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 Les Contes d'Hoffmann

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Snoopy
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MessageSujet: Les Contes d'Hoffmann   Mer 1 Nov - 21:10

Les Contes d'Hoffmann est un opéra fantastique de Jacques Offenbach. La première eut lieu à l'Opéra-Comique de Paris, le 10 février 1881.

Le livret est de Jules Barbier, d'après sa pièce écrite en 1851 avec Michel Carré. Il est inspiré de trois histoires d'Ernst Theodor Amadeus Hoffmann : Der Sandmann, Rath Krespel et Das verlorene Spiegelbild. Hoffmann est un auteur et compositeur romantique allemand prolifique. Il est lui-même un personnage de l'opéra, comme c'est souvent le cas dans ses histoires.

Cet opéra, maintes fois enregistré, est présenté régulièrement. Une adaptation cinématographique britannique en a été faite en 1951.

L'opéra contient un prologue, trois actes et un épilogue. Offenbach est mort le 5 octobre 1880, un peu plus de quatre mois avant la première représentation. Avant sa mort, il avait terminé la version piano mais n'avait orchestré que le prologue et le premier acte. Par conséquent, plusieurs versions de l'opéra ont été faites, certaines différant beaucoup de l'œuvre originale.

Voici une liste de certaines modifications souvent observées :
Ajout de musique n'ayant pas été composée par Offenbach lui-même
Changement de l'ordre des actes
Comme les trois actes sont indépendants, ils peuvent facilement être interchangés sans que cela n'affecte l'histoire. L'ordre proposé par Offenbach est : Prologue-Olympia-Antonia-Giulietta-Épilogue.
Par contre, l'acte de Giulietta précède parfois celui d'Antonia. Comme ce dernier est le plus accompli au point de vue musical, quelques chefs font ce changement car ils jugent que cet acte contient un fort sommet musical et émotionnel.

Lors de certaines représentations (par exemple la première à l'Opéra-Comique), le prologue avec La Muse ainsi que l'acte de Giulietta sont coupés. En 1881, lors de la première à Vienne, Giulietta ne meure pas par empoisonnement accidentel car cela n'aurait pas plu au public.
Changement du nombre de chanteurs

Comme Olympia, Antonia et Giulietta représentent trois facettes de la même personne (Stella), elles doivent toutes être jouées par la même chanteuse. Les quatre antagonistes devraient aussi être joués par le même chanteur car ils représentent tous une manifestation du Mal. Plusieurs adaptations de l'opéra, même aujourd'hui, ne respectent pas cette idée.

Le morceau le plus célèbre de l'opéra est de loin la Barcarolle, entendue dans l'acte de Giulietta. Elle a été utilisée dans plusieurs films, par exemple La Vie est belle de Roberto Benigni.

Prologue

Une taverne de Nuremberg. La Muse apparaît. Elle révèle son intention d'attirer l'attention d'Hoffmann sur elle seule et de lui faire renier toutes ses autres amours afin qu'il soit complètement dévoué à elle : la poésie. Elle prend l'apparence du meilleur ami d'Hoffmann, Niklausse. La prima donna Stella, chantant alors Don Giovanni de Mozart, envoie une lettre à Hoffmann lui demandant de venir la rencontrer dans sa loge après le spectacle. Cette lettre, contenant la clé de la loge, tombe entre les mains du Conseiller Lindorf, qui a alors l'intention d'aller dans la loge de Stella à sa place. À l'entracte de la représentation de Don Giovanni, Hoffmann arrive dans la taverne où des étudiants l'attendaient et les amuse avec l'histoire du nain Kleinzach. Lindorf le presse alors de raconter ses trois histoires d'amour.

Premier acte

Hoffmann tombe amoureux de l'automate Olympia, créée par le scientifique Spalanzani. Coppélius, un charlatan ayant fourni à Spalanzani les yeux d'Olympia, vend à Hoffmann des lunettes qui lui font paraître Olympia comme une vraie femme. Hoffmann se croit alors aimé d'elle. Niklausse s'en trouve perplexe et tente subtilement d'avertir son ami. Alors qu'il danse avec Olympia, Hoffmann tombe, ce qui cause le bris de ses lunettes. À ce moment, Coppélius arrive et casse Olympia voulant se venger d'une fraude de Spalanzani. C'est alors qu'Hoffmann réalise quelle était la vraie nature de celle qu'il aimait, au milieu de la foule ricanant de la naïveté du poète.

