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 John Corigliano, né en 1938

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joachim
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joachim

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MessageSujet: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2010-08-21, 18:08

John Corigliano, né le 16 février 1938 à New York, est un compositeur américain de musique classique. Il est également reconnu pour ses compositions de musiques de film, dont Le Violon rouge pour lequel il a reçu l'Oscar de la meilleure musique de film en 1999.


John Corigliano est issu d'une famille de musiciens : son père a travaillé près de 25 ans au New York Philharmonic et sa mère était une pianiste. Il fait ses études de composition à la Columbia University ainsi qu'à la Manhattan School of Music. Il travaille ensuite comme assistant de production auprès de Leonard Bernstein pour ses célèbres émissions et concerts de la série Young People's Concerts.


Principales oeuvres

1963 : Sonate pour violon et piano, prix du Festival de Spoleto
1991 : Symphonie nº 1
1991 : The Ghost of Versailles, opéra en deux actes qui a eu sa première au Metropolitan Opéra de New York
1999 : Red Violin Caprices pour violon solo
2001 : Symphonie nº 2
2003 : Concerto pour violon
2004 : Symphonie nº 3 « Circus Maximus », écrite pour un orchestre à vents, avec piano, harpe et percussion et un fusil à blanc (dont le coup de feu cloture l'œuvre)


Bandes originales de musique de films

1999 : Le Violon rouge
1985 : Revolution
1981 : Au-delà du réel
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Icare
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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2010-08-21, 19:41

Ses trois musiques de films sont,à mon goût,superbes,mais à toi,Joachim,je te conseillerais d'abord et essentiellement LE VIOLON ROUGE,très mélodique,dont il tira d'ailleurs un concerto du même nom et des caprices pour violon solo. Pour ce qui est de son oeuvre de concert, c'est aussi une musique en parfaite osmose avec son temps qui fait de JOHN CORIGLIANO
mon compositeur américain de chevet.  Very Happy


Dernière édition par Icare le 2014-01-02, 11:32, édité 1 fois
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joachim
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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2010-08-21, 20:16

Suite à ma découverte, hier, de John Adams, je me suis également téléchargé ce CD Naxos pour le concerto pour violon (que par ailleurs je trouve superbe pour une musique contemporaine, bien que le premier mouvement me semble un peu long).
Le CD comporte justement la chaconne du Red Violin, qui m'a bien plus également, et m'a incité à faire un fil sur Corigliano, et aussi sur Waxman, dont cette Fantaisie sur Tristan et Isolde est également très jolie.

En résumé, un CD à conseiller Wink

John Corigliano, né en 1938 Cover_16
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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2011-04-08, 14:55

Découverte de son Concerto pour hautbois et orchestre avec le soliste Steinar Hannevold et sous la direction de Dmitri Kitajenko. C'est une oeuvre qui m'a tout de suite emballé,pris aux tripes comme on dit. C'est plutôt moderne,en phase totale avec son temps,toutefois le second mouvement intitulé "Song" surprend par son caractère mélodique et romantique. Je le trouve d'une grande beauté. Cette oeuvre est aussi pour me rappeler à quel point j'aime le hautbois.  I love you  I love you


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shanessean

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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2012-12-01, 09:52

Bonjour Icare,
je viens de découvrir ta présentation et je me suis lancé:

John Corigliano: "Tarantella" from SYMPHONY No.1

dure épreuve pour mes oreilles. que j'ai trouvé sur

https://www.youtube.com/watch?v=GHqHleU0l90


Comme Joachim (bonjour Joachim) a l'air d'apprécier plus que moi, je vais écouter The red violin. Peut-être plus facile...

..............................................

2 heures plus tard:
"Le violon rouge" est un très beau film, un peu lent mais passionnant que la musique de Corigliano accompagne magnifiquement. Et quelle ambiance elle crée. Il faut dire qu'accompagnée d'images, la musique souligne parfaitement l'atmosphère du film.[b]

Malgré tout, si je suis content d'avoir découvert la musique de Corigliano je ne pense pas la garder.
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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2014-01-02, 09:24

Music from the Edge est une formidable partition que John Corigliano avait initialement composée en 2010 pour le film américano-anglais de Martin Campbell, Edge of Darkness - Hors de Contrôle/titre français - La Frontière des Ténèbres/titre québécois, avec Mel Gibson. Malheureusement, la musique de Corigliano fut rejetée et il fut demandé à Howard Shore (Le compositeur attitré de David Cronenberg - que j'aime beaucoup par ailleurs) d'en composer la musique. D'un point de vue purement musical, la partition très sombre de Shore est plutôt efficace et bien troussée, fidèle à son style tourmenté et intimiste, et bien sûr assez loin de ce qu'il composa pour la trilogie Le Seigneur des Anneaux. Personnellement, bien qu'appréciant moyennement cette composition d'Howard Shore, je préfère nettement celle de John Corigliano, en tout cas dans une écoute isolée. J'essaierai de mieux détailler mon ressenti lors d'une future écoute parce que, pour le moment, je suis dans une appréciation très abstraite de cette musique de film rejetée.  John Corigliano, né en 1938 333455 John Corigliano, né en 1938 333455 I love you
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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2014-11-16, 23:34

Je viens d'écouter le Concerto pour violon et orchestre - The red Violin (pas la Chaconne) en quatre mouvements avec le célèbre violoniste Joshua Bell. L'oeuvre est merveilleuse, mon idéal en contemporain, à partir d'une magnifique mélodie provenant de la musique qu'il composa pour le film homonyme de François Girard. Inutile de préciser qu'il figurera très probablement dans mon Top 13. La cerise sur le gateau est que la Sonate pour violon et piano avec laquelle il est couplé, est de toute beauté. J'ai eu l'impression de la redécouvrir tant elle m'a complètement subjugué. Elle m'a largement plus séduit que la Sonate n°3 - opus 108 de Brahms pour même effectif, que j'ai écouté quelques heures plus tôt. John Corigliano, né en 1938 333455 John Corigliano, né en 1938 333455 John Corigliano, né en 1938 333455
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laudec

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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2014-11-17, 19:17

[color=#000066]Superbe musique si c'est celle que j'ai trouvé sur yt dont lien :

https://www.youtube.com/watch?v=X8ITW72y_6s
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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2014-11-17, 19:48

C'est le thème principal du film de François Girard. Wink
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Henri



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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2015-06-15, 16:00

Écouté ce matin la musique du film Altered States (Au-delà du réel), composée par John Carigliano. J’ai vu ce film il y a bien longtemps, je ne sais même plus quand, ça devait être dans les années 80. Film extraordinaire dont quelques flashes me sont revenus pendant l’écoute de la musique. J’avais également lu le roman de Paddy Chayefsky quelque temps après. Je ne crois pas que la musique m’avait particulièrement marqué à l’époque. Peut-être parce qu’elle collait tellement parfaitement aux images que l’ensemble était indissociable. Il faudra que je trouve le DVD pour me le passer un de ces quatre. Si je me souviens bien, c’est l’histoire d’un type qui fait des expériences de privations sensorielles dans un caisson d’isolation en y ajoutant la prise de substances hallucinogènes, genre “psyllocybe”. C’est plus ou moins en rapport avec les livres de Carlos Castaneda comme “l’herbe du diable et la petite fumée”, dans lesquels il parle de l’”enseignement” qu’il aurait reçu d’un prétendu sorcier Indien, Don Juan, qui entrait en transes en absorbant des drogues à base de ce champignon. Le personnage du film ne se contentait pas de “voyages” psychédéliques ; en associant la prise de la drogue avec l’isolation sensorielle, son corps entier subit des altérations qui lui font penser a un véritable voyage physique. D’abord il se retrouve dans le corps d’une chèvre, puis dans celui d’un autre animal, je ne sais plus, qui mange la chèvre, d’autres encore, puis enfin dans celui d’un de nos très lointains ancêtres hominidés. Bien entendu, la musique seule ne me permet pas de me remettre en mémoire tout le synopsis, mais j’arrive à revoir quelques images, qui sont peut-être faussement reconstruites d’ailleurs. Toujours est-il qu’elle peut s’écouter sans le support des images. Il s’agit en l’occurrence d’une partition d’un seul tenant, qui dure quarante minutes, comme un long poème symphonique, et non pas d’une suite de courtes séquences comme j’imagine qu’elle a dû être utilisée dans la bande originale. La fin me remet en mémoire la séquence qui clôt le film : des coups sourds et puissants se font entendre à plusieurs reprises et je crois revoir le personnage, dont le corps s’est transformé en une espèce de monstre informe, qui frappe violemment le mur de sa chambre avec ce qui lui sert de bras pour tenter de reprendre possession de son vrai corps. Il y parvient. La musique se termine alors totalement apaisée, pastorale et sereine.
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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2015-06-17, 20:27

Je connais bien cette musique, seulement, il faudra quand même que je regarde ce film un de ces jours!
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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2015-12-13, 23:20

Ce soir, j'ai réécouté Circus Maximus: Symphony n°3 écrite pour un grand orchestre d'instruments à vent courant 2004. Il y a un côté festif qui m'a bien plu, une fête sonore quelque peu dissonante et pleine de fulgurances. Mais la symphonie a aussi ses moments d'accalmie, ses moments où la musique semble prendre son temps, le temps de se reconstruire (ou de se recomposer) après la bourrasque, même si j'associe ses aspects tempétueux et impétueux à un délire musical parfaitement géré. La musique est souvent complexe, parfois virtuose, parfois imposante et impressionnante, tantôt extravertie, tantôt plus introvertie. Une grande palette de couleurs y est déployée, mais aussi des moments plus minimalistes où il ne se passe pas grand chose mais qui ne me font pas décrocher pour autant, comme si j'étais mystérieusement maintenu dans une mise en haleine permanente, comme si je devinais que l'évolution qui allait suivre devait inévitablement me plaire. C'est ce qui s'est effectivement passé même si je ne classerais pas cette troisième symphonie parmi les meilleurs efforts du compositeur. A un moment donné - je ne sais plus quel mouvement - quelques cuivres semblent imiter le hurlement d'un loup plusieurs fois, peut-être, en y réfléchissant, dans "Night Music I" ou "Night Music II", ce qui serait logique vu le caractère nocturne de la musique qui se greffe autour. Circus Maximus se divise en huit mouvements: "Introitus, Screen/Siren, Channel surfing, Night Music I, Night Music II, Circus Maximus, Prayer, Coda: Veritas, pour une durée totale de 35'43". Je ne regrette pas cette réécoute et la famille des cordes à laquelle je suis néanmoins émotionnellement attaché ne m'a pas manqué. Je me suis laissé emporter par ces vents de l'Ouest! L'oeuvre avec laquelle cette troisième symphonie est couplée, Gazebo Dances for band (1972) transportent aussi par un orchestre d'instruments à vents des éléments de musique populaire, sur un ton sans doute plus léger: une musique, qui, à défaut d'être passionnante, se laisse écouter sans déplaisir. Elle se compose d'une ouverture, une valse, un adagio et une tarentelle.
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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2016-06-29, 09:56

Ce matin, je n'ai jamais autant apprécié le concerto pour flûte et orchestre Pied Piper Fantasy de John Corigliano, d'où l'importance des réécoutes. Jusqu'à présent, je le trouvais très bien le concerto de Corigliano tout comme la prestation de James Galway; aujourd'hui, je l'ai trouvé tout simplement jouissif, jubilatoire! Il correspondait idéalement à mon humeur du moment, comme si c'était exactement l'oeuvre pour flûte que j'avais envie d'entendre. Biensûr, il y a de la modernité, de l'atonalité, des  passages tonitruants typiques de la musique contemporaine, avec son lot de dissonances et de structures complexes, mais le concerto ne s'arrête pas à cette réalité, il a aussi ses moments de pure douceur, de ceux qui caressent l'âme, flattent l'ouïe. La flûte de James Galway devient touchante et cela dès le tout premier mouvement; "Sunrise and The Piper's Song". Il y a aussi d'autres passages très tonals qui nous laissent croire que le concerto a soudainement remonté le temps. "The Children's March" (dernier mouvement) est peut-être ce qui m'a le plus fasciné, la cerise sur le gâteau, en quelque sorte. la composition tonale qui complète le cd, pour flûte et orchestre à cordes, porte admirablement bien son titre: Voyage. Très bel album!
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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2017-01-29, 22:48

Icare a écrit:
Je viens d'écouter le Concerto pour violon et orchestre - The red Violin (pas la Chaconne) en quatre mouvements avec le célèbre violoniste Joshua Bell. L'oeuvre est merveilleuse, mon idéal en contemporain, à partir d'une magnifique mélodie provenant de la musique qu'il composa pour le film homonyme de François Girard. Inutile de préciser qu'il figurera très probablement dans mon Top 13.


Aujour'hui, je n'ai pas réécouté ce magnifique concerto mais la B.O. et la Chaconne pour violon et orchestre du même nom. Tout provient évidemment de la superbe partition et plus principamlement du fabuleux thème principal que John Corigliano composa pour le film de François Girard, un beau film dont voici d'ailleurs le sypnosis:

<<Nicolo Bussotti, maître luthier de Crémone, termine en 1681 un violon qu'il destine à son fils qui va naître. Mais sa femme Anna et son enfant décèdent tragiquement lors de l'accouchement après qu’une cartomancienne lui a révélé son avenir. Nicolo, plongé dans une profonde tristesse, va alors vernir l'instrument avec le sang de sa défunte femme et l'âme de cette dernière accompagnera le destin de ce violon exceptionnel. D'abord à Vienne, dans un monastère qui est aussi un orphelinat, pendant plus de cent ans, le violon est transmis d'orphelin en orphelin jusqu'au jour où l'instrument fini entre les mains de Kaspar Weiss, un petit prodige au cœur malade. Les moines contactent Georges Poussin, un maître de musique français ambitieux, qui va l'emmener dans la capitale pour s'occuper de lui et perfectionner son talent. Kaspar, au cœur fragile, passera une audition devant le prince qui lui sera malheureusement fatale. Ce dernier est alors enterré, au monastère d'où il venait, son violon avec lui. Des années plus tard, le cimetière où repose Kaspar Weiss est pillé et le violon se retrouve entre les mains des Gitans, qui le transmettent de génération en génération pendant près de cent ans, avant que ces derniers ne le cèdent à Frédérick Pope, un riche aristocrate de Oxford, décadent et talentueux, dont l'instrument va changer la destinée. Ensuite à Shanghai, bien des années plus tard, où le violon est vendu à un antiquaire et y restera pendant des années avant d'être vendu à une musicienne professionnelle chinoise. Puis en pleine Révolution culturelle, Xiang Pei, la fille de la musicienne, refusera de détruire le violon et le confiera à un vieux professeur de musique désespéré par l'oppression. Pour finir, en 1997, le violon est retrouvé chez le professeur chinois, qui est décédé dans son grenier au milieu d'une vaste collection secrète d'instruments. Les autorités vont confier tous les instruments dont le violon à une société de vente aux enchères de Montréal où Charles Morritz, un expert, va reconnaître ce qui était son vœu le plus cher, un véritable Bussotti. Lors de la vente finale et grâce au concours d'un employé d'un laboratoire d'analyse, l'expert va échanger l'original avec la copie qu'il a récupérée à la fondation Frédérick Pope, au risque de tout perdre. Ainsi, il va accomplir, trois siècles plus tard, le fabuleux destin de cet instrument magique.>> Source Wikipédia

Au départ, j'ignorais sur quelle oeuvre j'allais achever mon cycle "Présent-Passé". Très vite l'idée d'une musique de film s'est imposée à moi. J'ai d'abord pensé à Vatel d'Ennio Morricone puis à Satyricon de Carlo Rustichelli qui, chacun dans leur style, pouvait être un excellent choix pour un cycle qui, en plus, a sollicité beaucoup d'oeuvres de compositeurs italiens, toutes périodes confondues. Le seul hic était que je les avais réécoutées il n'y a pas longtemps et que j'estimais les avoir encore trop bien en tête. C'est à ce moment-là que j'ai pensé à la musique que Corigliano composa pour Le violon rouge: quel meilleur final que ce violon unique qui a traversé toutes les époques...
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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2020-03-09, 19:57

Biographie plus complète :

John Corigliano, (né le 16 février 1938, New York, États-Unis), compositeur américain qui s'est inspiré des influences éclectiques pour créer une musique généralement tonale, accessible et souvent très expressive. Corigliano, qui a composé des œuvres pour orchestre, pour instruments solos et des groupes de chambre, ainsi que des opéras, des œuvres chorales et des musiques de film, a remporté le prix Pulitzer de musique 2001 pour sa Symphonie n° 2 pour orchestre à cordes.

