Forum sur la musique classique
 
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 Luigi Nono (1924-1990)

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Snoopy
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MessageSujet: Luigi Nono (1924-1990)   Mar 7 Nov - 21:42

Luigi Nono (29 janvier 1924 - 8 mai 1990, Venise, Italie) était un compositeur italien de musique contemporaine.

Ses parents, Mario Nono et Maria Manetti, lui donnent le prénom du grand-père paternel, le peintre Luigi Nono, représentant important de l'école vénitienne du XIXe siècle.

Nono rencontre Gian Francesco Malipiero en 1941 et commence à suivre ses cours de composition au conservatoire de Venise. Il entame parallèlement des études de droit à l'université de Padoue. En 1946, ses études de droit achevées, Nono fait la connaissance à Rome de Luigi Dallapiccola et de Bruno Maderna. Ce dernier devient rapidement un ami et un aîné admiré. Deux ans plus tard, il assiste avec Maderna aux cours de direction d'orchestre donnés à Venise par Hermann Scherchen.

En 1952, Nono rejoint le parti communiste italien (PCI). Son engagement communiste, en réalité marqué par le communisme révolutionnaire, ne sera ébranlé que par les évènements de mai 1968 qui conduiront à la radicalisation de certains groupes d'extrême gauche, passant à l'action terroriste.

En mars 1954, Nono rencontre Nuria Schönberg, la fille d'Arnold Schönberg, à Hambourg où il assiste à la première mondiale, en version concertante, de l'opéra Moïse et Aaron du compositeur allemand disparu trois ans auparavant. Nono épouse Nuria en 1955. Le couple aura deux filles, Silva, en 1959, et Serena Bastiana en 1964. Nono et sa famille s'installent sur l'île de Giudecca (Venise) en 1956.

De 1950 à 1960, Nono participe à l’Internationale Ferienkurse für Neue Musik (Université d'été internationale pour la nouvelle musique) à Darmstadt, qui lui permet de rencontrer notamment Edgar Varèse ou Karlheinz Stockhausen. D'abord étudiant, il enseignera avec Maderna à partir de 1956. Les œuvres de cette première période comprennent : Polifonica-Monodica-Ritmica (1950), Epitaffio per Federico García Lorca (1952-1953), La victoire de Guernica (1954) et Liebeslied (1954). En 1954, Nono participe à un symposium sur les nouvelles techniques de composition au Elektroakustische Experimentalstudio fondé par Scherchen à Gravesano. Il rejette progressivement l'approche analytique du sérialisme pour préserver l'intégrité du phénomène musical : Incontri (1955), Il canto sospeso (1956) et Cori di Didone (1958). À Darmstadt en 1959, sa conférence Presenza storica nella musica d’oggi (« Présence historique dans la musique d'aujourd'hui ») est violemment controversée et provoque sa rupture avec Stockhausen.

Sa musique d'avant-garde est aussi l'expression d'une révolte contre la culture bourgeoise, concrétisée par son engagement communiste révolutionnaire. Il évite d'ailleurs la plupart des concerts traditionnels, auxquels il préfère l'opéra et la musique à l'usine. Il a fréquemment recours aux textes politiques dans ses œuvres, qui sont souvent ouvertement politiques. Ainsi, Il canto sospeso s'élabore sur les lettres de victimes de l'oppression durant la Seconde Guerre mondiale et lui vaut une renommée internationale. Cette connotation politique se retrouve également dans La fabbrica illuminata (1964), Ricorda cosa ti hanno fatto ad Auschwitz (1966), Non consumiamo Marx (1969), Ein Gespenst geht um in der Welt (1971), Siamo la gioventù del Vietnam (1973), et le fameux Al gran sole carico d'amore (1975). Nono met également en musique des textes ou de la poésie notamment de Cesare Pavese, Federico García Lorca, Pablo Neruda ou Paul Éluard.

Dès 1954, Nono s'intéresse à la musique électronique. Ses premières compositions incluant un travail sur bande magnétique datent du débuts des années 1960, avec Omaggio a Vedova, pour bande magnétique en 1960 et Intolleranza 1960 pour solistes, chœur, chœur sur bande magnétique et orchestre en 1961. Il écrira plus tard notamment Como una ola di fuerza y luz pour soprano, piano, orchestre et magnétophone (1972), ... sofferte onde serene... pour piano et magnétophone (1976), ou encore Al gran sole carico d'amore.

Après 1980, Nono travaille au Experimentalstudio der Heinrich Strobel-Stiftung des Südwestfunks à Fribourg-en-Brisgau où il se tourne alors résolument vers la musique électronique en direct ou aléatoire. Il s'intéresse particulièrement aux propriétés du son en tant que tel. Cette nouvelle approche se traduit par des œuvres telles que Quando Stanno Morendeo. Diario polacco n° 2 (1982), Guai ai gelidi mostri (1983), Omaggio a György Kurtág (1983) et avec éclat dans son dernier opéra Prometeo. Tragedia dell'ascolto (1984).

Œuvres

Variazioni canoniche sulla serie dell’op. 41 di Arnold Schönberg, pour orchestre, 1949
Polifonica - Monodia - Ritmica, pour 6 instruments et percussions, 1950
Composizione per orchestra (n° 1), pour orchestre, 1951
Epitaffio per Federico García Lorca n° 1 : España en el corazón, pour soprano, baryton, chœur récitant et instruments, 1951
Epitaffio per Federico García Lorca n° 2 : Y su sangre ya viene cantando, pour flûte et petit orchestre, 1952
Epitaffio per Federico García Lorca n° 3 : Memento. Romance de la Guardia civil española pour voix récitante, chœur parlé et orchestre, 1953
Due espressioni, pour orchestre, 1953
La victoire de Guernica, chants d'après Paul Éluard pour chœur et orchestre, 1954
Der rote Mantel, ballet, 1954
Der rote Mantel suite n° 1, pour soprano, baryton, chœur et orchestre, 1955
Der rote Mantel suite n° 2, pour orchestre, 1955
Musique de scène pour Comme il vous plaira de William Shakespeare, pour baryton et 5 instruments, 1954
Liebeslied, pour chœur mixte et instruments, dédicacée à sa femme Nuria, 1954
Canti per 13, pour 13 instruments, 1955
Incontri, pour 24 instruments, 1955
Il canto sospeso pour soprano, alto, ténor, choeur mixte et orchestre, 1956
Varianti, pour violon solo, bois et cordes, 1957
La terra e la compagna, chants d'après Cesare Pavese pour soprano, ténor, chœur et instruments, 1957
Piccola gala notturna veneziana in onore dei 60 anni di Heinrich Strobel, pour 14 instruments, 1958
Cori di Didone, pour chœur et percussions, 1958
Composizione per orchestra (n° 2) : Diario polacco ‘58, pour orchestre, 1959
Sarà dolce tacere, chant pour 8 solistes, d'après « La terra e la morte » de Cesare Pavese, 1960
« Ha venido ». Canciones para Silvia, pour soprano et chœur de 6 soprani, 1960
Omaggio a Vedova, pour bande magnétique, 1960
Intolleranza 1960, action en deux tableaux d'après une idée d'Angelo Maria Ripellino, pour solistes, chœur, chœur sur bande magnétique et orchestre, 1961
Canti di vita e d’amore : Sul Ponte di Hiroshima, pour soprano, ténor et orchestre, 1962
Canciones a Guiomar, pour soprano, chœur de femmes à 6 voix et instruments, 1963
Da un diario italiano, pour 2 chœurs, 1964
La fabbrica illuminata, pour voix et bande magnétique sur des textes de Giuliano Scabia et Cesare Pavese, 1964
Musique de scène pour Die Ermittlung de Peter Weiss, pour bande magnétique, 1965
Ricorda cosa ti hanno fatto in Auschwitz, pour bande magnétique, 1966
A floresta é jovem e cheja de vida, pour soprano, 3 voix récitantes, clarinette, feuille métallique et bande magnétique, sur un texte de Giovanni Pirelli, 1966
Per Bastiana - Tai-Yang Cheng, pour bande magnétique et orchestre en 3 groupes, 1967
Contrappunto dialettico alla mente, pour bande magnétique, 1968
Musica - Manifesto n° 1 : Un volto, del mare pour soprano, voix récitante et bande magnétique, sur un texte de Cesare Pavese 1969
Musica-manifesto n° 2 : Non consumiamo Marx , pour bande magnétique, 1969
Musiche per Manzù (musique de film), bande magnétique, 1969
Suite de concert de l’Intolleranza 1960, pour soprano, chœur et orchestre, 1969
Y entonces comprendió, pour bande magnétique, 3 soprani, 3 voix récitantes et chœur, sur un texte de Carlos Franqui, 1970
Ein Gespenst geht um in der Welt, pour soprano, chœur et orchestre, sur des textes de Karl Marx, Celia Sánchez et Haydée Santamaria, 1971
Como una ola di fuerza y luz, pour soprano, piano, orchestre et bande magnétique, 1972
Siamo la gioventù del Vietnam, pour chœur à une voix, 1973
Per Paul Dessau, pour bande magnétique, 1974
Al gran sole carico d'amore (« Au grand soleil d'amour chargé »), action en deux tableaux, pour solistes, grand chœur et petit chœur, orchestre et bande magnétique, 1975
...sofferte onde serene..., pour piano et bande magnétique, 1976
Fragments de Al gran sole carico d'amore pour solistes, chœur, orchestre et bande magnétique, 1976
Con Luigi Dallapiccola, pour 6 percusionnistes, quatre tourne-disques, trois modulateurs en anneau et amplification, 1979
Fragmente - Stille, an Diotima, pour quatuor à cordes, 1980
Das atmende Klarsein, Fragmente, pour pour flûte basse, bande magnétique, et électronique ad libitum, 1981
Io, frammento dal Prometeo, pour 3 soprani, petit chœur, flûte basse, clarinette contrebasse et électronique, sur un texte de Massimo Cacciari, 1981
Quando stanno morendo. Diario polacco n° 2, pour 4 voix de femmes, flûte, violoncelle et électronique, sur des textes de Czes?aw Mi?osz, Boris Pasternak, Velemir Chlebnikov, Endre Ady, Alexandre Blok, adaptation de Massimo Cacciari, 1982
¿Donde estàs, hermano?, pour 2 soprani, une mezzo-soprano et une contralto, 1982
Omaggio a György Kurtág, pour contralto, flûte, clarinette, tuba et électronique, 1983
Guai ai gelidi mostri, pour 2 contralti, flûto, clarinette, tuba, alto, violoncelle, contrebasse et électronique, sur un texte de Massimo Cacciari, 1983
Prometeo. Tragedia dell'ascolto, pour 2 soprani, 2 contralti, ténor, 2 voix récitantes, flûte basse, clarinette contrebasse, trombone, alto, violoncelle, contrebasse, 2 joueurs de verres, chœur de solistes, 4 groupes orchestraux et électronique, 1984
A Carlo Scarpa, architetto, ai suoi infiniti possibili, pour orchestre à microintervalles, 1984
A Pierre. Dell'azzurro silenzio, inquietum, flûte basse, clarinette contrebasse et électronique, 1985
Risonanze erranti. Liederzyklus a Massimo Cacciari, pour mezzosoprano, flûte basse, tuba, percussions, et électronique, 1986
No hay caminos, hay que caminar... Andrei Tarkovski, pour 7 groupes instrumentaux et vocaux, 1987
Caminantes... Ayacucho, pour contralto, flûte basse, orgue, 2 chœurs, orchestre (en trois groupes) et électronique, sur un texte de Giordano Bruno, 1987
Découvrir la subversion. Hommage à Edmond Jabès (composition incomplète), pour contralto, basse, voix récitante, flûte, cor, tuba et dispositif électro-acoustique, 1987
Post-prae-ludium n° 1 « per Donau », pour tuba en fa et électronique, 1987
La lontananza nostalgica utopica futura. Madrigale per più caminantes con Gidon Kremer, pour violon solo et huit bandes magnétiques, 1988
Post-prae- ludium n° 3 « BAAB-ARR » (composition incomplète), pour flûte piccolo et électronique, 1988
« Hay que caminar », soñando, pour 2 violons, 1989
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joachim
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MessageSujet: Re: Luigi Nono (1924-1990)   Mer 8 Nov - 10:31

L'homme par lui-même m'intéresse. Sa carrière politique peut se comparer à une foi, qu'il essaie de faire connaître par sa musique qui se veut populaire (je veux dire proche du peuple).

Mais le peu que j'ai écouté de lui ne m'a pas plu. C'est du contemporain, qu'on le veuille ou non. En musique "communiste", je préfère Hanss Eisler par exemple.
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Luigi Nono (1924-1990)   Mer 8 Nov - 10:37

joachim a écrit:
En musique "communiste", je préfère Hanss Eisler par exemple.

"Musique communiste".Le terme est amusant. C'est vrai que cela serait intéressant de faire un Topic sur ce sujet. Les compositeurs russes, soviètiques et actuels. Pour voir un peu "l'évolution" de cette musique par rapport à son contexte historique. C'est une bonne idée. Je vais m'en occuper dès que possible. Wink
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MessageSujet: Re: Luigi Nono (1924-1990)   Mer 8 Nov - 14:42

Ses pièces chorales sont magnifiques mais il faut aimer les dissonances et le chaos...
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Luigi Nono (1924-1990)   Mer 8 Nov - 21:44

Ca va pas être mon truc alors! Wink
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MessageSujet: Re: Luigi Nono (1924-1990)   Jeu 9 Nov - 11:43

Je ne crois pas en effet !! 8) évite !
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Luigi Nono (1924-1990)   Jeu 9 Nov - 13:48

Je me sauve! Je me sauve! Wink
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Icare
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MessageSujet: Re: Luigi Nono (1924-1990)   Mar 20 Mai - 19:40

Je m'étais sauvé aussi, il y a une vingtaine d'années de cela, lorsque j'avais abordé deux ou trois oeuvres orchestrales de Luigi Nono. Ce n'était même pas une sensation de chaos ni les dissonances qui m'avaient fait fuir, plutôt autre chose de plus statique. Je ne me souviens plus des titres mais, aujourd'hui, j'ai voulu retenté l'expérience "Nono" par une composition que j'étais sûr de n'avoir jamais écoutée, en l'occurrence, son opéra Intolleranza. Je me refuse toujours, tout au moins dans certains cas de figure, de rester figé sur une première impression surtout si celle-ci date de plus de vingt ans. Mes goûts ont nécessairement évolué depuis et j'ai toujours apprécié certaines formes de "modernité" et d'avant-garde dans la musique contemporaine. Je me dis qu'il y a forcément quelque-part dans le corpus de Luigi Nono quelques oeuvres susceptibles de me plaire. Abattre un à-priori est pour moi une victoire sur moi-même et je pense qu'on ne devrait jamais s'interdire un compositeur simplement parce que l'on n'a pas aimé une ou deux oeuvres d'une époque donnée, tout en sachant qu'un style peut toujours évoluer au fil du temps, voire se métamorphoser, parfois. Evidemment, je ne suis pas entrain de dire que l'on finit par tout aimer un jour. Ma démarche est tributaire de ma propre expérience et relatif à ma sensibilité musicale qui n'est déjà pas hermétique à l'atonalisme et, finalement, Intolleranza m'a beaucoup plu, déjà par une intensité dramatique qui  tient en haleine, une écriture des choeurs qui m'impressione, ce qui est d'ailleurs souvent le cas avec les compositeurs italiens peu importe le siècle. Alors oui, il y a du chaos et de la dissonance dans cet opéra et le temps ne changera rien à l'affaire pour celui qui y est viscéralement réfractaire. Pour ma part, il y a peu de chance que dans vingt ans je sois conquis par les symphonies de Haydn - si je me fie uniquement à celles que je connais - parce que c'est une poétique de laquelle je me sens trop éloigné, un jargon musical certes rigoureux mais qui ne me parle pas.

Intolleranza 1960 est donc l'oeuvre qui m'a permis d'entrer enfin dans le monde sonore de Luigi Nono.  
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Icare
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MessageSujet: Re: Luigi Nono (1924-1990)   Lun 7 Juil - 21:53

J'ai réécouté l'opéra Intolleranza 1960 de Luigi Nono, ce soir. Il y a beaucoup de tension dans cette oeuvre, un ton inquiétant et une tonitruance quasi-permanents. C'est ce que j'aime dans cet opéra que je ne peux suivre par son récit, c'est un plaisir purement abstrait nourri par cette tension intense et permanente. Le "jeu" des choeurs  me plait particulièrement, la sensation de chaos, le côté un peu apocalyptique...Sa constante tension est à mon oreille son meilleur argument, celle qui va me tenir en haleine d'un bout à l'autre...Je ressens cette musique comme une colère de l'homme sur l'homme, une mise en garde sur le monde que l'homme est en train de construire. C'est une musique inconfortable qui inquiète plus qu'elle ne rassure, une musique que l'on a pas envie d'entendre mais que j'ai eu plaisir à réécouter. J'en suis sorti inquiété et fasciné!     

L'argument:

Intolleranza 1960 est le réveil de la conscience humaine d'un homme qui, se rebellant contre une contrainte de survie - mineur immigré - cherche une raison, un fondement humain de vie. Ayant subi quelques preuves d'intolérance et de cauchemar, il est en train de retrouver une relation humaine  entre lui-même et les autres lorsqu'une inondation l'emporte avec eux. Ce qui reste c'est sa conviction que 'viendra' l'heure où l'homme deviendra un appui pour l'homme. Symbole? Incident quotidien? Chimère? Tout cela à la fois dans une histoire de notre temps. Luigi Nono.
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Icare
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MessageSujet: Re: Luigi Nono (1924-1990)   Sam 13 Mai - 22:46

Ce soir, je me suis replongé dans l'opéra rude et autère de Luigi Nono intitulé INTOLLERANZA 1960 dont voici l'argument: <<"Intolleranza 1960" est le réveil de la conscience humaine d'un homme qui, se rebellant contre une contrainte de survie - mineur immigré -, cherche une raison , un fondement "humain" de vie. Ayant subi quelques preuves d'intolérance et de cauchemar, il est en train de retrouver une relation humaine entre lui-même et les autres lorsqu'une inondation l'emporte avec eux. Ce qui reste c'est sa conviction que 'viendra' l'heure où l'homme deviendra un appui pour l'homme. Symbole? Incident quotidien? Chimère? Tout cela à la fois dans une histoire de notre temps.>> Luigi Nono. Âpre et sans concession, sans doute comme les conditions de travail dans une mine...

https://www.youtube.com/watch?v=ZZUXdB3kfTg
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MessageSujet: Re: Luigi Nono (1924-1990)   

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Luigi Nono (1924-1990)
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