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 Le trombone

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Snoopy
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Date d'inscription: 10/08/2006

MessageSujet: Le trombone   Sam 12 Aoû - 17:11

Le trombone est un instrument de musique à vent et à embouchure, de la famille des cuivres. Le terme trombone désigne implicitement le trombone à coulisse caractérisé par l'utilisation d'une coulisse téléscopique, mais il existe également des modèles de trombone à pistons.

Son registre est plus grave que celui d'une trompette, et plus élevé que celui du tuba. Sa forme allongée courbée comme un « S » (qui a justifié l'usage de ce terme en français pour désigner l'ustensile servant à attacher des papiers) mais surtout sa section de tube cylindrique, qui lui donne un son plus brillant, le distinguent des euphoniums ou des saxhorns au registre comparable.

Il est utilisé dans de nombreux genres musicaux, de la musique classique au jazz, en passant par la salsa, le ska, le funk, la musique militaire, les orchestres d'harmonie et fanfares...

Un joueur de trombone est appelé un tromboniste ou trombone.

Les origines lointaines du trombone se trouvent probablement dans le buccin, sorte de tuba joué par les romains, dont il existait une variante en forme de « S » rappelant celle du trombone actuelle – le terme buccin fut d’ailleurs repris au XIXe siècle pour désigner un trombone d’orchestre militaire dont le pavillon représentait une tête de serpent.

C’est probablement au XIIIe siècle qu’on eut l’idée d’ajouter deux tubes coulissants l’un dans l’autre à une trompette basse, la coulisse était née. On appela l'instrument ainsi créé la sacqueboute. Il ne s'agissait pas d'un instrument radicalement différent du trombone, mais d'une version légèrement plus petite.

Ce n’est qu’à partir du XVIIe siècle, que le nom italien de trombone fut progressivement utilisé pour désigner l’instrument. Le nom vient de tromba, ce qui signifie trompette et de one, un suffixe qui signifie grand. Ainsi, au sens littéral, un trombone est une grande trompette.

Pendant toute son histoire, le trombone, en raison de son principe simple a subit peu de modifications, principalement de taille et de forme. Les plus remarquables sont l'apparition du trombone à piston au début du XIXe siècle dans lequel la coulisse est remplacée par les pistons mis au point en 1814 par Heinrich Stölzel, ou celle du trombone complet par l’ajout du barillet breveté en 1839 par le facteur allemand Christian Friedrich Sattler.

Le trombone est constitué d'un tube cylindrique courbé comme un S allongé . La section suivant l'embouchure s'appelle la coulisse, elle permet au joueur de faire varier la longueur de l'instrument, et ainsi d'obtenir la note désirée. Certains trombones ont des pistons à la place d'une coulisse, et sont appelés trombones à pistons. La partie évasée par laquelle le son est émis se nomme le pavillon.

Comme tous les instruments à embouchure, le son est produit par la mise en vibration des lèvres supérieures et inférieures, entretenue par une colonne d’air propre à l'instrumentiste. Cette pression est canalisée par l’embouchure dans le corps de l’instrument. La pression de la colonne d'air crée une onde stationnaire dont la fréquence propre est imposée par l'instrument. La qualité du son dépendra alors de la qualité de la vibration, de la colonne d’air (donc de l'instrumentiste et de l'embouchure), et de la qualité du corps de l’instrument (matériaux, épaisseur, diamètre du tube, forme du tube…)

Le son peut-être articulé grâce à la langue produisant différentes consonnes à l'intérieur de l'embouchure. Les articulations les plus courantes sont le détaché, la langue produisant la consonne "t", et le legato, avec la consonne "l" pour le legato articulé. (Sur un instrument à pistons, le legato articulé ne sera pas nécessaire.) Une absence d'articulation entre deux notes situées sur une même harmonique donnera un glissando, un effet de style propre au trombone.

Le fait d'exercer une tension et un maintien plus ou moins importants du masque constitué par les muscles des lèvres et le fait de varier la pression et la vitesse de l'air permet de modifier la fréquence de vibration des lèvres et donc de l'air dans l'instrument. Le musicien peut ainsi jouer pour une longueur donnée de l'instrument, à partir de la fondamentale, la suite des harmoniques supérieures, suivant l’ordre des harmoniques naturels : octave, quinte, quarte, etc.

Cette technique ne permet de jouer que l'ensemble limité des notes correspondantes aux harmoniques de la fondamentale de l'instrument. Pour pouvoir jouer l'ensemble des notes, un mécanisme (coulisse, barillet ou piston) est alors également utilisé qui modifie cette fondamentale en allongeant la longueur de l’instrument.

La longueur de l’instrument est modifiée par une coulisse qui peut être allongée ou raccourcie. La coulisse est divisée en plusieurs positions — jusqu’à sept pour le trombone ténor —. Elle est en 1re position quand elle est entièrement rétractée, et en dernière position lorsqu'elle est au maximum de son élongation. Les positions ne sont pas repérées ou marqués mais évaluées par l'instrumentiste. Accroître la longueur de la coulisse d'une position fait baisser la hauteur d'une note d'un demi-ton. Ainsi, on peut baisser la note de base d'au maximum un triton, par exemple sur le ténor pour atteindre le mi en partant du si bémol. Des positions intermédiaires sont également utilisées avec certains harmonique, ou pour ajuster certaines notes.

