Forum sur la musique classique
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  Connexion  

Partagez | 
 

 Il Barbiere di Siviglia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Bel Canto
Admin


Nombre de messages : 5598
Age : 60
Date d'inscription : 10/07/2007

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Mer 23 Juin - 11:42


athlétique JD Florez ! (à 5'30)





!
quel air mes aieux !!! l'était fou Rossini mais qu'est-ce que c'est beau... et quel ténor, ce Florez aussi I love you

Et bien si le reste est à l'avenant de ces extraits ... je cours l'acheter !
C'est comique, bien joué et encore mieux chanté !!!
Revenir en haut Aller en bas
http://vitabella.sosblog.fr/index.htm
Jean



Nombre de messages : 6300
Age : 73
Date d'inscription : 14/05/2007

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Mer 23 Juin - 12:12

c'est marrant...je viens de l'entendre en direct sur France Inter (Joyce di Donato) Wink très sympa!
Revenir en haut Aller en bas
Bel Canto
Admin


Nombre de messages : 5598
Age : 60
Date d'inscription : 10/07/2007

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Mer 30 Juin - 9:46



Cette captation d’une distribution exceptionnelle interprétant une production scénique mêlant rigueur et cohérence, demeurera historiquement irremplaçable. Un DVD de référence.

Une critique sur Forum Opera
Revenir en haut Aller en bas
http://vitabella.sosblog.fr/index.htm
Snoopy
Admin


Nombre de messages : 21022
Age : 42
Date d'inscription : 10/08/2006

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Mer 30 Juin - 15:19

Moi j'ai du mal avec les mises en scènes modernes
Revenir en haut Aller en bas
http://musiqueclassique.forumpro.fr
Bel Canto
Admin


Nombre de messages : 5598
Age : 60
Date d'inscription : 10/07/2007

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Mer 30 Juin - 15:43

Snoopy a écrit:
Moi j'ai du mal avec les mises en scènes modernes

En fait, cela dépend des opéras ... et je pense que le Barbier se prête bien à d'autres visions de mise en scène.
Cela étant, le respect de l'oeuvre est primordial et pour cette version, il me semble que c'est bien le cas.

C'est un vaste débat de toute façon, et c'est aussi certainement une question de goût pour chacun.
De façon générale, je crois malgré tout que l'important est la capacité du metteur en scène de pouvoir diriger le plateau en le mettant au service de l'oeuvre interprétée car j'ai déjà vu des versions très classiques, tournés à rien, parce qu'il n'y avait pas de direction d'acteurs ...
Revenir en haut Aller en bas
http://vitabella.sosblog.fr/index.htm
Snoopy
Admin


Nombre de messages : 21022
Age : 42
Date d'inscription : 10/08/2006

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Mer 30 Juin - 15:45

Bel Canto a écrit:


En fait, cela dépend des opéras ...

Oui c'est vrai. Certains se pretent bien à la modernité selon le thème mais d'autres vraiment pas du tout. Ca dépend du sujet. Mais par exemple, j'aime assez les mises en scènes de Jerome Savary par exemple
Revenir en haut Aller en bas
http://musiqueclassique.forumpro.fr
Bel Canto
Admin


Nombre de messages : 5598
Age : 60
Date d'inscription : 10/07/2007

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Mer 30 Juin - 15:49

Snoopy a écrit:
Bel Canto a écrit:


En fait, cela dépend des opéras ...

