Forum sur la musique classique
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  Connexion  

Partagez | 
 

 Lucio Silla (Mozart, 1772)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Bel Canto
Admin


Nombre de messages : 5598
Age : 60
Date d'inscription : 10/07/2007

MessageSujet: Lucio Silla (Mozart, 1772)   Dim 28 Mar - 22:23

Lucio Silla, K.135 est un opera seria en trois actes composé par Wolfgang Amadeus Mozart en 1772. Le livret, en italien, fut écrit par Giovanni de Gamerra. La première représentation eut lieu à Milan le 26 décembre 1772.

Personnage
Lucio Silla (Lucius Cornelius Sulla) - ténor
Celia, sa sœur - soprano
Cecilio (Cecilius), sénateur romain en exil - soprano (rôle créé par un castrat)
Giunia, fille de Caius Marius, promise à Cecilio - soprano
Lucio Cinna (Lucius Cornelius Cinna), ami de Cecilio et ennemi de Lucio Silla - soprano
Aufidio (Aufidius), tribun et ami de Lucio Silla - ténor
Gardes, nobles, sénateurs, peuple

Argument

Le dictateur romain Lucio Silla convoite Giunia, la fille de son ennemi Marius. Giunia, de son côté, aime le sénateur exilé Cecilio.

Acte I
Cecilio, un sénateur romain, jadis exilé par Lucio Silla, retourne dans son pays pour rejoindre sa bien aimée Giunia. Son ami Cinna lui annonce qu'elle est fiancée avec Lucio Silla, dictateur du pays. Convaincue que son bien aimé est mort comme son père de la main du dictateur, Giunia pleure sa perte. Elle repousse les avances de Lucio Silla, lui disant qu'elle n'épousera jamais le tyran responsable de la mort de son père et de son fiancé. Lors de sa visite quotidienne sur la tombe de son père, elle rencontre Cecilio.

Acte II
Aufidio, un tribun romain, conseille à Lucio Silla d'essayer d'obtenir l'appui du sénat romain dans sa tentative d'épouser Giunia. Il croit que la jeune fille cédera sous la pression des sénateurs. Lucio Silla veut s'assurer l'appui de Celia ; pour cela il lui promet la main de son fiancé Cinna. Cecilio est décidé à tuer Lucio Silla mais Cinna le retient, expliquant que la prudence est de rigueur afin de ne pas risquer la mort avant d'avoir obtenu vengeance. Dans une conversation avec Giunia, Cinna révèle les intentions de Lucio Silla et suggère qu'elle fasse semblant d'accepter pour le tuer elle-même au moment opportun. Giunia, cependant, déteste tromperie et trahison, et décide de rejeter ouvertement Lucio Silla. Au moment où Giunia menace de se tuer avec un poignard Cecilio arrive à son secours. Ils sont tous les deux emprisonnés.

Acte III
Giunia arrive à la prison pour dire au revoir à son fiancé. Elle souhaite mourir avec lui. Giunia est désespérée, convaincue que son fiancé va être exécuté. Lucio Silla proclame son verdict au peuple romain et au sénat : Cecilio doit être libéré et il est autorisé à épouser Giunia. Déconcerté par la magnanimité de Lucio Silla, Cinna avoue qu'il était en train de comploter contre lui. Silla lui pardonne et dit qu'il peut épouser Celia. Il enlève sa couronne et renonce à la dictature. Étant arrivé à la conclusion que la magnanimité est un bien plus grand que le pouvoir, il libère tous les prisonniers politiques et donne la liberté au peuple romain.

source : Wikipedia
Revenir en haut Aller en bas
http://vitabella.sosblog.fr/index.htm
Jean



Nombre de messages : 6300
Age : 73
Date d'inscription : 14/05/2007

MessageSujet: Re: Lucio Silla (Mozart, 1772)   Dim 28 Mar - 22:29

Un superbe enregistrement d'Harnoncourt avec une distribution de rève!

