Forum sur la musique classique
 
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 Ferenc Farkas (1905-2000)

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Snoopy
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MessageSujet: Ferenc Farkas (1905-2000)   Dim 29 Oct 2006, 19:10

Ferenc Farkas est un compositeur hongrois, né à Nagykanizsa (Hongrie) le 15 décembre 1905 et mort à Budapest le 10 octobre 2000.

Issu d’un milieu mélomane (son père, officier dans l’armée impériale, jouait du cymbalum, sa mère du piano) Ferenc Farkas débute ses études musicales à Budapest, au Gymnase réformé puis à l’Académie de Musique où il suit les cours de composition de Leó Weiner et d’Albert Siklos. Après l’obtention de son diplôme en 1927, il travaille comme corépétiteur et chef d'orchestre au Théâtre municipal de Budapest et collabore avec les Ballets russes de Diaghilev. De 1929 à 1931, il se perfectionne à l'Accademia Nazionale di Santa Cecilia de Rome dans la classe d’Ottorino Respighi. Les années passées à Rome ont sur lui une influence décisive. Il se familiarise avec la culture italienne et méditerranéenne pour laquelle il a une profonde attirance. Il dit à ce sujet : « Mon principal objectif a toujours été d'atteindre aussi la clarté et les proportions latines. ».
Farkas retourne à Budapest en automne 1931. Ne trouvant pas d'autres engagements, il joue comme pianiste dans différents orchestres de théâtre. En 1932, il rencontre le réalisateur Paul Fejos pour qui il compose plusieurs musiques de film, d’abord en Hongrie, puis à Vienne et Copenhague. Cette collaboration marque le début d’une série impressionnante d’œuvres liées à la musique «appliquée » (quelque 75 musiques de films, 44 musiques de scène et œuvres radiophoniques).
Au printemps 1934, il effectue ses propres recherches sur la musique hongroise traditionnelle en collectant des chants populaires dans le Comitat de Somogy : « Au retour de mes voyages à l'étranger, il devint clair pour moi que les œuvres et les recherches de Bartók et de Kodály soulevaient des problèmes cruciaux que nous avions, nous Hongrois, à résoudre. ».
À partir de 1935, il enseigne à l'Ecole supérieure de Musique de Budapest. De 1941 à 1944 il occupe, au Conservatoire de Kolozsvár, les fonctions de professeur de composition puis de directeur et il dirige le Chœur de l’Opéra de la ville. À la fin de 1944, à cause de la guerre, il rentre en Hongie et, pendant la bataille de Budapest, il travaille comme vice-directeur des Chœurs de l’Opéra. En 1946, il est envoyé à Székesfehérvár où il fonde et dirige le Conservatoire. Il est nommé professeur de composition à l'Académie de Musique Franz Liszt de Budapest en 1949, fonction qu’il occupera jusqu’à sa retraite en 1975. Son enseignement aura la plus grande influence dans la seconde moitié du siècle. Parmi ses élèves figurent György Kurtág, György Ligeti, Emil Petrovics, Attila Bozay, Zsolt Durkó, Zoltán Jeney, Miklós Kocsár, Sándor Szokolay et Lajos Vass.


Style


Les trois composantes du langage très personnel de Farkas sont le néo-classicisme italien, la musique traditionnelle hongroise (musique hongroise) et le dodécaphonisme. Son style se caractérise par une invention mélodique, une clarté dans les formes, le sens des couleurs et des proportions, des rythmes vifs et spontanés.

« Sándor Jemnitz, le seul élève hongrois de Schoenberg écrit à propos d'un de mes concerts. « ... Comme si l’attrait de la résistance excitait son instinct créatif. Sa maîtrise polyvalente rappelle la compétence et l’habileté que les artistes d’antan mettaient au service de leurs commanditaires de haut rang en se conformant fidèlement aux exigences de genre et de style qui leur étaient imposées. Quel est donc le véritable visage de la musique de Farkas ? Il a, dans ses jeunes années, choisi Respighi pour maître. Ce choix n’était pas qu’un pur hasard, ce fut certainement la conséquence d’une attirance particulière. Il est probable que le charme gracieux et aérien de la musique latine correspondait à sa sensibilité profonde ». Ces lignes flatteuses témoignent avec justesse de mon attirance pour l’élégance latine. Mais cela va plus loin : mon principal objectif a toujours été d'atteindre aussi la clarté et les proportions latines. Je pourrais faire mienne cette autre citation d’Hemingway : "I never put a sentence down on paper until I believe I have it so expressed that it will be clear to anyone (Je n'ai jamais mis une phrase sur papier avant d'être certain de l'avoir exprimée de manière à ce qu'elle soit claire pour quiconque )» . Vient ensuite la recherche de ce qui, en réalité, existe déjà et qu’il suffit de découvrir. Comme le sculpteur qui ne fait que dégager la sculpture déjà contenue « à priori » dans la masse de marbre, j’essaye, à partir du motif, de faire jaillir la ligne mélodique la plus évidente et la plus naturelle. Je recherche la forme dans laquelle le matériel se sent le mieux. »


Œuvre

« Depuis le début, je me suis impliqué dans tous les domaines de la musique ; je n’ai pas voulu créer qu’un petit coin de chambre, plein d'ambiance, au goût personnel et raffiné, mais des espaces petits et grands, aux agencements différents, agréables à vivre, avec les fenêtres ouvertes. ».
L’œuvre de Farkas comprend plus de sept cent opus. Il a composé dans tous les genres, l'opéra, le ballet, les comédies musicales et opérettes, l'orchestre, le concerto, la musique de chambre et la musique sacrée. Sa large culture littéraire lui permit de composer en 13 langues en mettant en musique quelque 130 écrivains et poètes anciens et modernes.
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joachim
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MessageSujet: Re: Ferenc Farkas (1905-2000)   Jeu 10 Mai 2012, 14:53

Oeuvres principales

Œuvres scéniques

Az Ember tragédiája (La Tragédie de l’homme), musique de scène pour la pièce d’ Imre Madách (1935)
A Bűvös szekrény (L’Armoire magique), opéra (1942)
Furfangos diákok (Les Etudiants rusés), ballet (1949, rév. 1956)
Csínom Palkó, opéra romantique populaire (1960)
Piroschka, comédie musicale (1964)
Egy Úr Velencéből, Casanova (Un Seigneur de Venise, Casanova), opéra (1979-1980)


Œuvres pour orchestre symphonique

Divertimento (1930)
Preludio e fuga (1944-1947)
Furfangos diákok (Les Etudiants rusés), Suite pour orchestre (1949)
Szimfonikus nyitány (Ouverture symphonique) (1952)
Planctus et consolationes (1965)
Funérailles, adaptation pour orchestre symphonique de l’œuvre de Franz Liszt (1974)


Œuvres pour orchestre à cordes

Musica pentatonica (1945)
Choreae hungaricae, 3 cycles de danses hongroises du 17ème siècle (1961)
Piccola musica di concerto (1961)
Partita all'ungaresca (1974)


Concertos

Concertino pour piano et orchestre (1947)
Concertino pour clavecin et orchestre à cordes ou quatuor à cordes (1949)
Trittico concertato pour violoncelle et orchestre à cordes (1964)
Concertino all'antica pour baryton (viola di bardone) ou violoncelle ou alto et orchestre à cordes (1964)
Concertino rustico pour cor des Alpes et orchestre à cordes (1977)
Concertino pour hautbois et orchestre à cordes (1983)
Concertino pour trompette et orchestre à cordes (1984)
Aria e rondo all'ungherese pour hautbois, violon solo et orchestre à cordes (1994) (autre version : pour 2 violons solos) (1994)
Concertino pour harpe et orchestre à cordes or quatuor à cordes (1994)


Musique de chambre

Notturno pour violon, alto et violoncelle (1929)
Serenade für Bläserquintett (Sérénade pour quintette à vent) (1951)
Antiche danze ungheresi del 17.secolo pour quintette à vent (1959) (12 variantes)
Sonata a due pour alto et violoncelle (1961)
Ballade pour violoncelle et piano (1963)
Quattro pezzi pour contrebasse solo et quintette à vent (1966)
Vonósnégyes (Quatuor à cordes) (1970-1972)
Contrafacta Hungarica pour octuor à vent (1976)
La Cour du roi Matthias pour clarinette, basson, cor et quintette à cordes (1977)
Trio pour violon, violoncelle et piano (1979)
Sonate romantique pour basson et piano (1982)
Maschere pour hautbois, clarinette et basson (1983)
Ricordanze pour clarinette, violon, alto et violoncelle (1984)
Three Burlesques pour 2 clarinettes, cor de basset et 2 clarinettes basses (1992)


Œuvres pour instruments solos

Sonata pour violoncelle (1932)
Correspondances pour piano (1957)
Six Pièces brèves pour guitare (1970)
Sonata pour guitare (1979)
Hybrides, pour cymbalum, ou piano (1980)
Exercitium tonale pour guitare (1982)
Sonata pour violon (1987)
Sonatina pour harpe


Messes

Missa secunda in honorem Sanctae Margaritae pour chœur mixte et orgue ou orchestre à cordes (autre version pour chœur de femmes) (1964-1968)
Missa in honorem Sancti Andreae pour chœur mixte et orchestre (1968)
Requiem pro memoria M. pour chœur mixte et orchestre (1992
Cantates, oratorios[modifier]
Cantata lirica, cantate pour chœur mixte et orchestre (1945)
Cantus Pannonicus, cantate pour soprano solo, chœur mixte et orchestra (1959)
Ein Krippenspiel aus Köröshegy, cantate de Noël (éditée en 4 langues, français, allemand, anglais, hongrois) pour narrateur, chœur mixte ou chœur d‘enfants, orgue et 6 instruments ou orchestre (1970)
Aspirationes principis cantate pour ténor et baryton solos et orchestre (1974-1975)
Omaggio a Pessoa, cantate pour ténor solo, chœur mixte et orchestra (1985)


Œuvres pour chœur mixte

Alkony (Crépuscule), texte hongrois de Sándor Petőfi (édité en 1944)
Madrigal à la rose, version française d’un texte hongrois de Sándor Weöres (1947)
Az öröm illan (La joie se volatilise), texte hongrois de Árpád Tóth (1962)
Lupus fecit (1979)
Chansons de fou, texte français d’Emile Verhaeren (1981)
Hommage à Rilke, texte allemand de Rainer Maria Rilke (1984)
Pater Noster (1993)
Ave Maria (1994)
Come away, texte anglais de William Shakespeare (1995)
Ekkosang, texte danois de Otto Gelsted (1999)
Chansons d’étudiants hongrois du 18ème siècle


Œuvres pour chœur d’hommes

Silence, texte français de Charles Ferdinand Ramuz (1975)
Le débat du cœur et du corps pour double chœur d’hommes, 2 trompettes, 2 trombones, piano et timbale, texte français de François Villon (1980)
Aubade
Sérénade wallonne


Œuvres pour chœur de femmes ou chœur d’enfants

Baszk dalok I / Euskal abestiak, 5 chants basques traditionnels (1986)
Magnificat pour chœur de femmes à 3 voix et orgue (1994)
Cantus fractus, 3 mélodies grégoriennes pour chœur à l’unisson, baryton solo et 3 guitares (1982)


Lieder

Maláj ábrándok (Rêves de Malaisie), texte de Sándor Weöres (1943)
Gyümölcskosár / Panier de fruits, cycle de 12 mélodies (éditée en 3 langues, français, allemand, hongrois), textes de Sándor Weöres pour soprano et quintette à vent (adapté en 5 instrumentations différentes) (1946 – 1980)
Cantiones optimae, 4 mélodies d’après des textes sacrés du 16ème et 17ème siècle pour soprano ou alto et piano ou orgue ou orchestre à cordes
Cinque canzoni dei trovatori, 5 mélodies pour chant et piano ou guitare (1947)
Songs from the “Twelfth night”, cycle de 4 mélodies pour soprano ou alto et piano ou harpe sur des textes de William Shakespeare (1954)
Drei Lieder pour chant et piano sur des textes d’Anneliese Eulau-Felsenstein (1958)
Trois chansons de Guillevic, cycle de 3 mélodies pour chant et piano sur des textes d’ Eugène Guillevic (1960)
Kőmíves Kelemen balladája (Ballade de Kelemen Kőmíves), mélodie populaire pour chant et piano ou orchestre (1960)
Hommage à Alpbach, cycle de 4 mélodies sur des textes de Paula von Preradovic (1968)
Elfelejtett dallamok (Mélodies oubliées), 4 mélodies pour chant et piano sur des textes de Benedek Virág, Dániel Berzsenyi, Mihály Babits et Endre Ady (1980)
L'art d'être grand-père, cycle de 4 mélodies sur des textes de Victor Hugo (1985)
Orpheus respiciens, cycle de 8 mélodies pour chant et piano sur des textes de Sándor Csoóri, Pétrarque, Charles Baudelaire, Luis de Camoes, Rainer Maria Rilke, Antonio Machado, Oscar Wilde et Gérard de Nerval (1993)


Musiques de films

Gardez le sourire, film de Paul Fejos (1933)
Emberek a havason (Des Hommes dans les montagnes), film de István Szőts primé à la Biennale de Venise en 1942 (1942)
Egy magyar nábob ( Un Nabab hongrois), film de Zoltán Várkonyi (1966)
Kárpáthy Zoltán (Zoltán Kárpáthy), film de Zoltán Várkonyi (1966)
Egri csillagok (Les Etoiles d’Eger), film de Zoltán Várkonyi (1968)
Csínom Palkó, film de Márton Keleti et Gyula Mészáros (1973)


Catalogue complet :http://www.ferencfarkas.org/hybrides-for-cimbalom.phtml
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Icare
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MessageSujet: Re: Ferenc Farkas (1905-2000)   Mar 21 Jan 2014, 18:39


Je connais la musique de Ferenc Farkas au travers de cinq oeuvres:

__The Sky Students - Suite de Ballet (1950)    
__Concertino all'antica (1969)    
__Piccola Musica di Concerto (1961)   
__Concertino IV - for oboe & strings (1984)   
__Planctus et Consolationes (1965)    I love you 

Celle qui m'a le plus captivé est peut-être la toute dernière, Planctus et Consolationes pour orchestre, un ton orchestral plutôt grave et solennel, d'une vraie classe dans le recueillement et le dramatisme entretenu. Farkas dévoile, d'autre part, un véritable talent de thématiste dans sa suite The Sky Students, une musique exaltante et romantique...L'idée d'écrire une partition dans un style ancien peut paraître saugrenu dans l'absolu. Et pourtant...alors que son Concertino all'antica aurait pu me paraître obsolète ou suranné, au contraire, j'ai été aussitôt pris, comme à chaque nouvelle écoute, par le charme de cette musique plutôt inspirée. Comme quoi, dans le domaine artistique, que l'on opte pour une approche moderniste ou passéiste, si le talent et l'inspiration sont là, tout devient possible.  Very Happy 
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Icare
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MessageSujet: Re: Ferenc Farkas (1905-2000)   Jeu 05 Juil 2018, 10:57

Mon nouveau cycle "Des plaisirs très anciens" m'amène à revenir sur des oeuvres ou des albums qui ont pu m'apporter quelque chose de positif à une période lointaine, comme si je tentais de remuer en moi la carte de la nostalgie, pas forcément des oeuvres-clef qui ont su orienter mes choix et mes aspirations mais simplement des musiques qui m'ont rendu heureux au moment de leur découverte. C'est le cas de musique de Ference Farkas, du moins de la seule que je connais et qui tient sur un seul disque. Pour l'heure, je n'ai réécouté qu'une suite pour orchestre d'environ vingt minutes de The Sly Students (1950) et Concertino all'antica (1969). Je comprends bien ce bonheur de mélomane que j'avais ressenti avec sa suite tirée de la musique du ballet homonyme car je viens de le revivre en la réécoutant. Il y a comme ça des thèmes, des mélodies inusables, qui me rendent heureux, dont je ne me lasse jamais. La mélodie m'est moins pénétrante dans le Concertino all'antica mais le charme opère avec presque la même efficacité. Ce compositeur semble avoir été peu influencé par les différentes esthétiques expérimentées par nombre de ses contemporains, peu importe au fond puisque cette musique me communique des émotions et me procure ce plaisir de la première fois qui n'a pas pris une ride depuis. La seule chose qui m'étonne assez est que je n'ai pas poursuivi l'aventure avec Ferenc Farkas. Certes les éditions discographiques sont plutôt rares, mais je sais, par exemple, qu'il existe un cd de son oeuvre pour guitare seule. J'aurais pu tenter l'expérience sauf que je ne l'ai pas fait. Je pense tout simplement que j'espérais la poursuivre avec d'autres oeuvres orchestrales du compositeur hongrois. Pas une mauvaise idée mon petit cycle dépoussiéreur. Very Happy

https://www.youtube.com/watch?v=Bp7JC7J1dL8
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Icare
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MessageSujet: Re: Ferenc Farkas (1905-2000)   Jeu 05 Juil 2018, 16:24

Il y a une certaine légèreté et une certaine élégance dans la musique de Ferenc Farkas. C'est ce que j'ai ressenti en réécoutant Piccola musica di Concerto (1961) qui emploie un orchestre de chambre, et Concertino IV - Pour hautbois et cordes (1984) avec le hautboïste Jean-Paul Goy. Tout comme dans le Concertino All'antica pour violoncelle et cordes, il y a un lien indéfectible avec le passé, avec la musique ancienne et le baroque, c'est sans doute en partie pour cette raison que je suis sensible à sa prose musicale, qu'elle me communique quelque chose de positif, d'optimiste. Elle ne m'est absolument pas obsolète d'autant plus que j'y ressens davantage que de simples imitations d'un réactionnaire totalement replié sur le passé. Il y a une fantaisie qui la situe là où elle doit être, un peu comme chez un Nino Rota, mais dans un style encore différent, un style certes moins chantant. L'autre oeuvre importante du disque après The Sky Students est Planctus et Consolationes - in memoriam Pal Fejos pour orchestre symphonique. Cette fois, on change carrément de ton et même de forme. Le ton est plus épais et plus dramatique et la forme plus moderne. L'optimisme n'est pas du tout ce qui caractérise cette oeuvre qui, dans le style, épouse davantage les créations symphoniques qui lui sont contemporaines. J'aime beaucoup cette composition, ses couleurs, ses rythmes, son thème principal, ses rebondissements, ses contrastes sonores: du massif au petit flûtiau isolé, sa fin toute en douceur, sur des notes de velours.

Aujourd'hui, en quête de nouveaux films en dvd, j'ai été me balader dans le rayon classique et je suis tombé sur un nouveau volume de musiques orchestrales de Ferenc Farkas, il y en avait en réalité trois que je ne connaissais pas encore, en ignorais même l'existence. J'ai tenté l'un d'eux qui était à un prix très raisonnable et qui contient:
Symphonic Overture (1952)
Elegia (1952)
Concertino pour piano et orchestre (1947)
Liszt orch. Farkas - Funérailles (1974)
Three Dances from the Matra (1968)
Et Planctus et Consolationes (1965) qui, pour le coup, j'aurai en doublon, ce qui ne me dérange absolument pas puisque c'est une autre interprétation et que c'est une oeuvre que j'aime beaucoup. Si le contenu de ce nouveau cd me plait suffisamment, je continuerai  probablement l'aventure "Farkas".
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MessageSujet: Re: Ferenc Farkas (1905-2000)   

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Ferenc Farkas (1905-2000)
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