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 André Jolivet (1905-1974)

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Snoopy
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MessageSujet: André Jolivet (1905-1974)   Mer 1 Nov - 22:45

Le compositeur français André Jolivet est né à Paris le 8 août 1905 et mort à Paris le 20 décembre 1974.

Après des études à l'École normale d'instituteurs de Paris, Jolivet fut élève de Paul Le Flem puis d'Edgard Varèse. En 1935, le public le découvrit grâce à Mana, recueil de six pièces pour piano. En 1936, avec Yves Baudrier, Jean Yves Daniel-Lesur et Olivier Messiaen, il créa « Jeune France », groupe destiné à promouvoir la nouvelle musique française. De 1943 à 1959, il fut chef d'orchestre de la Comédie-Française et écrivit de nombreuses compositions de circonstance. Entre 1959 et 1962, il fut conseiller technique à la direction des Arts et lettres. De 1965 à 1971, il fut professeur de composition au Conservatoire de Paris.

Jolivet utilisa les ressources techniques modernes pour composer une musique énergique, souvent modale aux sonorités et aux rythmes audacieux. Il s'est particulièrement attaché à l'écriture concertante avec des concertos virtuoses pour ondes Martenot — instrument électronique à clavier inventé en France en 1928 par Maurice Martenot —, pour trompette et piano, pour flûte, pour piano, pour harpe, pour basson et harpe, pour percussion, pour violoncelle et pour violon. On lui doit également des symphonies et de la musique de ballet — sur des textes de Molière, Claudel, Corneille ou Plaute — et pour des jeux de marionnettes.

Musique de chambre :

12 Inventions pour quintette à vents, trompette, trombone, et quintette à cordes
2 Sonates pour piano (1945, 1957)
Andante et adagio pour cordes
Chant de Linos, pour flûte, violon, alto, violoncelle et harpe (1944)
Cinq Danses rituelles (1939)
Cinq Incantations, pour flûte (1936)
Cosmogonie
Cérémonial, hommage à Varèse pour six percussions
Hymne à l'univers
Mana, six pièces pour piano (1935)
Mandala, pour orgue
Pastorales de Noël, pour flûte, basson et harpe (1943)
Quatuor à cordes (1934)
Rhapsodie à sept, pour septuor à vents et cordes
Sérénade, pour deux guitares (dédiée au duo Presti - Lagoya)
Sonate pour flûte
Sonatine pour flûte et piano (1961)
Sonatine pour flûte et violoncelle
Sonatine pour hautbois et basson
Suite Delphique, pour 12 instruments
Suite en concert pour flûte et quatre percussions
Suite en concert pour violoncelle (1965)

Musique concertante :

2 Concertos pour violoncelle (1962, 1966)
Concertino pour trompette, orchestre à cordes et piano (1948)
Concerto pour basson, orchestre à cordes, harpe et piano (1954)
Concerto pour flûte et cordes (1950)
Concerto pour flûte et percussion (1965)
Concerto pour harpe et orchestre de chambre (1952)
Concerto pour ondes Martenot et orchestre (1947)
Concerto pour piano
Concerto pour trompette (1954)

Musique orchestrale :

3 Symphonies (1954, 1959, 1964)
Cinq Danses rituelles (version orchestrale, 1939)
Cosmogonie (version orchestrale, 1938)
Danse incantatoire (1936)
Suite delphique', pour vents, harpe, ondes Martenot et percussion (1943)
Symphonie pour cordes (1961)

        Musique vocale :

Chansons
Les Trois Complaintes du soldat, pour voix et orchestre (1940)
Poèmes pour l'enfant, pour voix et onze instruments (1937)
Songe à nouveau rêvé, concerto pour soprano et orchestre
Suite liturgique pour voix, hautbois, violoncelle et harpe (1942)
Épithalame, pour orchestre vocal à 12 parties (1953)

Musique sacrée :

La vérité de Jeanne, oratorio
Messe Uxor tua
Messe pour le jour de la paix

Ballets :

