Forum sur la musique classique
 
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 Hans Werner Henze (1926-2012)

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Icare
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Sam 12 Mai - 15:52

C'est pourtant la plus inventive sur le plan sonore, mais peut-être pas la plus expressive ni la plus aboutie, je te l'accorde. Ayant réécouté, hier soir, les deux suivantes, j'ai peut-être désormais une préférence pour la septième qui, bien que moins intéressante et expérimentale sur le plan sonore que la N°6, est plus puissante et expressive, plus proche de la grande symphonie aboutie. Wink
Classement provisoire: 7, 6, 8, 5

Aujourd'hui, je réécoute la 9 et la 1O. Very Happy. Toutefois, dans mon classement, je reste pénalisé par rapport à toi car je ne connais pas encore les quatre premières.
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Icare
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Dim 13 Mai - 22:31

Ayant réécouté une nouvelle fois la N°6 (et désolé Joachim, c'est vraiment celle qui m'est émotionnellement et intellectuellement la plus proche), 2 fois de suite la N°9 et réécouté la 10.
J'aime beaucoup la 9 et aussi la 10 mais chez Henze, je me demande si je n'ai pas une préférence pour ses symphonies sans voix. Donc entre la 9 et la 10 mon coeur balance.

Mon verdict, à présent: 6, 7, 9-10, 8 & 5.
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Stadler
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Sam 27 Oct - 13:28

Le compositeur allemand Hans Werner Henze est mort

L’un des plus grands compositeurs allemands contemporains Hans Werner Henze est mort, a annoncé samedi l’un des leaders mondiaux de l’édition musicale, Schott. Né en 1926, Hans Werner Henze, l’un des plus compositeurs les plus variés de notre époque est mort samedi à Dresde, indique Schott, sur son site internet.


RIP
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Icare
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Sam 27 Oct - 14:59


Tu m'apprends une bien triste nouvelle car Henze faisait partie de mes compositeurs contemporains de chevet et dont j'aime le plus grand nombre d'oeuvres.
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joachim
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Sam 27 Oct - 22:38

Il est toujours triste d'apprendre la disparition d'un éminent compositeur Crying or Very sad Il avait donc 86 ans, c'est déjà pas mal...
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shanessean

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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Sam 27 Oct - 23:29

Je n'y peux rien et il n'y a rien à y faire, je n'arrive pas à me faire à ce genre de musique dans laquelle je suis incapable de relever une mélodie. Pour moi c'est très cérébral. Cela ne déclanche en moi aucun émotiion sinon de l'agacement.

Je me demande comment les chanteurs arrivent à mémoriser une partition d'opéra, quel travail cela doit représenter.

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Kool



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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Dim 28 Oct - 9:36

Je suis de votre avis shanessean je ne ressens rien non plus No
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Icare
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Dim 28 Oct - 16:10

shanessean a écrit:
Je n'y peux rien et il n'y a rien à y faire, je n'arrive pas à me faire à ce genre de musique dans laquelle je suis incapable de relever une mélodie. Pour moi c'est très cérébral. Cela ne déclanche en moi aucun émotiion sinon de l'agacement.

Je me demande comment les chanteurs arrivent à mémoriser une partition d'opéra, quel travail cela doit représenter.

Quelle oeuvre de Henze as-tu écoutée? Sinon, il ne faut pas insister. Ce n'est pas important. Je connais des gens qui sont allergiques au jazz, d'autres qui sont allergiques au baroque, d'autres qui ne supportent pas le rock, la musique religieuse , ou l'opéra, etc...Et puis on ne peut pas tout aimer non plus. Par exemple, moi, je ne supporte pas la variété française en général, accepte mal l'opérette, c'est une musique qui m'horripile, me tape sur le système et les menuets interminables de Haydn ont le don de m'irriter aussi...Pas grave, c'est la vie! Wink
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Icare
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Mar 30 Oct - 8:57

Complément biographique par le lien, ci-dessous:

http://brahms.ircam.fr/hans-werner-henze

J'ai découvert ce compositeur de talent par le biais de sa musique de film que j'ai aimée sans même connaître le cinéma auquel elle se rapportait. Il s'agit de musiques tourmentées écrites pour les films d'Alain Resnais; L'amour à mort, Muriel, puis pour Un amour de Swann de Volker Schlöndorff. Pris aux tripes par une oeuvre rigoureuse et poignante, mon intérêt pour la musique de Henze se prolongea bien au-delà du Septième Art. Il me fallait connaître ses symphonies, ses concertos, ses opéras, ses chansons napolitaines, notamment par Dietrich Fischer-Dieskau. J'en avais très envie, comme tenaillé par une soif de curiosité qu'il me fallait à coup sûr assouvir, tant j'ai senti chez ce maître allemand une poétique qui allait me convenir presque idéalement... comme si elle avait toutes les clefs des portes de ma sensibilité musicale. Cette intuition qui s'était déjà fondée sur l'expérience de l'écoute et de découvertes musico-filmiques, s'est confirmée lorsque j'ai écouté pour la première fois son magnifique Requiem (instrumental) avec Ueli Wiget au piano, Hàkan Hardenberger à la trompette, l'Ensemble Modern, sous la direction de Ingo Metzmacher. La sixième symphonie fut un autre coup de foudre par la richesse de ses sonorités et la force de son récit. Mais il y a un autre élément qui me plait beaucoup dans cette symphonie tout comme dans Le chemin Fastidieux menant à l'appartement de Natacha Ungeheuer, c'est l'emploi d'instruments "connotés variété" et qui ont une mauvaise réputation chez certains puristes intellectuellement rigides. Contrairement à eux, j'ai toujours apprécié l'apport de ces instruments, tout comme celui du sifflet humain dans un contexte de musique savante. Cette idée de "perversion" m'a toujours séduit. J'aime donc l'emploi que Henze fait du banjo, de l'harmonica, de l'orgue Hammond dans un contexte harmonique extrêmement élaboré. L'utilisation du Banjo dans sa sixième symphonie est vraiment séduisante et la distribution éclectique du Chemin fastidieux menant.... offre un moment musical totalement atypique et imprégné d'une grande humanité. C'est une musique pleine de passion, d'amour et qui respire la vie, comme je l'ai dit, d'une grande humanité - en disant cela, je pense aussi à des partitions comme Elégie pour de jeunes amants, la plupart de ses symphonies, ses concertos pour violon, piano, The English Cat, Voices, Five Napolitan Songs, Undine, je pourrais citer bien d'autres compositions de ce compositeur. J'ai d'ailleurs l'intention d'écouter dans un avenir proche, sous forme de "Cycle-Hommage, toutes les oeuvres que je possède de lui, les unes après les autres. Ce sera un grand festival entièrement dédié à Henze. Il fut un homme libre qui n'hésita pas à se détourner du dogmatisme qui sévissait à l'époque, lors de la seconde Ecole de Vienne, ce qui lui valut le mépris affiché et les railleries violentes de Stockhausen et Boulez, autant de différends qui furent la source de mesquineries ridicules, genre Boulez et Stockhausen quittant brutalement la salle en 1958 à l'audition de NASCHTÜCKE UND ARIEN, parce qu'il y avait dans sa fibre thématique des citations de chansons de café napolitain et espagnol. La belle affaire!! Mais une désertion de Mrs Boulez et Stockhausen d'une salle de concert parce qu'ils n'y entendirent pas le parfait écho webernien qu'ils s'évertuèrent à ériger en vérité absolue, passe encore! La musique de Henze ne perdra pas de sa saveur par ce départ! Scherchen, quant à lui, à Berlin, ayant eu l'affront de diriger son KÖNIG HIRSH, aura la belle surprise, après avoir déposé sa baguette et essuyé les jets d'applaudissements, de constater que quelqu'un avait crevé les quatre pneus de sa voiture. Shocked Je savais que la religion, voire la politique, pouvaient susciter ce genre de geste extrême, pas la musique!. En conclusion, Hans Werner Henze représente une synthèse intéressante et durable de la musique savante d'hier et aujourd'hui. Ce récit est mon modeste hommage.

Adieu Maestro!!

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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Mar 30 Oct - 15:05

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shanessean

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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Ven 2 Nov - 1:12

Icare, pour être correct je dois dire que j'essaie d'écouter du Henze chaque fois qu'on en passe à la radio et qu'après 3 minutes je change de poste. DONC je reconnais ne faire aucun effort pour m'y mettre sérieusement.
Par exemple le morceau ci-dessous Das Vokaltuch des Kammersäng et bien je reconnais qu'il y a de tout pour mes oreilles, des passages pas sages et des passages passables. C-à-d des moments intéressants etre du printemps et l'oiseau de feu que je conna's d'autres non.
Je dois dire que Henze est certainement un très grand compositeur, considérant le nombre de concerts où il figure et le nombre de commentaires le concernent. C'est pour cette raison que j'essaie d'en écouter chaque fois qu'il est possible.

