'ai une préférence pour les deux derniers; "Romantico et Tango. Les interprètes sont Vito Paternoster (violoncelle) et Marco Salcito (guitare). Danzarèa (1994) révèle une formation originale en réunissant 2 flûtes, 2 harpes, célesta et voix récitante, par l'Ensemble Bilitis. La narration n'empêche nullement l'appréciation d'une pièce de musique élégiaque et onirique. Après un joli Era estate del'64 (1993) avec la soprano Gabriela Munari et le pianiste Adriano Paolini, Massimo Mercelli, déjà soliste de "Sur le blanc", nous offre une belle interprétation de Le jardin sur la mer (1994) pour flûte solo. C'est la délicatesse et le raffinement qui me frappe dans Forest pour orchestre à cordes (1994). Suivront deux pièces pour piano très agréables La danza del serpente et Bulerias, toutes deux composées en 1992 et interprétées par Adriano Paolini. Sa pièce pour piano à quatre mains Bankiwa (1993) m'a semblé toutefois avoir quelque chose de plus encore qui me la rend plus attachante que les sus-citées. Paolini y est accompagné de Marco Lagana. Comme il faut bien une oeuvre que je préfère aux autres, je crois l'avoir trouvée avec son magnifique Alliantes pour hautbois et orchestre à cordes (1994). Cette oeuvre me semble exquise et le soliste Luciano Franca parfaitement à son aise.

Je viens de réécouter ces musiques et en me relisant, je me rends compte que mon impression n'a pas changé d'un iota. J'avoue même qu'après mes incursions dans une musique de chambre certes intéressante mais un peu âpre et austère, celles, respectives, de Marius Constant, Eric Fischer Jean-Pierre Drouet et Ennio Morricone, un retour vers une musique plus tonale et mélodique correspondait parfaitement à mon aspiration du moment. Ce fut déjà le cas avec le grand quatuor à cordes de Lorenzo Ferrero et le Poème d'Ernest Chausson car j'aime bien alterner musique tonale/musique atonale, moderne /classique, c'est quelque chose qui m'amuse beaucoup.
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Lun 29 Juil 2013, 10:04

Icare a écrit:
J'ai été très heureux, cette année, d'être tombé par hasard sur un cd complètement dédié à Raffaele Bellafronte et réunissant de nouvelles oeuvres de sa musique de chambre. Trop content des musiques que je connaissais déjà, c'était l'occasion d'approfondir un peu un compositeur trop rare et qui pourtant écrit une musique belle et accessible. L'album débute sur une pièce composée en 1996 et intitulée For five... pour guitare et quatuor à cordes. Dans cette formation, je me souviens d'une oeuvre attachante du compositeur cubain Leo Brouwer, mais je crois que celle de Bellafronte est encore plus belle. La pièce qui suit est une oeuvre plutôt courte pour piano seul, Hypnos, ni particulièrement fascinante, ni particulièrement ennuyeuse: je ne dirai donc pas qu'elle m'a hypnotisé. S'en suit une pièce pour quatuor de guitares, Quattro Danze, composée en 1997. Elle se décompose en quatre mouvements; Bossa nova, Valse, Mambo et Fox-trot. Plutôt plaisant dans l'ensemble, le Fox-trot est la danse la plus remarquable ici, la plus ludique aussi. Un Indian (1995) pour cor anglais et piano apporte une touche solennelle à l'ensemble mais sera vite oublié grâce à des Liaisons captivantes pour saxophone contralto, clarinette basse et piano. J'ai particulièrement apprécié les passages rythmiques. Cette oeuvre fut composée en 1997.  