Ariadne
Ballet des étoiles
Guignol et Pandore
L'inconnue
Les Quatre Vérités
Marines

Opéras :

Antigone
Bogomilé ou le lieutenant perdu (inachevé)
Dolorès ou Le miracle de la femme laide (1942)
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Ven 11 Avr - 17:37



J'ai découvert récemment pas mal d'oeuvres de ce compositeur, notamment les excellentes "Danses rituelles" (surtout connues en version piano mais très peu jouées en version orchestrale) et de très jolies mélodies "Poémes Intimes". C'est vraiment ce que je préfère de tout ce que j'ai entendu de lui.

quelques titres (cliquez sur "Ecouter un extrait") :
Danses rituelles pour orchestre (extrait)
Ulysse pour flûte et percussion (extrait)
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joachim
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Ven 11 Avr - 20:06

Ces danses rituelles, autant elles me conviennent à l'orchestre, autant je les déteste au piano...

De Jolivet, il y a des choses que j'aime, et d'autres que je jette au panier.

J'aime bien par exemple ses oeuvres avec ondes Martenot : la suite Delphique, le concerto pour Ondes Martenot, les poèmes pour ondes Martenot et piano.
J'aime bien le second concerto pour trompette, avec ses effets trompette bouchée un peu jazzy, le concerto pour harpe, la symphonie de danses, la sonate pour flûte et piano, les complaintes du soldat, la messe pour le jour de la paix

J'ai horreur de la suite transocéane, la suite rhapsodique, la suite de concert pour flûte et percussions, l'Epithalame, la sérénade pour 2 guitares..

Le reste m'indiffère plutôt.
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Hector Berlioz

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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Ven 11 Avr - 20:11

Pareil que Joachim.

Par contre, je n'ai jamais entendu ses Danses Rituelles au piano.
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Icare
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Ven 3 Juin - 22:02

André Jolivet est un compositeur que j'apprécie énormément,je ne dirais pas que j'aime tout puisque de toute façon je ne connais pas tout . Dans ce que j'ai écouté en cette fin de journée,il y a d'abord son Concerto pour harpe et orchestre de chambre(1952) que j'ai apprécié pour son esprit français alambiqué. Ce n'est pas une musique qui se livre d'emblée à la première oreille venue. Elle semble s'échapper d'un vieux film ou être un film lui-même dont le héros lumineux et déterminé est la harpe.

De Mana (1935),j'avoue volontiers que le piano a glissé sur moi comme une goutte d'eau sur un ciré. Pourtant,je n'ai pas réussi à m'en détacher avant la dernière note,lui ai même trouvé une forme de beauté hermétique. Mana inaugura son amitié à Olivier Messiaen,frappé par la beauté et la nouveauté de l'oeurvre: <<Jolivet joue avec les silences: il le laisse se répandre librement autour d'une ligne unique, puis l'épaissit de larges résonances,le hache sauvagement de rythmes grinçants,et après avoir fait tournoyer dans l'espace ses derniers lambeaux avec quelques tambours de fureur ou cloches de mystère,il le tue brusquement par un gigantesque coup de gong.>> Je ne désespère pas de saisir un jour la poétique rugueuse de cette pièce énigmatique où le silence est un roi déchu.


Avec Pastorale de Noël pour flûte,basson et harpe (1943),André Jolivet compose une oeuvre légère,heureuse et un peu champêtre,en parfait contraste avec l'époque de guerre qui l'a vue naître. Très agréable à écouter,elle est comme un oasis de verdure,une bouffée d'air pur et de beauté première.

<<L'art est le moyen d'exprimer une vision du monde qui est une foi>> déclare Jolivet au sujet de son Concerto pour ondes Martenot. Je dirais qu'il a su comme insuffler une dimension spirituelle aux ondes Martenot que j'ai trouvées bien plus inspirées que dans celui de Marcel Landowski. Inquiétantes,d'une certaine façon,presque irrationnelle dans son long périple face à la puissance matérialiste et cartésienne de l'orchestre.
Pour Jean Roy; << Jamais Jolivet n'a été plus efficacement relié aux forces obscures  de la terre et au rayonnement lumineux des espaces stellaires. Et l'âme du Martenot ,errante entre ciel et terre,comble toutes les distances avec ce don d'ubiquité, d'immatérialité,de surréalité qui lui appartient en propre.>> Voilà bien une oeuvre qui avait tout pour me séduire! Very Happy

Je ne pensais pas,en ce moment de plénitude,être encore plus fasciné par son magnifique Concerto pour basson,orchestre à cordes,harpe et piano (1954). Comme il est dit dans la petite note du CD,il s'agit moins sans doute d'un corps à corps entre le virtuose et l'orchestre,mais davantage d'une aventure partagée  entre l'exploration et la méditation où "le rythme est le débit du lyrisme". Les interventions du piano y sont irrésistibles,tandis que la harpe plus rare; comme des perles d'émotion égrainées autour d'un basson élégant et solennel. Je ne suis pas loin de le considérer comme l'un des plus beaux Concertos pour basson du XXème siècle!


Dernière édition par Icare le Lun 27 Avr - 23:17, édité 1 fois
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joachim
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Sam 4 Juin - 11:01

J'ai écouté toutes les oeuvres que tu cites, mais il y a déjà pas mal de temps (sauf le concerto pour ondes Martenot que j'ai écouté récemment). Comme je note tout ce que j'écoute, je peux dire que j'avais bien aimé le concerto pour harpe et celui pour ondes Martenot, mais par contre pas celui pour basson... J'avais aimé aussi les Pastorales de Noël mais pas du tout Mana.

La coïncidence veut que je suis à l'écoute de ce CD consacré à des concertos pour trompette, où il y a les deux de Jolivet et celui d'Henri Tomasi :



Comme je le disais ci dessus, j'aime en particulier le deuxième concerto pour son style jazzy.
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Icare
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Sam 4 Juin - 15:17

joachim a écrit:
J'ai écouté toutes les oeuvres que tu cites, mais il y a déjà pas mal de temps (sauf le concerto pour ondes Martenot que j'ai écouté récemment). Comme je note tout ce que j'écoute, je peux dire que j'avais bien aimé le concerto pour harpe et celui pour ondes Martenot, mais par contre pas celui pour basson...


Flûte alors! Le Concerto pour basson est mon préféré! Je le trouve même mieux que celui pour Harpe et ondes Martenot. Et oui,toujours les goûts et les couleurs. Je vais bientôt réécouter ses deux concertos pour trompettes et je laisserai mes impressions ici en précisant celui que je préfère. Ce sera amusant de voir si nous partageons la même préférence.
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Icare
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Sam 4 Juin - 19:58

J'ai réécouté aujourd'hui un CD d'André Jolivet qui regroupe,selon moi,trois de ses oeuvres que je considère comme géniales,
des plus contemporaines certes,mais qui me sont complètement jubilatoires: Trois oeuvres très percussives à la frontière de la cacophonie...la SYMPHONIE n°3,sorte de bordel organisé,de tragédie sonore....le CONCERTO POUR PIANO ,frénétique,inventif, percussif,presque déjanté. Le dernier mouvement est fantastique! Tout ce que j'aime dans la musique contemporaine et il en va de même avec son CONCERTO POUR VIOLONCELLE n°1,mené tambour-battant par le soliste André Navarra. J'ai tellement été happé par cette musique que je n'en ai pas perdu une seule miette,chaque son en fut l'évènement de mon émotion! C'est en écoutant ce type de composition que je sais pourquoi je suis tant fasciné par la musique de mon siècle,que c'est une esthétique,une expressivité que,bien entendu,je ne risque pas de trouver chez les classiques et les romantiques et qui est chère à mon coeur. Very Happy


Mais laissons parler Christine Erlih-Jolivet:

<<Concerto pour piano: Petite fille,collégienne,pas question d'être à Strasbourg. Ecoute de la transmission en direct du Concerto pour piano composé l'été précédent,entre deux bains de mer en famille,sur le piano désaccordé prêté par une brasserie de l'endroit.
Emotion; "c'est la musique à Papa!"
Quand l'oeuvre se termine,la radio crépite. Optimiser la longueur d'onde n'arrange rien à tous ces bruits confus... Alors,la radio était-elle abîmée? Non,elle transmettait ; sifflets,cris du public,gifle... et enfin applaudissements...( Ptdr )

Quelques jours plus tard,j'allais prendre ma leçon de piano avec mon professeur,Lucette Descaves,je la trouvai aussi sereine qu'à l'habitude et n'ai pas osé lui demander ce qui avait changé pour elle après ces évènements...tout de même bien bouleversants.

Premier Concerto pour violoncelle: Un été,sur fond de mer bleue. Séances de travail avec André Navarra scandées par des "Ah! Que c'est difficile!" ( Ptdr )
Les mois passent; sur fond rouge et or,ce soir-là de novembre,au Théâtre des Champs Elysées,enfin toute l'oeuvre dans sa continuité...L'ovation,la joie évidente de tous......tout était devenu facile. ( Very Happy )

Troisième Symphonie: Un autre été. Mexico. 1964.
Première répétition du troisième mouvement en cours : un percussionniste se lève et, au signal du chef (Jolivet lui-même),lance plusieurs coups de sifflet. (peut-être Hector Ptdr)
Les sifflets de Strasbourg étaient-ils toujours si présents?
Les années passent....1968. Une soirée d'automne près de la cheminée à la campagne. Une confidence: "Tu vois,mes coups de sifflet - si surprenants à Mexico - étaient prémonitoires des journées du printemps dernier".>> ( Ptdr )
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Icare
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Dim 5 Juin - 22:18

joachim a écrit:
J'ai écouté toutes les oeuvres que tu cites, mais il y a déjà pas mal de temps (sauf le concerto pour ondes Martenot que j'ai écouté récemment). Comme je note tout ce que j'écoute, je peux dire que j'avais bien aimé le concerto pour harpe et celui pour ondes Martenot, mais par contre pas celui pour basson... J'avais aimé aussi les Pastorales de Noël mais pas du tout Mana.

La coïncidence veut que je suis à l'écoute de ce CD consacré à des concertos pour trompette, où il y a les deux de Jolivet et celui d'Henri Tomasi :



Comme je le disais ci dessus, j'aime en particulier le deuxième concerto pour son style jazzy.


Venant d'écouter successivement le Concertino pour trompette,cordes et piano et le Concerto pour trompette et orchestre n°2,ma préférence alla nettement pour le second. J'ai trouvé cette musique assez jubilatoire,bien qu'effectivement l'influence du jazz s'y fait sentir. Toutefois,d'esprit très moderne,je suis quand même surpris que tu l'apprécies,au point que je me demande si un pas n'a pas été franchi. Hehe Le concertino est moins marquant,énergique et du genre qui s'écoute bien,dans la lignée du Concerto pour basson mais en moins captivant. Le temps s'est davantage arrêté pour moi avec ce second concerto pour trompette.
Ce n'est pas dans la même version que celle que tu as présentée ci-dessus. Il est interprété par Jouko Harjanne,avec le Finnish Radio Symphony Orchestra,et sous la baguette de Jukka-Pekka Saraste.
Le concertino est interprété par reinhold Friedrich à la trompette,Thomas Duis au piano,avec le DSOB,dirigé par Lutz Köhler.

