Forum sur la musique classique
 
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 Reinhold Glière (1874-1956)

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Snoopy
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MessageSujet: Reinhold Glière (1874-1956)   Mar 31 Oct - 13:40

Reinhold Moritsevitch Glière est né le 30 décembre 1874 (11 janvier 1875 selon le calendrier grégorien) à Kiev et mort le 23 juin 1956 à Moscou.

C'était un compositeur postromantique russe, puis soviétique, d'origine allemande.

Sa mère, Josephine Korczak (1852 - 1937), était polonaise et son père, Moritz Glier (1834 - 1896), un facteur d'instruments à vent, venaient d’une vieille famille saxonne. Moritz Glier était un musicien de très bon niveau et extrêmement polyvalent puisqu'il jouait - entre autres - de la flûte, de la clarinette, du cor et de la trompette. Il transmit ses dons artistiques à ses enfants : le frère aîné de Reinhold, Moritz, était un excellent violoncelliste et sa sœur Cesja jouait du piano. Reinhold eut dès son plus jeune âge le violon comme instrument de prédilection. À la fin de ses études secondaires il entra à l'École de musique de Kiev, où il eut comme professeur le célèbre violoniste tchèque Otokar Šev?ik. Il y étudia le violon et la composition pendant trois années avant d'être accepté, en 1894, au prestigieux Conservatoire de Moscou. Il y avait étudié sous la tutelle des pédagogues de grand renom. Ses professeurs de composition et de matières théoriques furent Mikhaïl Ippolitov-Ivanov, Antoni Arensky, Georgi Konyus, Johann Hrimaly et Serguei Taneïev. En 1900, il couronna ses études au Conservatoire par le diplôme et par une médaille d'or en composition avec un opéra-oratorio en un acte, Le Ciel et la Terre, inspiré par un texte de Lord Byron (Earth and Heaven).
Sur la recommandation de Serguei Taneïev, Reinhold Glière eut deux élèves : Sergei Prokofiev et Nikolai Miaskovsky.

Avant même la fin de ses études, Glière s'était déjà essayé à tous les grands genres musicaux (à l'exception peut-être du ballet et du concerto instrumental), qui le fascinèrent tout au long de sa carrière. Il composa ainsi son Premier Sextuor à cordes op. 7 (1898), dédié à Taneïev, le Premier Quatuor à cordes op. 2 (1899), l'Octuor à cordes op. 5 (1900), dédié à Hrimaly, et la Première Symphonie op. 8 (1899 - 1900). À sa sortie du Conservatoire de Moscou, Glière enseigna à l'École Gnessin de musique de Moscou.

En 1905, il partit pour un séjour de deux ans à Berlin où il étudia avec le compositeur et chef d'orchestre Oskar Fried. Il y écrivit sa Seconde Symphonie op. 25 (1907) et la dédia à un autre chef d'orchestre de renom, Sergei Koussevitzky, qui dirigea l'œuvre avec l'Orchestre Philharmonique de Berlin l'année suivante. En 1908, de retour à Moscou, Glière fit sa première apparition publique comme chef d'orchestre à l'occasion de l'exécution de ses Sirènes op. 33. En 1910, il publia sa Troisième Symphonie, la monumentale Ilya Mourometz, dédiée à Alexandre Glazounov.

En 1913, il revint à Kiev y enseigner au conservatoire. Il prit la charge de la classe de composition, dont il devint directeur l'année suivante et garda son poste jusqu'après la révolution de 1917.

À partir de 1920, il enseigna la composition au conservatoire de Moscou pendant 20 ans. Il forma ainsi un grand nombre de compositeurs, parmi lesquels Aram Khatchatourian, Lev Knipper, Boris Aleksandrov, Aleksandr Davidenko et Aleksandr Mosolov, ainsi que deux célèbres artistes ukrainiens, Boris Liatochinski et Levko (Lev) Revoutski.

Reinhold Glière fut président du comité d'organisation de l'Union des Compositeurs de Moscou de 1938 à 1948, échappant à la censure de la période d'après-guerre et fut vraiment couvert d'honneurs dont l'Artiste du Peuple de l'URSS en 1938 et trois Prix Staline - le premier en 1946 pour son unique Concerto pour soprano colorature et orchestre, d'une beauté ravissante. Il s'intéressa énormément à la musique des nombreux peuples de l'Union soviétique, favorisant le développement musical régional et écrivant des œuvres qui utilisaient divers idiomes folkloriques, notamment en Azerbaïdjan et en Ouzbékistan. Un résultat de ces travaux fut l'opéra Shakh Senem op. 69 (1923), qui fut donné à Bakou en 1934 en langue azérie.

Reinhold Glière est mort le 23 juin 1956 à Moscou et est enterré au cimetière Novodevich de Moscou.

Il ne fait pas de doute que des œuvres aux titres de ballet Le Pavot rouge (son ballet révolutionnaire populaire op. 70, 1927), Pour le bonheur de la mère patrie (1942) et Ouverture solennelle pour le vingtième anniversaire de la révolution d'Octobre op. 72 (1937), lui facilitèrent le chemin. Mais le style de composition de Glière était déjà parvenu à maturité dans les dernières années du dix-neuvième siècle; son œuvre musicale est fermement ancrée dans la grande tradition russe. Il était fier d'y succéder à de grandes figures telles que Glinka, Tchaïkovski, Rimski-Korsakov et Borodine; il était aussi un fidèle disciple de Taneïev et d'Arenski et ses contemporains de la génération précédente. Le style romantique de Glière lui valut d'être accepté tant des autorités tsaristes que soviétiques, provoquant un certain ressentiment parmi les nombreux compositeurs qui souffrirent aux mains du régime soviétique. Nul ne fut donc surpris que plusieurs de ses œuvres - es poèmes symphoniques Sirènes, op. 33 (1908), la Troisième Symphonie, consacrée à la légende du héros médiéval russe (bogatyr) llya Mouromets, op. 42 (1911), et le Premier Sextuor à cordes, op. 1 (1898), - remportent le prestigieux prix Glinka, décerné par un jury composé de personnalités elles que Rimski-Korsakov, Glazounov et Liadov.

Le chef d'orchestre Leopold Stokowski, qui dirigea la Troisième Symphonie à de nombreuses reprises aux États-Unis, voyait en elle un monument à la culture slave.

Par Le Pavot rouge Glière fut l'un des pionniers du ballet dramatique soviétique. Sa carrière s'acheva d'ailleurs avec deux ballets, Le Cavalier d'airain, op. 89 (1949), basé sur un long poème d'Alexandre Pouchkine, et Taras Bulba, op. 92 (1952), inspiré de la nouvelle éponyme de Nicolas Gogol. Parmi ses concertos instrumentaux, le Concerto pour voix (soprano colorature) et orchestre (1943) retient particulièrement l'attention.


Oeuvres principales

Œuvres symphoniques

Symphonie n° 1 en mi bémol majeur, op. 8 (1900)
Symphonie n° 2 en do mineur, op. 25 (1907)
Sireny (les sirènes) en fa mineur, poème symphonique, op. 33 (1908)
Symphonie n° 3 (Ilya Muromets) en ré mineur, op. 42 (1911). (Premiere par le Russian Musical Society à Moscou, sous la direction de Emil Cooper le 23 mars 1912.)12
Zaporozhtsy (Les cossaques Zaporozhy), poème-ballet symphonique, op. 64 (1921)
Na prazdnik Kominterna! (Fantaisie pour le festival du comintern), Fantaisie pour orchestre à vent militaire (1924)
Marsh Krasn°y Armii (Marche de l’Armée rouge) pour orchestre à vent (1924)
Fragment symphonique (1934)
Geroitshesky marsh Buryatskoy-Mongolskoy ASSR (marche héroïque pour le Buryat-Mongolien ASSR), do majeur, op. 71 (1934–1936)
Torzhestvennaya uvertyura k 20-letiyu Oktyabrya (ouverture festive pour the 20ième anniversaire de la révolution d’octobre), op. 72 (1937)
Zapowit (Le Leg), poème symphonique op 73
Ferganskiy Prazdnik (Vacances à Ferghana) Ouverture, Op 75
Pokhodny marsh (Marche champêtre) pour orchestre à vents, op. 76 (1941)
Ouverture sur des thèmes slaves op 77
Druzhba narodov (l’amitié des peuples), Ouverture en l’honneur du cinquième anniversaire de la constitution soviétique, op. 79 (1941)
Fantaisie symphonique en fa majeur, op 80
25 let Krasn°y Armii (25 ans de l’armée rouge), Ouverture pour orchestre à vents, op. 84 (1943)
Pobeda (Victoire), Ouverture, op. 86 (1944); version pour orchestre à vents, op. 86a
Valse de concert en ré bémol majeur, op. 90 (1950)
Ouverture de Fête op 97


Concerti

Concerto pour harpe et orchestre en mi bémol majeur, op. 74 (1938)
Concerto pour coloratura soprano et orchestre en fa mineur, op. 82 (1943)
Concerto pour violoncelle et orchestre en ré mineur, op. 87 (1946)
Concerto pour cor et orchestre en la bémol majeur, op. 91 (1951)
Concerto pour violon et orchestre (Concerto-Allegro) en sol mineur, op. 100 (1956), completé et orchestré par Boris Lyatoshinsky


Musique de chambre

Quatuor à cordes n° 1 en la majeur, op. 2 (1899)
Quatuor à cordes n° 2 en sol mineur, op. 20 (1905)
Quatuor à cordes n° 3 en ré mineur, op. 67 (1927)
Quatuor à cordes n° 4 en fa mineur, op. 83 (1943)
Sextuor à cordes n° 1 en do mineur, op. 1 (1898)
Sextuor à cordes n° 2 en ré mineur, op. 7 (1904)
Sextuor à cordes n° 3 en do majeur, op. 11 (1904)
Octuor à cordes en ré majeur, Op.5 (1902)
Intermezzo et Tarantella pour double basse et piano, op. 9
Praeludium et Scherzo pour double basse et piano, op. 32
Duos pour instruments variés (dont 12 Duos à 2 violons op 49, 10 Pièces à 2 violoncelles, op 53)


Piano

25 preludes pour piano, op. 30
24 Pièces caractéristiques, op 34
12 Esquisses, op 47
12 morceaux pour piano à quatre mains, op. 48


Opéras

Terre et Ciel, opera-oratorio (1900), sur un poème de Lord Byron
Shakh-Senem, opéra, op. 69 (1923–25)
Rachel, opéra en un acte, Op.81 (1942–43), livret par Mikhail Boulgakov d’après l’ouvrage de Maupassant's Mademoiselle Fifi
Leyli va Medzhnun, opéra, op. 94 (1940), co-auteur Talib Sadykov
Gyul'sara, opéra, op. 96 (1936, rev. 1949), co-auteur Talib Sadykov


Ballets

Khrizis, op. 65 (1912, rev. 1925), ballet-mime
Komedianty (Les comédiens), op. 68 (1922, rev. 1930 et 1935 en tant que Doch' Kastilii (la fille de Castille))
Krasny mak , op. 70 (1927, rev. 1949 et 1955 Krasny tsvetok (La fleur rouge))
Cléopatre, op. 78 (1925), ballet-mime
Medny vsadnik (La statue équestre d’après Alexandre Pouchkine), op. 89 (1948/49)
Taras Bulba (d’après Nicolas Gogol), op. 92 (1952)


Oeuvres vocales

Chants, dont le Ramoneur op 22, 12 Romances op 60 avec orchestre
Choeurs, op 13, op 24, op37, op 55
Cantate Vive l'armée soviétique, op 93


Farchad et Shirin, musique de scène
Alischer Nawaj, musique de film
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joachim
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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   Mar 31 Oct - 17:04

J'aime bien la musique russe en général, j'ai une quasi intégrale de la musique orchestrale de Glière, dont les trois symphonies. La dernière, Ilya Mouronets, est un monument : pas moins de 76 minutes de musique.
J'aime particulièrement aussi son poème symphonique tiré du ballet Les Cosaques Zaporogues et son ballet Le Pavot Rouge qu'il faut écouter en entier.

Snoopy : Un autre compositeur russe à découvrir : Mikhaïl Ippolitov-Ivanov
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   Mar 31 Oct - 17:59

joachim a écrit:

Snoopy : Un autre compositeur russe à découvrir : Mikhaïl Ippolitov-Ivanov

C'est ici Wink
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vincent.piot

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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   Ven 4 Mai - 9:40

Le Pavot Rouge, excellent ballet !
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joachim
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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   Mar 5 Juin - 12:21

Je viens de découvrir ses deux premiers quatuors à cordes opus 2 et 20 par le Pulzus String Quartet. Des oeuvres à découvrir si on aime les quatuors de Tchaïkovski : ils sont de la même lignée.

En attendant voici un site où l'on trouve le catalogue de son oeuvre :

http://www.schnadt-web.de/index8.htm
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joachim
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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   Jeu 8 Jan - 19:51

J'ai écouté à la suite la monumentale Ilya Mouronetz dans la version d'origine de Glière (76 minutes), puis la version "condensée" de Stokowski (38 minutes, soit la moitié). La version originale comporte il est vrai quelques longueurs, et je reconnais que la version Stokowski est tellement bien faite qu'on ne se rend pas compte du raccourcissement de l'oeuvre.

Pour faire connaissance avec Glière, je recommanderais plutôt cette version Stokowski.
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   Mar 25 Sep - 20:43

Je vous recommande chaudement cet album (et les autres de la collection)

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joachim
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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   Lun 27 Jan - 19:02

Après l'audition des ballets quasi inconnus de Khrennikov, l'envie m'a repris de réécouter quelques ballets russes. Le Coquelicot (ou Pavot) rouge est grand ballet en 3 actes. C'est une triste histoire où une danseuse chinoise envoie un coquelicot rouge à un capitaine russe de passage, et comme dans Carmen, celui ci tombe amoureux de la danseuse, et elle aussi tombe amoureuse du capitaine. S'ensuit la révolte des boxers, qui fraternisent avec les troupes russes soviétiques, la capitaine manque d'être tué mais est sauvé par la chinoise, qui est assassinée par son patron, lequel voyait d'un mauvais oeil cette idylle. La fin est très émouvante car en mourant la chinoise offre un coquelicot, symbole de liberté et fraternité à une petite fille...

Je possède le double CD Naxos, mais, encore mieux, j'ai trouvé ce ballet en version film sur Youtube. Dans ce film la fleur n'est pas donnée à la fillette.   




Gliere a composé 6 Ballets, dont seul ce Coquelicot Rouge est un peu connu, grâce au "tube" de la Danse des marins russes. Je crois que c'est le seul qu'on peut trouver en intégrale. J'ai encore les suites du Cavalier de Bronze et de Tarass Boulba, je suppose que les ballets complets doivent être aussi bien. Glière a composé aussi les ballets Le Comédien, Cleopatre et Chrysis, mais ils semblent introuvables. Dommage.

Demain je me mettrai Gayaneh de Khatchaturian (également chez Naxos). Là aussi, à part le "tube" de la Danse du Sabre, le reste est inconnu, à part une suite qui reprend quelques danses.
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joachim
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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   Ven 31 Jan - 19:32

Je ne connais pas le livret du ballet Chrysis, mais toujours est-il que j'ai écouté la 2ème Suite tirée du ballet (elle dure quand même 40 minutes, le ballet entier doit être très long) et j'avoue qu'il m'a moins plu que les autres. C'est peut-être qu'avec une réduction sous forme de suite, il manque une certaine continuité (pareil, par exemple, pour les suites de Casse Noisette ou de Romeo et Juliette, que je trouve bien inférieures au ballet intégral). L'enregistrement reprend aussi le poème symphonique Les Sirènes où je me suis régalé davantage... mais je trouve l'autre poème symphoniques, les Cosaques Zaporogues, encore supérieur.


C'est énervant, plus moyen de mettre une image avec l'hébergeur.




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vincent.piot

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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   Sam 1 Fév - 16:30

Le ballet Khrysis est un ballet en 3 actes et 12 tableaux, sur un livret de N. Mill, d'après un roman de Pierre Louÿs, composé en 1912 et révisé en 1925.

Ce roman se nomme "Aphrodite" et voici son sujet :

Wikipedia a écrit:
Ce roman de "mœurs antiques" (sous-titre de l'ouvrage), dont le théâtre est Alexandrie, conte l'histoire de la courtisane Chrysis, et de Démétrios, un sculpteur. Galiléenne aux longs cheveux d'or (d'où son surnom grec), Chrysis, fière de son art et de sa beauté, se flatte d'obtenir « du premier venu la plus vile obéissance ». Démétrios, lui, est l'objet d'un véritable culte parmi les femmes de la cité, mais il est las de leur idolâtrie effrénée. Il en est venu à préférer sa statue d'Aphrodite à la reine Bérénice qui en fut le modèle, et dont il est l'amant blasé.
Chrysis est la seule à marquer du mépris au sculpteur. Exaspéré de désir par sa résistance, Démétrios accepte de voler et de commettre un meurtre pour lui procurer les trois objets qu'elle exige en paiement de ses charmes : le miroir d'argent d'une courtisane rivale, le peigne d'ivoire d'une prêtresse égyptienne, et le collier de perles qui orne la statue de la déesse dans le grand temple d'Aphrodite. Après l'accomplissement de ces forfaits, le sculpteur fait un rêve dans lequel Chrysis lui offre la nuit d'amour qu'il désirait.
Celle-ci en vient à aimer l'homme qui est allé jusqu'au crime pour elle, mais Démétrios la rejette, son rêve lui suffit. Comme elle insiste, il lui fait jurer - comme elle avait fait avec lui - d'accomplir sa volonté, avant de la lui révéler: porter en public les objets volés. Ce qu'elle fait, exhibant à la foule, sur le Phare d'Alexandrie, les attributs et la nudité d'Aphrodite. Emprisonnée et condamnée, Chrysis boit la ciguë, en présence de Démétrios, indifférent. Il se servira ensuite comme modèle du corps nu de la morte, le faisant poser "dans l'attitude violente où il l'a vu en songe, [pour] créer d'après le cadavre la statue de la Vie Immortelle".

De ce ballet, ont été tirés 2 suites en 1925 :

Suite No. 1 from the ballet Khrizis for symphonic orchestra Opus 65a
1. Introduction
2. Dreams
3. Plays
4. At the brook
5. Round dance
6. Merry dance
7. Dance of Kise
8. Dance of Khrizis
9. Dance of Teofis
10. The betrayal

Suite No. 2 from the ballet Khrizis for symphonic orchestra, Opus 25b
1. Menaden
2. Khrizis and the Egyptens
3. The secret
4. Pir and Khrizis
5. Little Juggler
6. Dance of Pasifan
7. Dance of Seven Flowers
8. Dance of the two courtesans
9. Dance of Ecstasy
10. The years (musical picture)

Pour la suite n°2, dont Joachim parle, mes deux numéros préférés sont les 9 et 8.
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joachim
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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   Sam 1 Fév - 18:46

Merci pour les précisions, Vincent  Mains 
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Icare
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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   Jeu 19 Mar - 16:47


Reinhold Glière fait partie des compositeurs que je connais encore très peu, si ce n'est au travers d'un très romantique Concerto pour cor et orchestre (1950), composé la même année que le concerto pour trompette d'Arutiunian. Je l'ai d'ailleurs dans la même interprétation: Serguei Nakariakov - Jenaer Philharmonie - Andrey Boreyko. J'aime bien les deux premiers mouvements, la très belle mélodie du premier, amplement développée, un côté légèrement sucré et envoûtant, le dernier, plus animé et emphatique, m'intéressant déjà moins. Une belle musique qui devrait plaire à Joachim. Very Happy
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joachim
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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   Jeu 19 Mar - 17:02

Icare a écrit:

Une belle musique qui devrait plaire à Joachim. Very Happy

A qui le dis tu ! J'adore ce concerto pour cor. Celui pour harpe est tout aussi beau.

Ce qui m'étonne un peu, c'est que toi, tu apprécies ce concerto tout à fait romantique Laughing
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Icare
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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   Jeu 19 Mar - 17:33

joachim a écrit:
Icare a écrit:

Une belle musique qui devrait plaire à Joachim. Very Happy

A qui le dis tu ! J'adore ce concerto pour cor. Celui pour harpe est tout aussi beau.

Ce qui m'étonne un peu, c'est que toi, tu apprécies ce concerto tout à fait romantique Laughing

Je ne suis pas hermétique à la musique romantique, même si ce n'est pas forcément la forme qui me transporte le plus. Il m'arrive assez souvent d'être dans l'humeur adéquate pour écouter ce genre de musique. Je trouve ce concerto super bien écrit, attachant avec une très belle mélodie qui se dessine dès le départ et une sensible exposition par le soliste, un soliste aussi virtuose que fluïde dans son jeu...Le second mouvement est également émouvant, il touche lui aussi au coeur.
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joachim
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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   Ven 31 Mar - 20:19

Le poème symphonique Les Cosaques Zaporogues qui ne devrait pas plaire à Icare Laughing




https://www.youtube.com/watch?v=ivScvSrlB84


2ème partie (encore mieux que la première)

https://www.youtube.com/watch?v=ivScvSrlB84



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MessageSujet: Re: Reinhold Glière (1874-1956)   

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Reinhold Glière (1874-1956)
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