Entre parenthèse ( ) j'adore le sacre du printemps et l'oiseau de feu que je connais par coeur.
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Ven 2 Nov - 8:44


Citation :
Icare, pour être correct je dois dire que j'essaie d'écouter du Henze chaque fois qu'on en passe à la radio et qu'après 3 minutes je change de poste. DONC je reconnais ne faire aucun effort pour m'y mettre sérieusement.

Sur ce point, nous ne sommes pas forcément différents dans la mesure où la curiosité dont nous voudrions faire preuve pour le vaste champs musical qui commence bien avant Lully et se poursuit bien après Stravinsky, est souvent conditionnée par notre goût et l'humeur dans laquelle on se trouve. L'autre jour, j'essayais découter du "Chopin" et au bout de cinq minutes j'ai décroché. J'ai rarement envie d'écouter Chopin et c'est un compositeur que je n'ai toujours pas envie d'approfondir. J'ai cette même "paresse" avec Haydn, ce même manque de motivation alors que je suis un passionné! Entre des oeuvres inédites de Haydn ou de Chopin et des oeuvres inédites de Henze, je vais me ruer naturellement sur celles du contemporain allemand. Notre curiosité naturelle se trouve ainsi tributaire de notre motivation pour telle période musicale ou tels compositeurs, ce qui nous anime dès les premières mesures et ce qui demande un peu plus de patience et d'approfondissement, d'effort pour reprendre le terme que tu as employé. Il va effectivement me falloir faire beaucoup d'effort si je compte approfondir l'oeuvre de Haydn, par exemple, comme il faudrait que j'en fasse autant pour explorer le domaine du rock, genre musical extrêmement populaire mais qui me rebute le plus souvent, même s'il arrive parfois que je trouve mon bonheur. Grâce à une musique de cinéma et un requiem instrumental qui m'ont beaucoup enchanté, ma motivation pour approfondir la musique de Henze s'est faite naturellement, sans le moindre effort. Toutefois, c'est une découverte encore "jeune" et je possède pas mal d'oeuvres que je n'ai écoutées qu'une ou deux fois. Je n'en maîtrise pas suffisamment encore l'écoute. Das Vokaltuch des Kammersäng est une pièce très raffinée et d'une belle élégance - je l'apprécie beaucoup. Je ne pense cependant pas qu'elle fasse partie du meilleur de Henze et je ne saurais déterminer à ce jour avec une totale certitude les chefs-d'oeuvre de l'Allemand. Ce que je sais c'est que son Requiem instrumental et sa sixième symphonie me fascinent. Mais la N°9 me paraît admirable aussi et je me régale avec son The English Cat et Voices. Bien sûr, plus on se familiarise à la musique d'un compositeur plus cette familiarisation ouvre des portes sur son univers poétique. Chaque créateur ne compose pas que des chefs-d'oeuvre. Stravinsky n'a pas composé que des choses aussi géniales que Le Sacre du Printemps ou L'oiseau de Feu, toutefois, il m'arrive souvent de trouver un intérêt pour des travaux bien plus mineurs parce que l'alchimie "Stravinsky" (ou "Henze") anime le coeur et l'esprit du mélomane qui y est particulièrement sensible. Il faut de la petite oeuvre pour prendre conscience de la grande et chez un compositeur que j'admire autant que Henze, les petites oeuvres m'intéressent finalement autant que les grandes.
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shanessean

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MessageSujet: la musique vue par un DRH   Ven 2 Nov - 15:55


Icare, j'aime bien ta façon d'expliquer; J'ai écouté le requiem de Henze sur you tube qui m'a fait penser à une blague lue je ne sais plus où, peut- être même sur ce site. Enfin la voici, je l'aime beaucoup. Je la mets aussi sur le site approprié pour ceux qui ne "lisent" pas ce thème.

Un président de société reçoit en cadeau un billet d'entrée pour une représentation de la Symphonie Inachevée de Schubert. Ne pouvant s'y rendre, il passe l'invitation à Didier G., son Directeur des Ressources Humaines. Seule condition, que le DRH lui fasse un mémo sur la qualité du concert.

Le lendemain matin, le président trouve sur son bureau le rapport de Didier G., le DRH :

1 - les quatre joueurs de hautbois demeurent inactifs pendant des périodes considérables. Il convient donc de réduire leur nombre et de répartir leur travail sur l'ensemble de la symphonie, de manière à réduire les pointes d'inactivité.