<< Tout comme les oeuvres de Messiaen,les compositions de Jolivet sont influencées par des idées mythiques et cosmiques se traduisant par l'introduction d'instruments et de combinaisons de sons exotiques. Jolivet,toujours soucieux de l'indépendance des systèmes, privilégie les structures asymétriques et rythmiques et l'atonalité libre. Son Concertino pour trompette,piano et cordes de 1948 comporte certes des traits néoclassiques,mais fait également penser par son geste musical,à Bela Bartok.>>
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Icare
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Ven 27 Avr - 17:02


Découverte aujourd'hui de trois oeuvres vocales d'André Jolivet; Epithalame pour douze voix à cappella, Madrigal pour choeur de chambre et Missa Uxor Tua pour choeur et instruments. Que ce soit dans le contemporain ou le classique, elles sont rares les oeuvres pour voix sans accompagnement instrumental qui trouvent grâce à mes oreilles, et cet Epithame n'a visiblement pas dérogé à la règle... Sleep Madrigal, bien qu'il ne s'agisse pas d'une pièce pour choeur à cappella, ne me fait guère une meilleure impression durant les deux premieres parties. Il faudra attendre la troisième, "L'aurore" pour se réveiller. La musique s'anime enfin, suffisamment pour me dire que ce morceau porte bien son titre. Mais un morceau de quatre minutes ce n'est pas assez pour ne pas me demander si je ne vais pas regretter l'achat de ce CD. Heureusement, la "Missa Uxor Tua" porte la dimension attractive que j'espérais et je dois dire qu'à partir de là, mes oreilles se sont dressées jusqu'à la dernière note. Donc non, je ne regrette pas mon achat et lors d'une prochaine écoute, j'éluderai sûrement l'Epithame pour mieux profiter du reste. Very Happy
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joachim
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Ven 27 Avr - 17:25

Je ne connais pas la Missa "Uxor tua" par contre j'ai déjà écouté Epithalame (intitulée "Orchestre vocal à 12 parties") et Madrigal, pour 4 voix et 4 instruments, morceaux que hélas j'ai trouvés particulièrement horribles Embarassed Mais ça fait au moins 30 ans, alors il faudrait que je réécoute, j'ai peut-être évolué Wink
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Icare
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Ven 27 Avr - 17:46

Horrible est un adjectif qui ne me semble pas correspondre car bien excessif Shocked ...dans mon cas ce serait davantage l'adjectif "soporifique" Sleep qui me viendrait à l'esprit. De Madrigal qui est divisé en trois morceaux, j'ai juste aimé le troisième intitulé "L'Aurore". Il m'a réveillé. Very Happy
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ysov

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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Sam 5 Mai - 15:54

Une autre oeuvre pas mal du tout que j'aime bien écouter de temps en temps est sa Suite Delphique, composé en 1943, avec onde Martenot bien-sûr! Un beau rendu d'atmosphère est atteint, ce qui convainc pour moi.

Je viens de le trouver sur You Tube pour ceux que ça intéressent:



Autres pièces que j'aime bien cette fois à l'orgue, est son Hymne à l'univers, Mandala, Cinq Interludes, etc... Dont une version que je recommande chaudement, de Charles Matthews
au superbe grand orgue Cavaillé-Coll - Gonzalez- Dargassie de l'église de la Madeleine à Paris, du label Priory, volume 65 de la série Great European Organs.

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Icare
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Sam 5 Mai - 17:37


J'ai beaucoup aimé aussi cette Suite Delphique. Wink André Jolivet fait de toute façon partie des compositeurs français que j'aime beaucoup, au même titre que Marius Constant.
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ysov

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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Sam 5 Mai - 18:37

Mains
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joachim
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Sam 5 Mai - 18:48

Bravo Ysov, au moins Icare ne se sentira plus seul Laughing

Cette suite delphique est l'une des (rares Embarassed ) oeuvres que j'aime vraiment d'André Jolivet. J'aime bien le son des Ondes Martenot.

