Forum sur la musique classique
 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
-25%
Le deal à ne pas rater :
APPLE Écouteurs sans fil AirPods 2
135 € 179 €
Voir le deal

 

 Goffredo Petrassi (1904-2003)

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13751
Age : 56
Date d'inscription : 13/11/2009

Goffredo Petrassi (1904-2003) - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Goffredo Petrassi (1904-2003)   Goffredo Petrassi (1904-2003) - Page 2 EmptyMer 25 Mar - 19:08

Icare a écrit:
__(Primo) Concerto (1933-34) - Netherlands Radio Symphony Orchestra/Arturo Tamayo -
Ce premier concerto est une merveille, notamment l'excellent premier mouvement, c'est celui que j'écouterais le plus souvent si je me laissais aller.Very Happy 
__Secondo Concerto (1951) - NRSO/Arturo Tamayo -
Moins d'enthousiasme que pour le premier mais j'aime beaucoup car c'est de la bien belle musique!
___Récréation concertante (3ème Concerto pour orchestre) (1952-53) NRSO/Arturo Tamayo:
un régal! L'écriture symphonique et concertante de Petrassi me fascine.
___Quarto Concerto pour orchestre à cordes (1954) - NRSO/Arturo Tamayo:
J'ai mis un "certain" temps avant de percer le mystère de cette musique alors que je croyais bien la connaître, mais une fois le mystère percé, je n'en suis plus ressorti. Poignant et intense comme j'aime!
___Quinto Concerto (1955) - NRSO/Arturo Tamayo:
Superbe celui-là, une maîtrise de l'écriture symphonique, un sens de l'orchestration qui me laisse pantois.
___Invenzione Concertanta (Sesto Concerto) (1956-57) NRSO/Arturo Tamayo:
Plus chargé et cuivreux, mais efficace et jamais ennuyeux. Toutefois, c'est sans doute, des six écoutés, celui qui me touche le moins. Reste à savoir ce qu'il en sera du sept et huitième.
___Settimo Concerto (1961-64) NRSO/Arturo Tamayo:  
[/Plus agressif et brutal dans son expression que les précédents - sans doute plus austère aussi? - c'est ce que j'ai ressenti en l'écoutant, comme si Petrassi avait commis un grand écart vers un "atonalisme" décomplexé, ce qui n'a d'ailleurs presque rien réduit de mon enthousiasme.
___Ottavo Concerto (1970-72) - NRSO/Arturo Tamayo:  
Esthétiquement proche du Septième, ce huitième concerto me paraît cependant plus abouti. Je l'aime presque autant que le Premier bien qu'il soit dans une esthétique quasi-opposée. Un chemin s'est tracé entre le premier et le dernier, un chemin personnel et fabuleux que j'ai aimé parcourir en solitaire heureux.

J'avais très envie de réécouter les huit concertos pour orchestre de Goffredo Petrassi. Ils répondent parfaitement bien au thème de mon cycle "La loi des séries". Ce qui est formidable c'est de les avoir réunis sur un même coffret, par le "Netherlands Radio Symphony Orchestra" sous la direction d'Arturo Tamayo. Ca me permet de pouvoir les écouter dans l'ordre chronologique et d'apprécier une écriture en continuelle évolution à travers laquelle j'entrevois diverses intentions. Le concerto de 1933/1934, le premier de la série, est la troisième composition pour orchestre que le jeune Petrassi désire publier après l'Ouverture du Concerto de 1931 et la Partita de 1932, qui fut son premier succès  en Italie et à l'étranger. Dix-sept ans séparent le Premier concerto du Second - avril-octobre 1951, une période dont il est inutile de rappeler les tragédies et les changements historiques radicaux. Ce qui le distingue du premier, c'est peut-être un caractère printanier. D'autre part, Petrassi relate un dialogue qu'il eut avec Enzo Restagno, 35 ans après: <<L'orchestre était un orchestre de chambre, je me trouvais dans un moment de sérénité et je pensai alors à cette forme si poétique et extraordinaire qu'est la symphonie de Haydn, c'est pourquoi j'ai placé dans cette partition, quatre mouvements liés à un même thème qui se transforme tout au long de ces quatre mouvements.>> Mario Bortolotto, qui apprécie tout particulièrement le Troisième concerto, Récréation concertante, le considère comme le véritable début de Petrassi "grand symphoniste" et il observe: <<Rien n'est resté de l'ancienne et forte ossature symphonique, de ce procédé imposant et rigide qui fit le succès de plusieurs oeuvres telles que le Premier concerto.>> Pour le Quatrième concerto, Goffredo Petrassi abandonne les couleurs de l'orchestre afin de se consacrer uniquement à celles des cordes. On y voit une filiation avec Bartok, ce qui n'est pas étonnant, mais la poétique du maître italien n'en est pas moins intacte. Le même Mario Bortolotto qualifia le Cinquième concerto d'"expressionistique". J'y ressens pour ma part une écriture plus crispée, pas forcément plus intense, mais plus tendue et dramatique, dans le sens théâtral du terme. Le Sixième concerto, intitulé "Invention concertée" m'apparaît comme une continuité jusqu'au-boutiste du Cinquième, y appréciant le même pessimisme, la même complexité, la même force expressionniste. Seconde moitié des années cinquante, en pleine période sérielle. A l'époque du Septième concerto, on peut dire que Petrassi a assimilé la Nouvelle Musique des Berio, Stockhausen, Boulez..., s'accaparant à sa manière de l'essentialité et l'abstraction de compositions athématiques et structurées. Le Huitième concerto est marqué par un caractère âpre et violent, traversé de moments plus lyriques et d'autres plus sereins, néanmoins, dans l'ensemble, une certaine brutalité qu'on peut ressentir aussi dans ses concertos antérieurs, le définit assez bien. La mesure finale n'en est-elle pas le point d'orgue répondant idéalement à ce trait de caractère? Je note également une superbe utilisation du xylorimba, pas mal employé dans le domaine du jazz et de la musique contemporaine.
Revenir en haut Aller en bas
 
Goffredo Petrassi (1904-2003)
Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Toutes les musiques du monde :: Musique classique :: Les compositeurs-
Sauter vers: