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 Samuel Capricornus (1628-1665)

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joachim
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MessageSujet: Samuel Capricornus (1628-1665)   Samuel Capricornus (1628-1665) Empty2011-09-18, 13:00

Samuel Friedrich Capricornus (en réalité Samuel Friedrich Bockhorn) est un compositeur de Bohême, né le 21 décembre 1628 à Žerčice (Scherlitz, près de Mladá Boleslav) et mort à Stuttgart le 10 novembre 1665.


La carrière de Capricornus est assez représentative des itinéraires des musiciens rhénans du XVIIe siècle : né le 21 décembre 1628 à Schertitz en Bohême et mort à Stuttgart le 10 novembre 1665, Capricornus est le fils d’un pasteur luthérien. Dans son enfance, sa famille a été forcée de fuir pour échapper à la persécution religieuse. En mouvement constant, il a étudié la théologie, la philosophie et les langues dans différents endroits, dont le gymnasium de Sopron (Ödenburg). Aussi à cette époque il a étudié la musique bien que ses maîtres étaient inconnus, cependant, en raison de leur style initial, il connaissait la musique de Giovanni Valentini et Antonio Bertali.

Ses études humanistes furent particulièrement solides, comme en témoignent ses écrits. En revanche, du fait de sa vie itinérante avant son premier établissement à Presbourg (Bratislava), nous ignorons presque tout de sa formation musicale. Un extraordinaire document rédigé de sa main montre que son immense érudition musicale était due au contact des œuvres plus qu’à la fréquentation assidue ou à l’enseignement d’un maître.

Durant ces années de formation, Capricornus a résidé quelque temps à Strasbourg, où il a cherché en vain à s’établir, puis, à partir de 1649, à Vienne. Il y entretint des relations avec Giovanni Valentini, maître de chapelle de la cour, l’un de ses modèles avoués. En 1650/51, il fut nommé cantor au Gymnase luthérien de Presbourg, puis Directeur de la musique à l’église de la Trinité. Musicien remarquable, il fut débarrassé de sa charge d’enseignement au bout de quelques mois. Capricornus pouvait puiser là dans une bibliothèque riche en œuvres italiennes. De plus, il disposait de larges effectifs instrumentaux et vocaux ; ses premières compositions (Opus musicum,1655) en sont une brillante illustration. Capricornus avait envoyé à Schütz cette première publication. Schütz lui avait répondu en des termes très élogieux : “Vos remarquables œuvres m’ont été transmises et ont fait ma délectation“. De même, Capricornus avait réussi à transmettre des œuvres de sa composition à Carissimi : ce dernier en fut si favorablement impressionné qu’il les fit jouer à Saint Apollinaire à Rome et qu’il demanda leur publication.

En mai 1657, il fut nommé Kapellmeister de la cour de Stuttgart, fonction bien plus prestigieuse qu’à Presbourg. Il eut comme élève Johann Fischer. Cependant, malmenée par les événements de la première moitié du XVIIe siècle, la chapelle avait été dissoute à plusieurs reprises et si d’importants efforts avaient été consentis depuis 1651 pour lui redonner son lustre d’antan, sa situation était encore bien précaire. Les moyens mis à sa disposition restèrent limités jusqu’à sa mort. Son exigence, la difficulté du travail quotidien et les intrigues furent à l’origine de querelles épuisantes. Des plaintes concernant l’indiscipline de ses musiciens, des échanges d’insultes (le compositeur accusant un cornettiste de jouer de son instrument “comme d’une corne de vache“), autant d’anecdotes qui ne sont pas sans rappeler celles qui, plus tard, ont émaillé la vie de J.S. Bach à Leipzig. Les mêmes ingrédients sont réunis : un compositeur de haute stature qui se faisait fort de tirer le meilleur parti des ressources limitées de son personnel musical et des exigences musicales dépassant l’esprit routinier de ses musiciens. Une santé précaire et des conditions de vie difficiles ont sans doute précipité sa mort précoce ; elle survint à l’âge de 36 ans.

Capricornus a été un compositeur très prolifique et, en raison de sa célébrité, a bénéficié de la sollicitude des éditeurs à partir de 1660. Il est même étonnant, dans le contexte du XVIIe siècle, de constater que de nombreuses œuvres ont été publiées après sa mort. Il fut celui qui, par son prestige personnel et la diffusion de ses œuvres plus que par la qualité de ses musiciens, sut redonner à la chapelle de Stuttgart son lustre perdu. Comme chez Schütz, la nature des œuvres publiées était dépendante des effectifs qu’il avait à sa disposition : à Presbourg, il avait composé les œuvres destinées à des effectifs importants ; à Stuttgart, ses compositions se contentent d’effectifs plus restreints. Mais ses œuvres gagnent en concentration et en expressivité ce qu’elles perdent en éclat. Les déploiements fastueux de sa jeunesse se muent en une écriture serrée et rigoureuse dans les pièces du Theatrum Musicum.

Les compositions les plus originales de Capricornus sont les Zwey Lieder von dem Leyden und Tode Jesu et celles du Theatrum Musicum. Les premières sont des sortes de leçons des ténèbres en langue allemande. Le dolorisme des textes de Paul Gerhardt y est traité « à la manière d’un concert à 2 voix et 4 violes ». La théâtralisation de la douleur y est atteinte avec une étonnante économie de moyens. L’œuvre, qui se divise en six parties, ne se départit jamais du climat d’adoration du drame qui s’y noue. Quant au recueil intitulé Theatrum Musicum, il est constitué de 12 scènes sacrées pour 3 voix (alto, ténor et basse), 4 violes et basse continue. Comme l’indique leur titre, ces pièces sont autant de poèmes sacrés théâtralisés. Leurs textes sont souvent des compilations de psaumes et suscitent des compositions d’un grand lyrisme dans lesquelles les effets rhétoriques donnent au compositeur des occasions de déployer une musique expressive du plus grand effet, malgré la modestie des effectifs. Le recueil du Theatrum Musicum est celui dans lequel Capricornus, peu avant sa mort, se rapproche le plus de l’art de Carissimi, prince des musiciens de notre siècle, selon les propres termes du compositeur.


Source : http://www.chapelle-rhenane.com/pages_html/programmes/capricornus.htm


Oeuvres :


Oeuvres scéniques :

Ballett der Natur oder Fürstliche Frühlingslust (Stuttgart, 1660) (livret seulement)
Raptus Proserpinae, dans einem Singender Schaw-Spiel vorgestellt (Stuttgart, 1662) (livret seulement)
Komödie, le 18 mai 1665, perdu


Autres musiques profanes

Deutsche Madrigale, 2, 3vv (Stuttgart, 1659), perdu
Neu-angestimmte und erfreuliche Tafelmusic, 2–5vv, bc (Frankfurt, 1670), inc.
Flores musici, 1v, 2 insts (Würzburg, 1669), perdu


Musique religieuse

Opus musicum, 1 à 8 voix et instruments (motets, magnificat et 2 messes), Nürnberg 1655
12 Geistliche Concerten, 2 et 3 voix et bc, Nürnberg 1658
Geistliche Harmonien, 2, 3vv, 2 vn, bc :
Erster Theil Geistlicher Harmonien, Stuttgart 1659
Ander Theil Geistlicher Harmonien, Stuttgart 1660:
- Das ist meine Freude,
- Ich habe den Herrn, Cornetto-Verlag,

Dritter Theil Geistlicher Harmonien, Stuttgart 1664
- Es stehe Gott auf,
- Ich bin schwarz, aber gar lieblich,
- Ich weiss, dass der Herr Gott ist,
- Singet Gott, lobsinget seinem Namen,

Jubilus Bernhardi für SSATB, 4 Violen und B.c., Nürnberg 1660 :
- Jesus dulcis memoria
- Jesu spes poenitentibus
- Jesu dulcedo Cordium
- Jesum quaeram in lectulo
- Cum Maria Diluculo
- Jesu Rex admirabilis
- Mane nobiscum Domine
- Amor Jesu dulcissimus
- Jesum omnes agnoscite
- Jesus autor clementiae
- Jesus mi bone sentiam
- Tua Jesu dilectio
- Jesu Decus Angelicum
- Amor tuus continuus
- Jesu summa benignitas
- O Jesu mi dulcissime
- Jesus cum sic diligitur
- O beatum incendium
- Jesu Flos matris Virginis
- Jesu sole serenior
- Mi dilecte reverete
- Coeli cives occurrite
- Rex virtutum
- Jesus in pace imperat

Zwey Lieder von dem Leyden und Tode Jes, 2 voix et 4 violons (ad lib), Nürnberg 1660
Missa in F für Sopran, Alt, Tenor, Bass, 2 Violinen und B.c.
Geistlicher Concerten ander Theil, 3 voix  et bc, Stuttgart 1665
Scelta musicale o La prima opera d’eccellenti motetti, 1voix, 2 instruments, bc (org) Frankfurt 1669
Theatrum musicum quod per duodecim scenas seu sacras cantiones aperuit, 3 voix, 4 instr, bc Würzburg 1669
Continutiatio theatri musici seu Sacrarum cantionum pars secunda, 5 voix, 3 violons, trombone, bc (org) Würzburg 1669
Opus aureum missarum, 8 voix, 2 violons et bc, Frankfurt 1670
Adeste omnes fideles,  
Audio Domini Deus meus,
Beati immaculati in via,
Deus docuisti me,
Jauchzet dem Herrn,
Mein Gott und Herr, SSB, 2 vn, bc
Quae fata spes vè fingo?,
Quis dabit capiti meo aquam,
Sanctus Dominus Deus Sabbaoth, canon a 6, 1659
Surrexit pastor bonus,
Willkommen, edles Knäblein


Musique instrumentale

Sonata in e für Violine und b.c. Neuausgabe Cornetto-Verlag Stuttgart
Sonaten und Canzonen, 3 instruments (Stuttgart and Nuremberg, 1660), inc.
Jocoserium musicalium, 3 insttruments (Stuttgart, 1663), perdu
Tafelmusik, et Continuation der neuen wohl angestimmten Taffel-Lustmusic (6 sonatas), 3 et 4 instruments et bc (Frankfurt, 1671)
Sonata pour 3 violons, 2 altos, 2 violes et bc
Ciacona für Violine, Viola da gamba und B.c.
6 preludes pour orgue, incorrectement attribués à Capricornus
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MessageSujet: Re: Samuel Capricornus (1628-1665)   Samuel Capricornus (1628-1665) Empty2021-07-23, 11:26



https://www.youtube.com/watch?v=5VIOweFOXe8
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