2 - les douze violons jouent tous des notes identiques. Cette duplication excessive semblant inutile, il serait bon de réduire de manière drastique l'effectif de cette section de l'orchestre. Si l'on doit produire un son de volume élevé, il serait possible de l'obtenir par le biais d'un amplificateur électronique.

3 - l'orchestre consacre un effort considérable à la production de triples croches. Il semble que cela constitue un raffinement excessif, et il est recommandé d'arrondir toutes les notes à la double croche la plus proche. En procédant de la sorte, il devrait être possible d'utiliser des stagiaires et des opérateurs peu qualifiés.

4 - la répétition par les cors du passage déjà exécuté par les cordes ne présente aucune nécessité. Si tous les passages redondants de ce type étaient éliminés, il serait possible de réduire la durée du concert de deux heures à vingt minutes.

Nous pouvons conclure, Monsieur le Président, que si Schubert avait prêté attention à ces remarques, il aurait été en mesure d'achever sa symph.onie.

Didier D., le DRH.

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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Ven 2 Nov - 19:10


Je suis sûr que cette blague aurait fait beaucoup rire Henze et Schubert. Laughing Blague à part, il serait temps que le meilleur de la musique de film du maître allemand, notamment L'amour à mort, Muriel, Un amour de Swann, apparaissent enfin en cd. Ce serait l'occasion de le faire sous forme d'hommage, ce qui ferait quelques heureux.
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shanessean

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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Ven 2 Nov - 23:33

Eh bien je ne savais même pas qu'il avait composé la musique de ces films que j'ai pourtant vus. De plus son nom devait figurer en bonne place dans le générique. Tu as raison, on pourrait très bien l'enregistrer.

J'ai été frappé par la dimension des articles de journaux, trop petits pour un compositeur: qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, il EST un très grand compositeur, c'est tout.

Et puis je n'ai rien vu au téléjournal un comble, surtout qu'il est connu à Zurich (n0mbreux concerts) et que les Zurichois sont à l'avangarde pour la musique et l'opéra, en Suisse.


Dernière édition par shanessean le Dim 4 Nov - 12:57, édité 1 fois
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joachim
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Dim 4 Nov - 12:28

Boulevard Solitude (titre en français) est un opéra en 1 acte et 7 tableaux qui se passe dans une gare parisienne et dont le sujet est une adaptation moderne de Manon Lescaut.

C'est le premier opéra de Henze (1951), assez court (82 minutes), et que je trouve pas mal du tout pour du Henze;)

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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Dim 4 Nov - 16:22


Si c'est Henze, ce ne peut être que du bon.
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Dim 31 Mar - 22:36

Un concours de circonstance a voulu que je me retrouve avec deux interprétations du CONCERTO POUR PIANO ET ORCHESTRE N°2 de HENZE, l'une par Rolf Plagge, le "Nprdwestdeutsche Philharmonie" et Gerhard Markson, par laquelle j'ai découvert cette oeuvre et l'autre par Christoph Eschenbach, le London Symphony Orchestra et Hans Werner Henze. J'adore ce concerto pour piano que je trouve excellent et sans aucun temps mort, avec une petite préférence pour le premier mouvement d'une durée de presque trente minutes. J'ai écouté, ce soir, l'interprétation Plagge/Markson et demain j'écouterai attentivement l'interprétation Eschenbach/Henze, histoire de voir si j'y entends des différences et au point de savoir si j'ai une réelle préférence pour l'une ou l'autre: vais-je préférer la version du compositeur ou l'autre et pour quelle(s) raison(s)... Very Happy
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Lun 1 Avr - 19:41


Je viens d'écouter la version ESCHENBACH/HENZE. Lors des dix premières minutes, j'aurais presque dit que la version PLAGGE/MARKSON gagnait ma préférence, puis, au fur et à mesure que j'entrai dans l'univers tourmenté et agité du concerto, plus la version ESCHENBACH/HENZE me séduisit, au point de ne pas savoir au final laquelle je préfère.
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Dim 8 Déc - 21:32


VOICES

--Roswitha Trexler/Joachim Vogt/Mitglieder des Rundfunk-Sinfonie-Orchesters Leipzig/Horst Neumann:    

Je me suis vraiment régalé avec cette oeuvre. On y entend parfois des instruments insolites, comme les ondes Martenot et la guimbarde, cette dernière de manière très succinte. Le tout dernier morceau est sublime, peut-être mon morceau préféré. Ce qui est formidable c'est qu'il en est la conclusion. Génial de terminer l'écoute d'une oeuvre sur son point culminant. 
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Jeu 12 Déc - 18:38

Icare a écrit:

Je viens d'écouter la version ESCHENBACH/HENZE. Lors des dix premières minutes, j'aurais presque dit que la version PLAGGE/MARKSON gagnait ma préférence, puis, au fur et à mesure que j'entrai dans l'univers tourmenté et agité du concerto, plus la version ESCHENBACH/HENZE me séduisit, au point de ne pas savoir au final laquelle je préfère.    

Bien que je ne sois pas quelqu'un qui collectionne les différentes versions d'une même oeuvre, il m'arrive de temps en temps de me retrouver avec deux interprétations d'une même symphonie ou d'un même concerto. Outre le Concerto pour piano n°2 que j'ai donc par Plagge/Markson, puis par Eschenbach/Henze, comme mentionné dans la citation ci-dessus, me voilà aussi en possession de deux interprétations de la Symphonie n°7 de Hans Werner Henze. Je viens d'écouter cette grisante septième symphonie par le "City of Birmingham Symphony Orchestra" sous la direction de Simon Rattle. Je dois dire que cette oeuvre dégage beaucoup d'intensité, qu'il y a un délicat jeu de la harpe dans le superbe second mouvement, que toute cette alchimie sonore semble parfaitement définie et exprimée.     Un peu plus tard dans la soirée, je vais réécouter cette Symphonie n°7 mais cette fois par le "SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg" sous la direction de Sylvain Cambreling. Autant profiter consécutivement de ces deux interprétations afin de voir laquelle gagnera ma préférence. Peut-être que là aussi j'aurai du mal à choisir. Very Happy 
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Ven 13 Déc - 9:37

Et bien c'est fait, j'ai écouté hier soir la Symphonie n°7 de Henze par Sylvain Cambreling et le "SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg" et je me demande si je ne la préfère pas encore à la version de Simon Rattle avec le "City of Birmingham Symphony Orchestra", lui ayant trouvé sur le coup plus de relief, plus d'incisivité...à moins qu'il ne s'agisse que d'une impression qui pourra éventuellement être erronée lors des prochaines écoutes...Très belle symphonie en tout cas. Comme je l'ai formulé dans mon précédent commentaire; elle est grisante. Very Happy
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Ven 11 Juil - 19:30

Henze fait partie de mes compositeurs préférés, peu importe les époques. L'écoute de son concerto pour alto et 22 instruments Compases para preguntas ensimismadas ne fait que me conforter dans cette idée. Sa musique me fascine de plus en plus et ce qui me fascine dans ce concerto en particulier, ce sont les combinaisons instrumentales et les moments les plus animés. J'aime beaucoup, par exemple, l'intervention d'un clavecin. Vers la 9 et 10ème minutes de l'oeuvre, tout devient grisant, excitant, un passage animé dans une construction inventive et une combinaison instrumentale idéale à mon oreille. Il y a aussi ces petits détails qui contribuent à mon émotion et qui reposent par exemple sur le simple usage plutôt incongru d'une flûte à bec vers la fin du concerto. Je trouve cet usage de la flûte à bec vraiment délicieux, un peu comme une voix d'enfant qui surgirait d'un choeur adulte et viril. C'est quelque chose de contrastant et d'insolite ou qui me parait comme tel, accapare aussitôt mon attention et suscite une émotion. Appollo et Hyazinthus pour clavecin, contralto et ensemble dévoile une musique plus tonale, plus attendrissante, plus douce et lyrique. Là encore il y a une orchestration qui me plait beaucoup, la contralto n'intervenant que vers la onzième minute qui est la partie que j'aime finalement le moins. Je préfère toute la partie avant l'entrée de la contralto, la souplesse de son jeu, le chatoiement des sonorités déployées, la douceur et l'élégance des gestes musicaux.      
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Dim 20 Juil - 9:11

Icare a écrit:

VOICES

--Roswitha Trexler/Joachim Vogt/Mitglieder des Rundfunk-Sinfonie-Orchesters Leipzig/Horst Neumann:

Je me suis vraiment régalé avec cette oeuvre. On y entend parfois des instruments insolites, comme les ondes Martenot et la guimbarde, cette dernière de manière très succincte. Le tout dernier morceau est sublime, peut-être mon morceau préféré. Ce qui est formidable c'est qu'il en est la conclusion. Génial de terminer l'écoute d'une oeuvre sur son point culminant. 

Nouvelle écoute et même impression. Le tout dernier extrait de VOICES est magnifique et, durant les premières 47 minutes, outre tous les éléments intéressants qui constituent cette musique, j'ai été indiciblement touché par une délicieuse petite flûte à bec à laquelle on ne s'attend pas forcément et qui creusa son sillon en toute tranquillité, lui arrivant même de côtoyer l'harmonica pour un duo insolite. Je crois qu'il plaisait beaucoup à Henze d'inviter dans sa musique des instruments "connotés variété" que l'on n'a pas forcément l'habitude de rencontrer au sein de la musique dite "savante" tels que l'accordéon, le banjo, la mandoline, l'harmonica et même le sifflé humain qui intervient assez brièvement dans le onzième morceau "Legende von der Entstehung...". De toute façon, j'ai toujours été extrêmement sensible à ce type de prétendue perversion musicale, lorsque, par exemple, la musique savante s'encanaille d'éléments de la musique dite "légère" ou populaire, se vulgarise et se dévergonde en quelque sorte, le tout étant de trouver le bon compromis, le bon équilibre. Pour conclure, je dirais qu'il y a chez le grand Hans Werner Henze une sorte d'"orchestration-voyouse" qui me plait énormément!  
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Icare
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MessageSujet: Re: Hans Werner Henze (1926-2012)   Mar 2 Déc - 19:07

Icare a écrit:
Le troisième concerto pour violon est très bien aussi même si le premier est de séduction plus immédiate. Il y a des moments fabuleusement accrocheurs dans le premier concerto. Le troisième, je l'ai surtout apprécié après une écoute plus approfondie car c'est une oeuvre plus complexe et même plus indirecte,moins accrocheuse, en tout cas pas le genre de musique qui s'écoute en faisant autre chose. Je dirais que dans une première écoute,le premier a volé la vedette au troisième,mais que les écoutes qui suivirent ont nettement amélioré mon appréciation de celui-ci qui répond davantage à la célèbre doctrine de BRAHMS. Wink  Le deuxième concerto pour violon est pour moi le meilleur des trois et le plus innovant.

J'aime de plus en plus le Concerto pour violon n°1 de Henze. Je l'aime en entier, en fait non, je l'adore. Il est vraiment excellent dans ses quatre mouvements, qu'il s'agisse des mouvements lents ou des mouvements rapides. Ce n'est pas toujours facile de décrire avec des mots tout ce que je peux ressentir au travers de ce magnifique concerto. Est-ce le jeu violonistique de Torsten Janicke? Serait-ce les différents sons de l'orchestre? Serait-ce les constructions rythmiques? Serait-ce le langage surtout tonal dans lequel l'oeuvre évolue, avec son lot de lyrisme et sa pointe de romantisme? Ce sont très probablement toutes ces choses à la fois avec en plus une panoplie de détails de sons et combinaisons qui accroche indéfectiblement ma propre sensibilité musicale, et cela de meilleure façon que, par exemple, les concertos pour violon respectifs de Ligeti et Norgard qui, cette fois, se sont avérés à mon oreille d'une contemporanité un peu lourde et moins digeste que je le pensais. Tous ces degrés de préférence se jouent quand même, le plus souvent, sur une palette de détails musicaux et de conditions liées à l'humeur dans laquelle on est au moment de l'écoute. Dans le dernier mouvement du premier concerto pour violon de Henze, il y a à deux reprises un effet pianistique plein d'action qui me plait énormément, alors qu'il pourrait aisément laisser indifférent un bon nombre d'autres mélomanes qui ne capteront peut-être même pas cette "couleur" stylistique. Encore une fois, le Concerto pour violon n°3 de Henze a un peu souffert de l'aura du Premier bien qu'il détient de très bons moments aussi. Si je ne le placerais pas au même niveau, il faudrait malgré tout que je lui accorde une écoute isolée. Si je me fie à mes impressions antérieures, c'est le Concerto pour violon n°2, avec baryton, bande magnétique et 33 instrumentistes, peut-être le plus ambitieux et moderne des trois, qui garde toute ma préférence. Une chose est désormais certaine, s"il surpasse le Premier à mon goût, il fera inévitablement partie de mon Top 13.
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Hans Werner Henze (1926-2012)
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