D'ailleurs une des autres oeuvres que j'aime chez lui, c'est son concerto pour ondes Martenot.
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Icare
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Sam 14 Juil - 11:54

A propos de son Arioso Barocco pour trompette et orgue que j'ai relativement bien aimé mais sans plus:

<<Oeuvre majeure du répertoire pour trompette et orgue, composée en 1968, l'Arioso Barocco représente une étape dans l'évolution de l'écriture pour les deux instruments; clusters d'orgue, quarts de tons à la trompette, glissandi grâce aux coulisses 1 & 3, recherches de sonorités (utilisation de la sourdine sèche) et tessiture tendue. L'emploi des différents claviers et les détails de la registration notés par le compositeur - anches, fonds 8-4-2, mélanges creux, 32 pieds, etc... - ont été scrupuleusement respectés. Initié au dodécaphonisme de Schoenberg, Berg puis Webern d'avant-guerre, attiré à la fois par la musique de Bartok et la polyphonie du XIVème au XVI ème siècle, André Jolivet n'a cependant jamais adhéré au système sériel. Pour le compositeur, la musique est une manifestation sonore en relation directe avec le système cosmique universel. Jolivet élabore son langage à partir des réalités acoustiques que sont la résonance naturelle et les harmoniques. Il confie au rythme, conçu comme une pulsation de vie quasi-instinctive, la dimension incantatoire d'une musique empreinte de mystère. Ainsi la pédale de fa # tenue à l'orgue est-elle évitée par la trompette pendant près d'une page avant d'apparaître sur le mordant final, après que toutes les autres notes aient été prononcées. L'adjectif "barocco" du titre ne doit pas être entendu comme une référence à une période de l'histoire des arts. La souplesse rythmique et le foisonnement de la partie d'orgue peuvent être rapprochés du mot "barocco" utilisé par les joailliers portugais duXIIIème siècle pour désigner une perle irrégulière. >> A. M. G.
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Dim 13 Avr - 19:16

Icare a écrit:
Découverte aujourd'hui de trois oeuvres vocales d'André Jolivet; Epithalame pour douze voix à cappella, Madrigal pour choeur de chambre et Missa Uxor Tua pour choeur et instruments. Que ce soit dans le contemporain ou le classique, elles sont rares les oeuvres pour voix sans accompagnement instrumental qui trouvent grâce à mes oreilles, et cet Epithame n'a visiblement pas dérogé à la règle... Sleep Madrigal, bien qu'il ne s'agisse pas d'une pièce pour choeur à cappella, ne me fait guère une meilleure impression durant les deux premieres parties. Il faudra attendre la troisième, "L'aurore" pour se réveiller. La musique s'anime enfin, suffisamment pour me dire que ce morceau porte bien son titre. Mais un morceau de quatre minutes ce n'est pas assez pour ne pas me demander si je ne vais pas regretter l'achat de ce CD. Heureusement, la "Missa Uxor Tua" porte la dimension attractive que j'espérais et je dois dire qu'à partir de là, mes oreilles se sont dressées jusqu'à la dernière note. Donc non, je ne regrette pas mon achat et lors d'une prochaine écoute, j'éluderai sûrement l'Epithame pour mieux profiter du reste.  Very Happy

J'ai réécouté ce disque qui regroupe ces trois oeuvres vocales et je n'ai même pas éludé l'Epithame pour choeur de solistes à cappella. En fait, j'avais totalement oublié que je n'avais pas du tout aimé cette oeuvre. Hehe  Sur ce point, mon ressenti reste le même, n'a pas évolué d'un iota.  Sleep Madrigal pour orchestre de chambre, ne m'a pas laissé une meilleure impression et, jusque là, je me dis que ce CD fut peut-être l'achat de trop.

Heureusement, la Missa Uxor Tua pour 5 solistes, choeur et 5 instruments, a coupé net avec l'ennui dans lequel les deux pièces précédentes m'avait plongé. Cette Messe en sept parties m'a totalement conquis. Elle est superbe, porteuse de l'esprit corrosif et si expressif que j'aime tant chez André Jolivet
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joachim
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Dim 13 Avr - 20:03

