Forum sur la musique classique
 
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 Lorenzo Perosi

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joachim
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joachim

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MessageSujet: Lorenzo Perosi   Lorenzo Perosi EmptyMer 29 Juin - 20:28

Monsignor Lorenzo Perosi, né à Tortona le 21 décembre 1872 et mort à Rome le 12 octobre 1956, est le compositeur le plus prolifique de musique sacrée en Italie au xixe siècle et le seul membre du Giovane Scuola qui n'ait pas écrit d'opéra. Il connut un succès international à partir du début des années 1900. Romain Rolland, prix Nobel de littérature 1915, a fait son éloge. Perosi travailla pour plusieurs papes, y compris Pie X, et fut également le leader du mouvement cécilien.

Perosi est issu d'une famille extrêmement religieuse et orientée vers la musique. Tous ses ancêtres, 200 ans avant lui, étaient musiciens d'église. Son père, Giuseppe Perosi (1849- 1908), était Maestro di Cappella (maître de chapelle) de la cathédrale de Tortona et l'un des musiciens d'église les plus éminents d'Italie. Giuseppe fut le premier enseignant de ses fils : Lorenzo, Carlo, devenu prêtre et ensuite cardinal, et Marziano, Maestro di Cappella à la cathédrale de Milan de 1930 à 1949). Perosi a étudié à Milan avec l'un des plus grands professeurs d'Italie, Michele Saladino du Conservatoire de Milan. Même après son départ du Conservatoire, Perosi a maintenu une relation épistolaire avec Saladino afin de poursuivre son enseignement.
En 1890, Perosi, alors âgé de 18 ans, obtient son premier poste : organiste et « enseignant des novices de piano » dans l'abbaye du Mont-Cassin. Après avoir reçu son diplôme du Conservatoire de Milan en 1892, il passe une année très studieuse avec Franz Xaver Haberl à Ratisbonne, au Kirchenmusikschule que Haberl avait fondée en 1874. Musicien et musicologue réputé, Haberl était le premier éditeur des œuvres complètes de Palestrina et de Lassus. L'accomplissement de Perosi était tel que Haberl lui offrit une cattedra (chaire d'enseignement permanente) dans son Kirchenmusikschule. Perosi, qui avait le mal du pays, décline l'offre poliment en faveur d'un poste d'enseignant et de directeur de musique sacrée à Imola. Comme Perosi le dit lui-même, il « a désiré et prié longuement le Seigneur pour pouvoir faire quelque chose en faveur de la musique sacrée en Italie ». Perosi travaille à Imola de novembre 1892 jusqu'en août 1894.
Au cours de 1894, Perosi étudie à l'abbaye de Solesmes avec les grégorianistes Dom Mocquereau et Dom Pothier. La polyphonie Renaissance, qu'il a apprise de Haberl, et le chant grégorien qu'il a étudié à Solesmes, sont les deux piliers sur lesquels Perosi a fondé son œuvre entière.
Après Imola, Perosi obtient un poste beaucoup plus important, celui de Maestro du Cappella Marciana (Cappella de la basilique de San Marco) de Venise. Ce poste est dû à l'amitié profonde entre Perosi et le cardinal Giuseppe Sarto, alors Patriarca di Venezia (patriarche de Venise) et bientôt pape Pie X. Sarto aimait beaucoup la musique et regrettait que pendant environ cent ans (1800-1900) le chant grégorien ait été absent de l'Église. Un style de musique plus « opératique » et divertissant avait prévalu, attirant les congrégants. Il était donc naturel que Perosi trouve dans Sarto non seulement un ami consacré et une grande âme-sœur, mais aussi un répondant loyal.
Le nomination à Venise de Perosi (1894) conduit à un afflux de grande musique qui a duré au moins jusqu'en 1907. Perosi a continué à beaucoup composer jusqu'à sa mort, mais ces 13 années sont sa plus grande et sa plus belle période.
En 1895, il devient prêtre, ordonné par son ami le cardinal Sarto. Louis Orione était, comme Perosi, né à Tortona en 1872. Les trois hommes, amis, s'inspiraient mutuellement.