Deuxième acte

Hoffmann trouve finalement la demeure de Crespel et de sa fille Antonia. Hoffmann et Antonia s'aiment mais sont séparés par Crespel. Nous apprenons alors qu'Antonia vit sous l'emprise d'une terrible maladie et qu'elle doit pour cela éviter de chanter à tout prix, ce qui est dommage car elle a hérité de la magnifique voix de sa mère. C'est donc pour cette raison que Crespel défend à sa fille de chanter et, du même coup, de fréquenter Hoffmann car ce dernier l'encourage à poursuivre sa carrière de chanteuse. Lorsque Crespel sort de chez lui, Hoffmann en profite pour s'infiltrer dans la maison afin de retrouver sa belle Antonia. Crespel revient alors et reçoit la visite du docteur Miracle (l'incarnation du Mal) qui le persuade de le laisser soigner Antonia. Caché, Hoffmann entend la conversation et apprend de quelle terrible maladie souffre Antonia. Il va tout de suite la voir pour lui faire promettre d'abandonner le chant. Antonia accepte à contre-cœur. Alors qu'elle est seule, le docteur Miracle vient à elle et tente de la convaincre de poursuivre son rêve car, selon lui, Hoffmann ne l'aime que pour sa beauté. À l'aide d'un pouvoir magique quelconque, il fait apparaître la défunte mère d'Antonia et persuade cette dernière de chanter. S'ensuit un trio intense avec Miracle, Antonia et l'apparition de sa mère. Antonia enchaîne les vocalises jusqu'à la syncope. Crespel arrive juste à temps pour être témoin du dernier soupir de sa fille. Hoffmann entre dans la pièce, où il est menacé de mort par Crespel mais est sauvé par Nicklausse.

Troisième acte

Venise. Hoffmann tombe amoureux de la courtisane Giulietta et s'imagine que son sentiment est réciproque. De son côté, Giulietta le séduit sous les ordres du capitaine Dapertutto (l'incarnation du Mal) car celui-ci lui a promis un diamant en échange du reflet d'Hoffmann. Schlemil, une victime de Giulietta et Dapertutto, tente de tuer Hoffmann pour le sauver de sa folle passion pour Giulietta. Il le provoque en duel mais est finalement tué. Niklausse, voulant quitter Venise avec Hoffmann, part chercher des chevaux. Pendant ce temps, Hoffmann rencontre Giulietta et, ne pouvant résister à son charme, lui donne son reflet, au grand plaisir de Dapertutto. Hoffmann informe Dapertutto que son ami Nicklausse viendra le sauver. Dapertutto prépare donc un poison pour Nicklausse qui est malencontreusement bu par Giulietta, qui tombe morte dans les bras d'Hoffmann.

Épilogue

La taverne du Prologue. Hoffmann, soûl, jure que jamais plus il n'aimera qui que ce soit et explique qu'Olympia, Antonia, et Giulietta ne sont en fait que trois facettes de la même personne, Stella, qui est à la fois jeune fille, artiste et courtisane. C'est alors que Nicklausse dévoile son identité de Muse et déclare à Hoffmann : « Renais poète! Je t'aime Hoffmann! Appartiens moi! », ce à quoi il répond : « Muse aimée, je suis à toi ». À cet instant, Stella, entre dans la taverne et voit Hoffmann soûl. Il la presse de le quitter. Lindorf s'avance. Niklausse explique à Stella qu'Hoffmann ne l'aime plus et que le conseiller Lindorf l'attend. Des étudiants entrent dans la taverne, Stella et Lindorf s'en vont ensemble.

Les personnages

Hoffmann, poète - ténor
Olympia, poupée mécanique - soprano
Antonia, jeune fille - soprano
Giulietta, courtisane - soprano
Stella, cantatrice - soprano
Lindorf - baryton-basse
Coppélius - baryton-basse
Docteur Miracle - baryton-basse
Capitaine Dapertutto - baryton-basse
Nicklausse / La Muse - mezzo-soprano
Andrès, valet de Stella - ténor-bouffe
Cochenille, valet de Spalanzani - ténor-bouffe
Frantz, valet de Crespel - ténor-bouffe
Pitichinaccio, bouffon de Giulietta - ténor-bouffe
Nathanaël, étudiant - ténor
Hermann, étudiant - baryton
Wilhelm, étudiant - ténor (rôle coupé après la création)
Luther, cabaretier - basse
Spalanzani, inventeur - trial (ténor-bouffe)
Crespel, père d'Antonia - basse
La voix de la tombe (la Mère d'Antonia) - mezzo-soprano
Schlémil, amant de Giulietta - baryton
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joachim
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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Jeu 2 Nov - 11:00

Pour moi c'est l'un des principaux opéras français, avec Carmen, Faust, les Troyens, Pelleas (et quelques autres quand même !).
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calbo



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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Lun 29 Jan - 11:06

Hier j'ai vu "Les contes d'Hoffmann" à Bastille. La mise en scène de Carsen est innovante mais inégale. Si l'acte d'Olympia est rigolo et l'acte de Venise sans aucun doute le plus réussi, l'acte d'Antonia, le prologue et l'épilogue m'ont laissé sur ma faim. Côté artistique, l'Hoffman de Janez Loric, qui remplace Villazon au pied levé s'est montré plutôt convaincant malgré quelques trous de mémoire en cours de représentation. Petibond, courageuse, ne s'est pas complètement lâchée; à sa décharge, elle est enceinte de 6 mois et semblait tétanisée par une mise en scène franchement rock'n roll. Herréra est très mauvaise actrice mais la voix est belle. L'antonia de Dasch est scéniquement engagée mais par rapport aux deux autres parait bien terne. Les diables de Ferrari sont excellents , idem pour les "petits rôles". Cependant on oubliera bien vite Dotti (le fantôme de la mère d'Antonia) et les 4 valets de Homberger consternants ce que l'on peut regretter surtout pour le ténor. La direction de Marc Piollet à la tête de l'orchestre et des choeurs de l'opéra de Paris Plombe gravement cette production et Mortier aurait été bien inspiré de confié son orchestre à quelqu'un d'autre. Globalement c'est quand même un bon moment de détente que l'on peut passer en famille car la mise en scène passe fort bien auprès des enfants : dans la salle le plus jeune enfant que j'ai vu n'avait guère plus de 4 ou 5 ans.
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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Lun 29 Jan - 12:24

Ah, j'adore les Contes d'Hoffmann avec ses duos inoubliables ! Il faudra que je voie ça à l'opéra un de ces jours.
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calbo



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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Lun 29 Jan - 12:32

robert45 a écrit:
Ah, j'adore les Contes d'Hoffmann avec ses duos inoubliables ! Il faudra que je voie ça à l'opéra un de ces jours.

Vas y. Malgrés ses imperfections, c'est une production qui vaut le détour.
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Lun 29 Jan - 13:10

C'est vrai que c'est un des plus beaux opéras de l'histoire de la musique I love you
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Mer 19 Sep - 21:34

Aujourd'hui je me suis acheté la version avec cette distribution:

Hoffmann, poète: Neil Shicoff
Olympia, poupée mécanique: Luciana Serra
Antonia, jeune fille: Rosalind Plowright
Giulietta, courtisane: Jessye Norman
Stella, cantatrice : Dinah Bryant
Lindorf: José Van Dam
Coppélius :José Van Dam
Docteur Miracle:José Van Dam
Capitaine Dapertutto :José Van Dam
Nicklausse / La Muse : Ann Murray
Andrès, valet de Stella : Robert Tear
Cochenille, valet de Spalanzani :Robert Tear
Frantz, valet de Crespel :Robert Tear
Pitichinaccio, bouffon de Giulietta:Robert Tear
Nathanaël, étudiant : Thierry Dryan
Hermann, étudiant : Marcel Vanaud
Luther, cabaretier : Kurt Rydl
Spalanzani, inventeur : Alexander Olivier
Crespel, père d'Antonia: Kurt Rydl
Schlémil, amant de Giulietta : Dale Duesing
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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Mer 19 Sep - 21:47

Ce doit être celui enregistré après les représentations au TRM de Bruxelles ; en tout cas, c'est la même distribution.
Je l'avais vu à la télévision : un grand moment !!!
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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Jeu 20 Sep - 21:27

J'ai pas accroché plus que ça...
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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Jeu 20 Sep - 22:49

Snoopy a écrit:
J'ai pas accroché plus que ça...

Même pas au Scintille diamant de José Van Dam ?
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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Jeu 20 Sep - 22:52

Même pô... pale
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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Jeu 20 Sep - 23:55

Les contes d'Hoffmann, bien que très connu, n'est pas un opéra si facile que cela ... surtout quand on passe des opéras bouffes tels que La Périchole ou Orphée aux enfers à cet opéra dont les personnages sont assez tourmentés ! En plus, je crois qu'il mérite vraiment à être d'abord vu dans une bonne mise en scène pour apprécier chaque caractère tellement bien décrit par la musique et le chant.
Cela reste bien sûr une question de goût ... Wink
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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Ven 21 Sep - 7:53

Je partage ton avis.
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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Mer 14 Oct - 12:28

En écoutant à nouveau cet opéra que j'aime beaucoup ... je me réalisais encore une fois que j'avais bien du mal avec le prologue (et aussi avec l'épilogue d'ailleurs mais je n'ai pas eu le courage d'aller jusqu'à là lors de la dernière diffusion nocturne de FR2 Laughing ).
Autant je prends du plaisir avec les trois actes ... autant je m'embête totalement dans les deux pièces qui enserrent l'opéra ! Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Mer 14 Oct - 14:04

J'ai du mal aussi avec Les Contes d'Hoffmann. Pourtant j'adore Offenbach
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Anouchka



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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Mer 24 Juin - 18:27

Eh bien je vais voir cela ce soir... enregistrement récent au Teatro de Madrid, avec , j'avoue humblement la seule que je connaisse vraiment, Anne-Sofie von Otter dans le rôle de la Muse (qu'elle connaît par coeur et a très souvent chanté).
Je connais très bien l'oeuvre par un CD, mais j'avoue que c'est la première fois que je vais voir cela à la télé. Je ne sais quelle sera la mise en scène, comme d'habitude elle "fait beaucoup"..
J'ai vu/entendu  par contre des extraits sur Youtube avec Natalie Dessay et plus récemment, Patricia Petibon, dans le rôle de la poupée.

Clin d'oeil : Pour ceux qui aiment les ballets, "Coppelia", musique de Leo Delibes, plusieurs chorégraphies dont celle de Marius Petipa, a repris l'un des contes (la poupée fabriquée devient une sorte de symbole, le savant veut l'animer pour se l'approprier, et finalement .... happy end de la poupée devenue femme, avec son amoureux). Très beau ballet.

Le livret est très compliqué, et pour ma re-vision, il faut que je m'applique, pour ne rien louper dans les arcanes compliquées des différents contes. La Muse, la Poupée, la Cantatrice malade, la Courtisane etc...

J'adore la musique d'Offenbach , j'espère ne pas être déçue... (air connu avec les opéras..  Embarassed).
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Anouchka



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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Mer 24 Juin - 18:35

P.S. : 

  • 1996 : Kent Nagano (dir.), Roberto Alagna (Hoffmann), Natalie Dessay (Olympia), Sumi Jo (Giulietta), Leontina Vaduva (Antonia), Juanita Lascarro (Stella), José van Dam (Lindorf/Coppélius/Dapertutto/Miracle), Catherine Dubosc (Nicklausse/la Muse), Gilles Ragon (Andrès/Cochenille/Pitichinaccio/Frantz), chœurs et orchestre de l'Opéra national de Lyon - Erato (version Kaye 2 avec récitatifs


C'est la version que j'ai, que je trouve superbe.
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Mer 24 Juin - 23:13

Anouchka a écrit:
P.S. : 

  • 1996 : Kent Nagano (dir.), Roberto Alagna (Hoffmann), Natalie Dessay (Olympia), Sumi Jo (Giulietta), Leontina Vaduva (Antonia), Juanita Lascarro (Stella), José van Dam (Lindorf/Coppélius/Dapertutto/Miracle), Catherine Dubosc (Nicklausse/la Muse), Gilles Ragon (Andrès/Cochenille/Pitichinaccio/Frantz), chœurs et orchestre de l'Opéra national de Lyon - Erato (version Kaye 2 avec récitatifs


C'est la version que j'ai, que je trouve superbe.

C'est la version que tu vas visionner ? C'est superbe mais assez particulier comme mise en scène ... je te recommande le final de l'acte d'Antonia qui est le plus réussi !
C'est un des plus beaux rôle de José Van Dam, pour moi.
Si je ne m'abuse, il y a aussi Gabriel Bacquier dans le rôle du père d'Antonia.
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Anouchka



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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Jeu 25 Juin - 0:19

Eh bien non, chère amie, étant donné l'heure, je vais sans doute ne regarder que deux actes... mais ce n'est pas la version que je vais visionner, qui date de l'an dernier, du Teatro Real de Madrid (et je n'en connaîs strictement rien !).
La version que je mentionnais, je ne l'ai qu'en version AUDIO, avec donc Dessay et Van Damm entre autres, et je l'avais adorée (mais je ne l'ai donc pas vue..). A suivre...  Wink
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Anouchka



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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Lun 29 Juin - 23:47

Certes, je ne suis pas une grande critique "ès-opéra", comme bien d'autres que je connaîs, qui postent sur les sites ou blogs spécialisés. Mais je vous livre un avis plein de fraîcheur, car connaissant bien l'oeuvre musicalement, j'ai découvert.... visuellement..., pour la première fois ! : 