Oui c'est vrai. Certains se pretent bien à la modernité selon le thème mais d'autres vraiment pas du tout. Ca dépend du sujet. Mais par exemple, j'aime assez les mises en scènes de Jerome Savary par exemple

Moi aussi ... enfin, parfois il est excessif mais au moins, voilà quelqu'un qui sait amener les chanteurs à faire autre chose que ... chanter et dont la mise en scène respecte aussi l'aspect chant de l'opéra.
Revenir en haut Aller en bas
http://vitabella.sosblog.fr/index.htm
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Mer 30 Juin - 16:30

Je me souviens l'avoir vu en 2005 à l'Opéra Bastille dans une mise en scène assez époustouflante de la
réalisatrice Coline Serreau avec des décors somptueux d'une Séville de l'Andalousie plutôt arabe et j'en garde
encore un souvenir magnifique. J'y étais allée avec ma fille ainée qui s'en souvient elle aussi encore.
C'est vrai que j'aurais peut-être plus de mal pour cet opéra là avec un décor aussi minimaliste.
Je crois que même si les histoire et les situations peuvent s'adapter à la modernité, je préfère quand la mise
en scène restitue l'ambiance de l'époque où l'oeuvre a été créée. D'abord parce que ça me fait plus rêver, et puis que l'auteur
a écrit son oeuvre à une époque donnée donc quelque part, j'ai l'impression de la dénaturer. C'est sans doute une erreur de ma part,
je n'en sais rien.
Pour le théâtre, c'est un peu pareil, sans pour autant aimer les décors fastueux. J'avais beaucoup aimé voir "Le malade imaginaire"
joué par Podalydès (vraiment bouleversant et même pathétique) la mise en scène était très simple mais restait d'époque.
Revenir en haut Aller en bas
Bel Canto
Admin


Nombre de messages : 5598
Age : 60
Date d'inscription : 10/07/2007

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Sam 4 Sep - 10:31



J'avais été séduite par les extraits que j'avais pu voir sur le tube et je n'ai pas été déçue par l'achat !

J'ai passé une merveilleuse soirée à regarder ce DVD ! I love you

Il faut dire que les protagonistes sont tous à la hauteur de cette production soit, un peu moderne par ses costumes très colorés mais la mes reste malgré tout classique et efficace dans la bouffenerie !
Rosina : Joyce di Donato dont la voix convient parfaitement à ce rôle qui, pour moi, est plus mezzo que soprano ... et il faut saluer sa performance : elle s'est cassée un os du pied lors de la générale et a interprété toutes les représentations avec un pied dans le plâtre et en voiturette ... l'exploit est que cela se fond admirablement bien dans la mes !
Almaviva : Juan Diego Florez dont l'agilité dans les aigus et la très belle couleur de voix prête à ce personnage toute la vigueur dont il est capable et, comparativement à une autre version où je l'avais trouvé très statique, s'efforçant seulement de bien chanter, je trouve qu'il a vraiment bien progressé.
Figaro : Pietro Spagnoli - je ne connaissais pas mais il possède une très belle voix de baryton claire et sonnante et c'est un comédien hors pair.
Bartolo : Alessandro Corbelli ... fabuleux comédien qui m'a valu quelques fous rire et très belle voix également.
Basilio : Ferrucio Furlanetto - ses qualités vocales ne sont plus à démontrer et il campe ici un abbé désopilant, ce qui est assez rare avec ce chanteur à qui on peut reprocher parfois son manque d'engagement.

L'orchestre et les choeurs du Royal Opera House sont sous la direction d'Antonio Pappano qui rend bien les jolies couleurs et envolées lyriques de la musique de Rossini.

Bref : un très bon achat en ce qui me concerne !
Revenir en haut Aller en bas
http://vitabella.sosblog.fr/index.htm
joachim
Admin


Nombre de messages : 15590
Age : 70
Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Sam 4 Sep - 13:11

Il est vrai qu'il y a maintenant pas mal de temps que je n'ai vu ce Barbier, y compris à la TV, et même à écouter un CD ! Ce DVD à l'occasion, quand je le verrai, pourquoi pas ? Le tout c'est de réussir à le regarder, car, comme je l'ai déjà expliqué, chez moi, un opéra c'est tabou, je n'ai jamais le "droit" d'en regarder à la télé, car Madame ne supporte pas Donc je me contente des CD où d'Internet Wink
Revenir en haut Aller en bas
Bel Canto
Admin


Nombre de messages : 5598
Age : 60
Date d'inscription : 10/07/2007

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Sam 4 Sep - 13:18

Tu ne sais pas regarder les DVD sur ton PC ?
Revenir en haut Aller en bas
http://vitabella.sosblog.fr/index.htm
joachim
Admin


Nombre de messages : 15590
Age : 70
Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Sam 4 Sep - 13:30

Bel Canto a écrit:
Tu ne sais pas regarder les DVD sur ton PC ?

Si bien sûr, mais ce n'est pas très pratique de rester devant l'ordi plus de 2 heures !
Revenir en haut Aller en bas
Snoopy
Admin


Nombre de messages : 21022
Age : 42
Date d'inscription : 10/08/2006

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Sam 4 Sep - 15:15

Change de femme! Hehe Wink
Revenir en haut Aller en bas
http://musiqueclassique.forumpro.fr
shanessean



Nombre de messages : 842
Age : 80
Date d'inscription : 19/08/2009

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Jeu 16 Juin - 13:21

Enfin je vais voir :

OPERA DE CHAMBRE DE
GENÈVE
IL BARBIERE DI SIVIGLIA
de Giovanni Paisiello (1740-1816)

Mardi 12 juillet 2011
20H45, Cour de l'Hôtel de Ville

franco trinca, direction
pier paolo pacini, mise en scène
l'orchestre de chambre de genève

valeriy tsarev, conte almaviva
nathalie colas, rosina
michele govi, bartolo
bojidar vassilev, figaro
stefano olcese, don basilio
gregory finch, giovinetto et alcade
francesco biamonte, lo svegliato et notaro

Ce n'est pas le bon sujet, Shane, ce post concerne le Barbier de Rossini > je déplace dans concert, ainsi tu pourras nous donner tes impressions après la représentation. Bon spectacle ! Mains
Revenir en haut Aller en bas
http://musiqueclassique.forumpro.fr/
Icare
Admin


Nombre de messages : 10065
Age : 52
Date d'inscription : 13/11/2009

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Jeu 16 Juin - 18:59

joachim a écrit:
Il est vrai qu'il y a maintenant pas mal de temps que je n'ai vu ce Barbier, y compris à la TV, et même à écouter un CD ! Ce DVD à l'occasion, quand je le verrai, pourquoi pas ? Le tout c'est de réussir à le regarder, car, comme je l'ai déjà expliqué, chez moi, un opéra c'est tabou, je n'ai jamais le "droit" d'en regarder à la télé, car Madame ne supporte pas Donc je me contente des CD où d'Internet Wink


Pareil pour moi! Heureusement qu'elle n'est pas encore à la retraite! Encore douze ans de semi-liberté,normalement!
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Je ne vous apprends rien...   Ven 27 Juil - 20:56

En disant que c'est la première partie de la trilogie de Beaumarchais, la deuxième, le nozze di Figaro de Mozart, la troixième est un drame, je l'ai lu. La comtesse a eu un fils illegitime avec Cherubino, le comte avec une autre femme... Moche. Mis en musique par Darius Milhaud, j'ai trouvé un seul enregistrement, mais le son apparemment est minable. De toute façon, je considère Milhaud comme un compositeur avec des hauts et de très bas... LOL

A+

Martin
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Kozlovsky   Sam 28 Juil - 3:00

J'ai aussi une super belle version avec Ivan Kozlovsky, en russe.




Martin
Revenir en haut Aller en bas
calbo



Nombre de messages : 999
Age : 45
Date d'inscription : 01/10/2006

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Mar 12 Fév - 17:11

Bel Canto a écrit:


Londres, juillet 2009;

Avec Joyce DiDonato (Rosina), Juan Diego Flórez (Almaviva), Pietro Spagnoli (Figaro), Alessandro Corbelli (Bartolo), Ferruccio Furlanetto (Basilio), Royal Opera House Covent Garden chor and orchestrer. Antonio Pappano, direction

Une version DVD qui vient de sortir et qui récolte un beau succès.
Un fameux défi pour Joycd DiDonata qui assure le spectacle malgré un os du pied fracturé pendant les répétitions et une position 'chaise roulante' pour les réprésentations !

Spectacle intelligent, étincelant même grâce à la maestrià toute en finesse de deux stars actuelles: Juan Diego Florez et l'imprévisible autant que pétillante Joyce DiDonato. Palmes égales au Figaro contrasté et vivant de Pietro Spagnoli.
classiqnews

J'ai également lu plusieurs critiques positives sur d'autres forums musicaux.

Elle est passé 3000000 de fois sur MEZZO et j'ai le DVD de cette production du ROH. Je m'étouffe de rire à chaque fois que je la vois tant tous les artistes s'éclatent sur scène; une mention spéciale au Basilio de Ferruccio Furlanetto qui est génénialissime (l'air de la calomnie est un sommet de drôlerie hilarante et j'ai un mal de cochon à garder mon sérieux chaque fois que je la vois)
Revenir en haut Aller en bas
http://artistes-italiens.forumsactifs.com/index.htm
calbo



Nombre de messages : 999
Age : 45
Date d'inscription : 01/10/2006

MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Mar 12 Fév - 17:33

nikki a écrit:
Je me souviens l'avoir vu en 2005 à l'Opéra Bastille dans une mise en scène assez époustouflante de la
réalisatrice Coline Serreau avec des décors somptueux d'une Séville de l'Andalousie plutôt arabe et j'en garde
encore un souvenir magnifique. J'y étais allée avec ma fille ainée qui s'en souvient elle aussi encore.
C'est vrai que j'aurais peut-être plus de mal pour cet opéra là avec un décor aussi minimaliste.
Je crois que même si les histoire et les situations peuvent s'adapter à la modernité, je préfère quand la mise
en scène restitue l'ambiance de l'époque où l'oeuvre a été créée. D'abord parce que ça me fait plus rêver, et puis que l'auteur
a écrit son oeuvre à une époque donnée donc quelque part, j'ai l'impression de la dénaturer. C'est sans doute une erreur de ma part,
je n'en sais rien.
Pour le théâtre, c'est un peu pareil, sans pour autant aimer les décors fastueux. J'avais beaucoup aimé voir "Le malade imaginaire"
joué par Podalydès (vraiment bouleversant et même pathétique) la mise en scène était très simple mais restait d'époque.

Exact, Colline Serreau nous expédie direct à l'époque d'Al andalous. Voici ce que j'en disais après mon passage à Paris en juin dernier :

On ne présente plus Il Barbiere di Siviglia, opéra composé et créé en 1816 par Gioacchino Rossini (1792-1868); pour son livret Cesare Sterbini s'est inspiré de la comédie éponyme d'Auguste Caron de Baumarchais. Si l'oeuvre regorge de "tubes", comme à son habitude Rossini n'a pas hésité à utiliser des remplois d'oeuvres précédentes. Depuis quelques années il y a des productions de l'Opéra de Paris que j'ai regretté d'avoir vu, notament pendant l'ère Mortier (je pense notament à Macbeth que je trouve totalement raté du fait d'une relecture érronnée de Vladimir Tcherniakov), mais celle du Barbiere di Siviglia fait sans aucun doute partie de celles qu'il faut absolument voir tant elle est hilarante; et pourtant, se retrouver, dès le départ, en pleine Espagne Arabo-Andalouse a de quoi surprendre, voire inquiéter tant le spectateur est habitué à voir Le barbier évoluer dans la Séville du XIXe siècle et non dans la Séville médiévale. Cependant Colline Serreau qui a monté la mise en scène de ce Barbiere pour la première fois en 2009 a introduit des éléments dont la fantaisie charmante fait facilement passer les décors et les costumes. La distribution réunie cette année par Nicolas Joël fait des étincelles dès le début de la soirée avec une mention toute particulière à Antonino Siragusa (Almaviva) qui réussit l'incroyable tour de forçe de faire s'écrouler de rire deux mille huit cent personnes au moment du rondo final.

Le Barbier de Séville fait partie des opéras les plus populaires du répertoire rossinien et il n'est pas toujours évident pour un metteur en scène quel qu'il soit de sortir une mise en scène qui soit fonctionnelle sans pour autant choquer un public éxigeant et attentif. Si je me suis demandé ou j'avais atterri en découvrant les décors et les costumes de style arabo-andalou, je me suis aussi demandé ou voulait en venir Colline Sérreau en placant l'intrigue au coeur de l'Espagne Arabo-Andalouse; en effet le Barbier est éloigné au possible de la période troublée que représente la reconquista espagnole et à aucun moment il n'est fait allusion à la Séville médiévale ni dans la comédie de Baumarchais, ni dans le livret. Une fois posé le principe concentrons nous sur la scénographie; rien dans le propos de Sérreau n'est cependant pas dénué d'intérêt tant elle met en relief les moindres rebondissements et éléments comiques du livret sans jamais alourdir la chose. Cependant Sérreau et Elsa Pavanel, la costumière, auraient pû s'abstenir de faire apparaitre la malheureuse Rosine vêtue d'une burqa; l'on peut ne pas être d'accord avec certaines lois de la république mais il y a sans aucun doute d'autres moyens de le faire savoir, ça sera d'ailleurs ma seule réserve concernant ce Barbier qui est au demeurant très réussi. Mis à part ce détail qui m'a refroidie sur le coup, je dois bien admettre que dans sa globalité le spectacle fonctionne plutôt bien.

