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 Charles Louis Eugène Koechlin

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Snoopy
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MessageSujet: Charles Louis Eugène Koechlin   Dim 29 Oct - 21:10

Élève de Gabriel Fauré, précurseur et indépendant, Charles Louis Eugène Koechlin, compositeur français, est né à Paris le 27 novembre 1867 et décédé à Canadel (Var) le 31 décembre 1950.

Charles Koechlin appartenait à une vieille famille alsacienne : son grand-père, Jean Dollfuss, avait fondé une filature à Mulhouse et son père était dessinateur pour l'industrie textile.

Il a été reçu à l'École polytechnique en 1887 dans un bon rang. À l'institution de la rue Monge où il a fait ses études secondaires, il était, déjà, très passionné par la musique. Ce sera lui qui se chargera de faire des « arrangements » du petit orchestre à Polytechnique et instrumentera la première ballade de Chopin. Une fièvre typhoïde contractée pendant la seconde année l'obligera à interrompre ses études.

Il démissionnera et entrera au Conservatoire en ayant Antoine Taudou comme professeur d'harmonie, et Jules Massenet et André Gedalge comme professeurs d'harmonie et de composition. À la mort de César Franck, il deviendra l'élève de Gabriel Fauré. Doué d'une belle voix de baryton, il chantera dans les choeurs et c'est par des œuvres vocales qu'il commencera sa carrière de compositeur : poèmes de Théodore de Banville, de Leconte de Lisle. Il écrira En mer, la nuit d'après Heinrich Heine que les Concerts Colonne donneront en 1904, l'Automne, suite symphonique, des mélodies sur des poèmes de Verlaine et de Samain.
Il épousera Suzanne Pierrard le 24 avril 1903 et de leur union naîtront cinq enfants. Confronté très rapidement à des difficultés pécuniaires, il se consacrera à l'écriture d'ouvrages d'enseignement, "mon meilleur élève c'est moi-même", sans négliger la composition. on peut citer : Étude sur les notes de passage (1922), Précis des règles de contrepoint (1927),Traité d'harmonie en 3 volumes (1928), Étude sur l'écriture de la fugue d'école (1933), Étude sur les instruments à vent (1948). On ne saurait passer sous silence son Traité d'orchestration en 4 volumes (1935-1943) qui traite du mélange des couleurs et des nuances qui fait dire à Heinz Holliger (compositeur mais aussi chef d'orchestre de la Radio-Sinfonieorchester Stuggart de SWR) qu'il est un "alchimiste des sons".

Avec Maurice Ravel et Florent Schmitt, il fondera en 1909 la Société musicale indépendante dans le but de promouvoir la musique contemporaine.

Entre 1910 et 1920, il entreprit des recherches architectoniques qu'il matérialisa dans une quinzaine d'œuvres de musique de chambre (sonates pour différents instruments, quatuors et quintettes), ainsi que dans quelques compositions orchestrales : La Forêt païenne (1908), Trois Chorals pour orgue et orchestre et Cinq Chorals pour orchestre (1912-1920).

Il composera trois recueils de Rondels de Banville ; trois autres de Mélodies sur des poèmes divers (avec piano ou orchestre) ; des chœurs sans paroles : la Forêt (1907), une Ballade pour piano et orchestre, Vingt pièces enfantines pour piano seul, Ving-quatre Esquisses, Douze Pastorales, Les Heures Persanes (piano ou orchestre), cinq sonatines, douze Paysages et Marines.

Parmi les œuvres de musique de chambre : quatre Quatuors à cordes, une Suite en quatuor, une Sonate pour deux flûtes, un Quintette pour piano et cordes, un Septuor pour instruments à vent, le quintette Primavera (pour flûte, violon, alto, violoncelle et harpe), des Sonates pour divers instruments.

Parmi les œuvres symphoniques : Vers la Plage Lointaine, Soleil et danses dans la forêt, Les Saisons (1912), une Symphonie d'Hymnes (Au Soleil, Au Jour, A la Nuit, A la Jeunesse, A la Vie) qui a obtenu le prix Cressent en 1936, Cinq Chorals dans le style des modes du Moyen Âge (polyphonie modale), le Livre de la Jungle d'après Kipling, la Symphonie n°1 (prix Halfan en 1937). Il a écrit, également, une pastorale biblique en un acte, Jacob chez Laban montée au Théâtre Beriza et en 1908, l'Opéra Comique présenta un ballet, l'Ame Heureuse.

Avec ses 225 numéros d'opus, il édifiera une des œuvres les plus imposantes de son époque. Il abordera aussi le poème symphonique avec Les Vendanges (1896-1906), La Nuit de Walpurgis classique (1901-1907), Chant funèbre à la mémoire des jeunes femmes défuntes (1902-1907), Vers la voûte étoilée (1923) et surtout Le Docteur Fabricius (1946) d'après la nouvelle de son oncle Charles Dolfuss.

L'esprit ouvert à toutes les manifestations de la vie, il écrira pour le cinéma. En 1933, il composera une Seven Stars Symphony dont le final, dédié à Charlie Chaplin, évoquera "l'âme chimérique, la résignation et l'espoir" du célèbre artiste. Pour les fêtes de l'Exposition de 1937, il célèbrera les Eaux Vives et en 1945, il terminera le Buisson Ardent tiré du roman Jean-Christophe de son très proche ami Romain Rolland. On peut y entendre un instrument étrange - les Ondes Martenot (ondes électriques) du nom de son inventeur, l'ingénieur Maurice Martenot (1898-1980). C'est après 1930, qu'il introduit dans l'ochestre les saxophones.

La figure de cet octogénaire était légendaire : une barbe de fleuve, encadrant son visage lui donnant une allure de patriarche. Son influence s'est exercée non seulement par la musique et par ses ouvrages théoriques mais, aussi, par ses conférences (villes importantes aux USA en 1918 puis à l'université de Berkeley en Californie en 1928) et on compte parmi ses élèves ou ses disciples Francis Poulenc, Maxime Jacob, Roger Désormière, Germaine Tailleferre, Fred Barlow et Henri Sauguet.
Sa curiosité toujours en éveil, son empressement à défendre les jeunes générations de musiciens, son ardeur dans la discussion, sa grande courtoisie, sa très grande érudition faisaient de lui un être d'une exceptionnelle richesse. Il a été de ceux qui honorèrent le mieux l'École française mais il sera aussi et malheureusement l'un des moins joués à cause, sans doute, de sa chère "liberté", de sa farouche indépendance qui le tint à l'écart de tous les cénacles. Il a pu écrire en 1947 : « …au soir de ma vie, je me rends compte que la réalisation de mes rêves d'artiste, pour incomplète qu'elle soit, m'a donné la satisfaction intime de n'avoir pas perdu mon temps sur la terre. »
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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Lun 30 Oct - 9:30

UN immense bonhomme que l'on a fêté tardivement...

J'adore particulièrement ses oeuvres vocales et en particulier ses superbes mélodies orchestrées...
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joachim
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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Mar 31 Oct - 16:32

On se demande pourquoi il est presque tombé dans l'oubli.

J'ai entendu récemment sur Musique3 (la RTB) une oeuvre pour choeur et orchestre qui m'a fait grande impression le "Chant funèbre à la mémoire des jeunes femmes défuntes".

kfigaro connaît peut-être ?
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Mar 31 Oct - 16:35

Le Chant funèbre à la mémoire des jeunes femmes défuntes Op.37 (1902-07/ orch. 1908). L'œuvre s'inspire d'un poème d'Harnoncourt (Vierges mortes) mais repose sur des textes en latin de la messe de Requiem.

Kœchlin la commente : tout d'abord, "le cortège funèbre décrit par le poète", suivi d'une longue plainte "dans une atmosphère lourde de sanglots et de fleurs", puis un brusque sursaut rappelant la réalité de la mort, enfin un long crescendo de l'orchestre, des chœurs et de l'orgue disant "la lumière éternelle en échange promise" et "la voix blanche des flûtes" retrouvant l'atmosphère initiale.
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joachim
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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Mar 31 Oct - 16:52

C'est tout à fait ça, Snoopy.
Je regrette de ne pas avoir eu le réflexe de l'enregistrer lorsqu'il a été diffusé à la radio.
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Mar 31 Oct - 17:42

Certaines radios acceptent de te donner l'enregistrement si les auditeurs en font la demande, comme certains journaux locaux les photos de l'article publié.

Tu ne risques rien à essayer? Wink
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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Mer 1 Nov - 20:23

joachim a écrit:
kfigaro connaît peut-être ?
oui je connais, magnifique en effet...

Mais je suis encore plus épaté par ses mélodies de jeunesse, littéralement fondantes et tellement délicates...
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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Mer 1 Nov - 20:24

Snoopy a écrit:
Certaines radios acceptent de te donner l'enregistrement si les auditeurs en font la demande, comme certains journaux locaux les photos de l'article publié.

Tu ne risques rien à essayer? Wink
non ça ne marche pas avec les enregistrements sonores "hors-radios" (genre émissions de débats par ex), car les radios ont des droits à payer à la Sacem quand il s'agit de musiques complètes...
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Raphaël

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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Lun 11 Oct - 11:40

Snoopy a écrit:
Le Chant funèbre à la mémoire des jeunes femmes défuntes Op.37 (1902-07/ orch. 1908). L'œuvre s'inspire d'un poème d'Harnoncourt (Vierges mortes) mais repose sur des textes en latin de la messe de Requiem.

Kœchlin la commente : tout d'abord, "le cortège funèbre décrit par le poète", suivi d'une longue plainte "dans une atmosphère lourde de sanglots et de fleurs", puis un brusque sursaut rappelant la réalité de la mort, enfin un long crescendo de l'orchestre, des chœurs et de l'orgue disant "la lumière éternelle en échange promise" et "la voix blanche des flûtes" retrouvant l'atmosphère initiale.

Ce chant magnifique est disponible sur un récent double CD d'oeuvres vocales de Koechlin, sous la direction de Heinz Holliger avec la soprano Juliane Banse (chez Hänssler Classic).

Au fil du temps, Holliger devient vraiment le hérault de la musique de Koechlin. A écouter.
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felyrops

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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Sam 23 Juin - 5:56

D'une de ses premières compositions, "Suite pour deux pianos, opus 6, 1896", l'autographe signé (32 pages in-fol.) a été vendu à Paris, Drouot, jeudi dernier.
Egalement, son "Précis des règles du contrepoint", titre et 182 pages, 1926, ainsi que "Douze petites pièces (faciles) pour le piano", opus 208, 1946, 12 pages in-4°.
Ces trois manuscrits autographes proviennent des archives de la maison Alphonse Leduc.
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joachim
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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Sam 13 Oct - 10:56

Pas encore de catalogue ? Alors j'y vais;)

Symphonies

Symphonie en la majeur (1893–1908), inachevée
Symphony No.1 op.57bis (orchestration du quatuor à cordes n° 2 en 1926)
The Seven Stars Symphony op.132 (1933)
Symphonie d’Hymnes (1911/36) [compilations de mouvements d'époques différentes : au Soleil, op 127, à la nuit op 48/1, au jour op 110, à la jeunesse, op 148 et 69]
Symphonie No.2 op.196 (1943–44)


Poèmes symphoniques

La Forêt, le jour op.25 (1897–1906) & le soir, la nuit op.29 (1896–1907)
Nuit de Walpurgis classique op.38 (1901–1916)
Soleil et danses dans la forêt op.43 no.1 (1908–11)
Vers la plage lointaine, nocturne op.43 no.2 (1908–1916)
Le Printemps op.47 no.1 (1908–11)
L'Hiver op.47 no.2 (1908–10 orch 1916)
Nuit de Juin op.48 no.1 (1908–11 orch 1916)
Midi en Août op.48 no.2 (1908–11 orch 1916)
La Course de printemps op.95 (1908–25) (Jungle Book Cycle)
Vers la Voûte étoilée op.129 (1923–33)
Sur les flots lointains, op 130 (1933)
Fugue n° 2 pour cordes, op 133/2 (1931)
La Méditation de Purun Bhaghat op.159 (1936) (Jungle Book Cycle)
La Cité nouvelle, rêve d’avenir op.170 (1938; after H.G. Wells)
La Loi de la Jungle op.175 (1939–40) (Jungle Book Cycle)
Les Bandar-log op.176 (1939–40) (Jungle Book Cycle)
Le Buisson ardent opp.203 (1945) & 171 (1938)
Le Docteur Fabricius op.202 (1941–44, orch 1946)


Autres oeuvres pour orchestre

L'épopée de l'école polytechnique, op 2 (1894)
Deux pièces pour orchestre, op 10 (1894/96)
En rêve op.20 no.1 (1896–1900)
Au loin op.20 no.2 (1896–1900)
Deux études symphoniques, op 26 (1896/1904)
L’Automne, suite symphonique op.30 (1896–1906)
Études Antiques op.46 (1908–10)
Suite légendaire op.54 (1901–15)
Rhapsodie sur des chansons françaises, op 62 (1901/19)
Chorals op 76 (1918/23)
Fugue en fa mineur, op 112/2 (1931)
5 Chorals dans les modes du moyen-age op.117 bis (1931 orch. 1932)
Fugue Symphonique ‘Saint-Georges’ op.121 (1932)
L’Andalouse dans Barcelone op.134 (1933) d'après la musique de film
Les confidences d'un joueur de clarinette, op 141, musique de film (1934)
Marche funèbre, op 157ter (1936/41)
Les Eaux vives – musique pour l'Exposition Universelle à Paris, de 1937), op.160 (1936)
Victoire de la vie op.167 (musique pour le film d' Henri Cartier, 1938)
Le Jeu de la Nativité, pour orchestre et orgue, op 177 (1941)
Offrande musicale sur le nom de BACH op.187 (1942–46)
Partita pour orchestre de chambre op.205 (1945/46)
Introduction et 4 Interludes de style atonal-sériel op.214 (1947–48)


Instrument soliste et orchestre

3 Chorals pour orgue et orchestre (espérance, charité, foi) op.49 (1909–16)
Ballade pour piano et orchestre op.50 (1911–19) (also for solo piano)
Poème pour cor et orchestre op.70 bis (1927 orch de sonate pour cor)
2 Sonatas pour clarinette et orchestre de chambre, opp.85 bis & 86 bis (1946 arrt des sonates pour clarinette et piano)
20 Chansons bretonnes pour violoncello et orchestre op.115 (1931–32) (arrt 20 Chansons bretonnes pour violoncelle et piano)
Silhouettes de Comédie pour basson et orchestre op.193 (1942/43)
2 Sonatines pour hautbois d'amour et orchestre de chambre op.194 (1942–43)


Harmonie

Tu crois ô beau soleil, op147bis 1935) d'après la chanson de Louis XIII
Quelques chorals pour des fêtes populaires op.153 (1935–36)


Musique de chambre

Au loin, pour cor anglais et piano, op 20/2 (1896)
Quatre petites pièces pour cor, violon (ou alto) et piano, op 32 (1894/1907)
Trois pièces pour basson et piano op. 34 (1898), pour flûte, basson et piano op 34bis (1907)
Quatuor à cordes No.1 op.51 (1911–13)
Sonata, flute and piano op.52 (1913)
Sonata, alto and piano op.53 (1915)
Suite en quatuor pour flûte, violon, alto et piano op.55 (1911–1915)
Quatuor à cordes No.2 op.57 (1911–15) [see also Symphony No.1]
Sonata, hautbois et piano op.58 (1911–16)
Paysages et Marines, pour flûte, clarinette, quatuor à cordes et piano, op 63bis (1915/17) egalt piano solo
Sonata, violon et piano op.64 (1915–16)
Sonata, violoncelle et piano op.66 (1917)
Sonata, cor et piano op.70 (1918–25)
Sonata, basson et piano op.71 (1918–1919)
Quatuor à cordes No.3 op.72 (1917–21)
Sonata, 2 flutes op.75 (1920)
Pastorale pour flûte, clarinette et piano, op 75bis (1921)
Sonata No.1, clarinette et piano op.85 (1923)
Sonata No.2, clarinette et piano op.86 (1923)
Trio pour flûte, clarinette et basson (ou violon, alto et violoncelle) (1927)
Quintette avec piano, op.80 (1921)
Divertissement pour 3 flûtes, op 91 (1923/24)
Trio pour flûte, clarinette et basson, op 92 (1924)
20 Chansons bretonnes pour violoncelle et piano op.115 (1931–32)
Deux Fugues pour quatuor à cordes, op 122 (1932)
Fugue sur un sujet de Le Grand, quatuor à cordes, op 126 (1931)
Trois Fugues pour quatuor à cordes, op 137 (1934)
L’Album de Lilian (Book I) for soprano, flute, clarinet, piano op.139 (1934)
L’Album de Lilian (Book II) for flute, piano, harpsichord, Ondes Martenot op.149 (1935)
Sonatine modale, pour flûte et clarinette, op 155 (1936)
Quintet No.1 for flute, harp and string trio "Primavera" op.156 (1936)
14 Pièces for flute and piano op.157b (1936)
Épitaphe de Jean Harlow for flute, alto saxophone and piano op.164 (1937)
Septet for wind instruments op.165 (1937)
Quatre ptites pièces pour clarinette et cor simple en ré, op 173 (1939)
Deux pièces pour clarinette et piano, op 173bis (1939)
14 Pièces for clarinet and piano op.178 (1942)
14 Pièces for oboe and piano op.179 (1942)
Chant de la Résurrection, pour 2 trompettes, 3 trombones et piano ou harmonium, op 179bis (1942)
15 Pièces for horn (or saxophone) and piano op.180 (1942)
15 Etudes pour saxophone alto et piano, op 188 (1943)
Deux Sonatines pour hautbois d'amour ou saxophone soprano et instruments, op 194 (1943)
15 Duos pour 2 clarinettes, souvenirs de Bretagne, op 195 (1944)
Trio d'anches, op 206 1946)
15 Études pour Instruments différents op.213 (1947)
Sonate à sept for flute, oboe, harp and string quartet op.221
Morceau de lecture pour la flûte op. 218 (1948)
Quintet No.2 for flute, harp and string trio Primavera II op.223 (1949)
Stèle funéraire for flute, piccolo and alto flute op.224 (1950)
Deux Duos pour flûte et clarinette, op 225bis (1950)


Musique instrumentale

Suite pour 2 pianos, op 6 (1896)
Suite pour 2 pianos à quatre mains, op 19 (1898/1901)
Nocturne pour harpe chromatique, op 33 (1907)
Esquisses pour piano, op 41 (1905/15)
5 Sonatines for piano op.59 (1915–16)
4 Sonatines Françaises for piano duet, op.60 (1919) [also version for orchestra]
Ecoles du jeu lié, 10 et 12 petites pièces pour piano, op 61 (1915/20)
Paysages et Marines for piano op.63 (1915–16) [also arr. chamber ensemble]
Les Heures persanes, 16 pieces for piano op.65 (1913–19) [also orchestral version]
Choral sur le nom de Fauré pour piano, op 73bis (1922)
12 Pastorales for piano op.77 (1916–20)
4 Nouvelles Sonatines françaises for piano op.87 (1923–24)
40 sonneries pour trompes de chasse, op 123 (20, 1932) et op 142 (20, 1935)
L’Ancienne Maison de campagne for piano op.124 (1923–33)
Le portrait de Lady Hamilton, pour piano, op 140 (1934)
14 Chants pour flûte seule, op 157 (1936)
La belle traversée (Marseille-Alger) pour piano, op 162 (1937)
Danses pour Ginger Rogers for piano op.163 (1937)
Vers le soleil – 7 monodies for Ondes Martenot op.174 (1939)
3 Sonatines pour flûte seule, op 184 (1942)
Suite for cor anglais op.185 (1942)
Les chants de Kervéléan, pour piano op 197 (1940/44)
Les Chants de Nectaire, 96 pieces for flute solo in 3 series, opp.198, 199 & 200 (1944)
12 petites pièces très faciles, op 208 (1946)
15 Préludes for piano op.209 (1946)
12 monodies pour instruments divers, op 213 (1947)
11 monodies pour instruments divers, op.216 (1948)
Pièce pour cor seul, op 218bis (1948)
3 monodies pour lame sonore, op 220 (1948)
Stèle funéraire à la mémoire de Paul Dommel, pour flûte op 224 (1950)


Orgue

Trois Sonatines, op 107 (1928)
Cent thèmes pour improvisations à l'orgue, 192 (1943)
Adagio pour le mariage de Soizic Guieysse, op 201 (1945)
Prélude n° 14, op 209 (1946)
Adagio, op 211 (1947)
Vocalises op 212 /3/4 transcrites à l'orgue, op 212bis (1947)
Adagio pour le mariage de Colette Guieysse, op 226 (1950)
autres chorals divers, op 49, 78, 79, 82, 83, 90, 117, 136, 161 (finale du requiem), 168, 172


Oeuvres chorales

2 Choeurs pour voix de femmes, op 4 (1897)
La Lampe du ciel, pour solistes, choeurs de femmes et piano ou orchestre, op 12 (1896)
L’Abbaye, Suite religieuse for soli, chorus and orchestra opp.16 & 42 (1908)
3 Poèmes for soli, chorus and orchestra op.18 (Jungle Book Cycle)
Chant funèbre à la mémoire des jeunes femmes défuntes for chorus and orchestra op.37 (1902–08)
Chant pour Thaelmann "Libérons Thaelmann" for choir and piano or wind band op.138 (1934)
Liberté, n° 5 de la musique de scène pour Quatorze Juillet de Romain Rolland, op 158 (1936)
Requiem des pauvres bougres for chorus, orchestra, piano, organ and Ondes Martenot op.161 (1936–37)
Alceste : choeurs pour voix d'hommes a cappella, op 169 (1938)
Quinze motets de style archaïques pour choeur a cappella, op 225 (1949)


Mélodies

Rondels, Set I op.1 (1890–95)
La Vérandah, op 3 (1893)
5 Mélodies op 5 (1893)
4 Poèmes d’Edmond Haraucourt op.7 (1890–97)
Rondels, Set II op.8 (1891–96)
Les clairs de lune, op 9 (1898)
La Fin de l'homme, op 11 (1897)
Poèmes d’automne op.13 (1894–99)
Rondels, Set III op.14 (1896–1901)
3 Mélodies op 15 (1900)
3 Mélodies op.17 (1895–1900)
3 Poèmes op 18 (1904)
Deux Villanelles, op 21 (1901)
4 Mélodies, op 22 (1901)
2 Poèmes d’André Chénier op.23 (1900–02)
4 Poèmes de la bonne chanson (Verlaine), op 24 (1902)
4 Mélodies, op 28 (1907)
6 Mélodies sur des poésies d’Albert Samain op.31 (1902-6)
4 Mélodies d'Albert Sammin, op 35 (1909)
5 Chansons de Bilitis (Pierre Louys) op.39 (1898–1908)
La chute des étoiles , op 40 (1909)
3 Mélodies, op 44 (1916)
5 Mélodies sur des poèmes de ‘Shéhérazade’ de Tristan Klingsor Series I op.56 (1914–16)
2 Mélodies, op 68 (1918)
8 Mélodies sur des poèmes de ‘Shéhérazade’ de Tristan Klingsor Series II op.84 (1922-3)
2 Mélodies, op 104 (1928)
7 Chansons pour Gladys op.151 (1935)
15 Vocalises dans tous les tons majeurs, op 152 (1935)
15 Vocalises dans tous les tons mineurs, op 154 (1935)
4 Vocalises, op 212 (1947)


Ballets

Jacob chez Laban, pastorale biblique, op 36 (1894/1908)
La Forêt païenne, op 45 (1908/20)
La Divine Vesprée, op 67 (1915/18)
L'Ame heureuse, op 210 (1945/47)
Voyages, op 222 (1947), (dont sont tirés "Introduction et Quatre interludes, op 214)
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laudec

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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Lun 10 Juin - 11:33

C'est en lisant que Fernando Lopes-Graça avait été l'élève de Charles Koechlin que je me suis souvenue de ce compositeur que j'ai beaucoup écouté et beaucoup aimé il y a quelque temps d'ici et qui m'a laissé une forte impression (Les Chants de Nectaire à la flûte). J'aime son style dépouillé, très pur et cette musicalité qui me touche l'âme, le cœur , l'esprit... Un grand monsieur pour moi Charles Koechlin. Il composait et aimait transmettre son savoir mais se souciait peu de la publicité faite à son œuvre.

Snoopy écrit
Citation :
Avec Maurice Ravel et Florent Schmitt, il fondera en 1909 la Société musicale indépendante dans le but de promouvoir la musique contemporaine.
Wink à Icare

Snoopy écrit
Citation :
L'esprit ouvert à toutes les manifestations de la vie, il écrira pour le cinéma...
Wink à Icare

Snoopy écrit
Citation :
Sa curiosité toujours en éveil, son empressement à défendre les jeunes générations de musiciens, son ardeur dans la discussion, sa grande courtoisie, sa très grande érudition faisaient de lui un être d'une exceptionnelle richesse. Il a été de ceux qui honorèrent le mieux l'École française mais il sera aussi et malheureusement l'un des moins joués à cause, sans doute, de sa chère "liberté", de sa farouche indépendance qui le tint à l'écart de tous les cénacles. Il a pu écrire en 1947 : « …au soir de ma vie, je me rends compte que la réalisation de mes rêves d'artiste, pour incomplète qu'elle soit, m'a donné la satisfaction intime de n'avoir pas perdu mon temps sur la terre. »


Quelle chance de pouvoir dire cela à la fin de sa vie !


4 Nouvelles sonatines pour piano, Op.87 (1923-1924) No.1 e 2



Sonata for flute and piano Op. 52 (2/2) - III mvt



Les heures persanes : 1913/19

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Icare
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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Lun 10 Juin - 18:18


Je suis étonné de ne pas être déjà intervenu sur ce fil car KOECHLIN est un compositeur que j'apprécie beaucoup. Cela voudrait dire qu'il y a (trop) longtemps que je ne l'ai pas écouté.
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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Jeu 19 Juin - 18:13

J'ai réécouté aujourd'hui The Seven Stars' symphony op. 132 ainsi que 4 Préludes op. 214 et L'Andalouse dans Barcelone op. 134. La "Symphonie" se découpe en 7 parties, chacune ayant pour titre le nom d'un acteur ou d'une actrice:

__1. Douglas Fairbanks.
__2. Lilian Harvey.
__3. Greta Garbo.
__4. Clara Bow et la joyeuse Californie.
__5. Marlène Dietrich.
__6. Emil Jannings.
__7. Charlie Chaplin.

Ces musiques ne comptent sans doute pas parmi les plus ambitieuses ni les plus passionnantes de Charles Koechlin, mais elles n'en demeurent pas moins agréables et divertissantes. Parmi les parties de la "Symphonie" portant le nom d'une star de cinéma, ma préférence va peut-être vers Douglas Fairbanks. Sinon j'aime bien (mais sans plus) L'Andalouse dans Barcelone.  I love you I love you
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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Jeu 12 Mar - 22:07

Ce soir, avant de revenir à de nouvelles cantates de Bach ou à la cinquième symphonie de Schubert, j'avais envie d'une musique plutôt douce, plutôt rêveuse, et pourquoi pas dans un esprit très français. J'ai même pensé au hautbois d'amour comme instrument solo. Deux oeuvres se sont alors imposées à moi: les Sonatines 1 & 2 - opus 194 pour hautbois d'amour et 9 instruments (flûte, clarinette, 2 violons, 2 altos, 2 violoncelles et clavecin). C'est une musique qui me prend par la main et me ramène à l'enfance, dans un paysage d'été, au sein d'une campagne que la vie urbaine n'a jamais réussi à me défaire complètement. J'avais besoin de cette douceur, de cette caresse sonore, de ces doux moments de nostalgie et de joie prêts à m'étreindre...La musique a parfois cette faculté...Le hautbois d'amour par Jean-Louis Capezzali m'a permis cette humeur rêveuse qui m'envahissait, sans doute la conséquence de la superbe Aria pour soprano et basse de la Cantate BWV 194 de Bach qui m'avait apporté un sentiment de plénitude quelques temps plutôt.

L'opus 194 est une oeuvre qui a été conçue en 1942 comme un dixtuor: ce sont en fait neuf pièces pour hautbois d'amour dont les 1, 2, 4, 5 et 7 forment la première sonatine et les pièces 3, 6, 8, 9, la seconde. Ces pièces étaient, tout d'abord, des monodies - une écriture que mon père utilisa longuement à la fin de sa vie. " La qualité de ligne", comme il le disait, "devant constituer l'aspect essentiel de la qualité musicale". La première Sonatine compte cinq mouvements, monodie du hautbois d'amour accompagné par les six autres instruments. Le deuxième et troisième mouvements sont très représentatifs de Koechlin dans leurs développements calmes et brillants: monodie tout d'abord, puis dialogue avec les autres dans une harmonie toute en subtilité. Le final est un allegro joyeux et heureux d'un remarquable équilibre. J'aime particulièrement la seconde Sonatine. La sérénité et la tendresse du premier mouvement où la flûte s'entrelace harmonieusement avec le hautbois. Le deuxième mouvement nostalgique est suivi du troisième beaucoup plus contrasté, chromatique et contrapuntique, montrant souffrance et tristesse. Enfin le final termine sur une note infiniment plus gaie et optimiste où le hautbois chante dans le haut de son registre. C'est une sorte de danse de faunes et faunesses, sortis de l'antique Grèce si chère à Charles Koechlin. Yves Koechlin.
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joachim
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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Ven 13 Mar - 12:31

J'ai entendu une des deux sonatines op 194 (j'ignore laquelle), et c'est vrai qu'elle m'avait bien plu Laughing

Si tu veux approfondir Charles Koechlin (en musique symphonique), essaie ce chef d'oeuvre qu'est la Buisson Ardent, un grand poème symphonique en deux parties (op 203 et 171), Vers la voûte étoilée op 129 (un autre poème symphonique), sa très belle symphonie n° 2, op 196 et bien entendu ce qu'il a composé de plus connu : Le Livre de la Jungle, qui réunit 4 poèmes symphoniques et trois poèmes chantés. Si tu veux continuer la musique de chambre, j'ai aimé en particulier ses quatuors à cordes op 51 et 57, sa sonate pour violon et piano op 64 et sa sonate pour flûte et piano op 52.
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Icare
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MessageSujet: Re: Charles Louis Eugène Koechlin   Ven 13 Mar - 13:04

Merci pour ces orientations. Parmi les oeuvres que je connais, outre les deux Sonatines pour hautbois d'amour et 9 instruments, il y a la pièce symphonique Au loin - opus 20, deux poèmes symphoniques; Sur les flots lointains - opus 130 et surtout Le buisson ardent - opus 203 & 171 avec Pascale Rousse-Lacordaire aux ondes Martenot. Puis, je connais aussi Les confidences d'un joueur de clarinette - opus 141 pour récitant, clarinette, 4 cors, 3 violons, alto, violoncelle, contrebasse et flûte, le grand poème symphonique Le livre de la jungle (version David Zinman), The Seven Stars' Symphony - opus 132 que j'ai déjà évoquée quelques messages plus haut, Quatre interludes - opus 214 et L'Andalouse dans Barcelone - opus 134. J'aimerais découvrir Les heures persanes, de préférence la version pour orchestre...
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