Pas grand chose à rajouter si ce n'est que Hypnos pour piano (1996) m'a davantage plu lors de cette nouvelle écoute, que des Quatro Danze pour quatuor de guitares (1997), c'est toujours la dernière, le Foxtrot, qui m'apporte le plus de plaisir, sans doute dû à son caractère ludique et malicieux! J'aime toujours autant les passages très rythmés de Liasons pour saxophone contralto, clarinette basse et piano (1997) et For Five... pour guitare et quatuor à cordes (1996) reste à mes oreilles une petite merveille qui se détache du lot. Il ne me reste plus qu'à espérer de nouvelles oeuvres de Raffaele Bellafronte en cd, pourquoi pas, cette fois, des pièces orchestrales afin de découvrir une autre facette de son talent.  
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Lun 10 Fév 2014, 18:04

Les oeuvres orchestrales, ce sera peut-être pour une prochaine fois car la dernière découverte concerne encore une série de musiques de chambre réunies sous le titre Arakathalama; Night in Broadway pour quintette à vents, Midnight Plays pour clarinette, violoncelle et piano, Desaccord pour piano, Blue pour violon et harpe, Passi pour flûte, saxophone contralto et piano, Cristalli di sale pour guitare et harpe, Oasi alla mente pour flûte, violon, violoncelle et piano et Arakathalama pour clarinette, guitare, bandonéon et contrebasse. Maintenant, ma prochaine intervention sur ce fil sera pour dire ce que j'en pense. De belles émotions en perspective.  Very Happy


Dernière édition par Icare le Ven 14 Fév 2014, 17:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Ven 14 Fév 2014, 12:20

Icare a écrit:

Les oeuvres orchestrales, ce sera peut-être pour une prochaine fois car la dernière découverte concerne encore une série de musiques de chambre réunies sous le titre Arakathalama; Night in Broadway pour quintette à vents, Midnight Plays pour clarinette, violoncelle et piano, Desaccord pour piano, Blue pour violon et harpe, Passi pour flûte, saxophone contralto et piano, Cristalli di sale pour guitare et harpe, Oasi alla mente pour flûte, violon, violoncelle et piano et Arakathalama pour clarinette, guitare, bandonéon et contrebasse. Maintenant, ma prochaine intervention sur ce fil sera pour dire ce que j'en pense. De belles émotions en perspective.  Very Happy 

Il se pourrait bien que dans le domaine de la musique de chambre et de la petite formation, Raffaele Bellafronte s'en soit fait une spécialité. Je viens de découvrir les quatre premières oeuvres du cd présenté ci-dessus; Night in Broadway pour quintette de cuivres, Midnight Plays pour clarinette, violoncelle et piano, Desaccord, sonate pour piano et Blue pour violon et harpe. J'ai ressenti d'emblée une évolution de son langage musical, plus de mordant et d'audace. Cet aspect neuf dans sa musique m'est surtout apparu dans son génial et dynamique Midnight Plays que j'ai trouvé particulièrement cocasse et inventif: à un moment donné, le violoncelle joue irrésistiblement dans les graves quelque chose de suave et langoureux. Manifique pièce de musique de chambre que ce trio! Le Quintette de cuivres n'est pas forcément mon association instrumentale de prédilection, peut-être parce que mon expérience personnelle ne m'a pas apporté suffisamment d'émotions fortes dans ce registre, si ce n'est certains grands thèmes de Bach joués par cette formation et une courte oeuvre de Jim Parker mais pour un ensemble de cuivres plus imposant. Cependant, Night in Broadway m'a, lors de cette première écoute, agréablement surpris, par la beauté de ses coloris, son expressivité, une certaine fraîcheur dans le ton apporté. Beaucoup de séduction dans cette pièce. La sonate pour piano Desaccord a retenu par un jeu pianistique inventif et d'une belle fluidité toute mon attention. Mais Blue s'est imposée à moi comme un petit sommet de poésie entre un violon et une harpe, une association pas si courante dans le vaste monde de la musique de chambre. Le résultat est, dans le cas de Bellafronte, un enchantement pour mes oreilles.


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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Ven 14 Fév 2014, 16:37

Icare a écrit:

Les oeuvres orchestrales, ce sera peut-être pour une prochaine fois car la dernière découverte concerne encore une série de musiques de chambre réunies sous le titre Arakathalama; Night in Broadway pour quintette à vents, Midnight Plays pour clarinette, violoncelle et piano, Desaccord pour piano, Blue pour violon et harpe, Passi pour flûte, saxophone contralto et piano, Cristalli di sale pour guitare et harpe, Oasi alla mente pour flûte, violon, violoncelle et piano et Arakathalama pour clarinette, guitare, bandonéon et contrebasse. Maintenant, ma prochaine intervention sur ce fil sera pour dire ce que j'en pense. De belles émotions en perspective.  Very Happy 

Je viens, cette fois, d'écouter les quatre oeuvres restantes, Passi pour flûte, saxophone contralto et piano, Cristalli di Sale pour guitare et harpe, Oasi à la mente pour flûte, violon, violoncelle et piano et enfin Arakathalama pour clarinette, guitare, bandonéon et contrebasse. Je n'ai pas été déçu par tout ce que j'ai écouté ici, le passage plutôt rapide dans Passi qui a quelque chose de ludique et captivant, une virtuosité jamais pénible: comme je viens de l'écrire: ludique et fluide à la fois. Après une très belle association du violon et de la harpe avec Blue, celle qui unit la guitare et la harpe dans Cristalli di Sale est également un régal pour l'oreille, bien qu'elle mette aussi en valeur la virtuosité et sensibilité des deux interprètes. C'est alors que je découvre l'oeuvre qui est peut-être selon moi le sommet du disque avec Midnight Plays, le quartet Oasi alla mente qui révèle une musique enjouée, nerveuse, endiablée, fascinante du point A au point Z. J'en suis sorti émerveillé. Cependant, j'aime presque autant la pièce qui suit et a donné son titre à l'album; Arakathalama. L'association "clarinette, guitare, bandonéon et contrebasse" n'est déjà pas si ordinaire que ça, mais si en plus elle est au service d'une partition inspirée et que les instrumentistes sont à la hauteur, on obtient comme ici une merveille.

Stadler, si jamais tu passes par ici, un jour, je te conseille les deux oeuvres avec clarinette qui figurent sur ce disque; Midnight plays et Arakathalama. Je ne peux imaginer qu'elles ne puissent pas te plaire. Very Happy
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Dim 08 Juin 2014, 20:04

Un super moment que je viens de revivre avec les pièces de musique de chambre que j'évoque élogieusement dans mes deux derniers commentaires. Si je ne devais n'en choisir qu'une, ce serait probablement Oasi alla mente pour flûte, violon, violoncelle et piano, suivie de près par Midnight Plays pour clarinette, violoncelle et piano.
  
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Sam 18 Avr 2015, 20:50

Mes petites folies du mois d'avril m'auront enfin conduit vers l'oeuvre concertante de Raffaele Bellafronte, au travers de quatre concertos:

__Il Labirinto dell'anima pour ottavino (petite flûte) (Nicola Mazzanti) et orchestre à cordes (2003)
__Discantus pour violon (Francesco D'Orazio) et orchestre (2000)
__Zeit pour basson (Patrick De Ritis) et orchestre à cordes (2006)
__Murales pour saxophone soprano (Federico Mondelci) et orchestre à cordes (2003).

Ces concertos seront une occasion de m'extraire de sa musique de chambre, du moins provisoirement.
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Ven 21 Aoû 2015, 11:08

Icare a écrit:
Mes petites folies du mois d'avril m'auront enfin conduit vers l'oeuvre concertante de Raffaele Bellafronte, au travers de quatre concertos:

__Il Labirinto dell'anima pour ottavino (petite flûte) (Nicola Mazzanti) et orchestre à cordes (2003)
__Discantus pour violon (Francesco D'Orazio) et orchestre (2000)
__Zeit pour basson (Patrick De Ritis) et orchestre à cordes (2006)
__Murales pour saxophone soprano (Federico Mondelci) et orchestre à cordes (2003).

Ces concertos seront une occasion de m'extraire de sa musique de chambre, du moins provisoirement.

Je viens seulement de les découvrir aujourd'hui et plutôt en beauté avec Il Labirinto dell'anima pour ottavino (petite flûte) (Nicola Mazzanti) et orchestre à cordes (2003). Cette oeuvre m'a aussitôt placé dans une atmosphère spéciale, une atmosphère printanière, mais un printemps qui se rapproche de l'été. La petite flûte y est particulièrement mise en valeur, en est l'élément dominant. C'est une musique aux couleurs vives, très ensoleillée, qui se découpe en trois mouvements; "Sereno, con impeto, 1° tempo", "Ironico, doloroso, più mosso" et "Misterioso, danzando, incantato, finale". Virtuose et poétique à la fois, je n'ai pas été déçu. Discantus pour violon (Francesco D'Orazio) et orchestre (2000) est un concerto en un mouvement, d'un genre énergique et expressif. Il s'écoute bien, sans ennui. Malheureusement, il ne me place pas dans une atmosphère aussi particulière et attractive que celui pour petite flûte et orchestre à cordes. Je l'ai finalement trouvé, lors de cette première approche, rudement bien mené, sans aucun temps mort, mais plutôt ordinaire. Le rebond arrivera avec Zeit pour basson (Patrick De Ritis) et orchestre à cordes (2006), et cela dès les premières mesures. J'ai aussitôt pressenti un concerto pour basson qui allait beaucoup me plaire. Je ne me suis pas du tout trompé et c'est principalement vrai pour ses deux mouvements de durée similaire; "Calmo, ritmico, 1° tempo" et "Sospeso, con impeto, sognante, finale". Parmi les concerto pour basson que je connais, j'avais beaucoup aimé celui d'André Jolivet, plutôt moyennement celui de John Williams. J'aime bien celui de Marcel Landowski et garde un très bon souvenir du Totem Secondo d'Ennio Morricone dont une édition en cd me ferait le plus grand bien. Zeit de Raffaele Bellafronte risque de figurer à une bonne place dans une éventuelle liste préférentielle...Le premier mouvement de Murales pour saxophone soprano (Federico Mondelci) et orchestre à cordes (2003) m'a laissé la même impression mitigée que Discantus, une musique certes tourmentée et rudement menée mais qui ne sort pas de l'ordinaire, n'a pas ce petit quelque-chose de plus qui me la rendrait davantage fascinante ou singulière. Heureusement, le second mouvement est d'une toute autre ampleur; le saxophone soprano de Federico Mondelci devient magnifique, achève même le morceau en beauté. La musique est alors plus intense, plus profonde.
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Ven 28 Aoû 2015, 08:36

Icare a écrit:
Icare a écrit:

Les oeuvres orchestrales, ce sera peut-être pour une prochaine fois car la dernière découverte concerne encore une série de musiques de chambre réunies sous le titre Arakathalama; Night in Broadway pour quintette à vents, Midnight Plays pour clarinette, violoncelle et piano, Desaccord pour piano, Blue pour violon et harpe, Passi pour flûte, saxophone contralto et piano, Cristalli di sale pour guitare et harpe, Oasi alla mente pour flûte, violon, violoncelle et piano et Arakathalama pour clarinette, guitare, bandonéon et contrebasse. Maintenant, ma prochaine intervention sur ce fil sera pour dire ce que j'en pense. De belles émotions en perspective.  Very Happy 

Il se pourrait bien que dans le domaine de la musique de chambre et de la petite formation, Raffaele Bellafronte s'en soit fait une spécialité. Je viens de découvrir les quatre premières oeuvres du cd présenté ci-dessus; Night in Broadway pour quintette de cuivres, Midnight Plays pour clarinette, violoncelle et piano, Desaccord, sonate pour piano et Blue pour violon et harpe. J'ai ressenti d'emblée une évolution de son langage musical, plus de mordant et d'audace. Cet aspect neuf dans sa musique m'est surtout apparu dans son génial et dynamique Midnight Plays que j'ai trouvé particulièrement cocasse et inventif: à un moment donné, le violoncelle joue irrésistiblement dans les graves quelque chose de suave et langoureux. Manifique pièce de musique de chambre que ce trio! Le Quintette de cuivres n'est pas forcément mon association instrumentale de prédilection, peut-être parce que mon expérience personnelle ne m'a pas apporté suffisamment d'émotions fortes dans ce registre, si ce n'est certains grands thèmes de Bach joués par cette formation et une courte oeuvre de Jim Parker mais pour un ensemble de cuivres plus imposant. Cependant, Night in Broadway m'a, lors de cette première écoute, agréablement surpris, par la beauté de ses coloris, son expressivité, une certaine fraîcheur dans le ton apporté. Beaucoup de séduction dans cette pièce. La sonate pour piano Desaccord a retenu par un jeu pianistique inventif et d'une belle fluidité toute mon attention. Mais Blue s'est imposée à moi comme un petit sommet de poésie entre un violon et une harpe, une association pas si courante dans le vaste monde de la musique de chambre. Le résultat est, dans le cas de Bellafronte, un enchantement pour mes oreilles.

Voilà un ressenti qui ne s'est absolument pas démenti lors de cette nouvelle écoute. L'association violon/harpe par Francesco D'Orazio et Maria Gamboz me plait de plus en plus. Il ne m'en faut souvent pas davantage pour me retrouver sur un petit nuage; un violon, une harpe, un compositeur talentueux et de grande sensibilité et le miracle opère. Poétique, fin, volatile, exquis: le petit nuage me maintient désormais à hauteur de rêve. Le trio Midnight Plays pour clarinette, violoncelle et piano m'est vraiment jubilatoire et excellente interprétation de Corrado Giuffredi, Vito Paternoster et Adriano Paolini. Le pianiste Giampaolo Nuti interprète, quant à lui, avec beaucoup de sensibilité et de précision la Sonate Desaccord. Le quintette de cuivres Nights in Broadway, interprété par le "Gomalan Brass", est stimulant par l'énergie qu'il déploie. Très expressif, il semble évoluer entre le jazz et Nino Rota chez Fellini.
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Ven 28 Aoû 2015, 16:32

Icare a écrit:
Je viens, cette fois, d'écouter les quatre oeuvres restantes,Passi pour flûte, saxophone contralto et piano Cristalli di Sale pour guitare et harpe, Oasi à la mente pour flûte, violon, violoncelle et piano et enfin Arakathalama pour clarinette, guitare, bandonéon et contrebasse. Je n'ai pas été déçu par tout ce que j'ai écouté ici, le passage plutôt rapide dans Passi qui a quelque chose de ludique et captivant, une virtuosité jamais pénible: comme je viens de l'écrire: ludique et fluide à la fois. Après une très belle association du violon et de la harpe avec Blue, celle qui unit la guitare et la harpe dans Cristalli di Sale est également un régal pour l'oreille, bien qu'elle mette aussi en valeur la virtuosité et sensibilité des deux interprètes. C'est alors que je découvre l'oeuvre qui est peut-être selon moi le sommet du disque avec Midnight Plays, le quartet Oasi alla mente qui révèle une musique enjouée, nerveuse, endiablée, fascinante du point A au point Z. J'en suis sorti émerveillé. Cependant, j'aime presque autant la pièce qui suit et a donné son titre à l'album; Arakathalama. L'association "clarinette, guitare, bandonéon et contrebasse" n'est déjà pas si ordinaire que ça, mais si en plus elle est au service d'une partition inspirée et que les instrumentistes sont à la hauteur, on obtient comme ici une merveille.

Oasi alla mente pour flûte, violon, violoncelle et piano (1996) est l'oeuvre qui a retenu le mieux mon attention. Je la trouve superbe d'un bout à l'autre au même titre que Midnight Plays pour clarinette, violoncelle et piano. Je suis très sensible au jeu du piano en particulier: il semble effectuer comme des descentes, comme si les notes descendaient rapidement des escaliers. Toutefois, plus globalement, il y a un très bel équilibre entre les quatre instruments. Décidément, outre les qualités évidentes de ces oeuvres, qu'il s'agisse d'Arakathalama pour clarinette, guitare, bandonéon et contrebasse, Passi pour flûte, saxophone contralto et piano, Cristalli di Sale pour guitare et harpe, ou donc Oasi à la mente, il me paraît clair que je nourris depuis toujours une préférence pour la musique de chambre, la petite ou moyenne formation.
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Sam 24 Oct 2015, 20:14

Icare a écrit:
Mes petites folies du mois d'avril m'auront enfin conduit vers l'oeuvre concertante de Raffaele Bellafronte, au travers de quatre concertos:

__Il Labirinto dell'anima pour ottavino (petite flûte) (Nicola Mazzanti) et orchestre à cordes (2003)
__Discantus pour violon (Francesco D'Orazio) et orchestre (2000)
__Zeit pour basson (Patrick De Ritis) et orchestre à cordes (2006)
__Murales pour saxophone soprano (Federico Mondelci) et orchestre à cordes (2003).