Son père John-Paul Corigliano était violon solo (1943-1966) du New York Philharmonic et sa mère, Rose Buzen était professeur de piano. Dans son adolescence, il a commencé à analyser les partitions des compositions tout en écoutant des enregistrements, et il a démontré une capacité à transposer et à harmoniser. Corigliano est diplômé (1959) de l'Université Columbia de New York et a également étudié à la Manhattan School of Music. Il a étudié avec Otto Luening, Vittorio Giannini, et Paul Creston.

Il a ensuite travaillé pour des stations de radio, aidé le compositeur-chef d'orchestre Leonard Bernstein dans la production de ses concerts pour les jeunes, produit des enregistrements et fait des orchestrations d'albums pop. Corigliano a enseigné plus tard dans des institutions de New York, y compris la Juilliard School (à partir de 1991). En 1991, il a été élu membre de l'American Academy of Arts and Letters.

En 1964, la première œuvre majeure de Corigliano, Sonate pour violon et piano, remporte le concours de musique de chambre au Festival des Deux Mondes de Spolète, en Italie. Il a été présenté deux ans plus tard au Carnegie Hall de New York. Parmi ses autres compositions, citons Concerto pour clarinette et orchestre (1977); Pied Piper Fantasy (1982), un concerto commandé par le flûtiste James Galway; Symphonie n° 1, achevée alors que Corigliano était compositeur en résidence (1987-1990) avec l'Orchestre symphonique de Chicago; l'opéra The Ghosts of Versailles, commandé par le Metropolitan Opera de New York et créé en 1991; Quatuor à cordes (1995); Une trilogie Dylan Thomas (1999); et Circus Maximus, une symphonie pour trois orchestres à vent qui a été créée à l'Université du Texas en 2005. Le violon rouge, sa troisième partition de film, a remporté un Oscar en 2000; une pièce basée en partie sur la partition, The Red Violin Concerto, a été enregistrée par le violoniste Joshua Bell et le Baltimore Sympony Orchestra en 2007.


Œuvres principales

Orchestre

Elégie (1965)
Tournaments (1965)
Concerto pour piano et orchestre (1968)
Danses Gazebo (aussi pour piano à 4 mains) (1972, 1974)
Concerto pour hautbois et orchestre (1975)
Voyage pour flûte et orchestre à cordes (1976, 1983)
Concerto pour clarinette et orchestre (1977)
Concerto pour flûte et orchestre "Pied Piper Fantasy" (1981)
Promenade Overture (1981)
Aria pour hautbois et cordes (1985)
Fantaisie sur un ostinato (1986)
Campane di Ravello (Cloches de Ravello), dédié à Georg Solti (1987)
Symphonie n° 1 (1990)
Troubadour Variations pour guitare et orchestre de chambre (1993)
To Music (1994)
Phantasmagoria (2000)
The Mannheim Rocket (2000)
Symphonie n °2, pour orchestre à cordes (2001)
Concerto "Red Violin" pour violon et orchestre (2004)
Midsummer Fanfare (2004)
Symphonie n° 3 "Circus Maximus" pour instruments à vents, harpe, piano et percussions (2004)
Conjurer Concerto pour percussions et orchestre à cordes, avec cuivres optionnel (2007)
Lullaby for Natalie (2011)


Musique de chambre

Sonate pour violon et piano (1963)
Phantasmagoria on themes from The Ghosts of Versailles), pour violoncelle et piano (1983)
Soliloque, pour clarinette et quatuor à cordes (1995)
Quatuor à cordes (1995)
Snapshot: circa 1909 (photo instantanée:vers 1909) pour quatuor à cordes (1972, revu 2003)
Fantaisie sur un air de Bach, pour violoncelle seul (1996)
Les Caprices du Violon Rouge, pour violon seul (2002)
A black november Turkey (la dinde de novembre noir), pour quatuor à cordes (2004)
Berceuse pour Natalie, pour violon et piano (2010)


Piano

Kaleidoscope, pour 2 pianos (1959)
Danses Gazebo, pour piano à 4 mains (1972)
Etude-Fantaisie (1976)
Fantaisie sur un ostinato (1985)
Chiaroscuro (Clair-obscur), pour 2 piano en 1/4 de ton (1997)
Winging it (2008)


Opéras

Naked Carmen, opéra rock-électrique (collaboration avec David Hess) (1970)
The Ghosts of Versailles, opéra en 2 actes, livret deWilliam M. Hoffman (1987)


Musique chorale

A Dylan Thomas Trilogy, pour baryton, ténor, soprano garçon, chœur mixte et orchestre (1976/1999)
Psaume 8, pour chœur mixte et orgue (1976)
Of Rage and Remembrance, cantate profane (1991)
Meditation, pour chœur d'hommes et violon (2014)


Mélodies

Petits Fours, song cyclette pour voix et piano (1959)
The Cloisters, 4 mélodies pour voix et piano ou orchestre de chambre (1965)
Creations, deux scènes de la Genèse, pour récitant et orchestre (1972)
3 Irish folksongs settings, pour voix et flûte (1988)
Mr. Tambourine Man: Seven Poems of Bob Dylan, pour soprano et piano ou orchestre (2000)


Musique de film

Altered States (1980)
Revolution (1985)
The Red Violin (1998)





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MessageSujet: Re: John Corigliano, né en 1938   John Corigliano, né en 1938 Empty2020-04-19, 12:03

J'avais prévenu sur le fil "Foerster" que ça allait changer de ton. Bon, j'exagère un peu car, dans mon cycle précédent, il y avait quand même les symphonies de Pierre Wissmer qui me permettaient de garder un pied dans la musique contemporaine et ses tumultes, surtout à partir de la quatrième. Il y avait longtemps que je n'étais pas revenu à la musique de John Corigliano, trop longtemps sans doute. J'ai donc réécouté la Symphonie n°1, en correspondance avec le thème de mon nouveau cycle. On peut effectivement dire qu'elle donne d'emblée le ton par une introduction franche et abrupte. Néanmoins, ce n'est pas ce qui me touche le plus dans ce premier mouvement, c'est davantage l'exploitation d'un souvenir, la manière dont le "souvenir" est introduit dans la musique, tel un élément étranger et par lequel va se développer un émouvant lamento dans les cordes. Ce souvenir est un piano que l'on entend au loin (dans les coulisses), avec des cordes suspendues qui semblent apporter une autre dimension au temps. Dans cette évocation très bien conçue du souvenir, le piano joue une transcription par Léopold Godowsky du Tango d'Issac Albéniz qui avait apparemment été réalisée à Chicago en 1921. Dans mon esprit - et là c'est une réflexion totalement personnelle - j'ignore si le souvenir c'est la musique elle-même qui a d'ailleurs une teneur assez mélancolique ou si c'est la personne qui la joue. En écoutant cette symphonie de Corigliano, notamment son premier mouvement, je me suis amusé à penser qu'il s'agissait surtout du souvenir d'un être cher, disparu depuis, qu'à la limite, il aurait pu jouer un air de Chopin ou de Schubert, ça n'aurait rien changé. Bien sûr, le compositeur ne pourrait pas complètement acquiescer puisqu'il s'agit en réalité du morceau favori d'un ami pianiste et que son choix s'imposait de ce fait. Les deux éléments du souvenir sont donc indéfectiblement liés l'un à l'autre. Si la symphonie ne se prive pas de chouettes moments de fulgurances, avec parfois des dissonances très vives, ce n'est pas ce qui, à mon oreille du moins - même si je l'emploie toujours au singulier, j'en ai bien deux en réalité Hehe -, la caractérise: c'est davantage l'évocation du souvenir et de toute la réflexion musicale qui en découle, avec, un peu plus tard dans la symphonie, une longue page méditative et imprégnée de nostalgie: il s'agit du troisième mouvement, "Chaconne - Giulio's song", évoquant aussi le souvenir d'une amitié avec un violoncelliste amateur qui était, selon les dires de Corigliano, doté de cet enthousiasme qu'ont les amateurs et que les professionnels tentent de conserver. Le long thème mélodique au violoncelle, un des plus beaux passages de cette première symphonie, fut inspirée par un ancien enregistrement d'une improvisation pour piano et violoncelle qu'ils avaient faite ensemble au début des années 1960. Afin d'être plus précis, la bande enregistrée date de 1962. L'épilogue contraste avec la douceur irrésistible du souvenir, est une sorte de marche mortuaire imposante, ponctuée par la grosse caisse. Puissante et fatale.
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