En 1898, le cardinal Sarto utilise son influence sur le pape Léon XIII pour que Perosi obtienne le poste de Maestro Perpetuo della Cappella Sistina (directeur perpétuel du chœur Sixtine) à Rome. Cinq années plus tard, Sarto est élu pape sous le nom de Pie X. La musique est une telle priorité pour lui que, trois mois après son élection, il produit un motu proprio sur la musique sacrée, dont Perosi est co-auteur. Ce motu proprio déclare que le chant grégorien doit être réintégré dans toutes églises catholiques du monde.
Perosi est resté Maestro Perpetuo jusqu'à sa mort 50 années plus tard, en dépit des interruptions dans son poste d'administrateur. Â partir de 1907, Perosi a commencé à souffrir plus intensément de problèmes psychologiques et neurologiques. Ces afflictions atteignent leur paroxysme en 1922 ; beaucoup le déclarent « incurable ». Le compositeur passe de nombreux mois dans la solitude ; cependant, le mythe souvent répété qu'il a été « institutionnalisé » est faux puisqu'il n'a pas changé de résidence. En fait, l'année suivante, en 1923, Perosi se remet au travail et compose beaucoup. Il n'était pas « fou ». En fait, dans la dernière décennie de sa vie, il a maintenu un emploi du temps très chargé.


Malgré l'obscurité relative de son nom aujourd'hui, Perosi était un membre éminent du Giovane Scuola, dont faisaient partie les compositeurs du vérisme (Giacomo Puccini, Pietro Mascagni, Ruggiero Leoncavallo, Umberto Giordano, Francesco Cilea). Romain Rolland lui dédia un chapitre dans ses Musiciens d'aujourd’hui (1899). Perosi fut par ailleurs admiré par Arrigo Boito et Arturo Toscanini. Enrico Caruso a chanté sa musique, de même que Mario Sammarco, Carlo Tagliabue, Beniamino Gigli et d'autres chanteurs de cette époque, ainsi que, plus récemment, Fiorenza Cossotto, Mirella Freni, Renato Capecchi et Giuseppe Campora. Parmi ses admirateurs français, on trouve Claude Debussy, Jules Massenet, Alexandre Guilmant et Vincent d'Indy, qui furent impressionnés par la première française de La Risurrezione di Cristo en 1889.
Contrairement aux autres membres du Giovane Scuola, Perosi était sensiblement influencé par le répertoire pré-classique. Son prétendu « éclectisme », mal compris par les critiques, était son plus grand trait. C'était presque avec naïveté que Perosi demanda à Romain Rolland pourquoi les compositeurs se sentaient si entravés par le temps et la géographie. Pourquoi la musique ne pourrait-elle pas être universelle, libérée des tendances et des engouements éphémères d'un pays ou d'un siècle ?

« Il y a plus de musique dans la tête de Perosi que dans la mienne et celle de Mascagni mises ensemble. – Giacomo Puccini »


Œuvres

Oratorios

La Passione di Cristo (1897)
La Trasfigurazione di Cristo (1898)
La Risurrezione di Lazzaro (1898)
La Risurrezione di Cristo (1898)
Il Natale del Redentore (1899)
La Strage degli Innocenti (1900)
Il Giudizio Universale (1904)
Transitus Animae (1907)


Messes et motets

Missa In Honorem Ss. Gervasii et Protasii (1895)
Missa "Te Deum Laudamus" (1897)
Missa Eucharistica (1897)
Missa [Prima] Pontificalis (1897)
Messa da Requiem (1897)
Missa "Benedicamus Domino" (1899)
Missa Cerviana
Missa Secunda Pontificalis (1906)
Mottettes numereuses ("melodie sacre") : Stabat Mater (1902), Ave Maria, Cantate domino, etc


Musique instrumentale

14 Quatuors à cordes
Quatuor avec piano
Concerto pour violon
Concerto pour clarinette
Mosé, poème symphonique (1900)
des oeuvres d'orgue
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joachim
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MessageSujet: Re: Lorenzo Perosi   Lorenzo Perosi EmptyDim 12 Aoû - 13:02

Il a composé principalement de la musique religieuse, souvent assez sévère, mais aussi des quatuors à cordes, dont on trouve les trois premiers, de 1928, sur ce CD :

Lorenzo Perosi Perosi10

Des oeuvres qu'on ne croirait pas composées à l'époque de Schoenberg et autres adeptes de l'atonalité.

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Bel Canto
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Bel Canto

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MessageSujet: Re: Lorenzo Perosi   Lorenzo Perosi EmptyDim 12 Aoû - 13:11

Effectivement, sans savoir l'époque, il serait difficile de deviner que cela correspond au début du siècle dernier !

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http://vitabella.sosblog.fr/index.htm
Jean

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MessageSujet: Re: Lorenzo Perosi   Lorenzo Perosi EmptyDim 12 Aoû - 16:25

j'aime plutot bien cette messe...merci pour la découverte!! Wink
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