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 Tristan et Isolde

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Snoopy
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Nombre de messages : 21022
Age : 42
Date d'inscription : 10/08/2006

MessageSujet: Tristan et Isolde   Mer 8 Nov - 1:23

Tristan et Isolde (en allemand Tristan und Isolde) est un opéra en trois actes de Richard Wagner, composé entre 1857 et 1859, créé le 10 juin 1865 au Théâtre royal de la Cour de Bavière à Munich et souvent considéré comme l'un des sommets de l'opéra occidental. Inspiré par la mystérieuse Frau M.W., Mathilde Wesendonck, Tristan et Isolde est la première œuvre créée sous le patronage de Sa Majesté le Roi Louis II de Bavière. En se tournant vers l'Ouest et ses mers déchirées, Richard Wagner offre au monde un opéra qui, basé sur une idée unique, se contorsionne sur lui-même en une passion d'une intensité telle qu'elle ne peut aboutir qu'en une fin tragique qui, plus qu'un renoncement, est une délivrance. C'est un des meilleurs exemples du projet wagnerien de transformer l'opéra en drame musical. L'audace harmonique de la musique commence à faire éclater le cadre de la tonalité. Le prélude du premier acte est devenu un morceau orchestral à part entière, aussi célèbre que prestigieux ; la Liebestod (« mort d'amour ») d'Isolde, à la fin de l'opéra, compte parmi les passages les plus bouleversants qui aient jamais été composés.

Les personnages

Tristan, neveu du roi Marke (ténor)
Isolde, princesse d'Irlande (soprano)
Marke, roi de Cornouaille (basse)
Kurwenal, écuyer de Tristan (baryton)
Brangäne, suivante d'Isolde (soprano)
Melot, ami de Tristan (ténor)
Un jeune marin (ténor)
Un berger (ténor)
Un pilote (baryton)
Un timonier (basse)
Le pâtre (ténor)
Les marins et les chevaliers de Cornouailles (chœurs)

L'argument est inspirée de la légende celtique de Tristan et Iseut. Mais Tristan et Isolde a aussi été perçu souvent comme le symbole de l'amour impossible entre Wagner et Mathilde Wesendonck (voir Wagner).

Depuis longtemps, la Cornouaille tentait de s'affranchir de la suzeraineté du Roi d'Irlande qui, afin de mater la révolte, avait dépêché sur place une expédition militaire qu'il confia à Morold, fiancé de sa fille Isolde. Armé de l'épée qu'Isolde instruite de l'art de la magie avait enduite de poison, Morold franchit la mer, mais au cours d'un furieux combat fut tué par Tristan, le neveu du Roi de Cornouailles. Pourtant, avant de mourir, Morold dont la tête tranchée et l'épée ébréchée avaient été envoyées au pays d'Érin au titre de seul tribut consenti était parvenu à blesser son adversaire qui savait que, dès lors, seule Isolde disposait de l'antidote contre le poison qui le rongeait. Ainsi, arrivant comme un naufragé sur les rivages d'Irlande sous le nom de Tantris, Tristan fut recueilli par Isolde qui, n'étant pas dupe du mensonge et ayant découvert dans la plaie du guerrier un morceau de la lame de Morold, prit la résolution de se venger de l'homme qui lui avait ravi son amour. Tandis qu'il dormait, Isolde brandit l'épée, s'apprêtant à terrasser Tristan qui soudainement s'éveilla : le jeune homme regarda non le glaive qui le menaçait, mais uniquement les yeux d'Isolde qui, bouleversée, lacha l'arme et soigna son ennemi afin que, guéri, elle n'eût plus jamais à croiser ce regard qui lui avait inspiré la pitié et l'avait détournée de son but. Quelques années plus tard, la paix fut scellée par le mariage du vieux Roi Marke de Cornouailles avec Isolde, événement qui, lorsque Tristan lui-même fut envoyé en ambassade pour venir chercher la jeune promise, s'accompagna d'un serment d'oubli pour tout le passé. Pourtant, la fille d'Irlande ne voulant imaginer qu'elle pût apporter en dot son pays à ceux qui en étaient autrefois les vassaux n'était nullement disposée à se joindre à ce grand pardon et à se résoudre à ce mariage arrangé.

Acte I

L'acte se déroule à bord d'un bateau voguant vers la Cornouaille. Tristan, accompagné de son fidèle écuyer Kurwenal, a été chargé par son oncle le roi Marke de faire venir d'Irlande sa future épouse, la princesse Isolde. Comme le voyage touche à sa fin, celle-ci sort du mutisme dans lequel elle s'est cloîtrée (scène 1) pour confier à sa suivante Brangäne un terrible secret (scène 3). Tristan, le valeureux héros admiré de tous, n'est autre que l'assassin de son fiancé Morold, tué pour affranchir le roi de Cornouailles du tribut qu'il payait au roi d'Irlande. Blessé, il avait été recueilli et soigné par Isolde qui ne l'avait pas reconnu, jusqu'au jour où, remarquant une cassure sur son épée, celle-ci découvrit sa véritable identité. Sur le point de se venger, elle fut arrêtée in extremis par un regard d'amour. Partagée entre la haine, l'amour et la honte d'être ainsi livrée au vassal de son père par l'assassin de son fiancé, Isolde choisit de s'unir à Tristan dans la mort (scène 4). Elle fait préparer par sa suivante un breuvage empoisonné, que Tristan accepte en connaissance de cause (scène 5). Brangäne, qui ne peut se résoudre à exécuter l'ordre de sa maîtresse, remplace le philtre de mort par un philtre d'amour. Après l'avoir bu, Tristan et Isolde tombent en extase l'un devant l'autre (il est pourtant clair que le philtre n'est que le révélateur de sentiments préexistants), tandis que le bateau accoste et que le roi Marke s'avance pour accueillir sa fiancée (scène 5).

Acte II

Pendant que le roi est parti chasser, Tristan et Isolde se retrouvent en secret malgré les avertissements avisés de Brangäne. Suit alors un immense duo d'amour d'un romantisme exacerbé. De suprêmement érotique, il devient peu à peu mystique : Tristan et Isolde chantent leur désir de consacrer leur amour par une mort qui serait le triomphe définitif de la Nuit sincère et douce sur le Jour vain, perfide et mensonger.

Le duo est soudainement interrompu par l'arrivée de Marke et de ses hommes. Le roi, dans un long et touchant monologue, exprime alors toute l'affliction qu'il ressent en se voyant trahi par celui qu'il aimait plus que tout au monde, à qui il avait légué pouvoir et biens. Tristan, déconnecté du monde social, invite Isolde à le suivre dans son pays, la mort, avant de se jeter sur Melot qui l'a trahi. Comme il ne se défend pas, Melot le blesse grièvement.

Acte III

En Bretagne, Tristan agonise près de son château de Kareol. Seuls Kurwenal et un berger veillent sur lui, attendant avec impatience l'arrivée d'Isolde, la seule à pouvoir le guérir. Tristan, qui sent que sa bien-aimée est encore en vie, désire la revoir pour mourir enfin. Après une fausse alerte, le navire d'Isolde est en vue. Dans un état d'excitation extrême, Tristan arrache alors ses bandages, s'élance à la rencontre d'Isolde et meurt dans ses bras.

Soudain, on voit un autre bateau accoster. C'est celui du roi Marke qui, mis au courant du secret du philtre par Brangäne, est venu unir Isolde à celui qu'elle aime. Kurwenal, croyant à une vengeance, repousse vigoureusement les nouveaux arrivants, tue Melot et meurt lui-même à quelques pas de son maître. Isolde, en extase devant le cadavre de Tristan, meurt transfigurée. Marke, consterné, bénit les cadavres, tandis que le rideau tombe lentement.

Les leitmotive de Tristan et Isolde sont très nombreux, mais ils procèdent presque tous des premières notes de l'opéra qui représentent l'aveu et le désir. Lorsqu'on les regarde dans leur ensemble, on ne peut manquer d'être stupéfié par leur unité.

Tout au long de l'opéra, Wagner, comme à son habitude, les transforme, les réorchestre, les oppose, les combine, exprimant ainsi avec une justesse rarissime les sentiments les plus subtils. En entendant (même inconsciemment) ces transformations thématiques, le spectateur saisit instinctivement l'évolution des personnages et de leurs émotions.
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MessageSujet: Très belle   Sam 28 Juil - 19:32

Très belle description, Snoopy et très juste. Cet opéra est pour moi trés émouvant, j'ai bien apprécié tes commentaires!

Merci

Martin
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