- Très surprise, par une mise en scène de Christoph Marthaler, très "noire", triste, qui fait de ces "Contes", quelque chose de presque funèbre, d'un écho très "Faustien".  Mise en scène bizarre, dépouillée, provocatrice sans doute (pour une première vision, j'entends). Voici un Offenbach peu gai, sans emphase. Le parti pris du chef Sylvain Cambreling est de rester dans l'épure, sans pathos, même sur la fameuse "Barcarolle" du troisième acte.
Cette mise en scène ne m'a pas enchantée, c'est sûr. Mais je reconnaîs le travail. 
- Difficile, quand même, d'admettre un peu le fatras des costumes, genre années 30-40-50 (je me fie toujours aux costumes des femmes....). Certaines choses m'ont choquée : Des choristes un peu ridicules, notamment au troisième acte avec des lunettes affreuses en carton, blanches (celles que l'on porte pour les films en 3D). Des modèles posant complètement nus au premier acte, pour un peintre = L'une très "Maillol", toute bien en chair, l'autre très très mince. Je trouve qu'on tourne dans le voyeurisme, même si le metteur en scène va nous expliquer pourquoi ***. Du coup, je pense que cela détourne l'attention de la musique et des chanteurs,  et probablement plus celle des Messieurs d'ailleurs... Inutile. De même au troisième acte, sensé se passer à Venise... : Des corps -habillés-, se vautrent de façon très très raide et peu esthétique, sous des tables de billard. On se demande s'ils ont trop bu et cuvent leur alcool, ou s'ils se livrent à des ébats personnels. Extrêmement laid.
- Le décor est volontairement dépouillé et assez moche : tout simplement un café-bar. Qui s'augmente de tables de billard au troisième acte, donc... Bon... (les décors sont sensés changer d'acte en acte...... ).

Je ne demandais pas du beau "bien léché", parce que c'est Offenbach, mais oui, pour une première vision, c'est difficile. Aucun esthétisme, beaucoup de tristesse. Pas de "fantastique", pas de poésie, pas de rêve.

Du côté des voix, j'ai beaucoup aimé ! (ça rattrape !) :

- Eric Cutler (ténor américain), 41 ans, est parfait techniquement, excellent dans sa possession du personnage d'Hoffmann, même si humble avis, sa voix manque parfois d'ampleur.  Extrêmement sensible, crédible.
- Ana Durlovski (la poupée Olympia), m'a beaucoup déçue par sa présence scénique, même si sa voix est fort jolie et acrobatique. Son timbre ne vaut pas la "folie" vocalistique d'une Dessay ou d'une Petibon. Physiquement, ça ne colle pas. Elle n'a plus l'âge du rôle, et cette robe de petite fille est très moche, la perruque ridicule. On n'y croit pas. Et les mouvements d'automate de la poupée, ratés, aussi...
- Measha Brueggergosman, soprano canadienne très connue Outre-Atlantique (38 ans),  noire métisse, a une présence scénique, elle, splendide. C'est une vraie comédienne. D'une sensualité très exprimée, dans le rôle d'Antonia (la cantatrice malade), comme dans celui de Giuletta (la courtisane vénitienne du troisième acte). Quand elle se couche sur les tables de billard (vêtue, je vous rassure), elle est tout, sauf vulgaire. Son timbre est beau, presqu'un peu trop mezzo pour ses arias, parfois. J'aime beaucoup sa voix (idéale pour Porgy and Bess !).

- Et last but not least, Anne-Sofie von Otter qui connaît son rôle par coeur (La Muse/le Docteur Nikklause) : Tout est fluide, c'est la Muse-revenue de tout-, qui picole et ne se fait aucune illusion, mais va ramener son Hoffmann au dernier acte, vers sa seule vocation.... : Non pas l'amour..., mais la poésie... Elle joue tout en finesse, en sobriété, un peu blasée, un peu ironique.., mais avec une certaine tendresse pour son Hoffmann.. (comme son petit ange gardien !, cf. le Cap'tain Haddock !). Sa voix reste fort belle, même si elle devient un peu plus mature qu'avant, normal...

La musique évidemment est magnifique, et je n'ai qu'une envie : Voir une autre version, moins triste, plus "belle", qui m'entraîne plus vers des rêves... : un opéra fantastique.... !

*** : J'ai lu quelque part ( sans doute sur le programme Mezzo), qu'il y avait un célèbre café à Madrid où les modèles posaient nus pour les peintres . Comme cette version était donnée au Teatro Real de Madrid, je suppose que c'était voulu. Pour faire plaisir au public madrilène. Mais vraiment non, ça ne passe pas du tout pour moi !
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MessageSujet: Re: Les Contes d'Hoffmann   Aujourd'hui à 18:58

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