Revenir en haut Aller en bas
Jean



Nombre de messages : 6300
Age : 73
Date d'inscription : 14/05/2007

MessageSujet: Re: Lucio Silla (Mozart, 1772)   Dim 28 Mar - 22:32

Revenir en haut Aller en bas
Bel Canto
Admin


Nombre de messages : 5598
Age : 60
Date d'inscription : 10/07/2007

MessageSujet: Re: Lucio Silla (Mozart, 1772)   Dim 28 Mar - 22:32

Lucio Silla est un ouvrage marquant dans la carrière lyrique de Mozart. Il s’agit de son dernier opéra écrit en Italie, pour le Teatro Regio Ducale de Milan, qui lui avait déjà commandé, Mitridate, créé le 26 décembre 1770. Le succès de cet opéra seria précédant fut tel que le jeune compositeur de… 14 ans, se vit commander un second seria, Lucio Silla pour le 26 décembre 1772.

... un article de Classiqnews, la suite ici

Mozart a quinze ans lorsqu’il reçoit commande de Lucio Silla pour l’ouverture du Carnaval, l’année suivante, au Teatro ducale de Milan. Le ténor Cordoni étant tombé malade, il est remplacé neuf jours avant la première par Morgnoni, un débutant pour lequel Wolfgang, après l’avoir entendu, n’écrit que deux airs adaptés à ses capacités vocales. Il trace un portrait musical du rôle-titre reflétant en partie ses propres états d’âme : son Silla est en proie à des conflits intérieurs, il souffre de mal être. Hanté par les actes de cruauté qu’il a pu commettre dans le passé, il tergiverse durant tout l’opéra car ses accès de fureur meurtrière sont tempérés par sa soif d’amour et de paix. Comme lui, trois autres personnages, Cinna, le faux ami, Giunia, fille de Marius et aimée de Silla, et Cecilio, banni par Silla, ressassent leur révolte et leur souffrance et repoussent continuellement le moment d’agir.

... une analyse de la dernière production nantaise sur Forum Opera, la suite ici
Revenir en haut Aller en bas
http://vitabella.sosblog.fr/index.htm
Bel Canto
Admin


Nombre de messages : 5598
Age : 60
Date d'inscription : 10/07/2007

MessageSujet: Re: Lucio Silla (Mozart, 1772)   Dim 28 Mar - 22:34

« Que les tyrans redoutent
Les meurtres et les chaînes,
Seul sourit face à la mort
Qui possède un coeur sans faute. »
Cinna, Lucio Silla

Comme souvent chez Mozart, il est périlleux d’aimer et douloureux de vivre. Ici, à tout juste seize ans, il s’inspire du véritable Lucius Cornelius Sulla pour incarner sa gravité adolescente. A ce jeune dictateur romain, il offre le pouvoir d’épouser celle qu’il aime mais qui lui préfère son ennemi, d’étouffer les passions comme une guerre de palais, de risquer la mort par aveuglement amoureux. Ou de renoncer aux lauriers qui pèsent sur son front, d’en épouser une autre qui l’aime assez pour qu’il puisse l’aimer, et de pardonner à ceux qui ne l’ont offensé que par audace de lui avoir résisté.
La musique d’un Mozart déjà maître de son génie est à l’image de ce choix cornélien, naviguant dans le sombre des tourments avec une agilité déconcertante, lumineuse et colorée, préservant à ses tendres héros, dans la pénombre de l’intrigue, des airs purs et aériens d’une grâce absolue.

Mozart n’a pas eu de jeunesse. L’ambition que son père nourrissait pour ce surdoué de la musique le fit travailler sans relâche dès ses premières notes à trois ans, apprendre le clavecin à cinq ans, puis le violon, l’orgue et la composition. Il n’a que six ans quand son père, agent improvisé, l’emmène en tournée à travers l’Europe. On l’exhibe devant des audiences de choix, il rencontre le fils de Jean-Sébastien Bach qui lui fait découvrir l’opéra italien et lui apprend à construire une symphonie. Et, à onze ans, il compose Apollo et Hyacinthus, son premier opéra.