C'est curieux, je suis entièrement d'accord avec toi  Laughing  pour une fois

Epithalame, pour "orchestre vocal" à 12 parties, je l'ai aussi trouvé horrible... disons pas terrible  Hehe  Madrigal, pour 4 voix et 4 instruments, un tout petit peu mieux, mais sans plus. Et par contre, j'ai trouvé cette Messe Uxor tua comme l'une des plus belles oeuvres de Jolivet. Un petit peu trop monotone peut-être. Tu as remarqué que c'est une messe qui est sans Credo, mais qui par contre ajoute une graduel-alleluia, un offertoire et une Dédicace ?
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Icare
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Dim 13 Avr - 20:28


Oui, j'ai remarqué. Histoire d'en savoir un peu plus sur cette Missa Uxor Tua:

Auparavant déjà, en 1962 pour être précis, André Jolivet avait composé à l'occasion du mariage de son fils Pierre-Alain la MISSA UXOR TUA restée presque méconnue jusqu'à aujourd'hui, pour cinq solistes et cinq instruments, qui fut remaniée pour choeur un an plus tard sur la commande de la Radio Française. Dans cette oeuvre, des parties de la messe ordinaire (Kyrie, Sanctus, Benedictus, Agnus Dei) sont combinées à des extraits de la liturgie nuptiale "Missa pro sponso et sponsa" (Graduale, Alleluïa, bénédiction) - complétées d'une partie purement instrumentale intitulée "Offertorium" qui est en troisième position. Les textes de la liturgie nuptiale bien moins connus par rapport à la messe, sont composés en deux langues dans Graduale et Alleluïa, tout-à-fait comme il était coutume dans les motets du Moyen-âge et de la Renaissance: tandis que le texte latin sonne en cantus firmus, les autres voix chantent leurs parties en français. Mise à part cette proximité plutôt extérieure à la polyphonie vocale, la Missa de Jolivet ne semble pas comporter par ailleurs de référence à l'art ancien du motet. Car la musique, par exemple dans le Benedictus, se définit plutôt par des nuances chromatiques très particulières comme le trémolo à la flûte ou les sons de flageolet de l'alto, ainsi que par une tendance générale à une distanciation de la mesure, à l'imitation vocale des couleurs orchestrales et à une confrontation dissonante de différents espaces tonals ou tons centraux dont les tensions harmoniques ne trouvent pas de résolution.

Harald Hodeige.
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joachim
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Lun 14 Avr - 9:36

Merci pour la précision  Mains 

J'ai trouvé sur youtube son concerto pour violon, une de ses dernières oeuvres (1972), mais je n'aime pas beaucoup.

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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Lun 14 Avr - 18:33

J'ai de nouveau réécouté sa Missa pour encore mieux m'en imprégner. J'aime beaucoup la dynamique qui se crée entre les voix et les instruments, plus principalement dans les moments les plus intenses et énergiques de la messe. Au bout du compte, le passage que j'aime le moins est l'Agnus Dei.Very Happy

Pour en revenir brièvement au Madrigal qui m'a ennuyé dans sa première partie, je me suis quand même remis "L'Aurore". Il est très bien ce morceau, une belle transition vers la Missa.
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Sam 15 Nov - 22:42

Je crois que parmi les compositeurs français du vingtième siècle, dans l'après Honegger, Olivier Messiaen & André Jolivet sont mes deux grandes références devant Henri Dutilleux. Je me devais donc de réécouter le Concerto pour violon et orchestre de Jolivet afin de voir s"il peut avoir sa place dans ma liste préférentielle. Ce que je peux déjà dire, c'est que j'en ai désormais une meilleure impression que lors des quelques écoutes précédentes, comme si j'avais beaucoup mieux saisi sa poétique, comme si j'avais enfin touché la braise sous la pierre. Le violon d'Isabelle Faust m'a emmené dans une grande errance, une grande solitude, là aussi entre rêve et méditation, mais peut-être pas avec autant de facilité que le concerto pour ondes Martenot qui conserve un véritable pouvoir d'envoûtement. Le concerto pour violon n'en demeure pas moins une oeuvre rigoureuse dans laquelle émerge ci et là des combinaisons sonores inventives. La matière est recherchée, les chemins empruntés, sinueux, parfois accidentés. Le violon est un alpiniste intrépide, l'orchestre, un rocher abrupte, la corde est raide et le violon s'équilibre dessus, s'attendrit un peu, par moment. Le violon est une nouvelle fois mon guide. J'ai froid et chaud en même temps: ce concerto est finalement un feu sous la glace...Toutefois, je ne pense pas qu'il puisse faire partie de mon Top 13. Il est intéressant pour qui apprécie le langage contemporain mais pas exceptionnel non plus...Humble avis...Very Happy
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Ven 24 Avr - 10:04

