Forum sur la musique classique
 
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 Le didgeridoo

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joachim
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MessageSujet: Le didgeridoo   Dim 14 Aoû - 10:12

Le didgeridoo est un instrument de musique à vent. A l'origine, cet instrument est joué par les Aborigènes du Nord de l'Australie, son usage semble très ancien, certains prétendent qu'il pourrait remonter à l'âge de la pierre (20 000 ans), d'après une peinture rupestre ancestrale, représentant un joueur de didgeridoo, analysée au carbone 14. C'est une trompe en bois, lointaine cousine du cor des Alpes ou du tongqin tibétain.

Didgeridoo, didjeridoo, didjeridu ou didjeridou, est un mot d'origine onomatopéique inventé par les colons occidentaux à partir du son de cet instrument. Les Aborigènes le nomment différemment en fonction de leur ethnie. Parmi la cinquantaine de noms, les plus courants sont : yidaki, mooloo, djubini, ganbag, gamalag, mago, maluk, yirago, yiraki, et Jumbai etc.


Fabrication


Le didgeridoo est principalement fabriqué à partir d'un tronc d'eucalyptus creusé naturellement dans toute sa longueur par des termites. La longueur varie de 100 à 180 cm en moyenne, et le diamètre de 5 à 30 cm. L'embouchure est généralement fabriquée en cire d'abeille pour ramener l'embouchure à un diamètre facilement jouable proche de 30 mm, pour la rendre plus lisse (le bois ou le bambou, bruts, font souvent très mal à cause des vibrations), pour mieux l'adapter à la forme de la bouche et pour la protéger de l'humidité. Les didgeridoos traditionnels peuvent présenter une embouchure recouverte de sugarbag, une cire d'abeilles sauvages, mais ont plus souvent une embouchure directement jouable. Traditionnellement, il peut être décoré par des peintures représentant des scènes de la mythologie aborigène ou des motifs claniques.

Il existe aujourd'hui des didgeridoos fabriqués par différentes méthodes :
Sandwich : creusés manuellement, à partir d'une branche de n'importe quelle essence d'arbre coupée en deux dans le sens de la longueur, afin d'évider l'intérieur, puis recollée.
Perçage : le didgeridoo est percé de part et d'autre à l'aide de longs forets.
Tournage : le didgeridoo se décompose en plusieurs morceaux tournés, pour être collés les uns après les autres et ainsi former un nouveau didgeridoo.
Accordable : Il existe aussi des didgeridoos accordables. Le principe est de modifier la longueur de la perce par un système de coulisse.

Plusieurs sortes de didgeridoos ont été inventés afin de gagner en richesse de jeu ou bien de pratique. Ils peuvent être faits en différents matériaux, tel que le bois, le bambou ou encore en aluminium voire en PVC, en argile, en verre, en papier mâché en plastique , en agave, etc. Il existe trois grandes catégories (non officielles).
les travel didgeridoo (travel didge, didgeridoos de voyage) sont démontables en plusieurs pièces de taille réduite, ce qui permet un transport plus aisé et de changer les notes. Ils utilisent principalement un système de pas vis pour joindre les différents morceaux entre eux.
les slides didgeridoo (slide didge ou didjeribone, terme qui tire son nom d'une marque): ces didgeridoos peuvent changer de taille et donc de note de base (à noter que contrairement aux travel didgeridoo, ceux-ci peut changer de note pendant le jeu), grâce à un système de coulisse. Certains modèles possèdent d'ailleurs des vis afin de garder l'instrument à une note spécifique, pour d'autre il suffit de les tourner d'un quart de tour et ils sont fixés.
les didgebox (nom du modèle) qui consistent en une « boîte » de petite taille (une quarantaine de centimètres) percée de deux trous, dans laquelle un système de chicanes permet de restituer le son de l'instrument original (mais de moindre qualité).


Jeu

Embouchure de didgeridoo en cire d'abeille

Pour jouer du didgeridoo, le musicien fait vibrer ses lèvres comme pour un cor de chasse, cor des Alpes ou une trompette, avec cependant une tension moins forte des muscles labiaux. Une des particularités du didgeridoo, réside dans le fait que la plupart des joueurs utilisent la technique dite du souffle continu ou respiration circulaire. Celle-ci permet de maintenir un souffle d'air constant permettant de jouer sans s'arrêter, même lors de l'inspiration.

Le son de base, le bourdon, est produit par une vibration monotone des lèvres sur l'embouchure.

Pour créer des mélodies, il existe cinq sortes de variations à partir du bourdon :
De légères variations du débit d'air, qui abaissent ou augmentent la hauteur de la note du bourdon ;
L'amplification d'harmoniques présentes dans le bourdon, à partir de mouvements des lèvres et surtout de la langue ;
La variation du volume d'air dans les joues ou des poussées du diaphragme, qui permet des accentuations rythmiques ;
Les vocalises qui viennent se superposer au bourdon, et qui imitent souvent des cris d'animaux, dans le jeu aborigène ; le joueur peut aussi chanter dans le didgeridoo ;
Le quintoiement (survibration ou toot) qui s'obtient par un pincement des lèvres, de manière à souffler comme dans une trompette et qui produit un son de corne de brume proche de l'octave supérieure du bourdon de base. En augmentant encore la tension des lèvres, il est possible d'obtenir d'autres survibrations plus aigües, comme pour un cor de chasse. En règle générale la première survibration est une ou deux notes au-dessus de la note de base de l'instrument. La deuxième survibration est à l'octave.

Dans les régions où il est culturellement représenté, le didgeridoo accompagne le plus souvent le chant et le jeu des claves, jouées par un ou plusieurs autres musiciens. C'est un instrument réservé aux cérémonies et aux festivités.

On peut retrouver le didgeridoo dans différents styles, en musique traditionnelle, world, en electro (principalement avec de la drum and bass et de la trance), rock, rap (notamment pour obtenir un jeu de basses), ... De plus, avec l'arrivée des slides didgeridoos, de nouvelles techniques de jeu ont pu émerger.

Parmi les interprètes notables, on peut citer Wallis Buchanan (Jamiroquai), Alan Dargin, Djalu Gurruwiwi, Xavier Rudd , Zalem Delarbre, Raphaël Didjaman...


Les notes

Échelle des notes des didgeridoos:1
Très lent: A (la), Bb (Si bémol), B (Si)
Lent: C (Do), C# (Do#),
Moyen lent: C#(Do#), D (Ré)
Moyen: Eb(Mi bémol), E (Mi)
Moyen Rapide: F (Fa), F# (Fa#)
Rapide: F#(Fa#), G(Sol)
Très rapide: G# (Sol#), A (La)

La plupart des personnes qui jouent lentement et aiment un air méditatif, jouent sur de notes basses de A (La) à D (Ré).
Les joueurs qui aiment la polyvalence et le rythme ont vite tendance à préférer les notes du milieu de D(Ré) à F(Fa).
Les joueurs qui aiment les jeux speeds avec du volume vont souvent vers les notes de F(Fa) à G(Sol).


Origine mythologique

Une légende aborigène raconte l'origine de cet instrument :

« Au commencement, tout était froid et sombre.

Bur Buk Boon était en train de préparer du bois pour le feu afin d’apporter protection, chaleur et lumière à sa famille.

Bur Buk Boon remarqua soudain qu’une bûche était creuse et qu’une famille de termites grignotait le bois tendre du centre de la bûche.

Ne voulant pas blesser les termites, Bur Buk Boon porta la bûche creuse à sa bouche et commença à souffler.

Les termites furent projetées dans le ciel nocturne, formèrent les étoiles et la Voie lactée, illuminant le paysage.

Et pour la première fois le son du didgeridoo bénit la Terre-Mère, la protégeant elle et tous les esprits du Temps du rêve, avec ce son vibrant pour l’éternité. »
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joachim
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MessageSujet: Re: Le didgeridoo   Dim 14 Aoû - 10:14

On entend du didgeridoo en soliste dans le Requiem du compositeur australien Peter Sculthorpe
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Pianoline
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MessageSujet: Re: Le didgeridoo   Dim 14 Aoû - 22:53

Je connais ! J'ai vu un ami en jouer et ai pu en entendre plusieurs fois !

J'aime beaucoup cet instrument, il est génial. Très belle sonorité.
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Le didgeridoo   Lun 15 Aoû - 8:00

En tout cas j'aime bien tout le côté "sprirituel" qui va autour de cet instrument
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laudec

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MessageSujet: Re: Le didgeridoo   Dim 1 Déc - 12:19

J'aime le didgeridoo associé aux bols chantants tibétains, le didgeridoo seul m'étant souvent insupportable à écouter, je ne sais trop pourquoi. Associé aux bols chantants par contre, j'y trouve un grand apaisement, un appel à la méditation, un bien-être certain drunken 

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Icare
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MessageSujet: Re: Le didgeridoo   Sam 5 Sep - 15:19

Henri a écrit:
Je ne connaissais pas non plus cet instrument. ça me fait également penser au didjeridoo pour la sonorité, mais celui-ci ne permet pas de jouer des airs. Un compositeur australien dont Icare a parlé il y a quelque temps (je ne trouve plus son nom) a utilisé le didjeriddo dans certaines de ses pièces (ce qui ne leur apporte pas grand chose d'intéressant à mon avis)

Sculthorpe l'a pas mal employé et il a eu raison, notamment dans son requiem, puis Sean O'Boyle qui lui a consacré un concerto très intéressant. Les compositeurs australiens qui ont employé des instruments comme le didjeridoo sont justement ceux qui m'intéressent le plus. Pas du tout d'accord avec Henri sur ce point. C'est au contraire très intéressant si on aime l'instrument, ce son guttural et tellurique au sein de l'orchestre ou en soliste. Ca apporte une couleur, un climat, un souffle, une intensité, une singularité. Chaque instrument à une personnalité à explorer et heureusement qu'il y a de temps en temps des compositeurs qui écrivent des concertos ou simplement des oeuvres savantes employant des instruments inhabituels ou connotés populaires. Il existe des concertos pour cor des Alpes qui n'est pas un instrument si facile à explorer. Cependant, ceux de Jean Daetwyler sont très bons. Alors pourquoi pas un concerto pour fujara...Si le compositeur est doué et a une bonne connaissance de l'instrument ainsi et surtout un excellent interprète prêt à relever le défi, l'oeuvre a toutes les bonnes raisons d'être intéressante. Si j'étais très riche, je collectionnerais tous les instruments du monde entier. Il n'y a aucun instrument qui ne m'est pas intéressant, même parmi les plus primitifs ou les plus rudimentaires.
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Henri



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MessageSujet: Re: Le didgeridoo   Sam 5 Sep - 16:08

Je ne sais pas comment les autres compositeurs australiens ont utilisé le didjeriddo dans leurs concertos mais je ne trouve pas très inventive la manière dont Sculthorpe l'a employé. Dans l'une de ses pièces notamment, l'instrument intervient seul pendant quelques minutes au début puis laisse la place à l'orchestre classique et on ne l'entend plus du tout dans le restant du morceau. Je n'appelle pas cela une pièce pour didjeriddo et orchestre. J'imagine qu'un compositeur plus "moderniste" (ce n'est pas forcément le bon mot mais je ne trouve pas actuellement celui qu'il faut), comme par exemple Kaija Saariaho, ou Giovanni Sollima que tu nous a fait découvrir l'autre jour, l'aurait utilisé d'une manière plus intéressante. Tous les instruments sont interessants mais la question est de savoir comment les employer dans un type de musique pour lequel ils n'ont pas été conçus. Souvent, l'utilisation d'un instrument trop "typé" par son timbre dénote totalement dans une musique qui est quand même essentiellement occidentale. Il y a eu, et il y a toujours, des essais dans ce sens mais ils ne sont pas très nombreux. Sans doute parce qu'ils n'ont pas toujours été de grandes réussites. Il me semble que les compositeurs de formation classique répugnent à sortir des habitudes bien ancrées et préfèrent oeuvrer dans la cadre de l'orchestre classique traditionnel. Ce n'est pas un jugement, juste une constatation. Il n'y a qu'à voir, par exemple, leur frilosité à utiliser des instruments pourtant maintenant bien installés dans l'univers musical mondial comme la guitare électrique ou le synthétiseur.
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Icare
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MessageSujet: didjeridoo   Sam 5 Sep - 18:09

<<J'imagine qu'un compositeur plus "moderniste" (ce n'est pas forcément le bon mot mais je ne trouve pas actuellement celui qu'il faut), comme par exemple Kaija Saariaho, ou Giovanni Sollima que tu nous a fait découvrir l'autre jour, l'aurait utilisé d'une manière plus intéressante>>

Pure spéculation car nous n'en savons rien. Tu supposes, tout simplement par rapport à ce que tu connais et apprécie de ces compositeurs, mais ce n'est pas suffisant. D'autre-part, Giovanni Sollima n'est pas un compositeur plus moderniste que Peter Sculthorpe. Il faut se baser sur du concret et non sur des hypothèses si on veut savoir si un compositeur utilise avec plus d'inventivité qu'un autre tel ou tel instrument. Si un jour j'entends une oeuvre avec Didjeridoo de Kaija Saariaho qui me coupe le souffle, je serai le premier à l'écrire. Toutefois, il y a bien un compositeur non australien qui a exploré cet instrument: elle est française et s'appelle Sophie Lacaze. L'oeuvre à laquelle je pense s'intitule And then there was the sun in the sky et est composée pour flûte solo, didjeridoo et orchestre de flûtes. Personnellement, j'aime son approche mais quelqu'un qui n'y sera pas sensible trouvera inintéressant...C'est toujours pareil, tributaire de notre propre réceptivité...sensibilité... Par exemple, la musique de Peter Sculthorpe me touche davantage que celle de Giovanni Sollima, par ce fait, je serais très étonné que ce dernier le surpasse avec un didjeridoo, très très étonné, mais c'est toujours possible évidemment, d'autant plus pour quelqu'un qui aura un ressenti inverse concernant ces deux compositeurs.

Je connais une oeuvre où Sculthorpe l'utilise de manière beaucoup plus significative, avec beaucoup d'intensité, comme une course-poursuite entre le didjeridoo et l'orchestre ou quelque chose comme ça. Je sais que c'est une composition qui existe avec didjeridoo et sans et c'est vrai que j'aime autant l'une que l'autre. Le concerto de Sean O'Boyle me fait exactement le même effet.

<<je ne trouve pas très inventive la manière dont Sculthorpe l'a employé. Dans l'une de ses pièces notamment, l'instrument intervient seul pendant quelques minutes au début puis laisse la place à l'orchestre classique et on ne l'entend plus du tout dans le restant du morceau.>>

Tout dépend l'oeuvre que tu vas prendre en exemple. Je connais très bien le corpus de Peter Sculthorpe et je ne doute pas qu'il ait pu aussi employer le didjeridoo de façon plus furtive et anecdotique, comme d'autres la guitare ou le trombone. Je ne fais évidemment pas référence à ces emplois-là.

<<Tous les instruments sont interessants mais la question est de savoir comment les employer dans un type de musique pour lequel ils n'ont pas été conçus. Souvent, l'utilisation d'un instrument trop "typé" par son timbre dénote totalement dans une musique qui est quand même essentiellement occidentale. Il y a eu, et il y a toujours, des essais dans ce sens mais ils ne sont pas très nombreux. Sans doute parce qu'ils n'ont pas toujours été de grandes réussites.

Faut-il encore s'entendre sur ce qui est réussi ou non. Un concerto pour didjeridoo c'est beaucoup plus particulier et singulier qu'un concerto pour piano. Même quelqu'un qui n'aime pas vraiment le classique et n'en écoute pas particulièrement, est conditionné par le piano qui lui est familier. Le piano est partout, dans la variété, la pop, le jazz, le cinéma. Le didjeridoo est un son très très spécial, "exotique", j'en conviens. Il faut aussi avoir un goût prononcé pour des sonorités étranges auxquelles notre oreille n'est pas du tout habituée. Personnellement, j'adore ça et l'utilisation d'un instrument très typé dans une musique qui est quand même occidentale a tout pour m'intéresser dans l'absolu. Bien sûr, ça va dépendre du style du compositeur. Les concertos pour sitar et orchestre de Ravi Shankar, par exemple, ne m'ont jamais plu alors qu'ils me plaisent chez un autre. Ce n'est jamais systématique et cela dépend surtout du style du compositeur, de son approche. Le concerto pour didjeridoo de Sean O'Boyle est une grande réussite, en tout cas pour moi et tant pis s"il n'est jamais rejoué ou uniquement en Australie. Maintenant, je ne suis sans doute pas un mélomane très exigeant ou très difficile et ma notion de ce qu'est une réussite n'est certainement pas celle d'un Pierre Boulez, juste celle d'un modeste auditeur. Après, il y a beaucoup de bons pianistes, beaucoup de bons guitaristes, beaucoup de bons violonistes, aptes à interpréter un concerto, une pléthore! L'embarras du choix! Les virtuoses de didjeridoo sont sans aucun doute beaucoup moins nombreux. Souvent, un compositeur a prétendu composer un concerto en pensant au virtuose qui allait l'interpréter. Celui qui compose un concerto pour didjeridoo ne fonctionne sûrement pas différemment. C'est presque toujours une question d'opportunité, une rencontre...