En conjugaison avec la coulisse, les trombones sont souvent équipés avec un dispositif — appelé barillet, clés de pouce, ou noix — permettant au musicien de baisser la note (d'une quarte sur le ténor) en actionnant une clé de pouce. Comme avec un piston, la longueur est alors augmentée en déviant l’air dans un tube supplémentaire. Ce mécanisme permet d'augmenter la vélocité et la tessiture de l'instrument sans en altérer la justesse.

Dans le trombone à pistons, la coulisse est remplacé par trois pistons, chacun pouvant dévier la colonne d’air dans un tube de longueur différente. Ces pistons peuvent être actionnés ensemble, offrant sept combinaisons distinctes de longueur supplémentaires équivalent aux sept positions de la coulisse. Ce mécanisme permet une dextérité difficile à obtenir avec une coulisse, mais au détriment de la justesse, les positions intermédiaires n’étant pas réalisables.

Les trombones existent en cinq registres : soprano, alto, ténor, basse et contrebasse. Sans précision sur sa nature, le mot trombone désigne le trombone à coulisse ténor, mais il existe également un type de trombone à piston.

Le trombone ténor est le trombone standard, quand on parle de trombone sans précision de registre, c'est du ténor dont il s'agit. Il a sa note fondamentale en si bémol. Non transpositeur, ses parties sont écrites en ut sur clef de fa ou clef d’ut 4ème ligne (rarement, on trouve des partitions en clef de sol transposés en sib, notamment dans les fanfares et les « marching bands » américains). Sa coulisse est subdivisée en sept positions.

Le trombone ténor complet. C'est un trombone ténor auquel on a ajouté un dispositif de tube supplémentaire (barillet), permettant au musicien de baisser la note d'une quarte juste en actionnant une clé de pouce et d'augmenter ainsi sa vélocité et la tessiture de l'instrument. Par opposition, le ténor sans barillet est alors appelé Trombone ténor simple.

Le trombone basse est conçu en si bémol et joué en do (non transpositeur). Ses parties sont écrites en clef de fa. Il a approximativement la même taille que le trombone ténor, mais d'un calibre plus important et dispose le plus souvent de deux clés de pouce (ou barillet), généralement fa et ré (parfois si bémol), qui changent la tonalité de l'instrument et le rendent plus facile à jouer dans les graves. Les notes du trombone basse sont jouées de la même façon que pour le ténor (à moins d'utiliser les barillets). Il y a généralement un joueur de trombone basse par orchestre symphonique, et ils sont également souvent présents dans les ensembles de cuivres modernes.

Le trombone contrebasse est le plus rare, généralement accordé une octave plus bas que le ténor et le basse. Il existe plusieurs moyens d'augmenter la longueur du tube, mais la plus répandue consiste à utiliser une coulisse avec double enroulement.

Le trombone alto est accordé en mi bémol ou fa, et il est plus petit que le ténor. Ses positions sont également différentes et son timbre est plus brillant. Il est principalement utilisé dans des arrangements symphoniques, mais il a connu une heure de gloire comme instrument soliste. Des compositeurs modernes l'ont d'ailleurs redécouvert et l'ont introduit dans des pièces récentes.

e trombone soprano est encore plus court et son timbre se rapproche davantage de celui de la trompette qu'aucun autre trombone. On trouve des partitions pour trombone soprano dans des pièces écrites pour ensembles de cuivres, mais peu d'œuvres classiques l'ont utilisé. Son origine est d'ailleurs incertaine, il ne s'agirait peut-être pas d'un instrument classique mais d'une apparition assez moderne.

Le trombone à pistons a un registre comparable à celui des trombones ténor, mais la coulisse est remplacée par trois pistons. Il dispose quelquefois de deux tubes amovibles interchangeables qui permettent de fixer sa fondamentale soit en si bémol soit en ut. L'articulation est différente, plus proche de celle de la trompette et il permet une dextérité difficile à obtenir avec une coulisse. Il est généralement considéré comme étant difficile à jouer juste, et est de moins en moins utilisé de nos jours.

Le répertoire du trombone en solo et en musique de chambre commence en Autriche pendant la période classique du milieu du XVIIIe siècle avec des compositeurs tel que Leopold Mozart, Georg Christoph Wagenseil, Johann Albrechtsberger et Johann Ernst Eberlin qui l'utilisaient souvent conjointement avec une voix. Joseph Haydn et Wolfgang Amadeus Mozart ont utilisé le trombone dans nombre de leurs œuvres sacrées, notamment dans deux duets avec voix de Mozart, le plus connus étant le Tuba Mirum de son Requiem. L’inspiration pour beaucoup de ces travaux était sans doute due à la virtuosité de Thomas Gschladt qui joua à l’orchestre de la court de Salzbourg.

Bien que le saxophone soit l'instrument le plus symbolique du jazz, le trombone est également très lié à cet art. L'instrument par sa souplesse, a su s'adapter à l'évolution des sonorités et phrasés propres à l'histoire de ce genre.
Le jazz Nouvelle-Orléans étant issu des fanfares de cuivres, il est normal que l'on y retrouve le trombone. C'est d'ailleurs à celui-ci que l'on doit le style « tailgate »: les orchestres défilaient sur un chariot traîné par des chevaux. Pour laisser assez d'espace à son encombrante coulisse, le tromboniste ouvrait le hayon ("tailgate" en anglais) et s'asseyait à l'arrière les pieds dans le vide. L'effet visuel, mais également sonore était garanti: cette période est celle des grands glissandi à la coulisse et autres artifices sonores. Aussi, malgré les quelques virtuoses de l'époque (le plus célèbre étant Kid Ory), le trombone était surtout utilisé pour son côté comique.
Ce n'est que à partir des années 20 avec l'apparition du swing et des big bands que le trombone prend ses lettres de noblesses dans le jazz. Mis en valeur par les arrangeurs et les grands solistes de l'époque le trombone y est très à l'aise; citons en autres Jimmy Harrison et Jay C. Higginbotham chez Fletcher Henderson, Benny Morton, Vic Dickenson, Dickie Wells chez Count Basie, Juan Tizol, Tricky Sam Nanton, Lawrence Brown chez Duke Ellington, Tommy Dorsey...

Dans les années 40, on pensait que l'inertie de la coulisse était un frein majeur à l'utilisation du trombone dans le bebop et ces tempi endiablés (quelques uns comme Bob Brookmeyer, passeront au trombone à pistons). Mais c'était sans compter sur Jay Jay Johnson, qui débarrassant l'instrument de ces effets caractéristiques et développant une technique originale, parvint à atteindre la vélocité et le phrasé du saxophone. Il fut suivi par Curtis Fuller et Slide Hampton. On les retrouve dans le hard bop des années 50.

Le cool jazz fut l’occasion d’entendre Bill Harris, Kai Winding, Frank Rosolino ou Carl Fontana.

L’adaptation du jeu du trombone pendant ces années lui fit perdre ses particularités, comme le « Growl » ou les effets de coulisse. Le free jazz se les réappropriera dans les années 60, à travers notamment de Rowell Rudd (inspiré de Kid Ory, il jouait auparavant dans des formations de style dixieland) et Bill Watrous (beaucoup plus virtuose de l’instrument). Albert Mangelsdorff a développé la technique du « son polyphonique » consistant à jouer une note et à en chanter une autre simultanément, produisant alors une troisième note, voire une quatrième.
Aujourd’hui, l’évolution continue dans le sillage du free. D’autres musiciens, comme Ray Anderson continuent également d’expérimenter autour du trombone. Parmi les trombonistes de jazz de référence d’aujourd’hui, citons en autre Sarah Morrow, Steve Turre, Glenn Ferris, Denis Leloup ou Yves Robert.

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MessageSujet: A propos de Sandström...   Sam 8 Mar - 21:40

Notre ami Snoopy a encore produit ici un travail remarquable.

Si je me permets d'intervenir ici, c'est que j'évoquais hier sur un autre "post" le nom du compositeur Sandström. Comme il y a de nombreux homonymes, je dois préciser que celui auquel je pensais était le Suédois Jan Sandström (né en 1954).
Et l'on ne peut évoquer Jan Sandström sans penser à son complice : l'immense tromboniste Christian Lindberg.
Pour beaucoup d'amateurs de musique, Christian Lindberg est, non seulement le plus grand tromboniste actuel, mais aussi le plus grand depuis que cet instrument existe.
L'entendre sur scène est une expérience inoubliable
Sandström et Lindberg ont commis ensemble (entre autres) un concerto pour trombone nommé "motorbike concerto". Le meilleur enregistrement est chez
BIS(BIS-CD-538).
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Le trombone   Sam 8 Mar - 21:49

Ralph a écrit:
Notre ami Snoopy a encore produit ici un travail remarquable..

C'est surtout Wikipédia Wink

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MessageSujet: Re: Le trombone   Sam 8 Mar - 22:18

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Phrygien



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MessageSujet: Re: Le trombone   Sam 8 Mar - 22:19

ça serait bien de citer la source, juste pour le respect des auteurs en question, si c'est le cas Wink (ou au moins de mettre un lien).
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Le trombone   Sam 8 Mar - 22:40

Phrygien a écrit:
ça serait bien de citer la source, juste pour le respect des auteurs en question, si c'est le cas Wink (ou au moins de mettre un lien).

Parce que 1 c'est un "secret" de Polichinelle. Parce que 2, en ce qui concerne Wikipédia on n'est nullement obligé de mentionner la source et parce que 3 chez Wikipédia il n'y a pas d'auteurs identifiés et identifiables puisque c'est fait par tout le monde...

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Le trombone

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