Quand, entre 1769 et 1773, il se rend régulièrement en Italie pour y étudier l’opéra et recevoir de multiples honneurs, il n’a pas cette nécessité d’indépendance qui lui fera quitter Salzbourg, sa ville natale, en 1776, il n’a pas encore connu le désespoir amoureux auquel il succombera à vingt-trois ans, mais il plonge dans les noirs états d’âme adolescents. Ces doutes sur ce qu’il crée, sur ce qu’il est, ne le quitteront plus. Chaque tiédeur du public lui semble un désaveu, chaque projet qui vacille un affront. Quand il emprunte à l’antique le personnage de Lucio Silla, il a perdu ses privilèges d’enfant prodige, son protecteur le prince-archevêque Schrattenbach, redoute son retour au pays où l’attend son nouvel employeur, le prince-archevêque Colloredo, qui n’aime pas le voir partir en voyage et lui impose la forme des pièces qu’il doit écrire pour les cérémonies religieuses. Composer devient alors un refuge, Lucio Silla son premier remède, au point qu’il confiera à sa soeur dans une lettre : « Je ne sais ce que j’écris, car je ne pense qu’à mon opéra, et risque de t’adresser non des mots, mais un air tout entier ».

L’accueil de cette oeuvre fut moins enthousiaste que ne l’écrivit le père de Mozart. Le public de l’opera seria était déconcerté par cet extrême dépouillement perdu dans un noeud de complexité. On préféra dire que le livret était indigent et la musique inégale. Sans doute victime de cette ancienne mauvaise réputation, l’oeuvre est peu donnée en France même si, en 1984, le metteur en scène Patrice Chéreau prit superbement sa défense en affirmant à ceux qui faisaient la moue : « Voici un objet unique, au contraire, où, d’un coup, tant d’aveux sont jetés, tant d’émois sont racontés ». Il rendait ainsi justice à cet opéra de l’adolescence dans lequel les indécisions n’ont rien d’une maladresse mais expriment un vrai dilemme :
« quitter les hésitations ou succomber aux paralysies de la volonté ».

sur le site de l'Opéra Angers-Nantes
Revenir en haut Aller en bas
http://vitabella.sosblog.fr/index.htm
Bel Canto
Admin


Nombre de messages : 5598
Age : 60
Date d'inscription : 10/07/2007

MessageSujet: Re: Lucio Silla (Mozart, 1772)   Dim 28 Mar - 22:40

Jean a écrit:
Magnifique, merci !!! Mains
Revenir en haut Aller en bas
http://vitabella.sosblog.fr/index.htm
Papagena



Nombre de messages : 400
Age : 57
Date d'inscription : 03/10/2007

MessageSujet: Re: Lucio Silla (Mozart, 1772)   Lun 29 Mar - 11:01

Quel superbe extrait Jean je ne connaissais pas mais cela est vraiment beau
Revenir en haut Aller en bas
calbo



Nombre de messages : 999
Age : 45
Date d'inscription : 01/10/2006

MessageSujet: Re: Lucio Silla (Mozart, 1772)   Jeu 11 Aoû - 14:46

Jean a écrit:
Un superbe enregistrement d'Harnoncourt avec une distribution de rève!


Je l'ai écouté en boucle chez mon fournisseur Hehe ; le hic ce sont les coupure sans compter la disparition pure et simple du second role masculin de l'oeuvre. Sinon chez moi, j'ai cette version :

Revenir en haut Aller en bas
http://artistes-italiens.forumsactifs.com/index.htm
Icare
Admin


Nombre de messages : 10066
Age : 52
Date d'inscription : 13/11/2009

MessageSujet: Re: Lucio Silla (Mozart, 1772)   Jeu 11 Aoû - 19:22

Jean a écrit:

beau et sobre à la fois. J'ai apprécié. Icare est heureux.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Lucio Silla (Mozart, 1772)   Aujourd'hui à 20:15

Revenir en haut Aller en bas
 
Lucio Silla (Mozart, 1772)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Toutes les musiques du monde :: Musique classique :: L'opéra, les ballets et le chant-
Sauter vers: