Forum sur la musique classique
 
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 Claude Champagne (1891-1965)

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joachim
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MessageSujet: Claude Champagne (1891-1965)   Mar 4 Mai - 20:03

Claude Champagne, compositeur canadien, est né à Montréal le 27 mai 1891 et est décédé dans cette même ville le 21 décembre 1965. Il étudia le piano avec Romain-Octave Pelletier. À Paris il prit des cours de composition avec André Gedalge et Raoul Laparra et Charles Kœchlin. Il fut professeur au conservatoire et à l'université de Montréal de 1930 à sa mort.
Parmi ses œuvres citons Hercule et Omphale, poème symphonique, Suite canadienne pour chœur et orchestre, Danse villageoise, Symphonie gaspésienne et Altitudes. Son Petit scherzo, une petite pièce pédagogique pour piano (éditions Berandol, Toronto, Canada) fait partie du Syllabus du Conservatoire Royal de musique à Toronto.
La Faculté de musique de l’Université de Montréal a nommé l'une de ses salles de concert Salle Claude-Champagne en son honneur.

Plus de renseignements ici : http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0000660


Claude (né Joseph Arthur Adonaï) Champagne. Compositeur, pédagogue (Montréal, 27 mai 1891 - 21 décembre 1965). Diplôme (Collège de musique Dominion) 1908, Diplôme (Conservatoire national de Montréal) 1909, D.Mus. h.c. (Montréal) 1946. On sait peu de choses de la première période de la vie de Champagne, si ce n'est que son milieu familial favorise l'éclosion de ses dons musicaux. Son père, né Desparois dit Champagne et descendant d'une famille parisienne, l'encourage à participer aux divers secteurs de la vie musicale. La mère de Champagne est une Irlandaise qui, dit-on, lui enseigne des hymnes. Son grand-père, un violoneux très apprécié de la région de Repentigny, près de Montréal, exerce une influence certaine sur la formation d'une oreille qui aura retenu l'essentiel des sonorités modales du folklore canadien.


Vie

Études et formation

Champagne étudie le piano et la théorie dès l'âge de 10 ans avec Orpha-F. Deveaux et, plus tard, avec Romain-Octave Pelletier. À 14 ans, il travaille le violon, son instrument de prédilection, avec Albert Chamberland. Il obtient des diplômes d'institutions privées, le Collège de musique Dominion (théorie et piano, 1908) et le Conservatoire national de Montréal (piano, 1909) où l'enseignement, dira-t-il plus tard, laisse à désirer (lettre au docteur Grondin, directeur de la Maison des étudiants canadiens à Paris, 17 février 1928). De 1910 à 1921, il s'occupe à diverses tâches. Il enseigne le piano, le violon et d'autres instruments aux collèges de Varennes et de Longueuil; il approfondit sa connaissance des instruments (en particulier l'alto et le saxophone) grâce à sa participation à la musique des Canadian Grenadier Guards dirigée par J.-J. Gagnier; il donne des cours privés de théorie et d'harmonie; il devient pianiste-accompagnateur de chœurs comme celui du quartier de Maisonneuve et joue du violon aux entractes du théâtre National.


Compositions précoces à Paris

À l'âge de 23 ans, Champagne écrit Ballade des lutins (1914) pour les Grenadier Guards et la musique de scène pour Ils sont un peuple sans histoire (1917), « scène historique » du frère Marie-Victorin jouée au collège de Varennes puis à Montréal (1918). La rencontre d'Alfred La Liberté, par l'intermédiaire de Rodolphe Mathieu, oriente le destin de Champagne comme compositeur. Le manuscrit ébauché d' Hercule et Omphale (1918) pousse La Liberté, qui lui reconnaît des talents pour la composition, à recueillir l'argent nécessaire au séjour d'études que fait Champagne à Paris de 1921 à 1928.
Il se rend d'abord à Bruxelles, auprès du compositeur Paul Gilson, qui le convainc de chercher à Paris une ambiance plus favorable au plein épanouissement de son talent. Champagne y apprend l'essentiel de son métier, travaillant au conservatoire le contrepoint et la fugue avec André Gédalge d'abord, puis avec son successeur Charles Koechlin, la composition et l'orchestration avec Raoul Laparra, enseignements qui, joints aux conseils d'un Paul Dukas entre autres, donneront à son écriture un ton définitivement français. Il poursuit ses études de violon avec Jules Conus. À la Schola cantorum - où il rencontre Vincent d'Indy - il s'intègre à la chorale et, à l'occasion, fit répéter le trio vocal. Aux Concerts Babaïan, il mit en pratique ses dons d'accompagnateur. Bref, il poursuit de multiples activités entre ses flâneries au café Dreher où il remplit des cahiers de notes d'idées de musiques et son travail pour le bureau situé à Paris des Archives publiques du Canada.

Hercule et Omphale est exécutée à Paris par l'Orchestre symphonique des Artistes du conservatoire dirigé par Juan Manen le 31 mars 1926) et la Suite canadienne par l'orchestre des concerts Pasdeloup dirigé par Rhené-Baton au théâtre des Champs-Élysées, également à Paris, le 20 octobre 1928. Cette œuvre remporte le prix de la section cantate 1000 $) au concours Beatty des festivals du CP. Le compositeur lui-même dirige la création canadienne de cette dernière œuvre (5 mars 1933) avec le Montreal Orchestra.

Nominations

À son retour, en décembre 1928, Champagne est accompagné de Jeanne Marchal, une Liégeoise qu'il a épousée à Paris en 1922 et qui est enceinte de leur deuxième fille. À Montréal, les besoins musicaux de la communauté sont grandissants en ce qui concerne l'organisation, l'administration et surtout la pédagogie. Au seuil de la quarantaine, Champagne partage son temps entre l'enseignement, l'administration et la composition. La période 1937 est une période d'instabilité économique pendant laquelle il exécute les tâches les plus diverses. Retenons ses engagements aux nouvelles écoles de musique où des communautés religieuses de femmes offrent une formation musicale plus structurée. On compte parmi ces établissements l'École Vincent-d'Indy (Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie) l'École normale de musique (la Congrégation de Notre-Dame) et l'École supérieure de musique de Lachine (Soeurs de Sainte-Anne) - et son mandat de professeur d'harmonie et de composition à l'Université McGill (1932-1941). De 1934 à 1942, Champagne travaille pour la Commission des écoles catholiques de Montréal, d'abord comme surveillant puis comme directeur de l'enseignement musical, formant le personnel enseignant des écoles primaires pour lequel il rédigea cinq solfèges.
En 1942, Champagne quitte la Commission pour devenir directeur adjoint du nouveau Conservatoire de musique du Québec à Montréal (CMM) dont il est l'un des principaux instigateurs. Il y remplit la fonction de directeur des études et s'occupe de la programmation. Champagne joue un rôle important dans la formation de plusieurs compositeurs. Une grande partie d'entre eux, étudiants au CMM ou à McGill, vont parfaire chez lui cet apprentissage que les classes officielles ne peuvent leur offrir. Parmi ceux qui travaillent sous sa direction, mentionnons Violet Archer, Jocelyne Binet, François Brassard, Maurice Dela, Marvin Duchow, Richard Eaton, Serge Garant, Rhené Jaque, Roger Matton, Pierre Mercure, François Morel, Clermont Pépin, Gilles Tremblay, Robert Turner et Jean Vallerand. L'histoire reconnaît à Champagne d'avoir été un musicien influent et respecté. Que ce soit comme éditeur en chef du dépt de publication d'œuvres canadiennes de la société BMI Canada (1949-1965), comme membre d'innombrables jurys d'examens et de concours, que ce soit encore comme ambassadeur artistique du Canada dans des conférences internationales (on se souvient de ce séjour au Brésil où, invité à prononcer une série de conférences au Conservatoire de Rio de Janeiro en 1946, il dirige aussi l'Orchestre symphonique du Brésil dans l'exécution de la Symphonie gaspésienne; il participe également à la Conférence internationale de musique folklorique à Bâle, Suisse, en 1948, où il représente le Canada), il n'est pas un domaine que cet esprit curieux n'ait exploré. Certes, ces nombreuses tâches restreignent sa production musicale. Entre la Symphonie gaspésienne (1945) et Altitude (1959) n'apparaissent que trois ou quatre œuvres d'importance.
Ce n'est pas au compositeur prolixe que l'année 1964, surnommée « l'année Claude Champagne », rend hommage, mais surtout au serviteur de la musique, soucieux de la servir dans toutes les exigences de son essor en un pays trop neuf. Un film, Bonsoir Claude Champagne, tourné par l'Office national du film, une émission de télévision (SRC), « Hommage à Claude Champagne », et l'inauguration de la salle Claude-Champagne de l'École Vincent-d'Indy font partie des manifestations de cette année 1964, la reconnaissance du milieu envers le grand musicien.


Style de composition

Son art ne peut se comprendre entièrement sans tenir compte du contexte culturel de son milieu et de son temps : un milieu québécois qui affirme son appartenance à une civilisation française en se référant à la France comme premier critère de pensée, une époque musicale dans laquelle le folklore et l'art populaire autochtone apparaissent comme les seuls facteurs susceptibles de doter le nouvel art canadien d'un accent bien de « chez nous ». La France guide l'apprentissage des musiciens (les premières années du XX<sup>e</sup> siècle sont particulièrement propices aux voyages d'études en France) grâce aux efforts déployés par les compositeurs et les érudits français dans le « rafraîchissement » de thèmes et d'harmonies qu'on juge trop usés par un retour à la modalité. Champagne s'inscrit naturellement dans ce courant. Clarté, ordonnance, discipline, tout l'art français se retrouve dans sa langue. Nul mieux que Léo-Pol Morin n'a su cerner le charme et la subtilité de cette musique : « Art poli, infiniment civilisé, aux coins arrondis, qui cherche le beau dessin, les belles formes, la précision et la concision. Nul déchet, nulle bavure, nulle hésitation n'encombrent jamais le style de ce musicien, l'un des plus instruits et des mieux équilibrés de sa génération » (Papiers de musique).
Champagne ignore la contrainte. Il définit intuitivement les impressions qu'il perçoit autour de lui. Aussi, s'il ne remet pas en question un art encore trop profondément enraciné dans le XIX<sup>e</sup> siècle, il a du moins le mérite de le conduire avec une certaine maîtrise. L'inspiration qu'il tire du folklore ne l'amène pas à se forger un idiome spécifique au sens où l'a réalisé un Bartók. Lorsqu'ils sont empruntés au folklore, ses thèmes sont utilisés tels quels. Parfois, dans la Suite canadienne par exemple, un intéressant découpage du phrasé met en relief un contrepoint travaillé avec soin et aisance.
L'instrumentation est classique et crée une transparence qui unit étroitement le médium à l'écriture. Son harmonie s'assimile naturellement au lyrisme de la mélodie et devient « chant » elle-même, au sens d'un Franck, d'un Fauré et même d'un Debussy. La Symphonie gaspésienne est un long poème qui, en 1945, atteste de l'affection de Champagne pour une sorte de mélodie, non pas prolongée à l'infini comme le fait Debussy (si on considère, par exemple, que la tonique chez Debussy est une finale très instable, que l'organisation de la gamme tronçonnée en parties symétriques, les diverses superpositions de tons et de modes amènent des chromatismes qui justifient l'effet d'une mélodie à l'infini), mais sans cesse renouvelée au sens de Schumann (système diatonique bien affirmé où l'on peut trouver entre autres les marches harmoniques, la carrure et l'alternance des structures épisodiques, l'assemblage très lâche des motifs les uns aux autres). Sur des harmonies de quintes habilement superposées, la trame de la phrase s'échappe de cadence en cadence, en des tons majeurs ou minorisants (utilisation répandue des modes anciens de ré et de la), créant de fugitives impressions sur des piliers, sortes de teneurs, qui donnent à l'ensemble une calme sérénité.
Le Quatuor à cordes, œuvre dépouillée, d'une admirable polyphonie aux dissonances hardies, est un remarquable exemple de synthèse en même temps que le présage d'une nouvelle orientation dans le domaine de l'écriture, orientation qui aurait pu nous réserver quelques surprises. Quant à cette large fresque sonore, cette dernière œuvre d'importance du compositeur qu'est Altitude, elle est une sorte d'incursion dans un monde acoustique nouveau qui, lui aussi, laisse large et prometteur l'horizon dans lequel semble devoir s'épanouir l'art parvenu à maturité de Claude Champagne. Cet art fixe pour un temps les aspirations musicales et artistiques des Canadiens d'expression française.


Compositions

Orchestre

Hercule et Omphale : 1918
Berceuse : 1933; petit orchestre;
Évocation : 1943; petit orchestre;
Symphonie gaspésienne : 1944 sous le titre Gaspésia, révisée 1945 sous son présent titre (Mtl 1944, révisée Mtl 1947); grand orchestre;
Concerto en ré mineur : 1948 ( p, orchestre;
Paysanna : 1953; petit orchestre;


Chœur et orchestre

Suite canadienne : 1927; SATB, petit orchestre;
Images du Canada français : 1943
Altitude : 1959 (Toronto 1960); SATB, grand orchestre;

Ils sont un peuple sans histoire, musique de scène (1916)


Musique de chambre

Danse villageoise, vn, piano, 1930
Habanera : 1929; vn, piano;
Quatuor à cordes : 1954 (Mtl 1954);
Suite miniature, 2 versions : 1. 1958; fl (violon), violoncelle (voix da gamba), clavecin (piano); . 2. intitulée Concertino grosso; 1963; quintette cordes; manuscrit.
8 œuvres de jeunesse (valses, musique de scène, etc.) pour ensemble instrumental.


Piano

Prélude et filigrane (1918)
Quadrille brésilien (1942)
2 Canons (1942)
Petit Scherzo (1958)
Prière (pour orgue) (1963)
Suite pour piano op 11 (non datée)


Arrangements de folklore
À Saint-Malo : 4 vx d'hommes; Orphéon 1939.
C'est la belle Françoise  / « Lovely Frances » (traduction par A.B. England) : 4 vx égales; Waterloo Music Co; 1960.
Dans Paris / « In Paris » (traduction par A.B. England) : v, piano; Frederick Harris Music Co Ltd; 1961.
En roulant ma boule : SATB; manuscrit.
Gai lon là, gai le rosier : 4 vx d'hommes; Orphéon 1939.
Isabeau s'y promène / « Isabel went walking » (traduction par A.B. England) : 4 vx égales; Waterloo Music Co; 1960.
La petite galliote : piano et choeur féminin ou d'enfants (non daté)
Le Nez de Martin (traduction par A.B. England) : 2 vx égales, guitare (harpe ou piano); Waterloo Music Co; 1962.
Marianne s'en va-t-au moulin / « Marianne went to the Mill » (traduction par A.B. England) : v, piano : Frederick Harris Music Co Ltd; 1959.
Noël huron : SATB, petit orchestre; manuscrit.
Petit Jean (traduction par A.B. England) : v, piano : Frederick Harris Music Co Ltd; 1959.
The Rosebush (traduction par A.B. England de « Gai lon là, gai le rosier »): 4 vx égales; Waterloo Music Co; 1960.
Une perdriole : SATB; manuscrit.
V'là l'bon vent / « Fair Wind » (traduction par A.B. England) : 4 vx égales; Waterloo Music Co; 1960.
Voici le temps et la saison / « This is Time and Season » (traduction par A.B. England) : 2 vx égales, guit (harpe ou piano); Waterloo Music Co; 1962.
19 arrangements non publiés de folklore.


Autres oeuvres

Ave Maria : 1924 : 3 vx d'hommes; BMI Canada Ltd 1954; RCI 206/4- Anthologie de la musique canadienne 30 (Chorale Bach de Mtl).
Easter (traduction par A.B. England) : v, piano; Peer 1966.
La Laurentienne, chant patriotique (A. Plouffe) : v, piano; Archambault 1938.
Missa brevis : 1951; 3 vx, org; BMI Canada Ltd 1954. égalt pour choeur, 16 flûtes à bec, violoncelle
Scoutisme (A. Plouffe) : v, piano; Archambault.
For the Christ Child, Frost in the Air, Thanksgiving (textes d'A.B. England) : v, piano; Peer 1966.
6 œuvres inédites pour soliste ou chœur; 8 pièces pédagogiques dont 5 publiées chez Archambault.
Aussi 5 œuvres instrumentales mentionnées dans divers catalogues et dont les manuscrits n'ont pas été retrouvés.


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joachim
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MessageSujet: Re: Claude Champagne (1891-1965)   Dim 9 Juin - 18:02

Encore un inconnu ! Pourquoi donc, pas assez "moderne" ?








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Icare
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MessageSujet: Re: Claude Champagne (1891-1965)   Dim 9 Juin - 19:03

Joachim a écrit: Encore un inconnu...pourquoi donc? Pas assez "moderne"?

Rien à voir avec son style musical, Joachim. Beaucoup de compositeurs ont adopté une écriture bien plus contemporaine que celle de Champagne, ils ne sont pas pour autant plus connus. Est-ce que Zygmunt Krauze est plus connu que Claude Champagne? Il existe tellement de compositeurs à travers le monde qu'ils ne peuvent pas tous être connus ni joués, même s"ils peuvent avoir beaucoup de talent à la base. Ce n'est pas toujours suffisant pour devenir célèbre. J'ignore si Champagne est peu connu parce que sa musique n'est pas suffisamment moderne ou parce qu'elle n'a pas fait suffisamment de bulles Hehe dans le fabuleux monde musical; ce qui est sûr pour moi, c'est qu'un certain nombre de compositeurs inconnus mériteraient une meilleure reconnaissance, que ce soit par les musiciens eux-mêmes qui ont le pouvoir de leur offrir la plus belle des postérités en interprétant le meilleur de leur oeuvre, et par les mélomanes de plus en plus désireux de sortir des sentiers battus. Wink
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joachim
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MessageSujet: Re: Claude Champagne (1891-1965)   Dim 9 Juin - 19:46

Icare a écrit:
ou parce qu'elle n'a pas fait suffisamment de bulles Hehe dans le fabuleux monde musical;

Je pense que c'est la raison principale, et aussi, dans une moindre mesure peut-être, parce que pas assez innovant. La magnifique symphonie gaspésienne (la troisième video, essaie de l'écouter par curiosité) aurait pu être composée par n'importe quel compositeur romantique et sûrement pas par un Messiaen ou même un Roussel. Mais l'histoire de tes "bulles" est probable, c'est la même chose que dans le monde de la chanson : beaucoup d'appelés et peu d'élus s'ils n'arrivent pas à faire parler d'eux.
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Icare
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MessageSujet: Re: Claude Champagne (1891-1965)   Dim 9 Juin - 20:28

Citation :
Je pense que c'est la raison principale, et aussi, dans une moindre mesure peut-être, parce que pas assez innovant. La magnifique symphonie gaspésienne (la troisième video, essaie de l'écouter par curiosité) aurait pu être composée par n'importe quel compositeur romantique et sûrement pas par un Messiaen ou même un Roussel.

Pour le moment, j'ai juste écouté les trois premières minutes mais j'avais l'intention d'écouter les trois vidéos car je suis très intéressé par les compositeurs canadiens. Tu as raison, cette musique n'est sans doute pas assez innovante aux oreilles des grands penseurs de la musique savante de notre temps, mais j'aime bien l'introduction lente et mystérieuse de cette symphonie. Ce qui m'amuse assez c'est que lorsqu'un contemporain ose écrire une musique plutôt tonale et néo-classique, il y a toujours un esprit bien intentionné pour balancer à tout va: << Ca fait "musique de film!">> (je suis sûr que tu as déjà lu ce type de remarque) mais avec ce côté péjoratif qui en transpire du genre que seul le cinéma, aujourd'hui, peut justifier une écriture symphonique aussi peu innovante, aussi tonale et romantique. Finalement, il n'y aurait plus que le cinéma où un compositeur pourrait écrire une musique bien tonale sans être taxé de régressiste, de simpliste ou carrément de ringard. Lorsque, par exemple, Alain Krotenberg composa son concerto pour piano dans un style purement néo-classique, aussi beau soit-il, aussi inspiré soit-il d'un point-de-vue thématique, il prend le risque d'être un compositeur de concert inintéressant qui ferait mieux d'essayer de faire carrière à Hollywood.

Je te renvoie à l'interview de Stéphane Delplace;

http://musiqueclassique.forumpro.fr/t6710-stephane-delplace?highlight=delplace

Je tiens à dire - mais vous le savez tous déjà - que je ne me reconnais ni dans un camp ni dans un autre, peut tout autant me retrouver dans une oeuvre de concert tonale du XXème siècle que dans une pièce beaucoup plus moderne. De plus, je considère les grands noms de la musique de film comme de grands compositeurs! Very Happy
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laudec

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MessageSujet: Re: Claude Champagne (1891-1965)   Dim 9 Juin - 20:54

Cette musique m'ennuie (pour le peu que j'ai eu l'occasion d'écouter), de ce fait, ça ne m'étonne pas que Claude Champagne reste inconnu...
Est-ce médire d'une musique que de dire que ce pourrait être une musique de film ?
Pour moi, cela veut dire que cette musique est suggestive, qu'elle m'inspire des situations, des images, ce n'est en aucun cas à prendre négativement !
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Icare
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MessageSujet: Re: Claude Champagne (1891-1965)   Dim 9 Juin - 22:31

Citation :
Est-ce médire d'une musique que de dire que ce pourrait être une musique de film ?

Tout dépend du contexte dans lequel la remarque est formulée et il m'arrive aussi de faire ce rapprochement sans que ce soit perçu comme péjoratif car chacun sait ici que je voue un intérêt réel pour la musique de film. Et je sais, par exemple, aussi que le rapprochement que tu as toi-même fait entre le Concerto pour piano de Krotenberg et la musique de film, même si j'ai été surpris, n'était en aucun cas un reproche. Wink Je faisais allusion à des propos qui eux le sont indiscutablement (pas sur ce forum en particulier) et se rapportent systématiquement ou presque à une oeuvre de concert contemporaine dès qu'elle est lyrique et tonale, c'est-à-dire un peu trop sucrée... et c'est fait sous forme de reproche évident dans ce cas-là.Wink





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laudec

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MessageSujet: Re: Claude Champagne (1891-1965)   Lun 10 Juin - 11:01

Je reviens sur ce que j'ai dit plus haut et qui me semble bien cruel de ma part pour ce compositeur. Sur base de quelques minutes d'écoute et de peu de disponibilité à cette écoute je classe ce créateur d'une œuvre parmi les "inintéressants"...

Qui suis-je pour juger ? je peux juste dire qu'à ce moment-là, je n'étais pas ouverte à la rencontre avec ce compositeur-là, c'est tout.

Claude Champagne crée une musique, il vient nous dire quelque chose dans son langage à lui, si je n'y suis pas réceptive, cela vient de moi, de ma non-disponibilité à entendre ce qu'il a à dire.

Qu'une œuvre soit connue et reconnue par une multitude ne témoigne pas nécessairement de sa grande valeur non plus.

C'est mon avis tout à fait personnel et le problème n'est pas de dire que cette musique m'ennuie à ce moment -là mais de classer ce compositeur comme inintéressant suite à cette écoute !
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Icare
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MessageSujet: Re: Claude Champagne (1891-1965)   Lun 10 Juin - 18:06

J'apprécie beaucoup ton dernier commentaire, Laudec et je ne suis d'ailleurs pas étonné par l'honnêteté et humilité intellectuelles dont tu fais preuve. Ce n'est pas vain de le souligner car il m'est souvent arriver de croiser ces juges du bon goût qui assènent leur avis lapidaire comme une valeur sûre ou une vérité absolue. Rolling Eyes

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joachim
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MessageSujet: Re: Claude Champagne (1891-1965)   Dim 5 Fév - 17:54

Voici encore une Danse villageoise

https://www.youtube.com/watch?v=VzBWqZwYcHU




et son Quadrilha brasileira (quadrille brésilien) pour piano, sur un thème de l'île de Marajo (cette grande île située à l'embouchure de l'Amazone)

https://www.youtube.com/watch?v=djrXu_XRKkA
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MessageSujet: Re: Claude Champagne (1891-1965)   

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Claude Champagne (1891-1965)
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