<<Il me semble que les compositeurs de formation classique répugnent à sortir des habitudes bien ancrées et préfèrent oeuvrer dans la cadre de l'orchestre classique traditionnel. Ce n'est pas un jugement, juste une constatation. Il n'y a qu'à voir, par exemple, leur frilosité à utiliser des instruments pourtant maintenant bien installés dans l'univers musical mondial comme la guitare électrique ou le synthétiseur.

Ca c'est une réalité qui n'est pas prête de changer.


Dernière édition par Icare le Sam 5 Sep - 21:12, édité 2 fois
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Icare
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MessageSujet: Re: Le didgeridoo   Sam 5 Sep - 18:30


On va dire que je suis un maniaque des déplacements mais c'est la faute d'Henri bien évidemment. Ptdr
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Henri



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MessageSujet: Re: Le didgeridoo   Sam 5 Sep - 19:09

Ce qui serait bien par contre, c'est que tu mettes un petit mot à la place de l'ancien emplacement pour prévenir que tu as déplacé le post. Sinon on croit que ça a été supprimé. C'est ce qui m'arrivait au début. Aujourd'hui je m'en doutais pour l'autre post, celui sur Carl Off, mais là je ne m'y attendais pas. Je me suis donc dit "je vais faire une recherche sur didjeridoo. Et j'ai eu bon.

Citation :
Il faut aussi avoir un goût prononcé pour des sonorités étranges auxquelles notre oreille n'est pas du tout habituée.
C'est pour cela que je disais qu'un compositeur plus "moderniste" pourrait utiliser le didjeridoo d'une manière intéressante. J'entendais "moderniste" dans le sens de quelqu'un qui s'intéresse aux sonorités étranges et non habituelles, comme celles qu'on peut créer avec un synthétiseur et autres moyens électroniques ou numériques par exemple. Ayant écouté hier un certain nombre d'oeuvres de Sollima, il m'a semblé qu'il ne dédaignait pas cette recherche de sonorités nouvelles en utilisant les moyens modernes. Et même si le didjeridoo n'entre pas vraiment dans la catégorie des instruments nouveaux, sa sonorité étrange peut parfaitement s'intégrer aux musiques qui font appel à ces derniers. A mon avis.
Si je trouve les oeuvres de Sophie Lacaze et Sean O'Boyle dont tu parles, je les écouterai.
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Icare
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MessageSujet: Re: Le didgeridoo   Sam 5 Sep - 20:26

Sophie Lacaze est justement une "moderniste" au sens où on l'entend, au même titre qu'un Christoph Delz, ce qui n'est pas forcément le cas de Sean O'Boyle qui, d'après ce que je connais, me semble développer une écriture plus "conventionnelle" dans l'absolu, encore que... Pourtant, dans ce cas précis, le concerto de O'Boyle m'est plus palpitant et trépidant que l'oeuvre de Lacaze parce que l'auteur explore la dimension essentiellement rythmique et pulsative de l'instrument, entretenant une tension permanente. Mais, paradoxalement, il se pourrait en effet que l'emploi du didjeridoo soit plus "intéressant" et "inventif" d'un point-de-vue purement conceptuel chez la compositrice française qui va l'arracher de ses racines pour en extirper une palette de sons inédits - c'est une éventualité que je n'exclus évidemment pas - pendant que le compositeur australien va peut-être davantage chercher une transposition de l'authentique dans un contexte savant déjà établi. Toutefois, plus intéressant ou plus inventif (d'un point-de-vue conceptuel) ne garantit pas systématiquement que ce soit plus passionnant à l'écoute ni que l'émotion va être au rendez-vous. J'en ai vécu la triste expérience plusieurs fois. Ceci étant, j'aime bien l'oeuvre de Sophie Lacaze mais je ne pourrais pas l'écouter en boucle comme j'en serais capable avec les partitions respectives de Sculthorpe et O'Boyle auxquelles j'ai fait référence et qui me sont plus émotionnelles, plus viscérales.
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Henri



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MessageSujet: Re: Le didgeridoo   Sam 5 Sep - 21:45

Je viens d’écouter quelques oeuvres de Sophie Lacaze sur Youtube. Voici mes impressions (voir ici).

Je fais les déplacements moi-même maintenant, parce que...

Ecouté également, dans la foulée, le Concerto pour didgeridoo de Sean O'Boyle (voir ici).

Et re-dans la foulée j'ai réécouté la pièce de Sculthorpe à propos de laquelle je disais que le didgeridoo n'intervient qu'au début. On verra que je me suis trompé en allant ici.
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