En relisant ma première impression sur ces oeuvres, un ou deux commentaires plus haut, je m'aperçois qu'une seconde écoute m'a amené vers les mêmes préférences pour Il Labirinto dell'anima et Zeit. Toutefois, j'ai un peu mieux apprécié encore Discantus et surtout Murales. Incisif et expressif, deux adjectifs qui correspondent bien à ces oeuvres. Je n'en dirai pas davantage. Les mots ne viennent pas toujours pour exprimer mon ressenti, d'autant plus qu'il risque fort d'être redondant par rapport au précédent que je pourrais réécrire à la virgule près.
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Ven 17 Fév 2017, 16:50

Icare a écrit:
Mes petites folies du mois d'avril m'auront enfin conduit vers l'oeuvre concertante de Raffaele Bellafronte, au travers de quatre concertos:

__Il Labirinto dell'anima pour ottavino (petite flûte) (Nicola Mazzanti) et orchestre à cordes (2003)
__Discantus pour violon (Francesco D'Orazio) et orchestre (2000)
__Zeit pour basson (Patrick De Ritis) et orchestre à cordes (2006)
__Murales pour saxophone soprano (Federico Mondelci) et orchestre à cordes (2003).

Raffaele Bellafronte fait partie de ces compositeurs italiens de la seconde moitié du vingtième siècle, au même titre que Lorenzo Ferrero, que j'aime suffisamment pour avoir eu envie d'approfondir au point de connaître désormais plusieurs de ses oeuvres, des oeuvres que j'ai écoutées et réécoutées à plusieurs reprises. Je me suis donc imprégné d'un style et celui de Raffaele Bellafronte est particulièrement agile et incisif, rigoureux, parfois complexe, tout en restant intelligible et communicatif. C'est exactement la réflexion que je me suis faite en réécoutant, par exemple, Il Labirinto dell'anima pour ottavino (petite flûte) et orchestre à cordes, une flûte virevoltante, incisive, des cordes énergiques et trépidantes, un concerto définitivement moderne mais qui possède, selon moi, un accent baroque. Je dis "par exemple" car je pourrais aussi bien citer le concerto pour violon et orchestre Discantus - il ne manque pas de caractère non plus ni d'énergie, même si Zeit pour basson et orchestre à cordes obtient toute ma préférence. Ses trois mouvements sont captivants mais le second a quelque-chose de carrément transcendant, fait de ce concerto pour basson l'un des tous meilleurs que je connaisse. Murales pour saxophone soprano et orchestre à cordes, vaut surtout à mon oreille pour sa seconde partie que je trouve assez exquise.
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Ven 23 Mar 2018, 16:59

Icare a écrit:
Icare a écrit:
Mes petites folies du mois d'avril m'auront enfin conduit vers l'oeuvre concertante de Raffaele Bellafronte, au travers de quatre concertos:

__Il Labirinto dell'anima pour ottavino (petite flûte) (Nicola Mazzanti) et orchestre à cordes (2003)
__Discantus pour violon (Francesco D'Orazio) et orchestre (2000)
__Zeit pour basson (Patrick De Ritis) et orchestre à cordes (2006)
__Murales pour saxophone soprano (Federico Mondelci) et orchestre à cordes (2003).

Raffaele Bellafronte fait partie de ces compositeurs italiens de la seconde moitié du vingtième siècle, au même titre que Lorenzo Ferrero, que j'aime suffisamment pour avoir eu envie d'approfondir au point de connaître désormais plusieurs de ses oeuvres, des oeuvres que j'ai écoutées et réécoutées à plusieurs reprises. Je me suis donc imprégné d'un style et celui de Raffaele Bellafronte est particulièrement agile et incisif, rigoureux, parfois complexe, tout en restant intelligible et communicatif. C'est exactement la réflexion que je me suis faite en réécoutant, par exemple, Il Labirinto dell'anima pour ottavino (petite flûte) et orchestre à cordes, une flûte virevoltante, incisive, des cordes énergiques et trépidantes, un concerto définitivement moderne mais qui possède, selon moi, un accent baroque. Je dis "par exemple" car je pourrais aussi bien citer le concerto pour violon et orchestre Discantus - il ne manque pas de caractère non plus ni d'énergie, même si Zeit pour basson et orchestre à cordes obtient toute ma préférence. Ses trois mouvements sont captivants mais le second a quelque-chose de carrément transcendant, fait de ce concerto pour basson l'un des tous meilleurs que je connaisse. Murales pour saxophone soprano et orchestre à cordes, vaut surtout à mon oreille pour sa seconde partie que je trouve assez exquise.

Il y a là un style, une force, une intensité, un aspect baroque saisissant et moderne à la fois, autant de facteurs qui font que j'aime beaucoup ce compositeur, si profondément italien dans sa musique. Ha, la musique italienne me traverse de part en part, depuis toujours quand j'y pense! depuis Monteverdi ou plutôt depuis Palestrina. Je suis très content de ce cycle où j'alterne cantates de J. S. Bach et musiques de compositeurs italiens, puissent-elles être imaginées et écrites pour le concert, l'image ou le jazz, classiques ou contemporaines. Je m'imprègne avec gourmandise de leur volupté, de leurs audaces, de leur verve ou de leur concision. Raffaele Bellafronte est de ces compositeurs qui me font vivre tout cela et ses concerti en sont de merveilleux exemples qui, outre les climats et les tensions qu'ils instaurent, offrent aux solistes un espace enviable d'expression. La flûte (ottavino) de Nicola Mazzanti dans Il Labirinto dell'Anima est virevoltante, espiègle, volatile, le violon de Francesco d'Orazio dans Discantus est lumineux et incisif, le basson de Patrick de Ritis dans Zeit dessine un monde poétique avec allure et bonhomie et le saxophone de Fonderico Mondelci dans Murales escalade des murs de lumière et de beauté avec une verve chaleureuse qui ne s'éteint que lors de la note finale.
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Lun 02 Juil 2018, 21:11

Je suis revenu à la musique de ce compositeur italien un peu inclassable dans le paysage contemporain italien, par plusieurs oeuvres de diverses formations.  J'ai tout d'abord été sous l'emprise de "Sur le blanc" (1995) pour flûte et orchestre à cordes, avec le soliste Massimo Mercelli, le Symphonia Perusina sous la baguette de Claudio Casadei. C'est selon moi une oeuvre de caractère pastoral et c'est toujours aux mêmes endroits qu'elle me touche le plus: lorsque la flûte est accompagnée des pizzicati (ou pizzicatos). La Suite n°1 pour violoncelle et guitare (1994) a déjà la qualité d'associer deux instruments qu'il n'est pas si fréquent d'apprécier en duo. Un certain Per Norgard m'en avait bien offert un duo mais le jeu était beaucoup plus austère que chez Raffaele Bellafronte. Les interprètes sont Vito Paternoster (violoncelle) et Marco Salcito (guitare). Danzarèa (1994) emploie une combinaison instrumentale réunissant 2 flûtes, 2 harpes, célesta et voix récitante, par l'Ensemble Bilitis. La narration n'empêche nullement l'appréciation d'une pièce de musique élégiaque et onirique. Onirique...féérique peut-être aussi...Après un joli Era estate del'64 (1993) avec la soprano Gabriela Munari et le pianiste Adriano Paolini, Massimo Mercelli, déjà soliste de "Sur le blanc", nous offre une belle interprétation de Le jardin sur la mer (1994) pour flûte solo. Se déploie ensuite un charmantForest pour orchestre à cordes (1994), puis deux pièces pour piano très plaisantes à suivre La danza del serpente et Bulerias, toutes deux composées en 1992 et interprétées par Adriano Paolini. Sa pièce pour piano à quatre mains Bankiwa (1993) a aussi du tempérament. Adriano Paolini y est accompagné de Marco Lagana. L'album s'achève sur Alliantes pour hautbois et orchestre à cordes (1994). Luciano Franca en est le soliste. Mon oeuvre préférée du disque avec Sur le Blanc pour flûte et orchestre à cordes.
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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Mar 03 Juil 2018, 07:51

J'aime beaucoup la musique de Raffaele Bellafronte, j'aime la parcourir comme un long fleuve faussement tranquille, d'autant plus qu'il s'agit encore, cette fois, de musique de chambre et que ça demeure, comme chacun sait, mon domaine de prédilection. Bien que Bellafronte soit un "contemporain" au sens où on l'entend habituellement, sa musique n'en est pas moins tonale dans son ensemble. D'emblée je dirais que j'en aime la simplicité apparente, celle qui découle explicitement de sa poétique, parce que côté "technique", elle me semble malgré tout assez ardue et travaillée: je ne pense pas non plus qu'elle soit facile à jouer. Mais bon, j'ai employé l'adjectif "simple" et non "facile", simple au rythme plus ou moins tranquille d'une promenade virtuelle au sein d'un univers musical fluide et coloré. En plus, passer d'une formation instrumentale à une autre me propose un dépaysement permanent. A peine suis-je merveilleusement bien installé dans un magnifique quartet de guitares, Quattro Danze (1997), une combinaison instrumentale que j'ai pu, par ailleurs, savourer dans un contexte plus "moderniste" via Charles Uzor, que la guitare se retrouve soudainement seule dans un jeu fort gracieux face à un quatuor à cordes déterminé et lumineux, For Five... (1996). Entre les deux, un piano solo, Hypnos (1996), souhaiterait probablement m'envoûter sous les doigts de Claudio Trovajoli...Ah tiens! Un lien de parenté avec le célèbre compositeur italien de musique de film Armando Trovajoli...?...J'étais si profondément installé dans la musique de chambre de Raffaele Bellafronte, que je n'ai presque pas senti le passage d'une oeuvre à l'autre en écoutant Indian (1995) pour cor anglais et piano et Liaisons (1997) pour saxophone contralto, clarinette basse et piano. J'ai juste eu l'impression d'un même courant poétique dans lequel le saxophone se substituait au cor et où s'invitait à pas feutrés le clarinettiste. Charmé jusqu'au bout.


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MessageSujet: Re: Raffaele BELLAFRONTE, né en 1961   Mar 03 Juil 2018, 20:32

Mon second portrait Raffaele Bellafronte s'est achevé en beauté. On ne peut pas dire que c'est un compositeur des grandes formations symphoniques. Ce serait bien sûr intéressant de le découvrir dans ce registre, mais il s'épanouit tellement bien dans les petites et moyennes formations instrumentales que ça ne m'étonnerait guère qu'il en ait fait sa spécialité. Je lui trouve une filiation évidente avec les compositeurs de l'ère baroque mais aucune chance que sa musique puisse donner l'impression qu'elle a été composée à cette époque. Ni austère, ni statique, tonale et très "vingtième-siècle" en même temps, Joachim lui accorderait sans doute plus de sagesse que chez Antoine Beuger, peu importe, ce n'est pas la même ambition, pas la même recherche, pas la même esthétique, puis il est toujours possible d'aimer les deux, tout dépend de l'humeur dans laquelle je vais être et qui sera le plus propice à telle ou telle approche. Les quatre concertos que j'ai réécoutés ce soir, qu'il s'agisse de celui pour ottavino (Il Labirinto dell'Anima - 2003), pour violon (Distancus - 2000), basson (Zeit - 2006) ou saxophone soprano (Murales - 2003), peuvent être qualifiés de concertos de chambre. Je nourris de plus en plus une préférence pour Zeit et Murales, néanmoins le concerto pour ottavino et orchestre à cordes m'est assez jubilatoire. C'est Distancus en un seul mouvement qui me laisserait un peu distant, encore que...rien ne m'indiffère chez Bellafronte. Les autres musiques de chambre que j'ai réécoutées juste avant, Night in Broadway pour quintette de cuivres, une association d'instruments d'une même famille qui m'avait séduit pour la première avec des thèmes de J.S. Bach, Midnight Plays pour clarinette, violoncelle et piano, Desaccord, une sonate pour piano, Blue pour violon et harpe, Passi pour flûte, saxophone contralto et piano, Cristalli di sale pour guitare et harpe, Oasi alla mente pour flûte, violon, violoncelle et piano et Arakhatalama pour clarinette, guitare, bandonéon et contrebasse m'emplissent de ces ondes positives et optimistes qui me rendent heureux et me font tellement aimer la vie. Raffaele Bellafronte excelle dans les thèmes rapides.
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