Comme je l'ai déjà écrit maintes fois sur ce forum, j'ai toujours témoigné d'une grande prédilection pour les cordes, même si, bien sûr, cette prédilection parfaitement assumée reste tributaire d'un certain nombre d'oeuvres qui ont marqué ma vie de mélomane, pussent-elles être classiques, modernes et contemporaines, certaines provenant aussi du Septième Art. Ainsi, la Symphonie pour cordes (1961) d'André Jolivet entre dans cette catégorie. J'aime le caractère brutal et versatile de cette musique, ces cordes acérées qui tranchent dans le vif, les ruptures de tons et de rythmes, les contrastes sonores entre cordes aigües et cordes graves. La symphonie semble trahir un drame continu, une tragédie digne d'un film de Chabrol...Si je fais allusion à ce cinéaste, c'est que, d'une certaine manière, ces tensions dramatiques pour cordes, d'un esprit très français, m'évoquent un compositeur comme Pierre Jansen, voire aussi un peu Antoine Duhamel...Les morceaux les plus animés et vénéneux de la Symphonie pour cordes sont sans aucun doute les premier et troisième mouvements, le second, tout aussi tourmenté et intense, est toutefois plus méditatif, moins violent, moins déterminé. Il permet à l'esprit de trouver un répit provisoire. La fin de la symphonie est brutale et concise, comme son ouverture, trois points d'esclamation! A ce propos, j'adore deux sortes de fin dans une oeuvre, le point d'esclamation! Ou les points de suspension...c'est un peu ces points-là qui concluent Yin-Yang (1973), également pour cordes, partition tourmentée et intense, riche en couleurs et en nuances, propose aussi l'errance d'un violon solo au-dessus d'un flot soudainement tranquille dont on ressent les ondulations et les tourments qui viendront très vite bousculer le sentiment de solitude. Puis il y a cette fin....délicate, délicieuse...
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MessageSujet: Re: André Jolivet (1905-1974)   Ven 24 Avr - 15:50

Parmi les trois autres oeuvres pour cordes d'André Jolivet; Adagio (1960), La Flèche du temps (1973) et Andante (1935), l'Adagio est sans doute celle qui m'a paru la plus commune. En revanche, j'ai été captivé par le caractère très inventif de La flèche du temps. Il y a notamment un passage qui m'a plus particulièrement saisi, seulement je n'ai pas noté à quel moment de l'oeuvre il intervient. Si je me souviens bien, c'est une construction avec pizzicati dans un registre assez obsessionnel. L'Andante qui suit est de nature plus tendre bien que très expressive aussi. D'après ce que j'ai lu, elle serait le résultat d'une transcription amplifiée du mouvement central de son quatuor à cordes écrit un an plus tôt, c'est-à-dire en 1934. Il en a élargi la polyphonie jusqu'à dix voix réelles, avec violon, alto et violoncelle solos, la composition elle-même comprenant désormais 90 mesures au lieu de 77, mais à l'exception d'une seule période ajoutée, il s'agit de petits élargissements locaux, affectant l'agogique, l'articulation et le phrasé. Cette andante fut une jolie conclusion pour moi à cette traversée des cordes chez André Jolivet. Je sens que mon nouveau cycle "Constant/Jolivet/Messiaen...Dutilleux" va me réserver de très belles émotions et ce fut déjà bien parti en compagnie des deux premiers.Very Happy

Par l'Orchestre de Savoie sous la direction de Mark Foster.
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André Jolivet (1905-1974)
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