En ce qui concerne la distribution je ne peux que saluer le timide Nicolas Joël qui a au moins eu le mérite de soigner le cast pour cette reprise du Barbier. En tout état de cause je ne peux qu'être ravie de voir des chanteurs survoltés et très en voix tout en regrettant néanmoins que le rôle de Don Basilio ait été confié à un artiste à la voix trop courte pour une salle comme Bastille; ne nous y trompons pas cependant, Carlo Cigni a une belle voix de basse à la tessiture large, bien assise qui couvre parfaitement le rôle du maître de musique mais il eût été plus à son aise dans une salle comme Garnier ou le Théâtre des Champs Elysées. Ainsi le célèbrissime air de la calomnie peine à passer le mur du son et c'est pareil pour le quintette du second acte "Don Basilio! Cosa veggo?" qui est pourtant une pure merveille et ou il est à la peine. En revanche Tassis Christoyannis qui campe Figaro se pose la et ne fait qu'une bouchée d'un rôle qui lui permet de faire briller une voix parfaitement maîtrisée etdès l'air d'entrée le public s'amuse de détails qui pouraient sembler ridicules pour les puristes et qui le sont effectivement pour certains (par exemple au XIIIe siècle comme au XIXe les lunettes de soleil n'éxistaient pas) ou qui sont d'une éxquise drôlerie pour d'autres (la boîte à malice remplie de bougies allumées). Quoi qu'il en soit dès l'air d'entrée, Figaro se pose comme le pitre de service prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut; pendant toute la soirée Christoyannis s'amuse visiblement beaucoup à faire tourner Bartolo et son compère Don Basilio en bourrique et il y met d'autant plus de verve que la mise en scène de Colline Sérreau lui permet de le faire sans aucun scrupules. C'est cependant Antonino Siragusa (Almaviva) qui enchante le public; la voix est certes claire et légère mais elle colle parfaitement à la musique de Rossini qui a composé pour la voix de ténor des pages redoutables dont fait partie le rôle d'Almaviva. Si le quintette du second acte donne une bonne idée des difficultés du rôle le rondo final (qui est aussi celui d'Angélina dans La Cenerentola) atteint des sommets et c'est ce moment, si redoutable pour la voix, que choisit Nino Siragusa pour sortir un incroyable numéro de drible footballistique qu'il avait visiblement mis au point avec le chef et les artistes des choeurs; d'abord scotchée la salle, comble, éclate ensuite de rire face à l'audace et à la décontraction du ténor visiblement très en forme et inspiré qui s'amuse énormément et sans aucun complexe. Face à Siragusa, Karine Deshayes campe une très belle Rosina; même si Deshayes a parfois tendance à forçer sur les graves, registre pourtant naturel, je reconnais volontiers que Rossini lui va fort bien. Je regrette quand même un peu que Deshayes forçe parfois, ce qui est d'autant plus dommage que la voix est belle, naturelle et avec une tessiture large qui couvre parfaitement celle de Rosina. Dans le rôle de l'empêcheur de tourner en rond, Maurizio Muraro fait des étincelles; son Bartolo est mordant, méchant et ambitieux à souhait;Vocalement il balance son aria "ad un dottore di mia sorte" avec une morgue plaisante. dans les rôles secondaires c'est la Berta de Jeannette Fischer qui retient particulièrement mon attention, grâce notament à son aria du second acte; Colline Sérreau a l'excellente idée de la mettre en valeur grâce à une brève chorégraphie dans laquelle elle inclut quelques pas de rap qui font, éclater de rire un public conquis tant par Le numéro d'acrobate de Fisher que par celui quelques minutes plus tard de Nino Siragusa. Dans la fosse, c'est le chef italien Marco Armiliato qui tient la baguette. Le petit frère de Fabio Armiliato est un chef tout à fait honorable et même s'il ne peut éviter quelques fausses notes pendant l'ouverture, il tient fermement la barre ce qui est plutôt difficile avec un orchestre qui est capable du pire (je pense notament à un Don Carlo abominable à tous points de vue pour lequel le chef avait été incapable d'éviter fausses notes et décalages pendant toutes la soirée) comme du meilleur (I Capuletti e i Montecchi, Barbiere entre autres). Marco Armiliato a su trouver un équilibre d'autant mieux venu que la musique du Barbier de Séville est pétillante et mérite grandement d'être jouée avec talent et respect.

Cette reprise d'une production du Barbier de Séville qui date de 2009 est d'autant plus une bonne idée que même si la mise en scène entraine le public dans l'Espagne Arabo-Andalouse, elle est par ailleurs truffée d'éléments tellement décoiffants que le public réagit au quart de tour. D'autre part, le cast réuni pour l'occasion fait des étincelles et même si je regrette un peu la présence d'un Basilio un peu faiblard, c'est un festival tant vocal que scénique qui nous a été offert en ce dimanche pluvieux.

Paris. Opéra Bastille, le 10 juin 2012. Gioacchino Rossini (1792-1868) : Il barbiere di Siviglia, opéra en deux actes sur un livret de Cesare Sterbini. Avec Tassis Christoyannis (Figaro), Antonino Siragusa (Conte d'Almavia), Karine Deshayes (Rosina), Maurizio Muraro (Dottore Bartolo), Carlo Cigni (Don Basilio), Vladimir Kapshuk (Fiorello), Jeannette Fisher (Berta), Lucio Prete (un ufficiale). Choeur et orchestre de l'Opéra de Paris; Marco Armiliato, direction. Colline Sérreau (mise en scène), Jean-Marc Stehlé/Antoine Fontaine (décors), Elsa Pavanel (Costumes), Geneviève Soubirou (lumières).
Revenir en haut Aller en bas
http://artistes-italiens.forumsactifs.com/index.htm
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Il Barbiere di Siviglia   Aujourd'hui à 18:21

Revenir en haut Aller en bas
 
Il Barbiere di Siviglia
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Toutes les musiques du monde :: Musique classique :: L'opéra, les ballets et le chant-
Sauter vers: