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 Roger Calmel (1920-1998)

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joachim
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MessageSujet: Roger Calmel (1920-1998)   Mer 30 Juin - 15:05

Roger Calmel (né le 13 mai 1920 à Béziers- mort le 4 juillet 1998 à Paris) était un compositeur français.

Originaire du Languedoc, c'est à Béziers, notamment auprès de Paul Fouquet, que Roger Calmel accomplit ses premières études musicales. En 1944, il rejoint Paris pour étudier la composition à l'école César Franck, avant d'entrer au Conservatoire de Paris et remporte les Premiers Prix dans les Classes de Contrepoint et Fugue (classe de Simone Plé-Caussade), Esthétique (classe d'Olivier Messiaen) et Composition (classe de Darius Milhaud). Il complète encore sa formation au contact de Pierre Schaeffer.
Les années suivantes voient naître les premières grandes œuvres. Sa personnalité musicale s'affirme au travers d'un langage d'essence atonale, qui ne renie ni la polytonalité, ni l'usage des pivots tonaux. Il a obtenu le Grand Prix Musical de la Ville de Paris (1958), le Premier Prix des Concerts-Réferendum-Pasdeloup, le Premier Prix de la Confédération musicale de France (1959), le Grand Prix du Concours International de Composition de Divonne (1960), le Grand Prix de Musique de Chambre de l’Institut de France (1976). Professeur à la Maîtrise de Radio-France, il dirige ensuite le Conservatoire Darius Milhaud du XIVe arrondissement de Paris.
De 1991 à 1998, il est inspecteur des Ateliers Musicaux de la Ville de Paris. Ces activités pédagogiques ne furent pas sans influencer la carrière du musicien, qui consacra dès lors une grande partie de son activité à l'écriture de nombreuses œuvres de musique vocale, à la demande du mouvement À cœur joie, des Pueri Cantores et de divers festivals et chorales. Il fut également Directeur artistique du Festival de la Côte Languedocienne pendant de nombreuses années, un festival qu'il porta sur les fonts baptismaux à Sérignan, et auquel il donna une spécificité de pôle de création contemporaine française.
Il est auteur d'opéras (le Jeu de l'amour et de la mort, 1966), de nombreux concertos (pour saxophone, pour violoncelle, pour orgue...), de cantates et d'oeuvres de musique de chambre. Son catalogue s’étend à tous les genres, depuis la musique de chambre jusqu’à l’opéra. Roger Calmel compte à son actif près de 400 œuvres.


Requiem à la mémoire de Marie-Antoinette, pour 2 soli /S.A.T.B./orchestre (1993)
Le Jeu de l'Amour et de la Mort, texte de Romain Rolland, pour 7 solistes / SATB / orchestre, créé le 25 02 1966 au Grand Théâtre de Bordeaux
Cinq poèmes de Senghor (1964)
Trois Rondeaux de Charles d'Orléans, créé en 1975 au Festival de la Côte languedocienne
Cantate Liberté, poème de Paul Eluard et complétée par des textes de Daniel Duret, créée en 1960 à Caen par les Chorales des Écoles, Lycées & Collèges et l'Harmonie "La Fraternelle".
Concerto grosso pour quatuor de saxophones et orchestre (1958)
Concerto pour orgue, percussions et cordes (1968)
Stabat Mater (1970)
Trois rondeaux de Charles d’Orléans (1975)
Trois pièces « Jésus au Jardin des Oliviers » (1978)
Requiem (1979)
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Icare
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MessageSujet: Re: Roger Calmel (1920-1998)   Jeu 18 Fév - 14:27

Je suis étonné de ne pas avoir encore évoqué ici le très expressif Requiem "à la mémoire de Marie-Antoinette" de Roger Calmel. C'est d'autant plus étonnant que c'est une oeuvre que j'aime bien, que je l'ai déjà écoutée plusieurs fois, un bon nombre de fois depuis que je me suis procuré le disque: la dernière écoute date d'hier et aujourd'hui. Et oui, je l'ai écoutée à deux reprises, en deux jours d'intervalle. Le Requiem se constitue de sept parties. Il commence par le KYRIE et se poursuit par le DIES IRAE, OFFERTOIRE, SANCTUS, AGNUS DEI, LIBERA ME et se termine sur IN PARADISUM. Le DIES IRAE qui est aussi le mouvement le plus long, dépassant les dix minutes, est sans doute mon passage préféré avec IN PARADISUM qui offre une émouvante conclusion au Requiem "à la mémoire de Marie-Antoinette". L'oeuvre est interprétée par le baryton Michel Piquemal, la soprano Anna Holroyd, la "Société des Chanteurs de Saint-Eustache", choeurs, solistes et orchestre sous la direction de Bernard Thomas. En complément du Requiem de Roger Calmel, il y a la "Lettre de Marie-Antoinette à S.A.R. Elisabeth de France", lue par la comédienne Elisabeth Tamaris ainsi que le 1er mouvement "Adagio-Vivace" de la Symphonie "La Reine" de Joseph Haydn que j'ai bien aimé aussi, tiens! Very Happy

Je suis sûr que Joachim aimerait bien écouter ce Requiem...à moins qu'il le connaisse déjà et ait omis de nous en parler ici...
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joachim
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MessageSujet: Re: Roger Calmel (1920-1998)   Jeu 18 Fév - 15:59

Icare a écrit:
Je suis sûr que Joachim aimerait bien écouter ce Requiem...à moins qu'il le connaisse déjà et ait omis de nous en parler ici...


Eh non, je ne connais pas (ni son premier Requiem), et c'est vrai que j'aimerais l'écouter. Mais il n'est pas sur youtube.

J'ai trouvé ce commentaire sur le site de Roger Calmel au sujet de ce Requiem pour Marie Antoinette :


Ce Requiem a été écrit, à la mémoire de la Reine Marie-Antoinette, pour commémorer sa mort, il y a 200 ans sur l'échafaud.
Le premier volet "Requiem" est bâti sur un rythme immuable qui ponctue ces premiers mots : "La charrette est là…" partant de la conciergerie vers la Place de la Révolution. La Reine reste digne et sereine… ainsi se déroule le "Kyrie" qui suit dans des accords modaux, sans artifice inutile.
Le "Dies Irae" (Jour de colère) est bâti sur le thème grégorien dans sa première séquence. Il exprime la force, la volonté, la révolte devant le sort cruel, et va se développer en plusieurs parties; le "Tuba Mirum" qui sonne la résurrection avec le baryton solo; le "Rex Tremendœ" (Dieu Redoutable) qui reprend les éléments du début; le "Lacrimosa" (Jour de Larmes) où le chœur "a capella" exprime la douleur.
L'"Offertoire" qui suit reflète le symbole de la sérénité dans la gloire de Dieu. Soprano solo et baryton sont accompagnés par le chœur dans un mouvement de chacone.
Le "Sanctus" glorifie la majesté de Dieu, mais aussi la majesté de la souveraine qui, pauvre femme, enchaînée, humble et dépouillée, demeure avant tout la Reine.
Le duo de solistes du "Benedictus" est une imploration à la mémoire de ceux qui vont rester orphelins.
Avec l'"Agnus Dei" apparaît le symbole du pardon et de la paix pour tous ceux qui condamnent sans discernement et injustement.
Le "Libera me" est accompagné par un carillon polytonal et implacable." … En ce jour de Terreur, quand le ciel s'ébranlera… " Confié d'abord au baryton solo, les chœurs viennent ajouter l'élément dynamique pour reprendre le sursaut initial du "Requiem" .
Et dans le dernier volet "In Paradisum" (Que les Anges te mènent au Paradis) le symbole de la Reine est personnifié par le soprano solo qui plane au dessus des chœurs dans une phrase extrêmement simple, deux notes,deux mains tendues vers le ciel… pendant que pour l'ultime fois la phrase du "Requiem" s'éteint doucement sur terre.


A part quelques choeurs assez courts et le concerto pour orgue, on ne trouve sur youtube que ce Magnificat, qui n'est pas mal non plus (à partir de 25'15, avant c'est autre chose) :

https://www.youtube.com/watch?v=p7xt8GnS1BI



Sur son site, on trouve aussi son catalogue complet :

http://rogercalmel.free.fr/catalogue/catalogue.php


Les quelques morceaux que j'ai écoutés de lui (une quinzaine) m'ont fait placer Roger Calmel dans les contemporains "écoutables" même si çà et là on trouve quelque sérialisme, mais rien de "méchant", si tu vois ce que je veux dire Wink
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Icare
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MessageSujet: Re: Roger Calmel (1920-1998)   Ven 20 Jan - 22:12

J'ai réécouté le Requiem "à la mémoire de Marie-Antoinette" et il est vraiment très beau, très émouvant, solennel aussi. Parfaitement en phase avec mon cycle "Présent-Passé". C'est vrai qu'ils sont rares les requiems qui me laissent indifférents, j'ignore même s"il en existe un seul au monde et à travers les siècles, parmi ceux que j'ai écoutés, qui m'ait laissé sur le bord du chemin. Je sais qu'un fil a été créé par Jean sur nos Requiems ou messes des morts préférés et, en y réfléchissant, je me demande quelle place je réserverais à celui de Roger Calmel - la concurrence est ô combien rude - sans doute pas tout en haut, mais ce qui est sûr c'est que j'y suis de plus en plus attaché, un attachement émotionnel qui est de toute façon bien plus important que n'importe quel classement préférentiel, même si c'est toujours stimulant d'en réaliser un, ne serait-ce que comme prétexte pour réécouter des oeuvres qui nous sont chères.
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joachim
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MessageSujet: Re: Roger Calmel (1920-1998)   Sam 21 Jan - 11:16

Je suppose qu'il s'agit de ce CD :



On peut écouter le Kyrie sur le site http://rogercalmel.free.fr/discographie/disques/1.php , et j'aime beaucoup Very Happy
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Icare
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MessageSujet: Re: Roger Calmel (1920-1998)   Sam 21 Jan - 12:00


Voilà une oeuvre qui mériterait d'être rejouée en concert lors d'un hommage à Marie-Antoinette, par exemple.
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MessageSujet: Re: Roger Calmel (1920-1998)   

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